Bonsoir à tous ! Je vous souhaite une nouvelle fois à tous une bonne année 2016 ! Que cette année soit pleine de bonnes choses pour vous ! Bonne lecture, bisous !
Callie: Tu es en train de me dire que si je ne te donne pas un enfant maintenant, tu me quittes? Après tout ce que j'ai sacrifié pour toi? Je te rappelle que je risque la prison tous les jours tout simplement parce que je rêvais d'être avec toi !
Arizona: Justement Callie ! Je veux un enfant maintenant parce qu'on risque la prison toutes les deux ! Si ça se trouve un beau matin, on va se faire choper et on aura jamais eu l'occasion de fonder une famille toi et moi !
Callie: Alors c'est ça que tu veux Arizona? Avoir un enfant, fonder une famille et l'abandonner quand on ira en taule? C'est vraiment ça que tu veux pour ton enfant?
Arizona: Notre enfant. Et oui c'est ce que je veux, parce-que je continue à croire qu'on ne se fera pas choper par les flics. Je veux fonder une famille avec toi et profiter de la vie avant qu'il ne soit trop tard.. Si tu raisonnes comme tu le fais, tu ne feras jamais de projets.
Callie *En soupirant*: On peut faire énormément de choses pour profiter de la vie sans impliquer un enfant Arizona.
Arizona *En saisissant les mains de la mexicaine: Ecoute, je ne te demande pas qu'on aille aujourd'hui ou demain voir le médecin pour entamer la FIV. Ce que j'ai besoin, c'est que tu y réfléchisses. Je veux que tu me dises que dans les prochains mois, on se penchera plus sérieusement sur cette idée.
Callie: Je.. Je ne sais pas Arizona. Dit-elle en se dirigeant dans leur chambre
Arizona: Callie..
Un mois plus tard..
Après cette dispute qui secoua leur histoire d'amour, les deux jeunes femmes étaient toujours en conflit. En effet, la blonde refusait de comprendre les raisons qui poussait la latine à lui refuser un enfant. Depuis maintenant deux semaines, elles n'avaient eu aucun rapport physique et Arizona savait pertinemment que cette situation ne pouvait durer. Elle décida alors de rendre visite à Fabiola pour lui demander conseil.
Depuis leur arrivée à San Francisco, la blonde avait liée une grande amitié avec la cousine de la mexicaine. Elles se confiaient toujours l'une à l'autre sur leurs problèmes personnels sans aborder évidemment le lourd secret qui liait Arizona à son amoureuse.
Après avoir traversé la ville en tramway et monté les interminables escaliers qui menaient à l'appartement, elle débarqua enfin dans la minuscule demeure de Fabiola.
Arizona *En toquant à la porte*: Fabi, je te dérange?
Fabiola *En se levant de son canapé*: Salut ma belle, entre ! Tu n'étais pas sensée être de repos aujourd'hui et profiter de ta journée avec Callie?
Arizona: J'étais sensée en effet mais.. le courant passe mal en ce moment.. Dit-elle en baissant la tête
Fabiola: Ah bon? Pourquoi Demanda t-elle en lui préparant une tasse de café
Arizona: On s'est disputé il y'a quelques semaines au sujet des enfants. Apparemment, elle n'en veut pas et le sujet est clos.
Fabiola *Surprise*: Quoi? Callie adore les mômes !
Arizona: Elle les aime oui mais.. Elle n'est pas prête pour l'instant. Elle veut soit-disant profiter de la vie sans gamins dans les pattes.
Fabiola: Mais elle t'a dit au moins quand est-ce qu'elle serait prête?
Arizona: A 30 ans ! 30 ans, ça veut dire que j'aurai 39 ans. Ça sera trop tard pour une FIV..
Fabiola: Ça ne sera pas trop tard si c'est Callie qui le porte.
Arizona: Elle ne voudra pas..
Fabiola: Est-ce que tu lui a demandé?
Arizona: Non mais.. Je ne veux pas attendre aussi longtemps. On ne sait jamais ce qui peut se passer dans la vie et je ne veux pas louper ma chance de fonder une famille avec elle.
Fabiola: On ne sait pas ce qu'il peut se passer c'est vrai mais c'est pas comme si tu étais atteinte d'une maladie grave ou que t'étais condamnée à la peine capitale. *Arizona haussa les sourcils à cette déclaration* Si elle n'est pas prête, ça ne sert à rien de se lancer. Tu risquerais de la déstabiliser et briser ce que vous avez construit..
Arizona: Je sais.. Je suis complètement perdue. Moi qui pensait qu'elle voulait mon bonheur..
Fabiola: Elle qui pensait qu'elle était ton bonheur..
Arizona soupira avant de prendre une gorgée de son café.
Arizona: Elle l'est mais.. Il me manque un enfant pour être pleinement comblée.
