Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Bonne lecture et à dimanche prochain pour le chapitre suivant !


Chapitre 1

5 mois plus tôt

– Voldemort !

Un hurlement transperça le silence, entrainant de nombreux bruits de pas.

– Harry ! Calme-toi, c'est fini.

Le garçon regarda partout autour lui, complètement égaré, ne sachant plus où il était, et il avait également un doute sur qui il était. Il avait l'impression d'être passé sous un train, et il avait mal partout.

– Harry, Voldemort est mort, tu es à Poudlard, et plus personne ne te fera de mal, il faut que tu te calmes.

Il put enfin à distinguer tout ce qui était autour de lui, et découvrit avec stupeur Mme Pomfresh, Ron, et Hermione par terre, comme submergé par la douleur, et Dumbledore à côté de lui, qui semblait souffrir aussi. Ce n'est qu'au bout de quelques secondes qu'il se rendit compte que c'était lui qui provoquait ça, et il réussit à y mettre fin sans savoir comment ça avait commencé.

– Voilà, c'est ça. Reste calme.

Il n'avait pas assez de force pour repousser la fiole de potion qui s'approcha de sa bouche, mais il n'eut qu'à souhaiter qu'elle s'éloigne pour que ce soit le cas.

– Harry, c'est contre la douleur, tu dois terriblement souffrir, ça ne te fera aucun mal.

A nouveau il mit quelques secondes à stopper son emprise sur le flacon, et le but tandis qu'on lui tenait la tête en hauteur.

– Voilà. Tu devrais te sentir un peu mieux. Tu peux parler ?

– Je crois…

Sa voix était cassée, rauque, sa gorge lui faisait mal comme s'il avait bu des litres d'eau bouillantes mais il arrivait à parler.

– Qu'est ce qui s'est passé ? Pourquoi je ne contrôle pas ma magie ?

– On va commencer par le commencement. Tu acceptes que Ron et Hermione soient là ?

Il hocha doucement la tête, heureux de voir qu'ils allaient bien. Il espérait que ce soit le cas de tout le monde…

– Déjà, quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ?

– Je… Je sais pas… C'est confus dans ma tête.

– Ce n'est pas grave, ça va revenir. Je t'ai dit que Voldemort avait péri, tu veux savoir comment et ce qu'il s'est passé après je suppose ?

– S'il vous plait.

Il tenta vainement de s'installer de manière à voir correctement Dumbledore, mais il avait trop mal pour cela, alors il resta allongé, les yeux fixés sur le plafond.

– Quand les Mangemorts et lui sont arrivés à Poudlard, ils ont annoncé qu'ils t'attendraient dans la forêt interdite, et tu t'y es précipité, parce que tu savais que tu étais le dernier Horcruxes, bien que j'aie espéré que tu l'ignorais encore.

– C'est grâce à Snape que j'ai compris.

– Le professeur Snape.

Harry ignora la remarque et continua.

– Il m'a dit que ce n'était pas possible que je sois aussi mauvais en occlumancie, même pour moi, qu'il y avait un problème. Alors il a plus ou moins prit le droit d'aller fouiller dans les moindres recoins de ma mémoire, pour essayer de savoir si Voldemort n'avait pas fait quelque chose. Il m'avait dit qu'il y avait comme une partie de Voldemort en moi, et cette info avec les Horcruxes, j'ai compris.

– Tu es donc parti vers la forêt, et ce n'est que deux heures plus tard que tu es réapparu, dans les bras d'Hagrid, Voldemort te disant mort…

Il se souvint en effet des larmes du demi-géant qui tombait sur son corps.

– Et sans qu'on s'y attende tu t'es relevé et disparu, et la bataille a repris de plus belle, Voldemort et ses partisans étaient tellement déconcerté qu'on a repris le dessus, pendant que Voldemort s'enfuyait. Vous vous êtes retrouvé sous un dôme de protection dans la grande salle, que tu avais invoqué, seulement vous deux, et vous parliez.

– Ca me revient… Je revois l'éclair vert de sa baguette, mon Expelliarmus, et ça avait fait comme dans le cimetière…

– Exactement.

– Et après je me souviens plus de rien.

– Tu as été projeté assez violement contre un mur alors que Voldemort s'écroulait mort au sol.

– Ça fait combien de temps que je dors ?

– 10 jours, avoua Dumbledore après une seconde de réflexion.

– Et que s'est-il passé pendant ce temps ?

– Les réparations du château ont commencé, les Mangemorts encore en vie ont été jugés et emprisonnés, et…

– Et ?

