La semaine se déroula rapidement les deux jeunes femmes. Le soir même après avoir trouvé une "solution" pour sortir Arizona de cette pagaille, celle-ci avait annoncé à son futur ex-mari qu'elle avait quitté la brune pour de bon, ce qui était évidemment faux. Son mensonge paru encore plus vrai lorsqu'elle reçue des messages de sa coéquipière qui l'insultait de tous les noms pour appuyer leur soi-disant "séparation".
Mais malgré leur plan, la blonde vivait depuis une semaine dans la peur. Elle appréhendait chaque jour les fins de journée où elle devait rentrer chez elle avec son bourreau qui l'attendait. Elle avait hâte de s'enfuir. Elle ne pouvait attendre d'être au moment où elle prendrait ses affaires pour s'échapper loin de ce qui fut sa vie pendant trois longues années. Et ce moment là arriva bien vite..
Arizona gagna son lit aux alentours de 22h. Leur plan tournait en boucle dans sa tête, ne pouvant s'empêcher d'imaginer les pires scénarios possibles. Le plan était qu'elle devait quitter son appartement à minuit, l'heure où la mexicaine l'attendrait à deux rues chez elle pour mettre les voiles jusqu'à San Francisco.
Son sac qu'elle devait remplir d'objets indispensables au voyage n'était pas encore prêt. Il était préférable qu'elle le prépare à la dernière minute pour ne pas éveiller les soupçons de celui qui partageait son appartement. Arriva 23h, elle ne pouvait s'empêcher de gesticuler dans son lit, en priant pour qu'il n'y est pas d'imprévu qui ferait tout foirer.
Liam: Tu es angoissée?
Arizona: Quoi?
Liam: Tu n'arrêtes pas de remuer dans tous les sens, qu'est-ce qui se passe? Demanda t-il soupçonneux
Arizona: On a une grosse intervention demain. Le chef nous a demandé de faire une descente à Harlem. Ils veulent coincer Malerio, un des plus grand dealeur du coin. J'espère seulement qu'il n'y aura pas d'imprévu.. Lâcha t-elle en pensant évidemment à son plan avec la brune
Liam *En souriant*: Tu veux te détendre un peu peut-être?
Arizona: Non, j'ai besoin de dormir maintenant, je dois être en forme pour demain.
Liam *En haussa les épaules*: Très bien.. Alors à demain.
Arizona ne répondit pas, espérant ne plus jamais le revoir.
POV Arizona:
Il est minuit, c'est l'heure. L'heure de la liberté. L'heure où j'abandonne mon ancienne vie. L'heure où je décide de vivre enfin ma vie avec Callie. L'heure où.. Bref, l'heure.
Je me lève lentement du lit que j'ai partagé avec Liam pendant plusieurs années sans faire de mouvements brusques. Je me souviens de la première fois où je me suis allongée sur ce matelas avec ma brune à mes côtés. C'était comme une révélation, comme si je savais déjà qu'elle serait la seule femme au monde pour moi. Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti ça, cette joie intense qui traverse tout votre corps lorsque la personne que vous aimez se réveille à vos côtés et vous souri comme si rien ne pourra jamais détruire votre bonheur. Bref, il ronfle encore c'est bon signe. Je me dirige vers la salle de bain où un sac m'attend pour préparer mes affaires. Je prend évidemment le minimum syndical pour ne pas perdre trop de temps et quitte la pièce pour rejoindre le salon.
Bzzz.. Bzzz.
Merde ! C'est quoi ce bordel? Je sors rapidement mon téléphone de ma poche et constate la réception d'un message de Teddy. Pourquoi m'envoie t-elle un message à cette heure-ci, je l'ai pourtant prévenue que je préparais le coup du siècle avec Callie.
"Il s'est réveillé? Tu es avec Callie? Bisous ma belle". C'est dans les moments où l'on ne doit pas faire de bruit que l'on se rend compte que les vibreurs font un sacré bordel. Bref, je range mon portable dans ma poche pour éviter que la lumière ne le réveille et me dirige dans le salon, toujours en pyjama. J'enfile mes chaussures et un gilet avant de me diriger vers la porte d'entrée. Je me retourne pour visualiser mon salon une dernière fois avant de glisser lentement ma main dans ma poche pour y sortir les clés de la serrure, en priant mentalement que la porte ne grince pas lorsque je l'ouvrirai quand soudain...
Douze heures auparavant..
