Alors? Vous avez attendu longtemps? Désolée j'étais à cour d'imagination. Ce chapitre est plus long bizarrement mais pas spécialement intéressant ( enfin à vous de voir) c'est pour ça que je n'étais pas très motivée pour l'écrire mais en voyant vos commentaires je me suis décidée

Merci encore pour tous ces commentaires. S'il vous plait continuez ça m'encourage!

Chapitre 5 : Ça avance

Le lendemain matin, Tea m'appela pour me dire qu'elle ne pourrait pas m'accompagner au lycée aujourd'hui mais qu'elle me rejoindrait au lycée. Je fis donc la route tout seul. Marchant à la même allure que d'habitude mais trouvant le temps incroyablement long. Et oui, je n'avais personne à qui faire la conversation. Mon ennui se transforma en inquiétude quand je sentis le regard de quelqu'un sur moi. Je regardais autour de moi. Peut-être qu'Atemu était dans les parages. Il devait bien y avoir une trentaine de gens en vue. Tous étaient occupés. Si certains me regardaient un instant, ils détournaient leur regard l'instant d'après, non pas par mépris, ni par crainte, mais simplement par indifférence, comme tout le monde regarde tout le monde dans la rue. Peut -être que j'ai halluciné. Décidément ce Atemu va me rendre fou.

Arrivé dans ma classe, je ne trouvai pas Tea. Je ne m'inquiétais pas trop pour l'instant, il restait encore cinq minutes avant le début des cours. Je m'installai à ma table, sortit mes affaires, et commençait à réviser mes cours. J'entendis un bourdonnement dans mes oreilles. Des voix s'élevaient, elles me déconcentraient mais je tenais bon. Je restai la tête plongée dans mon cours quand :

« Yugi? » demanda une voix grave. Elle me rappelait quelqu'un mais je ne savais plus qui. Je relevai ma tête et tressautai : Yami était en face de moi, de l'autre côté de ma table. La main sur ma poitrine, je repris mon souffle et parlai :

« Yami! Tu m'a fais peur!J'ai failli avoir une crise cardiaque. »

Il gloussa et me sourit amicalement. Il avait reprit son caractère doux et attentionné.

« Excuse-moi, ce n'était pas mon intention. »

En m'intéressant plus aux agitations sonores, je compris que Yami en était la cause. Pas besoin de regarder autour pour savoir qu'une dizaine de gens nous regardaient (sans compter ceux qui sont à la porte). Il me tendis une boite plate et carrée.

« Pourrais-tu donner ceci à Tea? »

« Euh... oui mais pourquoi ne lui donnes-tu pas en mains propres? »

« Je ne l'ai pas encore vue et je suis un peu pressé. »

« C'est entendu. » Je pris la boite et la mis dans mon sac.

« Comment se porte Tea? »

« Elle était atterrée au début mais elle va mieux en ce moment. »

« ça me rassure. Je suis désolé. »

Il soupira.

« Je ne voulais pas lui faire autant de peine. J'esprère qu'on restera amis elle et moi et toi aussi. » Il me sourit timidement.

Comment lui dire non? Déjà que je n'y arrive pas avec les autres alors avec celui que j'aime, je ne vous en parle pas! Et puis de toute façon c'est ce que je voulais non? Être son ami et peut-être plus encore! Il faut que j'arrête de me faire des illusions. Yami aime les filles. Peut-être qu'il est bi? Ce serait trop beau. Tant pis, l'avoir auprès de moi est déjà un grand réconfort, mais aussi une terrible souffrance. Ne pas pouvoir l'enlacer, le toucher, agir comme je le voudrais auprès de lui de peur qu'il me rejete, le savoir avec une autre, tout ceci me torturera le coeur. Toutefois si c'est le prix à payer pour le voir sourire auprès de moi je suis prêt à le payer. En plus je sais qu'il regrette beaucoup ce qu'il a fait à Tea. Ne pas lui pardonner serait totalement injuste. Ma réponse fut donc sans appel :

« Bien entendu! » Je lui souris à mon tour. Il parut soulagé et soupira.

