Bonjour à tous ! Désolé pour la très longue attente depuis le mois de Mai.. Vous méritiez une fin alors voici le dernier chapitre de cette fiction qui j'espère vous plaira ! Merci encore de me lire après des mois d'absence ! Bonne lecture, bisous !
Médecin: Nous allons vous emmener à l'IRM. Il semblerait que votre amnésie soit due à un hématome qui nous aurait peut-être échappé au scanner.
Callie *En s'éclaircissant la gorge*: Je ne veux pas d'IRM docteur.
Médecin: Mais il est nécessaire pour..
Callie *En le coupant*: Je n'ai pas perdu la mémoire..
Médecin: Excusez-moi? Votre collègue m'a dit que..
Callie *En le coupant*: Arizona.. Je veux dire "ma collègue" a mal compris les choses.
Médecin *En fronçant les sourcils*: En quelle année sommes-nous?
Callie: En 2014.
Médecin: C'est elle qui vous l'a dit?
Callie: Non ! Je vous dis que je n'ai pas perdue la mémoire.
Médecin: Ecoutez, on va faire un examen de contrôle pour prendre un maximum de précautions. Ne vous inquiétez pas, c'est un examen plutôt rapide.
Callie *En soupirant*: Vous perdez votre temps.
L'équipe des brancardiers accompagnèrent la brune à l'IRM pour vérifier tout signe d'hémorragie. Quand le radiologue examina les résultats, il décela aucune lésion au niveau du lobe frontal. Le médecin du service était perplexe. Il continua malgré tout son examen de routine après tout traumatisme.
Médecin: Quel âge avez-vous?
Callie: J'ai 24 ans.
Médecin: Où sommes-nous?
Callie: A l'hôpital de la Pitié, à New York.
Médecin: En quelle année sommes-nous?
Callie: 2014, comme tout à l'heure.
Médecin: Pouvez-vous me dire le mois et le jour?
Callie: Le 29 Octobre.
Médecin: Bien, pourquoi avez-vous menti à votre collègue?
Callie: Parce-que.. c'est compliqué.
Médecin: Développez, je ne voudrais pas me sentir obligé d'appeler la psychiatrie.
Callie *En soupirant*: Arizona est mon ex petite-amie. Quand elle est arrivée pour prendre de mes nouvelles, j'ai fais semblant de ne pas me souvenir de notre histoire pour tourner la page plus facilement.
Médecin *En haussant les sourcils*: Plutôt complexe votre histoire.
Callie: Je sais, quand est-ce que je pourrais sortir d'ici?
Médecin: Demain matin, pour éliminer tout risque de complications.
Callie: Super, merci.
La mexicaine était soulagée, soulagée de pouvoir enfin quitter cet endroit et s'occuper une bonne fois pour toute de cette affaire qui la liait à sa coéquipière. Arizona avait raison. Pour effacer toute preuve contre elles, un incendie dans l'hôtel où elles avaient séjourné était nécessaire. Mais comment provoquer un incendie accidentel de manière volontaire? Elle n'avait aucune idée de la marche à suivre. C'est vrai, à la base ce n'était pas une criminelle ! Au contraire, elle faisait régner la loi dans les rues de New York.
Le lendemain matin, Arizona rendit visite à la latine pour l'aider à emballer ses affaires. Son bras droit en écharpe et sa jambe droite encerclée d'une attelle réduisaient grandement ses possibilités d'action.
Arizona *En pliant son t-shirt dans sa valise*: Contente de quitter cet endroit?
Callie: Tellement ! La bouffe de l'hôpital restera à jamais dégueulasse !
Arizona: Tu as mangé quoi hier soir?
Callie: Des pâtes à l'huile et du jambon plein de graisse, pourquoi?
Arizona *En souriant*: Pour savoir, je voulais m'assurer que tu n'ai pas reperdue la mémoire.
Callie *En rigolant*: Ça ne risque pas, j'ai encore des maux d'estomac !
Elles sortirent de la chambre, récupérèrent les papiers de sortie de la brune avant de quitter l'hôpital en espérant ne plus y mettre les pieds pour un quelconque accident. Elles entrèrent dans la voiture d'Arizona, en route pour l'appartement de la blessée.
Arizona: J'ai pensé à toi hier soir. J'ai regardé les débats politiques à la télévision. Ils se chamaillent encore sur les droits des travailleurs.. Qui passera, je ne sais pas.. Au final ils ont chacun leurs chances.
Callie: Après ce que l'autre milliardaire l'a dit lors de son débat la dernière fois sur les travailleurs mexicains, il mérite qu'une chose, être viré d'un coup de pied au cul. Ce qu'il a oublié, c'est qu'on est en supériorité numérique !
