Merci à Funio10, Sandrine, Eloooo, 09, L.I.E, DroDroV et à tous les invités pour vos reviews. Ça me fait ultra plaisir! Vous êtes vraiment adorables. Bisous!


Arizona se dirigea d'une lenteur extrême vers l'ascenseur menant à son appartement. Aujourd'hui fut une journée décevante pour elle. Non pas parce que Callie s'était amusé à la taquiner pendant plus de douze heures d'affilées. Ni même le fait qu'il avait plu des cordes presque toute la journée. Non. Elle avait passé une journée démoralisante parce qu'elle n'avait pas assuré avec ce couple maintenant séparé par la mort. Elle s'en voulait énormément. Peut-être que Callie avait raison. Peut-être qu'elle faisait mal son travail. Peut-être qu'il était temps qu'elle démissionne. Toutes ces pensées fusèrent dans sa tête. Elle glissa la clé dans la serrure sans conviction avant de se rendre compte que la porte d'entrée était déjà déverrouillée. Elle entra et leva les yeux vers son mari Liam qui dormait sur le canapé. Elle ne put s'empêcher de sourire à la vue magnifique qui s'offrait devant elle. Liam était un très bel homme. Il était grand, brun aux yeux bleus et portait une paire de lunettes qui lui ajoutait une touche de charme. Bien sûr, il ne les avait pas sur le nez à ce moment là puisqu'il dormait.
Après avoir posé ses affaires sur le comptoir de la cuisine, la blonde se dirigea vers son beau brun qui n'avait toujours pas remarqué sa présence.
Elle lui caressa les cheveux et lui murmura à l'oreille qu'elle était enfin rentrée.
Liam ouvrit les yeux difficilement avant de sourire à sa femme.

Liam *En s'étirant*: Bonsoir mon amour. T'es rentré depuis longtemps? Se renseigna t-il en réclamant un baiser

Arizona *En l'embrassant*: Cinq minutes à peine. Tu as passé une bonne journée?

Liam: Occupée, comme d'habitude. Et toi alors, ta nouvelle recrue? Demanda t-il en baillant

Arizona: Insupportable. Déclara t-elle en se levant Elle croit tout savoir sur tout, comme si ça faisait vingt ans qu'elle exerçait. Et le pire c'est qu'elle m'a fait des avances, à peine arrivée.

Liam *En se levant à son tour*: Elle vient de commencer, c'est normal qu'elle soit aussi enthousiaste.. Attend quoi, des avances? Répéta t-il en ouvrant le placard pour sortir une bouteille de vin

Arizona: Oui, elle m'a dit que j'étais une belle femme. Je n'ai pas pu la contredire sur ce point. Plaisanta t-elle

Liam *En s'approchant de sa blonde*: Tu lui diras bien qu'elle ne te fera jamais ça. *En l'embrassant dans le cou* Ni ça. *En lui mordant le lobe de l'oreille* Et ça non plus. Insista t-il en débouclant la ceinture de sa femme

Ils se dirigèrent vers la chambre où ils se donnèrent l'un à l'autre, abandonnant totalement la bouteille de vin.


Le lendemain matin à la même heure que la veille, les filles se rendirent au travail pour commencer une nouvelle journée. Arizona prit le volant comme à son habitude pendant que Callie dessinait sur son bloc note sur le siège passager.

Arizona *En fixant la route*: Dois-je te rappeler à quoi sert un bloc note dans une voiture de police?

Callie: Non c'est bon. Protesta t-elle en le posant sur le tableau de bord

Voyant que la blonde n'était pas décidée à faire la causette, la mexicaine poussa la chansonnette.

Callie: Allumez le feu. Tum Tum. Allumeeeeez le feuuuu ! Et voir..

Arizona *En se tournant vers Callie*: T'es sérieuse? Lâcha t-elle en la coupant en plein concert

Callie: Quoi?

Arizona *En se moquant d'elle*: Fan de Johnny Hallyday?

Callie: Mon père l'était. Il passait ses chansons en boucle dans la voiture quand j'étais petite. J'ai appris en quelque sorte à apprécier le son de sa voix.

Arizona: Parle moi de ta famille.

Callie: Qu'est-ce que tu veux savoir?

Arizona: Je ne sais pas, tout ce qui m'aidera à te connaître un peu mieux.

Callie *En se mordant la lèvre inférieure*: Je connais d'autres manières pour faire plus ample connaissance. Insinua t-elle en la regardant de haut en bas

Arizona *En levant les yeux au ciel*: Laisse tomber.

Callie *En rigolant*: C'est bon je blaguais ! Mes parents ont divorcés quand j'avais 15 ans. Ma mère vit à New York avec ma petite sœur Aria et mon père vit à Miami. Je le vois qu'une fois par an et encore. Dit-elle en haussant les sourcils Et toi?