« Merci Yugi, tu es vraiment un ami très cher. »

'C'est mieux qu'un ami?' Tout d'un coup, une idée me vint à l'esprit.

« Dis Yami, il faudrait que je te présente à mes autres amis ; ça te dit de venir avec nous ce week-end à la salle de jeu? » Il fit un sourire radieux.

« Avec plaisir » Je sautai de joie.

« Je te présenterai à Joey et Trist... »

« Yami? Yugi? » nous intermella quelqu'un

Nous regardâmes à l'entrée de la classe et aperçûmes Tea qui nous regardait, l'air surprise.

« Oh Bonjour Tea, lui dis-je, ça ne va pas? »

« C'est juste que je me demandai pourquoi Yami était dans notre classe. »

« Je voulais m'excuser pour le mal que je t'ai fait. Je tiens à te dire que je tiens à toi énormément mais pas de la même façon que toi, lui répondit calmement Yami, et aussi pour te rendre quelque chose qui t'appartient. »

Il se tourna vers moi, qui savait déjà ce qu'il allait me demander.

« Tu peux le lui donner maintenant. » Je sortis la boite et la tendis à Tea qui fut étonnée.

« Oh mais c'est... »

« Maintenant que nous ne sortons plus ensemble je pense qu'il est de mon devoir de te le rendre. »

« Je l'avais complètement oublié. »

« Je m'en suis rendu compte. » Il lui sourit amicalement. Elle prit la boite et la rangea dans ses affaires. Je choisis cet instant pour lui praler de notre projet de ce week-end :

« ça te dit de venir avec moi à la salle de jeux samedi? Joey et Tristan nous ont donné rendez-vous là-bas. Yami vient aussi. »

Elle sembla surprise.

« Y-yami vient aussi? »

« Oui je viens de lui demander. Pourquoi? Ça te pose un problème? »

Elle secoua précipitament la tête.

« Non pas du tout! Mais je pense que ça vous ferait du bien de rester entre garçons. » Sa façon de parler la trahissait. Il y avait une autre raison mais je ne voulais pas l'embêter, et surtout pas devant Yami. De plus, j'avais le pressentiment que ça avait un rapport avec lui.

« Si tu le dis. Tant pis. »

La sonnerie retentit. Yami se leva de ma table où il s'était assis.

« Je dois y aller. On se voir plus tard! » Il leva la main en signe d'adieu.

« A plus tard » lui répondis-je.

Tea devenait de plus en plus distante. Elle ne l'était pas (encore) physiquement, elle était toujours à mes côtés comme d'habitude mais elle parlait moins et quand elle le faisait, ce n'était que pour me répondre par des « oui », des « surement », des « ah », des « a bon? » et j'en passe. Elle avait vraiment l'esprit ailleurs.

En rentrant chez moi, nous aperçûmes Yami qui poursuivait une Amy assez boudeuse. En vain. Il s'arrêta et soupira.

« Yugi? »M'étant focalisé sur Yami, je sursautai en entendant la voix de Tea. Je me tournai vers elle.

« Qu'est-ce qu'il y a, Tea? »

« I-il faut que je m'en aille. » dit-elle en regardant derrière moi. Je suivis son regard et vis Yami approcher. Ainsi elle essaie de l'éviter.

« D'accord. On se voit demain. »

« Oui, à demain Yugi! » elle me sourit et je fis de même en retour.

« A demain... »

« Yugi? » Je sursautai en reconnaissant cette voix, bien que je m'y attendais.

« Ah! Yami! Comment vas-tu? » Il secoua les épaules.

« Plus ou moins bien. »

« Tu as eu des problèmes avec Amy? »

« Elle est en colère parce qu'elle pensait passer tout le week-end avec moi. Quand je lui ai dis que j'étais pris elle a piqué une crise. » Je baissai la tête.