Arizona *En fronçant les sourcils*: Comment est-ce que tu sais qu'il a insulté les mexicains?
Callie: Euh. Je ne sais pas, c'est un peu son genre non?
Arizona *Sur le ton de l'avertissement*: Callie.
Callie: Ma mémoire revient progressivement..
Arizona: Tu m'as menti.
Callie: Quoi? Non ! Pourquoi est-ce que j'aurais fais ça?
Arizona: Pour oublier toute cette histoire avec Liam ! Pour que je ne te parle plus de tout ça ! J'ai appelé le médecin hier soir pour des nouvelles de ton IRM, il m'a dit que tu n'avais aucune lésion et que tu n'avais pas perdue la mémoire ! Lâcha t-elle en se garant sur la chaussée
Callie: C'est une blague? Où est passé le secret médical? Dit-elle en descendant de la voiture
Arizona: Je ne comprends pas pourquoi tu continues à me mentir après tout ce qu'on a vécue toi et moi. On est sensé se serrer les coudes !
Callie: Attend, depuis quand est-ce qu'on est soudées? Tu m'as abandonné plus d'une fois Arizona.
Arizona: C'est toi qui m'a quitté à San Francisco ! Lâcha t-elle violemment devant la porte d'entrée de la brune
Callie: J'ai des voisins, attend qu'on soient entrées à l'intérieur si tu veux te prendre la tête.
La latine ouvrit la porte, laissant entrer son ex-amante dans son petit cocon.
Callie *En refermant la porte derrière elle*: Je suis persuadée que si je ne l'avais pas fais, tu l'aurais fais pour cette histoire de bébé !
Arizona *En soupirant*: Ne dis pas n'importe quoi.. Je t'aimais.
Callie: Tu m'aimais tellement que tu as retrouvé quelqu'un deux mois après mon départ.
Arizona: Je t'ai déjà expliqué pourquoi je l'avais fais, je voulais tourner la page mais je n'y suis pas arrivé. En tout cas, je suis blessée que tu ai fais semblant d'avoir oublié notre relation. Je pensais compter un peu plus que ça.
Callie: C'était pour que tu me vois autrement qu'une complice.
Arizona: Evidemment que tu es plus que ça ! De toute façon, tu ne le seras plus pour longtemps. J'ai décidé de me rendre à la police.
Callie: Quoi?
Arizona: Je ne veux pas t'empêcher de vivre pleinement ta vie. Tu mérites mieux que de vivre dans la crainte de te faire arrêter à chaque coin de rue. Je suis responsable, je suis la seule impliquée dans cette histoire.
Callie: Je t'ai aidé à l'emballer comme une crête dans une couverture et à l'enterrer.
Arizona: On occultera cette partie aux autorités..
Callie: Je ne peux pas les laisser t'enfermer comme ça..
Arizona: J'ai tué quelqu'un, ce n'est pas à toi d'assumer les conséquences de mes actes.
Callie: Arizona, j'ai une autre idée mais tu dois me faire confiance..
Arizona: Si c'est une idée qui risque de te mettre en danger, ce n'est pas la peine.
Callie: Ecoute moi.. La seule chose qui nous relie au meurtre c'est la chambre du motel. Comme tu l'as dis avant mon accident, il faudrait qu'on y provoque un incendie.
Arizona *En soupirant*: Mais tu l'as dis toi même, comment est-ce que tu veux foutre le feu quelque part en espérant qu'il devienne accidentel?
Callie: J'connais des gens qui.. qui pourraient s'en charger.
Arizona: Callie.. On ne peut pas impliquer tout le monde dans nos histoires, j'en ai marre de répandre le mal dans la vie des autres.
Callie: Ne t'inquiète pas pour ça, c'est moi qui m'en charge.
Arizona: Attend, il faut qu'on en parle d'abord.. qu'on reprenne les choses depuis le début. Je ne veux pas oublier des preuves qui pourraient se retourner contre nous. Je lui ai tiré dessus avec son propre flingue, où est-ce qu'il est?
Callie: Dans le feu qu'on a fait dans les bois pour cramer la couverture.
Arizona: Donc ça s'est réglé.
Callie: Ouais, le seul lien qui nous relie à cette pourriture, c'est la chambre. Si on parvient à y mettre le feu avant qu'ils ne trouvent nos empreintes, c'est terminé. Dans le cas contraire, c'est un joli 9 m² qui nous ouvre les bras.
Arizona: Et s'ils retrouvent le corps?
Callie: Ça fait un an maintenant. S'ils retrouvent le corps, il sera décomposé. Je ne pense pas qu'ils puissent retrouver quelque chose nous reliant à lui.
