avant dernier chapitre, 'enfin' vous me direz depuis le temps lol, j'espère qu'il vous plaira
merci encore de toutes reviews, elles m'ont aidé pour l'écriture et pour trouver la fin
- « Je ne ferai pas ça si j'étais toi » lui souffla Ziva.
- « Elle a raison Mcgo, bas les pattes. » s'exclama une voix derrière elle.
A l'entente de cette voix, son thorax se bloqua, comme paralysée, elle ne put se résigner à se lever les yeux sur Tony lorsqu'il entra dans l'open space pour arracher la carte des mains de Mcgee.
- « Désolé.. Tony » bafouilla Mcgee.
- « De quoi? De violer ma vie privée? C'est comme ça qu'on me souhaite la bienvenue?! » fit Tony sur un ton théâtral.
- « Comme si tu ne le faisais pas avec nous » lui rétorqua Tim, outré mais ravi de retrouver l'humour douteux de son ami.
Ça lui faisait mal de l'avouer, mais les taquineries de Tony lui avaient manqué. Non seulement à lui, mais à eux tous, et en particulier à Ziva alors même qu'elle ne l'ait jamais avoué clairement. Ce qui n'était pas étonnant de sa part, pudique par nature, la jeune israélienne n'aimait pas dévoiler ses émotions, signe de vulnérabilité selon elle. Ça, Mcgee pouvait le concevoir aisément, sauf qu'il ne comprenait pas les raisons pour lesquelles Ziva avait littéralement pris la fuite à l'hôpital lorsqu'ils avaient appris que Tony s'en sortirait. Et autre question qui découle de la première: pourquoi ne lui a t-elle jamais rendu visite? Pas une seule fois en huit semaines... Un peu comme si elle se fichait éperdument de lui, ce qui était faux considérant qu'elle n'avait eu de cesse de tarauder Abby pour savoir comment il se rétablissait. Peut être se faisait-il des idées, mais se pourrait-il qu'il se soit passé quelque chose entre eux ? Ça ne l'étonnerait pas en un sens, aussi loin qu'il s'en souvienne, ces deux là s'étaient toujours comportés en chien et chat. Au jeu du: je t'aime moi non plus. Mcgee n'avait jamais voulu s'immiscer dans cette histoire qui ne le concernait pas, ne posant jamais de questions qui, il le savait, lui vaudraient de recevoir un coup de l'un ou de l'autre. Et à voir comment Tony fixait à présent Ziva qui n'osait pas, elle, rencontrer son regard; Mcgee se dit alors qu'il n'avait peut être pas tout à fait tord.
- « On ne me souhaite pas la bienvenue, Zee-va » demanda Tony d'une voix qu'il voulut inquisitrice et non accusatrice.
- « Bienvenue Tony » fit-elle, sachant à quoi elle devait s'en tenir avec lui.
Fidèle au guide Dinozzo, il jouait la carte de la provocation en public, mais ça sonnait faux, elle pouvait lire dans ses yeux verts tant de questions qui n'attendaient que des réponses de sa part.
- « Ravi que tu te souviennes de mon prénom » lança t-il ironique.
Pas un seul moment il n'avait voulu se montrer dédaigneux, mais en désespoir de cause, face au manque d'intérêts qu'elle s'efforçait d'avoir envers lui, Tony se devait de la faire réagir, et ça, il savait comment s'y prendre. Sauf qu'une jeune femme brune au tatouage sur le cou portant un collier de chien en décida autrement..
- « Tony!! » cria Abby au loin, courant en sa direction.
Tony eut à peine le temps d'écarter les bras que Abby sautait à son cou avec un tel élan qu'ils basculèrent en arrière.
- « Abby doucement »
- « Tu as vu mes fleurs? »
- « Oui, merci mais ce n'était pas nécessaire tu m'en as déjà offert quand tu es passée hier soir »
- « Je tenais à marquer le coup de ton retour. »
- « Ce n'est pas comme certain » murmura t-il en jetant un coup d'oeil à Ziva qui était en train de se décomposer sur place.
- « J'ai manqué quelque chose là » s'enquit Abby en observant tour à tour Tony et Ziva.
Cette dernière n'en menait pas large, elle contemplait ses mains avec une admiration exagérée, tandis que Tony verrouillait son regard sur elle, espérant que son insistance la ramène vers lui.
- « Abby? » appela Mcgee qui avait su lire entre les lignes. « Tu peux me suivre s'il te plait »
- « Pourquoi? »
- « ... il faut que je te montre quelque chose. » répondit-il en regardant Tony au coin.
Ce dernier le remercia par un hochement de tête puis reporta son attention sur la jeune Israélienne qui s'obstinait toujours à ne pas rencontrer son regard.
- « Ziva, tu pourrais au moins me regarder en face. » croassa Tony, une fois qu'ils furent seuls dans l'open space.
Celle-ci releva enfin les yeux visage vers lui, son visage fermé, empreint à aucune émotions.