« Oh je suis désolé. C'est de ma faute. Je n'aurais pas du t'inviter. » 'Il doit m'en vouloir maintenant. J'ai tout gâché en voulant me précipiter.' Puis je sentis ses mains sur mes épaules. C'est dans des moments pareils où on se demande pourquoi on est obligé de porter un uniforme de lycée. Encore s'il n'avait pas de manches...

« Tu n'as rien à voir dans cette histoire. Elle est juste un peu irritée mais ça va passer. Mais dans combien de temps? Je n'en ai aucune idée. »Je relevai la tête.

« Est-ce qu'il y a quelque chose que je peux faire pour t'aider? » Il leva les yeux vers le ciel, un doigt sur le menton. C'était assez comique de voir une personne de nature si réservée et froide faire un geste qui semblait puéril.

« A vrai dire... je pensais lui offrir un cadeau mais je ne sais pas encore quoi. » Dès qu'on parlait de relation amoureuses, le même présent me venait à l'esprit en premier :

« Que penses-tu de fleurs? » En résonnant dans mes oreilles, mes paroles me rappellèrent le bouquet d'Atemu. Je rougis un peu. Heureusement, Yami ne s'en rendit pas compte. Son visage s'éclaircit. Il me fit un grand sourire rempli de joie et de remerciement.

« Excellente idée! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt! Merci encore beaucoup Yugi pour ton aide. »

« Mais de rien. Le plaisir était pour moi. » Je baissais la tête pour cacher que je rougissait. Yami me parlait comme si j'étais son confident. En une seule journée j'étais passé de simple connaissance à confident. 'On dirait qu'on a mis le turbo.'

« Dis Yugi. »

« Oui Yami? » Il parut un peu géné. Que c'était mignon!

« Pourrais-tu m'aider à acheter le bouquet de fleurs pour Amy? Je ne m'y connais pas trop dans ce genre de choses. »

« Je ne m'y connais pas trop mais je ferrai de mon mieux. » Il m'enlaça si précipitament que je n'avais pas le temps de comprendre ce qui se passait.

« Encore merci Yugi! Je ne sais comment te remercier. » 'm'embrasser serait un bon début.' me dis-je. Soudain, je me rendis compte de ma position. Ma tête était collée contre sa poitrine et ses bras m'enlaçaient fermement. J'aurais bien voulu rester là pendant des heures à sentir la chaleur de son corps mais je devais me ressaisir. Nous n'étions qu'amis. Je fis mine d'essayer de le repousser.

« Yami! Tu m'étrangle! » Il revint à la réalité et me libéra rapidement de son étreinte.

« Oh excuse moi Yugi. »

« Ce n'est rien. T'inquiète pas. » Je rougis de plus belle.

« Alors on se donne rendez-vous demain après les cours devant le lycée? »

« D'accord. A demain! »

« A demain! »

Nous nous quittâmes. Je sautai de joie. J'étais si heureux que je dus faire un grand effort pour me retenir de tourner autour des lampadaires en chantant. Je voyais la vie en rose. Je bousculai quelqu'un. Je m'excusai tout de suite et continuai mon chemin comme si de rien n'était. 'La vie est belle! Le ciel est bleu! Les oiseaux chantent! ' En réalité il commençait à pleuvoir.

Arrivé chez moi, je vis un colis devant notre porte. Il m'était destiné. (Pas besoin de vous dire de qui ça venait) Je le montai dans ma chambre. Grand-père était parti faire les courses, j'étais tous seul à la maison. Je l'ouvris sur mon lit.

Le colis contenait plusieurs habits : un shirt noir sans manches, un gilet et un pantalon noirs en cuir, une paire de bottes originales (noires) ainsi que deux ceintures. Ils étaient tous à ma taille. Ni trop grand, ni trop petit. Tout ce kit d'allure sombre était accompagné d'un dessin : moi portant ces habits. Ça avait l'air d'être un très bon dessinateur. Dans un coin de l'oeuvre, l'auteur avait écrit :

J'espère qu'ils t'iront aussi bien que je me l'imagine.

Fin du chapitre