Fabiola: Je ne sais pas quoi te dire de plus, à part que tu risques de la perdre si tu ne prends pas en compte ses opinions.
Arizona ne répondit pas. Elle se décida une heure plus tard à quitter les lieux pour retrouver la brune et converser sérieusement avec elle.
Elle glissa la clé dans la serrure et entra dans leur petit monde. La brune était assise sur le canapé, occupée à lire le journal quotidien. Elle ne leva même pas les yeux pour accueillir la femme qui se trouvait devant elle.
Arizona: Salut..
La mexicaine leva enfin son regard vers son amoureuse avant de le réorienter vers son journal.
Arizona *En soupirant*: Je sais que tu n'as pas envie de me parler en ce moment. Tu as toujours été là pour moi, tu as même sacrifié ta vie à New York pour moi et tu risques ta liberté tous les jours à cause de moi. Je suis sincèrement désolé pour ça. Mais le fait que tu ne veuilles pas.. enfin tu sais.. est un problème pour moi.
Callie *En reposant le journal sur ses genoux*: Ecoute Arizona, le fait que tu sois prête à me quitter pour une histoire de bébé me montre à quel point tu es égoïste et à quel point tu ne penses qu'à ton petit bonheur. Au final, quel importance à mon opinion dans l'histoire?
Comme tu le dis si bien, j'ai sacrifié beaucoup de choses pour toi ! Et pourquoi? Parce-que je pensais que tu valais vraiment le coup. J'ai jamais été aussi amoureuse de ma vie, c'est la première fois. Je pensais que toi et moi c'était évident. Mais je me suis complètement gouré.
Arizona *En fronçant les sourcils*: Attend, qu'est-ce que ça veut dire?
Callie *En se levant*: Je vais rentrer à New York, sans toi. Ma mère et ma sœur me manque, mes amis me manquent et mes anciens collègues me manquent. J'ai téléphoné au chef de la police de notre ancien district et il m'a dit qu'il acceptait de me reprendre pour que je termine ma formation là où je l'ai abandonné. C'est une chance pour moi.
Arizona *En versant une larme*: T'es en train de me quitter?
Callie: Je suis désolé. Dit-elle en se dirigeant dans leur chambre pour prendre ses valises
Arizona *En pleurant*: Non.. *En se dirigeant dans la chambre*: Callie non ! Je t'aime, j'ai besoin de toi.. Je suis désolé ! Cria t-elle en l'attrapant par le bras
Callie: C'est moi qui suis désolé Arizona. J'ai fais une erreur, je pensais que c'était cette vie que je voulais mais je me suis trompé. Il est temps que je reprenne ma vie d'avant.
Arizona *En hurlant*: Tu ne retrouveras jamais ta vie d'avant Calliope ! Tu vivras éternellement dans la peur de te faire prendre, comme moi !
Callie *En la regardant dans les yeux*: Au revoir Arizona.
Elle quitta l'appartement sans se retourner, laissant une blonde en pleurs sur le lit derrière elle. "C'était la meilleure décision" Se répéta t-elle sans cesse.
Deux mois plus tard..
Cela faisait maintenant deux mois que New York avait de nouveau ouvert ses bras à la mexicaine. Elle était soulagée d'avoir retrouvé ses terres, sa famille et son travail. Elle était bien évidemment bouleversée de sa rupture avec Arizona mais à quoi bon rester dans une relation impossible? Elles avaient vécue tellement de choses traumatisantes ensemble qu'une autre dispute remettant tout leur amour en cause les avait brisé.
En arrivant au travail deux semaines plus tôt, elle fut accueilli par la meilleure amie de la blonde Teddy, qui lui sauta au cou. Elle était à la fois surprise et heureuse de revoir son visage. Quand elle comprit que la brune était la seule de retour, elle ne put s'empêcher d'avoir le cœur brisé pour leur histoire. C'était improbable que les choses se passent ainsi entre elles. Elles étaient tellement faites l'une pour l'autre que rien n'aurait pu les séparer, en tout cas à première vue.
Callie reprit ses patrouilles aux côtés Teddy qui avait supplié le chef de travailler avec elle. Elle voulait tellement en savoir plus sur leur histoire, sur leur confrontation avec Liam, sur ce qui les avaient poussées à partir et pour finir, leur séparation.
La mexicaine lui expliqua brièvement les événements sans jamais évoquer le meurtre. Elle resta très superficielle sur ses propos, prétextant ne pas pouvoir aborder le sujet pour l'instant dû à leur rupture.
Callie n'avait aucune nouvelle de la blonde. Au début, cela lui faisait mal au cœur mais avec le temps, elle comprit que c'était la meilleure chose pour limiter ses souffrances.