Arizona: Non je ne pense pas. Donc, la seule solution c'est l'incendie.
Callie: Oui, j'ai juste à entrer en contact avec des personnes que je connais, et c'est terminé.
Arizona *En souriant*: Putain, c'est la première fois que j'ai l'impression de voir de la lumière au bout du tunnel..
Callie: Moi aussi..
Arizona: Pourquoi tu fais tout ça pour moi?
Callie: Tout ça quoi?
Arizona: Trouver des solutions au lieu que je me rende directement à la police.
Callie: Parce-que je refuse que tu ailles en prison à cause d'une personne qui t'a fait du mal.
Arizona: C'est adorable de continuer à me protéger après tout ce qui s'est passé..
Callie: Tu auras toujours une place particulière dans mon cœur.
Arizona: Tu as toujours la tienne dans le mien.
Callie *En rougissant*: Tu devrais y aller, je vais m'occuper de tout ça, je te tiens au courant des avancées.
Arizona: D'accord, prend soin de toi.
Callie: Toi aussi. Dit-elle en la raccompagnant à la porte
Arizona se retourna, l'embrassa sur la joue avant de quitter le seuil de la porte pour partir.
La latine entra aussitôt en contact avec les vieux amis de Mark. Elle les avaient déjà contacté quelques mois plus tôt pour qu'ils mettent une raclée à Liam mais ceci n'eut jamais lieu, les filles s'étaient enfuies plus tôt que prévu. Ils s'étaient donné rendez-vous dans un café du coin. La brune était assise à une table, sirotant un cappuccino lorsqu'un grand homme à la peau noire fit son apparition.
**: Callie Torres?
Callie: Oui, c'est moi.
**: Tyler. C'est toi qui m'a appelé tout à l'heure pour un service?
Callie: Oui, j'ai besoin de votre aide.
Tyler: Dis-moi.
Callie: Avant toute chose, j'aimerai que cette histoire reste entre nous, pas un mot à qui que ce soit.
Tyrler: Ecoute, j'habite dans le Bronx depuis que je suis né, le quartier le plus dangereux de l'Etat de New York. Je rends service à pas mal de gens, si j'balance, je risque autant la taule que vous tous.
Callie: C'est vrai. Désolé.
Tyler: C'est pour une enquête en cours? Mark m'avait dit que tu étais officier de police.
Callie: Non, c'est une affaire personnelle.
Tyler: Qu'est-ce que je peux faire pour toi?
Callie: J'ai besoin que vous provoquiez un incendie dans un motel situé en Pennsylvanie.
Tyler: Un incendie? Pour quel motif?
Callie: Il y'a mes empreintes là bas qui risquent.. de m'incriminer pour une affaire.
Tyler: Je m'en occupe.
Callie: C'est tout? Vous ne voulez pas qu'on décide ensemble de la marche à suivre?
Tyler: Ça c'est mon domaine, pas le tien.
Callie: Très bien, combien est-ce que je vous dois?
Tyler: On verra ça plus tard.
Callie *En lui serrant la main*: Je vous remercie pour votre aide.
Tyler: Aucun soucis.
Deux semaines plus tard..
La blonde frappa à de multiples reprises à la porte de la latine qui dormait toujours paisiblement dans sa chambre. Elle était toujours en congés pour son accident et avait prévu d'en profiter pour faire la grasse matinée tous les jours.
Callie *En se levant lentement*: J'arrive.. j'arrive..
Elle ouvrit lentement la porte, les cheveux ébouriffés. Elle ne s'attendait pas à voir la blonde.
Arizona *En souriant*: Canon..
Callie: Tu m'as réveillée pour me dire ça?
Arizona: Tu n'as plus le bras en écharpe?
Callie: Non, le médecin m'a dit que je pouvais recommencer à le mobiliser.
Arizona: Ils ont bouclés l'affaire !
La blonde ne put s'empêcher de sautiller sur ses pieds à cette annonce.
Callie: Quoi?
Arizona: L'affaire est bouclée !
Callie: Sérieux?
Arizona: Apparemment une fuite de gaz s'est déclarée dans un motel en Pennsylvanie, provoquant un incendie. Ils n'ont plus aucune preuve, le dossier est classé, c'est terminé !
Callie *En posant sa main sur sa bouche*: OH PUTAIN !
Arizona: C'est fini !
Callie *En la serrant dans ses bras*: Cette histoire est derrière nous !
Sans réfléchir, Arizona saisit le visage de la latine et l'embrassa de toutes ses forces. D'abord surprise de son geste, la brune bloqua quelques secondes avant d'entrouvrir les lèvres à son tour pour entrer en contact avec sa langue chaude. Elles se séparèrent seulement au moment où l'air fut une nécessité. La blonde recula, les joues rougies par l'excitation mais aussi par la gêne qu'elle avait provoqué entre elles.
