Salut à tous et à toutes !

La suite est enfin là, pour votre plus grand bonheur (et le mien, parce que j'aime bien quand les lecteurs sont contents ;) )

Vous avez été nombreux à reviewez et franchement, ça me fait super plaisir !

Enjoy !

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Clint Barton avait vu beaucoup de choses bizarres dans sa carrière d'agent du S.H.I.E.L.D. Comme des Dieux Nordiques venus d'un autre monde, des aliens montés sur des motos volantes, des robots-serpents monstrueux qui nageaient dans le ciel, une IA mégalomane, et bien d'autres étrangetés. Il en était arrivé à penser que rien ne pourrait plus le surprendre.

Enfin, ça, c'était avant que Tony Stark ne se jette sur Steve Rogers pour lui rouler le patin du siècle.

Le salon était plongé dans un silence stupéfait. Tous arboraient une expression de surprise intense, à l'exception de Thor qui continuait à vider tranquillement la bouteille de vodka (Mais enfin, si l'ami Stark voulait forniquer avec l'ami Rogers, où était le problème ?), et de Pietro, toujours profondément endormi avec les genoux de Clint en guise d'oreiller.

« Heu … Tony ? », risqua Bruce.

Son appel passa largement au-dessus de la tête de l'ingénieur, qui préféra nouer encore plus fortement ses bras autour du cou de Captain America. Il était actuellement loin, très loin, de considérations bassement physiques comme la perplexité générale. Il embrassait Steve, Bon Dieu ! Et même si il allait certainement se faire éjecter des abdominaux parfaits de son vis-à-vis dès que celui-ci aurait retrouvé ses esprits, pour l'instant, il avait l'impression de planer au pays des arcs-en-ciel. Alors merde au reste du monde.

De longues secondes silencieuses passèrent ainsi, les Avengers étant pour la plupart trop gênés pour oser intervenir. Ce fut finalement une IA mi-amusée mi-embarrassé qui prit la parole :

« Monsieur Stark ? Je crois que vous êtes en train d'asphyxier Monsieur Rogers. »

À cet instant, la liaison entre les neurones de Steve se rétablit enfin, et sa réaction fut des plus … bruyante.

« Aaaaaaaaaaaaaah ! »

Son cri eu le mérite de réveiller les membres de l'équipe, et de leur rappeler que Steve n'avait absolument pas émit le souhait de se faire rouler une pelle, loin de là. Bruce, bonne âme, se leva et agrippa Tony par les épaules pour le séparer du Captain. Clint l'aurait bien aidé s'il n'avait pas eu la tête d'un petit bâtard supersonique tranquillement lovée sur ses cuisses. Pour une fois que le gamin était calme, autant ne pas le réveiller maintenant. Et puis, il était adorable, quand il dorm…

Minute. Depuis quand il avait ce genre de pensées envers Pietro ? L'archer éjecta l'information loin, très loin, dans les recoins sombres de sa mémoire. Il refusait de réfléchir à ça.

« Je peux savoir ce qui t'a pris, Tony ? », hurla presque Captain America, partagé entre la surprise, la colère, et une autre émotion difficilement identifiable qu'il se refusait à nommer.

« T'avais des jolies lèvres. Me suis demandé ce que ça ferait de les embrasser. Curiosité scientifique. », lui répondit Iron-man, un sourire de sale gosse plaqué sur le visage. « Verdict : ça m'étonne que tu sois encore célibataire, Captain. »

Les joues de Steve, qui étaient déjà passées du rose à l'écarlate, avaient maintenant une couleur proche de la tomate bien mûre. Il en aurait presque fait de la concurrence à la Vision et sa peau rouge vif.

