Désolé pour l'attente depuis le mois de janvier.. Me revoilà enfin pour la suite des événements entre les officiers Arizona Robbins et Callie Torres. Je vous invite à relire le chapitre précédent si cela peut vous aider à vous remémorer leurs péripéties. Bonne lecture, bisous !
Callie: D'accord donc si je résume la situation, notre seule solution est de prier pour qu'ils oublient de prendre les empreintes dans la chambre où a eu lieu le meurtre?
Arizona: C'est ça.
Callie: Génial. Merci pour l'annonce, tu peux partir maintenant. Dit-elle en ouvrant la porte
Arizona *En se retournant*: Callie..?
Callie leva les yeux vers ceux de la blonde.
Arizona *En s'éclaircissant la gorge*: Tu m'as vraiment manqué.
Callie avala la boule dans sa gorge avant de refermer la porte. La page n'était pas prête d'être tournée.
Après le départ de la blonde, Callie saisit aussitôt son téléphone pour contacter son meilleur ami Mark.
- Mark? C'est Callie. L'invitation au bar tient toujours? J'ai besoin de me changer les idées. [...] Super ! J'arrive, à tout de suite.
Elle attrapa son sac et ses clés de voiture avant de quitter sa demeure pour rejoindre ses amis de longue date.
Sur le chemin, elle ne pouvait s'empêcher de penser à l'annonce de son ex petite-amie. En y réfléchissant sincèrement, elles n'avaient aucune chance l'une que l'autre de s'en sortir. Les policiers n'étaient pas idiots. Elles faisaient elle-mêmes parties des défenses de l'ordre et connaissaient parfaitement la procédure sur le bout des doigts. Le premier geste sur une scène de crime avant toute chose est de recueillir les empreintes. Elles étaient fichues, pour de bon.
Callie débarqua au bar déterminée à profiter un maximum de ses derniers jours de liberté.
Callie: C'est ma tournée ! Lâcha t-elle dès son arrivée
Mark: Te voilà enfin, ça fait plaisir de te revoir ici !
April: Mark nous a dit que tu n'étais pas motivée à sortir ce soir. Qu'est-ce qui t'a fait changé d'avis?
Callie: Le retour de mon ex à New York, les événements.. J'me rends compte que la liberté est super importante alors autant en profiter tant qu'on la possède.
Alex: En tout cas, ça fait plaisir de te revoir aussi dynamique !
April *En murmurant*: Mmh.. pas pour longtemps.. Dit-elle en saluant d'un signe de tête la personne qui venait de faire son apparition
Mark: Qu'est-ce qu'elle fait ici celle-là?
**: Je suis venue prendre un verre, c'est interdit?
La mexicaine se figea à l'écoute de cette voix qu'elle connaissait si bien. Une voix mélodieuse qu'elle ne pourrait jamais oublier.
Callie *En se retournant pour croiser les yeux de la blonde*: Tu ne peux pas me lâcher? Demanda t-elle en se levant de son tabouret
Arizona: Je ne suis pas ici pour toi. Je suis venue pour prendre un verre avec mon amie. Je te présente Maria.
Arizona se décala pour laisser apparaître la jeune femme derrière elle.
Maria: Enchantée.
Maria était une jeune femme brune au teint dorée, ressemblant étrangement à la latine. Son sang ne fit qu'un tour. Comment osait-elle lui présenter sa nouvelle conquête? Le respect avait disparu.
Callie *Froidement*: C'est ta nouvelle copine?
La blonde se contenta de sourire.
Callie *En s'énervant*: Attend c'est laquelle? Celle de San Francisco, New York ou une autre que tu as trouvé en chemin?
Arizona: Bonne soirée Calliope.
La mexicaine respira profondémment puis ferma les yeux un instant, tentant par tous les moyens de contrôler sa colère. C'était trop pour elle. D'un coup d'un seul, son impulsivité et sa jalousie prirent le dessus. Elle ouvrit les yeux avant de saisir le col de Maria. Elle la plaqua au mur puis lui colla un coup de poing en plein milieu du visage. La jeune femme tomba à genou, recouvrant son visage de ses deux mains.
Arizona *Affolée*: Calliope ! Tu as perdu la tête ?
La grande brune reprit doucement sa respiration avant de s'adresser à la jeune blessée.
- *En la pointant du doigt*: Encore une fois que tu t'approches de ma copine, j'te bute, c'est compris?
Elle n'eut le temps de recevoir une réponse que la sécurité débarqua, l'éjectant du bar. Mark la rejoignit aussitôt, encore choqué par la réaction de sa meilleure amie.
Mark: Qu'est-ce qui t'a pris? Cette fille ne t'a rien fait !
Callie: Elle m'a provoquée. Arizona a amené cette..
Mark *En la coupant*: Et alors? Je croyais que tu avais tourné la page?
Callie *En soupirant*: Je l'ai tourné ! Mais..
Mark: Tu n'as rien tourné du tout. Les événements parlent d'eux-même. Tu devrais rentrer chez toi et te reposer.