- « Tu t'es réveillé du mauvais lit ce matin? »
- « Si ta question est : est-ce que je me suis levé du mauvais pied ? La réponse est non mais mon humeur était assez aigrie, et ce, depuis pas mal de temps déjà. C'est peut être dû au fait que la seule personne que je voulais vraiment voir pendant mon rétablissement n'a jamais pris une minute de son temps pour venir. Je parle de qui à ton avis? »
- « Tony, ce n'est ni le moment ni l'endroit pour parler de ça. » l'enjoignit-elle d'une voix parfaitement contenue.
- « Pour parler de quoi au juste? »
- « Tony, s'il te plait. Pas ici. »
Ziva avait raison, et pourtant c'était plus fort que lui. Revoir cette femme après tout ce temps influait en lui un éventail d'émotions contradictoire : de l'amour, de la colère, du désir, de l'incompréhension aussi; tout ce que Ziva avait toujours su éveiller en lui. Toutefois, la colère et l'incompréhension primaient sur tout le reste en ce moment même. Il voulait comprendre.
- « Je te donnerai des explications mais pas ici. »
- « Très bien pas ici » acquiesça t-il en la prenant par le bras pour qu'il la suive.
- « Mais enfin où tu m'amènes? » s'énerva t-elle en essayant de le faire lâcher prise.
- « Au parloir! »
Au parloir?
Ziva ne fut pas surprise que Tony la guide au toilettes pour hommes, cet endroit ayant déjà été le témoin de vives discussion entre eux. Un homme finissait de faire sa petite affaire lorsqu'ils entrèrent dans la pièce, Tony lui tenant toujours fermement la main.
- « Ce n'est pas ce que vous croyez » aboya Tony face aux regards curieux de l'homme. « Enfin si, c'est ce que vous croyez, on adore le faire dans les toilettes du ncis! » ajouta t-il un demi sourire moqueur sur les lèvres.
Elle ne fit rien pour contredire son partenaire, car elle devait bien se l'avouer, elle aimait ce genre de quiproquo.
- « On peut parler maintenant? » demanda Tony après avoir fermer la porte à clef.
Le moment était venu de trancher dans le vif.
- « A condition que tu ne m'interrompe pas »
- « Bien. »
Ziva s'était préparée tout un discours, mais à présent, elle ne se souvenait plus de rien. Le trou noir.
- « Ne crois pas que je me fiche de ton sort, c'est faux... »
- « Alors pourquoi ais je l'impression que tu aurais été soulagée si je n'étais pas sorti vivant du bloc opératoire! »
- « Quoi?! Mais non! Tu ne le penses pas sérieusement? C'est juste que... »
- « C'est à cause de Lucciano » conclut Tony d'une voix à présent calme.
Ziva leva les yeux vers lui, son plexus se coinça d'une pique fulgurante alors qu'elle se remémora le visage de Tony ravagé par les coups. Elle avait alors vibré de tout son coeur en mesurant à quel point il avait souffert; une souffrance qui, par ricochet et dans une autre mesure, l'avait atteinte également.
- « Lucciano? » répéta t-elle comme si elle ne voyait pas où il voulait en venir.
- « Dois je te rappeler ce qu'il s'est vraiment passé dans cet entrepôt? »
- « Tony.. »
Tony fit abstraction du ton suppliant de la jeune femme et s'avança d'un pas vers elle.
- « Tu ne l'aurais pas fait si tu ne m'aimais pas »
- « Je n'aurai pas fait quoi ? Tuer un homme de sang froid? Mais mon pauvre Tony je suis une tueuse du Mossad je te rappelle » cria t-elle en désespoir de cause.
- « Avant oui, mais plus maintenant. »
- « Tu te trompes sur toute la bande, je le suis toujours. »
- « Tu veux dire : sur toute la ligne? »
- « Tony! » souffla t-elle exaspérée.
Oui, elle était exaspérée par cet homme qui la faisait tournée en bourrique; cet homme tenace, borné, têtu – un peu comme elle en définitif- mais qui savait lire en elle comme un livre ouvert, qui la comprenait sans même qu'elle n'ait besoin d'ouvrir la bouche. Cet homme pour qui le mensonge ne sera donc pas de mise...
- « Je ne veux pas perdre mon sang froid comme je l'ai perdu dans cet entrepôt ce qui risque de se reproduire si jamais... si jamais on poursuivait ce qu'on a commencé »
- « Tu as dérapé et alors tu n'es qu'un être humain, Ziva! Chacun peut faire des erreurs. J'aurai certainement fait pareil »
- « Voilà où se situe le problème! Ce genre 'd'erreur' n'est pas digne d'un bon agent, ce que j'essaye de devenir depuis que je suis ici... et ça n'est pas non plus digne de toi, Tony. Tu vaux mieux que ça. »
Tony se tut un instant, semblant réfléchir aux arguments de Ziva qui, pour lui, ne valaient pas un clou. Bon sang ce que cette fille peut être compliquée!
- « Tu te souviens de notre première rencontre Ziva? »
- « Euh.. Oui mais.. »
- « Je t'ai dis que je tuerai moi même Ari si Gibbs ne s'en chargeait pas. »
à suivre.....