Arizona: Désolé je..
Callie *En passant une main dans ses cheveux*: C'est rien.. disons que c'était pour mettre fin à ce chapitre. On peut à présent revivre normalement, je suis soulagée ! Je serais diplômée la semaine prochaine, tu seras là?
Arizona *En souriant*: Bien sûr, je ne manquerai ça pour rien au monde.
Callie: Très bien, je te vois bientôt alors.
Arizona: A bientôt, prends soin de toi.
Callie: Toi aussi..
Le jour de la remise des diplômes pointa le bout de son nez. Callie était impatiente de recevoir ce morceau de papier lui indiquant qu'elle était apte à défendre chaque citoyen de la ville de New York. Il s'était passé tellement de choses durant cette année qu'elle n'avait qu'une hâte: ouvrir une nouvelle page dans ce livre qu'était sa vie. Elle comptait quitter le district et partir dans un autre quartier pour apporter son aide et faire régner l'ordre comme elle l'avait toujours fait.
Tout le monde était réuni dans cette grande pièce, prêt à accueillir les nouveaux diplômés. La mère et la sœur de la mexicaine étaient présentes. Elles étaient aux premières loges, fières de la grande brune. Arizona était à leur côté en compagnie de Teddy.
Lieutenant chef: Officier Calliope Torres, j'ai l'honneur de vous remettre ce diplôme vous déclarant apte à défendre et faire régner l'ordre dans les quartiers de New York, et je vous en félicite chaleureusement. Vous nous avez prouvé durant toute cette année que vous avez fait le bon choix en vous inscrivant à l'académie de police. J'aimerai laisser la parole à Arizona Robbins, officier et formatrice référent.
La brune rougit, surprise par l'intervention de la blonde. Elle ne s'y attendait pas. Arizona se leva, s'éclaircit la gorge avant de prononcer ces quelques phrases:
- Calliope, te voici enfin où tu as toujours voulu être, parmi nous en tant qu'officier de police de la ville de New York. Tu t'es battue pendant des semaines et des mois pour me prouver à moi, aux sergents et lieutenants, à ta famille, à quel point tu es capable et faite pour exercer ce métier. J'ai du te ramener à l'ordre plusieurs fois, sang chaud comme tu es.. Dit-elle en souriant
Des rires se firent entendre autour d'elle.
- Mais tu as toujours suivi mes conseils. Toi et moi, nous avons vécues des moments riches en émotions après ton départ du district. Tu as été de longs mois en colère contre moi, nous nous sommes déçues mutuellement mais nous sommes là aujourd'hui, pour ouvrir un nouveau chapitre de notre vie. Tu n'es plus mon élève, je ne suis plus ta formatrice, nous ne sommes plus collègues, alors je suis dans le droit, je crois, de te demander une chose.
La mexicaine tremblait, elle ne savait plus où se mettre.
- Veux-tu être ma petite-amie?
Des cris de joie et applaudissements se manifestèrent tandis que la brune elle, était abasourdie. Elle ne s'attendait tellement pas à ce discours ! Sa mère et sa sœur ne purent s'empêcher de sourire à pleines dents après cette magnifique déclaration que qu'Arizona venait de lui faire.
Callie *En souriant*: D'accord.
Arizona *Surprise*: D'accord?
Callie *En s'avançant vers la blonde*: C'est d'accord.
La mexicaine lui saisit le visage avant de l'embrasser avec amour. C'était la plus belle remise des diplômes depuis des années. Elles scellèrent leur amour devant leur famille et ami qui ne purent s'empêcher d'applaudir à nouveau.
Un an plus tard, Callie demanda la blonde en mariage lors de leurs vacances sur la plus belle colline de Seattle. La brune lui offrit une bague en or blanc, entourée de quatre diamants.
Après de multiples essais via la fécondation in vitro, Arizona tomba enceinte deux ans plus tard à l'âge de 36 ans, 27 ans pour Callie. Elles eurent une petite fille qu'elles prénommèrent Valentine et vécurent heureuses pour toujours..
FIN
Se marier, c'est très simple. Ceux qui franchissent le pas se promettent de rester ensemble pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse comme dans le dénuement, dans la santé et dans la maladie, de s'honorer et de se chérir en renonçant à tous les autres, jusqu'à ce que la mort les sépare. Oui, les vœux du mariage sont simples. C'est trouver le partenaire qui mérite un tel engagement qui est plus difficile. Mais lorsqu'on y parvient, on peut enfin commencer à vivre heureux pour toujours.