Callie *Timidement*: Tu me raccompagnes?
Mark *En souriant*: Bien sûr. Mais avant, je vais m'assurer qu'elle va bien. J'espère que tu n'as pas fait trop de dégâts..
Mark fit son apparition dix minutes plus tard.
Mark: Plus de peur que de mal, son nez n'est pas cassé mais tu l'as bien amochée. Un hématome commence déjà à se former au niveau de son œil droit.
Callie *En soupirant de soulagement*: Tant mieux.. Je me voyais mal au poste de police à devoir expliquer mon comportement à mon chef.
Mark: J'espère pour toi qu'elle ne portera pas plainte.
Son meilleur ami la raccompagna jusque devant sa porte d'entrée avant de la prendre dans ses bras.
Mark: Tu finiras par tourner la page, je te le promets. Si tu as besoin, saches que je suis là, n'importe quand.
Callie: Merci Mark..
Le lendemain matin s'annonça difficile pour la brune. Sa nuit avait été mouvementée entre hurlements dans la rue et cauchemars à répétition. Son service commençait à 9h mais elle devait se rendre au poste pour 8h00. Apparemment, une réunion était prévue avec le grand chef de la police. Elle avala la boule dans sa gorge, ayant aucune idée en quoi cette réunion consistait et se rendit au poste. Elle appréhendait également à rencontrer son ex petite-amie. En arrivant, elle se dirigea aussitôt en salle de réunion pour éviter les potins devant la machine à café. Elle salua Teddy qui était déjà présente. Celle-ci la regardait avec insistance.
" Elle sait déjà tout " Pensa la latine
Callie: Quoi? Demanda t-elle innocemment
Teddy: Tu n'as rien à me dire? Dit-elle en chuchotant pour éviter d'alerter les autres membres de la pièce
Callie: Les nouvelles vont vite.. Lâcha t-elle en observant Arizona du coin de l'œil
La blonde baissa aussitôt la tête, gênée par la discussion entre sa meilleure amie et son ex-petite amie.
Teddy: Ecoute, c'est ma meilleure amie.. Je peux savoir pourquoi tu as pété un câble devant autant de témoins?
Callie *D'un air détaché*: J'en sais rien, l'alcool sûrement.
Teddy: Imagine si elle avait décidé de porter plainte?
Callie *Surprise*: Elle ne va pas porter plainte?
Teddy: Non, Arizona l'a convaincu que c'était de sa faute. Elle ne voulait pas que tu te retrouves au poste, tu aurais pu perdre ton droit de terminer ta formation.
Callie *Abasourdie*: C'est gentil de sa part, ça m'étonne qu'elle pense un peu à moi et mon destin.
Teddy: Tu devrais aller la remercier.
Callie: Non mais tu rigoles ou quoi? C'est elle qui me provoque en se pavanant avec des nanas et c'est moi la méchante? C'est le monde à l'envers !
Teddy: Comment ça elle te provoque? Elle n'a pas le droit de s'afficher avec d'autres personnes? Depuis quand vous êtes ensemble?
Callie *En haussant les sourcils*: On est pas ensemble..
Elles furent coupées dans leur grande discussion par le chef de la police qui prit la parole devant l'ensemble des officiers.
Chef de la police: Chers officiers et futurs officiers de la ville de New York, nous sommes aujourd'hui en mission spéciale. J'aurais besoin de dix de mes hommes. Sont recrutés: l'officier Bowers, Andrews, Moynahan, O'Keef, Rullers, Potter, Buckster, Dickhan, Robbins et Torres.
A l'écoute de leur nom respectif, Callie et Arizona se jetèrent un regard complice.
Chef de la police: Cette intervention consiste à identifier et neutraliser une organisation de trafiquants d'organes. A ce jour, huit adolescents ont été enlevés puis retrouvés disséqués dans des bennes à ordures. Je compte sur vous, officiers, pour arrêter ces salopards. Bowers vous ferez équipe avec Andrews, Moynahan avec O'Keef, Rullers avec Potter, Buckster avec Dickhan et Robbins avec Torres. Soyez prudent. Ajouta t-il en terminant son discours
Callie *En soupirant*: Génial, le sort est contre moi..
Teddy: C'est l'occasion pour la remercier, bonne chance Torres ! Dit-elle en lui tapotant l'épaule
Arizona se dirigea vers la latine, toujours assise sur sa chaise.
Arizona: Prête et motivée comme au bon vieux temps?
Callie *D'un ton sarcastique*: Oui, j'ai hâte !
Arizona leva les yeux au ciel avant de quitter la salle de réunion, suivie par Callie et son comportement d'adolescente rebelle.
Elles roulaient depuis maintenant quinze minutes en silence lorsque la blonde brisa la glace.
Arizona: Ecoute, je ne sais pas quel est ton âge mental mais j'attend de toi que tu gardes nos problèmes personnels dans le vestiaire, compris? Nous sommes en mission spéciale et..