Arizona: Mes parents ont également divorcés quand j'avais une quinzaine d'années. Je suis fille unique alors ça n'a pas été simple pour me partager. J'avais le droit de voir mon père qu'une semaine sur deux et crois-moi, j'attendais que ça. Ma mère buvait alors je me prenais souvent la tête avec elle. Je n'avais même pas besoin de boire, elle me saoulait déjà assez. Déclara t-elle en rigolant

Callie: Désolé pour toi.

Arizona *En souriant*: Ça va, c'est du passé. Maintenant je suis pleinement heureuse.

Callie: Parce que je suis ta coéquipière? Plaisanta t-elle

Arizona secoua la tête en rigolant. La brune était vraiment un phénomène. Soudain, un automobiliste déboula à toute vitesse en leur coupant la route. La blonde eut juste le temps de freiner.

Callie: C'est un malade ce type !

Arizona *En enclenchant la sirène*: Il va se prendre une belle prune tu vas voir.

Elles poursuivirent le véhicule qui ne tarda pas à se ranger sur le côté en voyant trois couleurs clignoter derrière lui.

Automobiliste *Sous l'emprise de l'alcool*: Qu'est ce qu'elle veut? Demanda t-il agressivement

Arizona: Permis de conduire et papier du véhicule s'il-vous-plait.

Automobiliste: Pourquoi?

Arizona *En s'impatientant*: Permis de conduire et papier du véhicule. Dernier avertissement, après c'est les menottes monsieur.

Callie *Qui se tenait à côté de sa collègue*: C'est excitant tout ça.. Murmura t-elle à l'oreille de la blonde

Automobiliste: Mon véhicule n'a pas de papier. C'est un clandestin ! Dit-il en se croyant drôle

Arizona *En s'adressant à la mexicaine*: Je te laisse faire?

Callie acquiesça d'un signe de tête et demanda à l'automobiliste clairement bourré de descendre de sa voiture. Elle lui passa les menottes et l'embarqua. C'était sa première arrestation et celle-ci s'était déroulée sans débordements. Arizona éteignit le moteur et récupéra les clés sur le contact avant de rejoindre la latine.

Central: 55 David, le chef veut vous voir au poste.

Arizona *En s'adressant à Callie*: Le chef? Pourquoi?

La brune haussa les épaules avant de répondre à la radio. Elles se dirigèrent au poste. Avant d'entrer dans le bureau du chef, elles mirent l'automobiliste qui ne cessait d'insulter la terre entière en cellule. Une ou deux heures enfermé devraient le calmer selon elles.
Elles pénétrèrent dans le bureau du chef qui semblait de mauvais poil.

Le chef: Officier Robbins, officier Torres. Prenez place.

Arizona: Qu'est-ce qui se passe chef?

Le chef: J'aimerai vous parler d'un cas vous concernant survenu hier aux alentours de 9h. Je lis dans votre rapport que vous vous êtes rendu à deux reprises au domicile de Danny et Kristen Taylor. Des témoins affirment vous avoir vu faire preuve de négligence en laissant Kristen Taylor, maintenant arrêtée pour meurtre au premier degré, rentrer chez elle avec son compagnon qu'elle avait tenté d'abattre à coup de batte en acier quelques minutes auparavant.

La brune et la blonde se regardèrent et comprirent aussitôt qu'elles étaient dans la merde.

Arizona: C'est exact chef mais madame Taylor s'était nettement calmé avant d'entrer à nouveau dans son domicile. Nous avions maîtrisé la situation.

Le chef: La meilleure maîtrise aurait été de l'embarquer. Vous ne croyez pas officier Torres?

Callie, restée silencieuse depuis le début de l'entretien acquiesça d'un signe de tête sans broncher.

Le chef: Je ne sais pas quelle ampleur cette affaire va prendre mais je vous conseille de croiser les doigts pour que les affaires internes ne s'en mêlent pas.

Arizona: Oui monsieur.

Le chef: Vous pouvez disposer.

Les deux officiers se rendirent à l'extérieur du poste pour reprendre du service. La latine, irritée par la situation, n'hésita pas à en faire part à sa coéquipière.

Callie: Je t'avais dis de la coffrer Arizona ! Maintenant, regardes où nous en sommes ! J'ai pas envie de me faire virer par ta faute !

Arizona: Arrête de dramatiser. Je connais des flics qui ont des dossiers longs comme mon bras et qui exercent encore alors relax. Tu sais ce qu'on dit? C'est toujours les meilleurs flics qui sont dans la merde.

Callie *En passant ses doigts dans ses mèches corbeaux*: On doit être des supers flics alors parce qu'on est pas sorti de l'auberge.