« Mais t'es complètement malade, Tony ! Ça ne se fait pas, ce genre de choses ! »

« Je me dois de vous informer, Monsieur Rogers, que vous vous trompez. Cela se fait, et même couramment, dans le cas de Monsieur Stark. »

Tony grommela quelque chose dans sa barbe, que l'oreille exercée de Clint identifia comme : « Jarvis, t'es en train de me bousiller mon plan drague … Jamais mentionner les relations antérieure, jamais … » Hawkeye fit mine de ne rien avoir entendu, ce qui ne fut pas difficile, étant donné que la Belle au Bois Dormant qui squattait ses genoux avait été réveillée par les hurlements de Steve.

« Hgdhgf ? », grogna Pietro, les paupières encore lourdes.

« Heureux de vous revoir parmi nous, ami Maximoff ! », s'écria Thor.

« J'ai manqué quelque chose ? »

« Non, rien du tout. Rendors-toi, gamin, ça vaut mieux. », fit Clint, désormais libéré du poids du Sokovien, en se servant un verre d'alcool Vénézuélien.

Il y eu un éclair bleu, et le verre se retrouva dans la main de Quiksilver, qui avait déjà récupéré sa malice habituelle. Le jeune homme le vida cul sec, et un grand sourire vint éclairer son visage.

« Ah … ça fait du bien … Pourquoi le Captain est tout rouge ? »

« Parce que Tony vient de lui sauter dessus. », cru bon de l'informer Bruce. « Et tu devrais y aller plus doucement avec l'alcool … »

« Aucun problème : y a que le vin Asgardien que je ne supporte pas. Le reste, c'est ok. »

Ben voyons. Clint haussa les sourcils et se resservit, de la vodka, cette fois-ci. Tony était déjà bien cuit (pour le plus grand malheur de Rogers) et Thor le rattrapait, alors autant ne pas les laisser seuls. Hawkeye enchaîna avec un deuxième verre, puis tendit la main vers la bouteille que Pietro avait ramenée. Il ne connaissait pas cet alcool, et il puisque d'après Tony c'était soirée découverte, il n'avait aucune raison de se priver. L'archer avala prestement le liquide clair, presque similaire à du vin blanc, et il sentit rapidement l'alcool lui caresser la gorge. C'était bon. Excellent, même.

Clint resta quelques instants sur son petit nuage vaporeux, à déguster tranquillement cette liqueur venue de l'est. Finalement, ce fut la voix de Bruce qui le ramena à la réalité.

« Clint ? Tu es toujours parmi nous ? »

L'archer sursauta, et son regard balaya rapidement la pièce, au cas où on l'aurait appelé pour cause d'invasion extra-terrestre. Mais non, aucun danger potentiel en vue. Steve avait changé de place, s'éloignant un maximum de Tony, qui lui lançait des regards de chien battu. Thor buvait de la vodka à même la bouteille, tandis que Bruce se contentait d'un verre de taille standard. Et Pietro …

« Gamin, je peux savoir où est passé ton tee-shirt ? »

« J'avais chaud. »

« Es-tu au courant que ça ne se fait pas ? »

« Une nouvelle fois, je tiens à préciser que si, cela se fait … »

« Jarvis, s'il te plaît … », marmonna Bruce.

Pietro s'étira comme un chat, mettant en avant sa musculature, et faisant déglutir Clint par la même occasion. Bordel, mais c'est qu'il était bien roulé, en plus, ce petit bâtard ! L'archer se donna une baffe mentale. Non. Pas de pensées de ce genre envers Pietro. Ce n'était pas correct. Laura. Il devait penser à Laura. Voilà, comme ça. Plus de pensées perverses. Làààà. Gentil, le faucon. Gentil.

Mais tous les efforts de Clint pour remettre de l'ordre dans son esprit échouèrent lamentablement dès qu'il reposa les yeux sur le Sokovien. Putain de bordel de merde, ce gosse était bien trop attirant !

« Il y a un problème, le vieux ? », glissa le jeune homme avec un sourire entendu.