Callie *En la coupant*: Tu n'as rien à me dire.
Arizona: Je suis toujours ta supérieure et..
Callie *En la coupant*: Si j'ai envie de garder une quelconque rancœur envers toi, c'est mon droit, c'est clair?
Arizona: Très bien, parlons de rancœur. Est-ce que tu comptes m'expliquer pourquoi tu as frappé Maria en pleine figure?
Callie: Tu le sais très bien.
Arizona: Je n'ai pas le droit de sortir avec d'autres personnes?
Callie: Tu fais ce que tu veux Arizona.
Arizona: Tu étais jalouse alors?
Callie: Ecoute, tu as pris le monopole de mon cœur, mes pensées et peut-être ma liberté. Tu ne vas pas me prendre la tête en plus, si?
Arizona: Je ne pensais pas que tu réagirais comme ça.. Mais je suis contente que les choses se soient passées ainsi parce-que ça me prouve que *hésitante* je compte encore pour toi.
Callie *En haussant les sourcils*: Tu es très perspicace, félicitations.
Arizona *Timidement*: Hier, tu as dis "Encore une fois que tu t'approches de ma copine", ça veut dire que tu me considères encore ainsi?
Callie *En fixant l'horizon*: Cette conversation est terminée.
Arizona: Tu pourrais au moins me remercier, j'ai convaincu Maria de ne pas porter plainte contre toi. Tu n'as même pas réfléchis aux conséquences..
Callie: Et toi est-ce que tu as réfléchis aux conséquences de ton acte? J'ai perdu la personne que j'aimais et je risque de perdre ma liberté à n'importe quel moment. Balaye devant ta porte avant de donner des leçons aux autres.
Arizona n'eut le temps de répondre qu'un appel du central retentit:
55 David, un adolescent semble se faire suivre par une camionnette blanche immatriculée 532A NY au coin de la 50e avenue sur Bankstreet.
Callie: Au coin de la 50e avenue sur Bankstreet, bien reçu.
Arizona: Quelle idée de buter des gosses pour des organes..
Soudain, elles virent défiler le fourgon d'incendie des pompiers à toute vitesse devant elles.
Callie: Encore un incendie? C'est tous les jours maintenant.. T'as l'impression que les gens font exprès de foutre le feu..
Après une minute de silence, Arizona fixa la mexicaine sérieusement.
Callie: Quoi?
Arizona: J'ai une idée pour notre histoire. On devrait mettre le feu à l'hôtel pour que la police ne puisse pas identifier nos empreintes.
Callie *Choquée*: C'est une blague? Tu sais ce que tu risques pour un incendie volontaire?
Arizona: Tu sais ce que tu risques pour meurtre ou complicité de meurtre?
Callie: La police va forcément le voir que l'incendie est volontaire, ils ne sont pas idiots. C'est comme si tu leur donnais une chance supplémentaire pour remonter jusqu'à nous.
Arizona: On a pas le choix Calliope.. Et puis, il y'a forcément un moyen de provoquer un incendie accidentel.
Callie: Explique-moi comment? Je rêve d'entendre comment tu vas transformer un incendie volontaire par un incendie totalement accidentel sans aucune preuve.
Arizona: Laisse-moi y réfléchir, on en parle après l'intervention.
Elles débarquèrent à l'adresse indiquée. En arrivant sur place, elles identifièrent aussitôt la camionnette blanche en cause. Arizona veilla à garder une distance de sécurité afin d'éviter de se faire repérer.
Callie: Qu'est-ce qu'ils foutent, pourquoi ils se garent?
Arizona: J'en sais rien.. C'est peut-être le moment..
Callie: Ok, je descends pour voir ce qu'il en est, tu me couvres. Dit-elle en quittant le véhicule
Callie se dirigea vers le véhicule le plus discrètement possible, prête à les interpeller au moindre geste.
Soudain, elle fut déstabilisée par un bruit sourd qui retentit derrière elle. Elle se retourna par réflexe et vit une caisse d'orange tomber d'un stand. Elle soupira de soulagement. Elle se retourna alors vers la camionnette qu'elle était censée garder à l'œil quand elle vit un fusil mitraillette pointé sur elle. Elle n'eut le temps de saisir son arme qu'elle était déjà au sol projetée par la puissance des balles.
Arizona *En hurlant*: CALLIOPE !
Le véhicule criminel redémarra aussitôt pour s'échapper mais fut rapidement interceptée au coin de la rue par un barrage de police. Ils étaient cuits.
Arizona se précipita vers sa coéquipière, en larmes.
Arizona *En plaçant ses doigts à la base de son cou*: Je peux sentir ton pouls, tiens bon. Il est faible mais je le sens. Les secours ne vont pas tarder.
La brune ne montra aucun signe de vie.
Arizona: Si tu m'entends bébé, sers-moi la main. Je t'en prie, sers ma main. Hurla t-elle en pleurant
La latine ne réagit pas. Arizona lui murmura des mots de réconfort en attendant l'arrivée des secouristes.
A suivre...