La blonde ne put s'empêcher de rire à sa remarque et monta dans la voiture. Le trajet fut silencieux jusqu'à l'appel du central qui leur indiqua une dispute de voisinage dans l'East Side.
La brune descendit de voiture sans lui adresser un seul mot.

Arizona: Bonjour, on nous a appelé pour une dispute de voisinage. Pouvez-vous nous indiquer l'étage s'il-vous-plait? Demanda t-elle à une femme tatouée au visage devant l'immeuble

Femme tatouée: C'est moi qui vous ai appelé. C'est au 7 ème, appartement 2B. Cette pourriture insulte tout le monde et laisse son chien pisser dans tout l'immeuble ! La prochaine fois, j'pisse devant sa porte !

Les filles se rendirent à l'étage indiqué. Elles entendirent des cris de femme venant de l'appartement.

Callie *En cognant à la porte*: Police, ouvrez la porte !

**: Tu vois je t'avais dis de te la fermer Kenny ! Maintenant y'a la police ! *En ouvrant la porte* C'est pourquoi?

Callie: Bonjour, on nous a appelé pour.. *En voyant un enfant se baladant nu dans l'appartement* C'est votre enfant?

La femme *En se retournant vers son fils*: Qui voulez-vous qu'ce soit? Pff..

Callie *En s'énervant*: Ça vous arrive de l'habiller de temps en temps?

Arizona: Callie..

La femme *En s'énervant à son tour*: Vous êtes qui pour me juger vous?

Arizona: Bon écoutez, madame. Nous avons été appelé par vos voisins qui sont agacés par votre manque de respect donc nous..

La femme: J'les emmerde moi ! J'leur dois rien !

L'enfant: Qu'est-ce qui se passe maman?

La femme: Tais-toi, on t'a pas sonné Kenny !

Callie *En s'agenouillant pour être à la même hauteur que le petit*: Quand est-ce que tu as mangé pour la dernière fois Kenny?

Kenny *En haussa les épaules*: Je ne sais pas, hier je crois.

Callie *En se relevant*: Madame, je vous arrête pour maltraitance. Je vous prie de garder le silence. Tout ce que vous direz sera retenu contre vous lors de votre procès. Vous pouvez faire appel à un avocat. Si vous ne pouvez vous en payer un , ce qui risque d'être le cas, vous en aurez un gratos. Annonça t-elle en la menottant

Arizona *En faisant les gros yeux*: Callie qu'est-ce que tu fais?

Callie: Je l'arrête à ton avis. Elle ne nourrit pas son fils !

Arizona: T'es assistante sociale maintenant? Callie, détache là, son gamin est apeuré. Tu dépasses les bornes.

Callie *En ignorant la réplique de la blonde*: Avancez madame. *En s'adressant à sa collègue*: Habille Kenny et rejoins moi en bas.

Arizona leva les yeux au ciel et suivit la brune jusqu'à la voiture après avoir enfilé quelques vêtements au petit.
Il était 18h lorsqu'elles sortirent enfin du poste de police après avoir enfermé la mère et rempli toute la paperasse. Kenny fut emmener par une assistante sociale qui le nourrirait sûrement mieux que sa responsable légale.
Arizona était plus qu'exaspérée par le comportement de la jeune mexicaine et comptait bien mettre les points sur les "i".

Arizona: Calliope, faut qu'on parle.

Callie *Sèchement*: M'appelle pas Calliope.

Arizona *En haussant le ton*: Peu importe. Quand je te dis de ne pas arrêter quelqu'un, tu ne l'arrêtes pas. Je suis responsable de ta formation alors j'exige que tu respectes les ordres que je te donne c'est clair?

Callie *En élevant la voix à son tour*: Non. Arrête de te croire supérieure parce que tu as plus d'ancienneté que moi. Tu fais toujours ton travail qu'à moitié, comme je t'ai dis hier. Regarde, si tu m'avais écouté, on ne se serait pas retrouvé comme des connes devant le chef. Et tiens aujourd'hui, si j'avais respecté tes ordres comme tu dis, on aurait sûrement retrouvé ce gosse mort de faim une semaine après. Je bosse à ma manière d'accord? A ma manière. Si ça ne te convient pas, demande une autre coéquipière. Lâcha t-elle en s'éloignant

Arizona *En la retenant par le bras*: Je vais faire part de ton discours au chef et crois moi, tu vas te faire taper sur les doigts Torres.

Callie: Oui c'est ça, va te plaindre. Tu sais que j'ai raison. Maintenant lâche moi le bras, j'aimerai rentrer chez moi.

C'est ainsi que s'acheva la journée du 3 Décembre 2013.