« Si tu veux une réponse, remets ton haut, petit. Tu perturbes les hormones de notre cher Legolas. », glissa sournoisement Tony. Clint se promit de coller une flèche entre les deux yeux de l'ingénieur à la première occasion. Mais comme passer à l'acte immédiatement serait plutôt mal vu, il préféra lui rétorquer :

« Recentre ton attention sur Steve, Monsieur le milliardaire. Il a plus besoin que moi de ton affection. »

Captain America glapit et lui jeta un regard assassin (enfin, aussi assassin que Captain Pureté le pouvait). Pourquoi, alors que Tony venait de se trouver une nouvelle cible, le redirigeait-on vers lui ! C'était de l'acharnement !

-oOo-

« Natacha ? »

« Oui, Wanda ? »

« Je me demande si c'était une bonne idée de les laisser tout seuls. »

« J'ai demandé à Steve de jouer les gendarmes. »

« Tu penses qu'il est de taille à lutter contre Tony ? »

« Non. Mais Bruce et Clint l'épauleront. »

« On parle bien de l'Hulk et d'un homme incapable de s'opposer à sa femme ? »

« … »

« … »

« … Je vais les appeler. »

-oOo-

La sonnerie du portable de Steve résonna dans le salon de la même manière qu'une explosion au milieu du désert : ça fait du bruit, mais il n'y a pas grand-monde pour l'entendre. Le propriétaire de l'appareil était en effet concentré sur un sujet autrement plus perturbant.

« Tony, enlève ta main de là. »

« Pourquoi ? Elle ne fait rien de mal. »

Objectivement parlant, le milliardaire avait juste passé son bras au-dessus des épaules du Captain. Mais Steve savait très bien que Tony n'allait pas s'arrêter là. Parce qu'il était soûl, et que l'alcool avait tendance à le rendre entreprenant. Même si il n'était déjà clairement pas un modèle de chasteté en temps normal …

Les vrombissements rageurs de son téléphone finirent enfin par attirer son attention. Il soupira de bonheur quand il vit s'afficher le numéro de Natacha et s'empressa de décrocher.

« Allo, Natacha ? »

« Salut, Steve. Tout se passe bien ? »

L'idole de l'Amérique jeta un coup d'œil aux autres invités. Clint vidait avec application chaque bouteille qui lui passait sous la main. Bruce posait des questions à Pietro au sujet de la Sokovie. Thor discutait avec Jarvis, tentant de comprendre les mœurs obscures de Midgard. Un certain calme était revenu, et si l'on exceptait la curiosité scientifique de Tony, aucun incident grave n'était à déplorer. Le soldat s'autorisa donc à répondre affirmativement à la question de l'agent Romanoff :

« Personne n'est mort, et aucun de nous n'est blessé. Et Stark se tient tranquille. »

Plus ou moins.

« D'accord. Appelle-moi au moindre problème. Et essaie de préserver Bruce. Personne ne veut d'une alerte verte. »

« J'y veillerai. Bonne soirée, Natacha. »

« Bonne soirée, Steve. »

L'idole de l'Amérique reposa son téléphone sur la table basse, et relevant les yeux, il croisa le regard de chien battu de Tony.

« Quoi encore ? »

« Tu me délaisses. Je suis triste. »

« Sérieusement, Tony … »

« Si je suis triste, je vais faire une dépression. La qualité de mon travail baissera, et un jour je commettrai une erreur fatale qui causera ma mort, et probablement l'explosion de cette tour, dans laquelle – je te le rappelle – loge l'intégralité de l'équipe des Avengers. Il faut donc me consoler. »

« Et que te faut-il pour retrouver ta bonne humeur ? »

« Fais-moi un câlin. »

« … »

Bon Dieu, cet homme avait-il vraiment plus de trente ans ?

En poussant un grand soupir, Steve étreignit le milliardaire. Tony se mit à afficher un sourire immense, avant de se blottir contre lui et d'enfouir son visage dans son cou d'une manière absolument pas innocente.

Captain America se fit la réflexion qu'il était vraiment un pigeon.

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Je vous retrouve le plus tôt possible pour la suite !