Aujourd'hui était un jour comme les autres à New-York. Le soleil brillait fort en cette journée du mois de Juillet. La chaleur parfois insupportable rendait les gens complètement irritables. Heureusement pour les deux officiers, la climatisation fonctionnait plutôt bien dans leur véhicule. Seul le bruit de la ventilation remplissait leurs oreilles. Leur trajet était trop silencieux contrairement à d'habitude, ce qui inquiéta la brune.
Callie *En fronçant les sourcils*: Un problème Teddy?
Teddy *En regardant par la fenêtre*: Non, pourquoi?
Callie: Je ne sais pas, tu es bizarre.. Pourquoi tu ne parles pas?
Teddy: Je n'ai rien à dire d'exceptionnel aujourd'hui.
Callie *En haussant les sourcils*: D'accord..
55 David, un homme au comportement anormal sur la voie publique au 155 Drive Street, 54ème rue. Je répète 155 Drive Street, 54ème rue.
Callie *En répondant à la radio*: 155 Drive Street, 54ème rue. Bien reçu.
Teddy: Vive l'été à New-York !
Elles se rendirent immédiatement à l'endroit indiqué. En arrivant sur place, une foule de passant encerclait l'homme agité et bloquait le passage aux autorités.
Callie: Police ! Dégagez s'il-vous-plait !
Homme fou: C'est vous qui dégagez bande de saloperies !
Teddy: Je te laisse t'en charger Torres?
L'officier hocha la tête avant de s'adresser à nouveau à l'homme qui avait perdu la tête.
Callie: Qu'est-ce vous faites au milieu de la rue monsieur? Vous n'avez pas peur de vous faire renverser par un chauffard?
Homme fou: J'en ai rien à foutre des chauffards moi ! Ce que je veux c'est rentrer chez moi !
Callie: Où est-ce que vous habitez?
Homme fou: Qu'est-ce que ça peut vous foutre !
La mexicaine se retourna vers Teddy en lui faisant un signe de la tête pour qu'elle attrape l'homme par derrière.
Callie: Il faut que je sache où est-ce que vous habitez pour que je puisse vous raccompagner chez vous..
Homme fou: Je n'ai pas besoin de vous salope ! Ce que je veux c'est..
Teddy l'attrapa par derrière et le jeta à terre avec force pour lui mettre les menottes. L'homme hurla de plus belle et fut transporter dans la voiture de patrouille vers le poste de police. Les passants curieux reprirent leur chemin en quête d'un nouveau débordement.
Callie: C'est cette folie qui m'avait manqué ! Dit-elle en s'adressant à Teddy
Teddy: Ils ne sont pas aussi fous à San Francisco?
Callie: Ce n'est pas les mêmes cinglés. Là-bas, c'est plus des bastons entre gang.
Teddy: Ça donne envie..
Après avoir déposé l'homme au poste de police et effectué leurs interventions de la journée, celle-ci prit fin aux alentours de 19h. Elles quittèrent donc le poste ensemble. Teddy avait une attitude bizarre. Elle ne cessait de fixer la brune, puis baissait les yeux comme si de rien était. Ce comportement alerta aussi Callie qui ne put s'empêcher de lui poser la question.
Callie: Qu'est-ce que tu as Teddy?
Teddy *Surprise*: Rien pourquoi?
Callie: Tu n'arrêtes pas de me regarder comme si tu allais me dire quelque chose.
Teddy *En baissant la tête*: Non non..
Callie: C'est Arizona?
Teddy *En soupirant*: Oui..
Callie *En avalant la boule dans sa gorge*: Il s'est passé quelque chose de grave?
Teddy: Non pas du tout !
Callie: Alors quoi?
Teddy: Rien, il n'y a rien !
Callie: Cesse ton petit jeu de devinette et dis moi ce..
Teddy *En la coupant*: Elle a rencontré quelqu'un.
Le visage de Callie se figea à cette annonce. Son visage d'habitude dorée devint pâle et ses yeux s'embuèrent aussitôt. Comme avait-elle pu rencontrer quelqu'un et refaire sa vie avec tout ce qu'elles avaient partagées au bout de deux mois seulement?
Callie *Froidement*: Tant mieux pour elle.
Teddy: Je suis désolé de te l'annoncer comme ça..
Callie *En se forçant à sourire*: Il n'y a pas de problème Teddy. Allez, bonne soirée. Dit-elle en lui tournant le dos
Elle entra dans sa voiture et démarra aussitôt. Elle ne put s'empêcher de pleurer à chaudes larmes au volant de son véhicule, déçue par la femme qu'elle aimait tant. Comment avait-elle pu lui faire une chose pareille.
Dans les contes, les héros s'aiment et finissent par avoir un tas d'enfants. Dans la vie, ce n'est pas aussi simple. Parfois, l'amour ne suffit pas.