Ce jour-ci, les filles devaient normalement travailler mais grâce à leur démission qu'elles avaient toutes les deux déposé la veille, elles purent profiter de leur dernier jour à New York pour passer du temps dans l'appartement de la mexicaine qu'Arizona n'avait pas beaucoup visité depuis leur rencontre. Dû au stress de la blonde, l'ambiance n'était pas du tout au rendez-vous, ce qui agaça la latine au sang chaud.
Arizona: Tu m'écoutes ou quoi? Je suis sérieuse là !
Callie *Allongée sur le canapé*: Arizona, ça fait dix fois que tu me répètes la même chose, j'ai compris ! A minuit, tu quittes ton appartement et je t'attendrais à deux rues de chez toi pour pas que le moteur ne le réveille. Autre chose?
Arizona: Tu te souviens du plan "misère"?
Callie: Si je n'ai pas de nouvelles de toi à minuit et demi, je viens te chercher et te sauve telle une héroïne. Dit-elle fièrement
Arizona *En passant sa main dans ses cheveux*: C'est pas drôle Callie, s'il s'aperçoit que je le quitte j'ose même pas imaginer sa réaction..
Callie *En lui saisissant les mains*: Arizona il ne se passera rien, arrête d'angoisser. Tu vas quitter ton appartement et on se barrera loin d'ici.
Arizona: Et si je fais tomber quelque chose par terre et qu'il se réveille?
Callie: Arizona arrête d'imaginer le pire, ça ne sert à rien ! Ça ne fait qu'accentuer ton stress et c'est là que tu vas faire une gaffe.
Arizona: C'est toi qui m'a dit de toujours imaginer le pire d'une situation pour être préparée.
Callie: Oui mais aujourd'hui ce n'est pas utile parce que tout se passera comme prévu.
Arizona *Soupira*: J'espère. Parce-que si..
Callie: Tais-toi. Choisi plutôt un film pour qu'on se change les idées, je vais faire chauffer les pop-corn !
Elle piocha dans le carton de DVD sans réellement regarder les titres tandis que la brune chauffait le maïs soufflé.
Callie: C'est prêt ! Tu veux du beurre dessus?
Arizona se retourna d'un air paniquée.
Callie: Quoi? T'aimes pas le beurre?
Arizona *En agitant la boîte du DVD*: Destination finale, tu crois que c'est un signe?
Callie *En levant les yeux au ciel*: Diosmío.. (Mon Dieu)
Présent.
Je me retourne pour visualiser mon salon une dernière fois avant de glisser lentement ma main dans ma poche pour y sortir les clés de la serrure, en priant mentalement que la porte ne grince pas lorsque je l'ouvrirai quand soudain...
Bzz.. Bzz..
C'est pas vrai ! En sortant mon portable de ma poche pour couper le vibreur, je laisse maladroitement tomber mes clés au sol. Un bruit sourd retentit. Mon Dieu la galère ! J'suis dans un film là c'est sûr.
- Arizona?
Oh putain.
- Arizona qu'est-ce que tu fais?
Je l'entends remuer dans les couvertures, s'apprêtant à se lever. Je ramasse les clés en deux-deux et cherche la clé pour ouvrir la porte. C'est quelle clé bordel ! Garage, boîte aux lettres, entrée ! J'entend des pas qui approchent.. Vite! Je glisse la clé et enclenche la poignet pour m'échapper. Je claque la porte (tant pis pour les voisins) et dévale les escaliers à toute vitesse, quitte à en sauter quatre en même temps. Je n'ai jamais couru aussi vite pour rejoindre Callie.
- Arizona viens ici ! Lâcha t-il en courant derrière moi
Je ne peux pas m'arrêter. J'ouvre la porte de la cage d'escalier qui me mènera à l'extérieur. Je cours, la rue me parait tellement longue.. Sa voiture me parait tellement loin.. L'athlétisme en école de police m'aura malgré tout bien servi pour le coup. Je finis par apercevoir le véhicule de Callie qui me fait des appels de phares. J'ouvre la portière et saute sur le siège essoufflée comme jamais.
- Roule il est derrière !
Elle tourna la clé dans le démarreur à plusieurs reprises.
Callie: Démarre bon sang ! Me fais pas ce coup là ! Dit-elle en tapant sur le volant
Je le vois se diriger à toute vitesse vers la voiture... A suivre..
On peut brusquement se retrouver là où on aurait jamais cru finir. Parfois c'est agréable parfois ça demande un temps d'adaptation. On sait que de toute façon il faut faire avec et qu'il y a toujours quelque chose à prendre. Mais on essaye quand même de tout prévoir, on fait des plans et on espère que peu importe les imprévus qui nous attendent, on en sortira heureux pour une fois...