Harry comprit sans avoir besoin de la réponse ce que ce dernier « et » voulait dire. Dumbledore avait parlé de Voldemort, de sa victoire, du château, des Mangemorts mais pas des personnes qui avaient combattus à leurs côtés.

– Dites le moi franchement, qui n'est plus là ?

– Harry…

– S'il vous plait, dites-moi. Je vois Ron et Hermione ici, c'est déjà énorme. Je veux savoir qui.

Il jeta un coup d'œil à Ron qui semblait être triste, mais sans que ça le touche au plus profond de lui, la famille Weasley devrait donc aller bien. Devrait…

– Que tu connaissais bien : Seamus, Lavande, Collin, Alastor Maugrey, Slughorn, et…

Harry avait déjà les yeux baignés de larmes, et il savait que le dernier nom allait l'achever, même s'il ne savait pas encore celui de qui se serait.

– Hagrid.

L'instant d'après, toutes les vitres de l'infirmerie explosaient, envoyant des éclats de verre sur les occupants de la pièce, sauf Harry qui les arrêtaient inconsciemment, ou étaient-ce les éclats qui n'allaient pas vers lui comme il avait lui-même fait sauter les carreaux ?

– Harry, je suis… Commença Dumbledore.

– Foutez le camp. S'il vous plait.

– Harry… Tenta Hermione.

– Miss Granger, il est préférable de le laisser seul, vous pourrez revenir plus tard. Pompom venez aussi, prenez de quoi soigner Miss Granger et Monsieur Weasley et sortez aussi.

A peine avaient-ils quitté l'infirmerie qu'il fondait vraiment en larmes. Il avait envie d'hurler sa douleur au monde entier. Il n'avait même pas su protéger ses amis. Ils étaient morts par sa faute. Uniquement par la sienne. C'est lui qui les avait embarqués dans cette guerre contre les forces du mal. Et maintenant ils étaient partis. Comme Sirius. Comme ses parents. Un cri de rage franchi ses lèvres. Il avait besoin de partir d'ici, loin de tout ça. Il sentait en lui sa magie qui était presque 10 fois plus puissantes maintenant. Il n'eut qu'à penser à sa baguette pour qu'elle arrive à lui. Il avait mal partout, mais il s'en fichait. Sa magie le guérirait rapidement. Il conjura de quoi s'habiller : une robe de sorcier noire avec une capuche qui masquerait bien son visage. Il retira ses lunettes qui lui brouillaient la vue à présent –il avait raison quant au fait que sa magie allait le guérir plus rapidement que n'importe quel sort ou potion. Il savait qu'il ne pourrait pas transplaner en restant dans Poudlard, mais il savait aussi qu'à présent il était sûrement plus puissant que Dumbledore, alors ce n'était pas des frontières de transplanages et des barrières magiques qui allaient le déranger. Il ne lui fallut qu'un instant de concentration pour accumuler suffisamment de magie pour transplaner hors de Poudlard, et sur le Chemin de Traverse. Si ses calculs étaient bons, avec Voldemort était mort début Aout, ajoutant à cela 10 jours de coma, il lui restait 2 semaines avant la rentrée. Car oui, il comptait bien faire sa 7ème année, malgré ce qu'il s'était passé. Ils s'étaient fait la promesse avec Ron et Hermione de survivre pour terminer leur cursus à Poudlard. Mais pour l'instant, il voulait, pendant 2 semaines, être seul, tranquille, faire son deuil, et découvrir la nouvelle puissance de sa magie qui semblait sortir de nulle part. Peut-être n'aurait-il pas du planter Dumbledore comme il l'avait fait. Mais il ne supportait plus devoir rester dans cette école, synonyme de tant de morts, une seconde de plus. Il avait besoin de temps. Et d'isolement. Et pour cela il lui fallait un lieu où aller.

Il s'assura que sa capuche était correctement en place, et se rendit jusqu'à chez Gringotts, pour retirer un peu d'argent, et ensuite aller faire des achats, et de nombreuses petites choses qui souhaitaient faire depuis longtemps, et qu'ils pouvaient à présent faire grâce à sa majorité toute fraiche de 2 semaines. Car oui, Dumbledore et l'Ordre avaient su trouver tous les Horcruxes en très peu de temps, engendrant la bataille finale dès qu'Harry eut l'âge de quitter la protection du sang. Il rentra dans la banque, ignorent les regards que les Gobelins portaient sur lui. Ils semblaient déjà savoir qui il était, et ça ne l'aurait pas étonné que ce soit le cas.

— J'aimerais retirer de l'argent dans mon coffre.

— Bien sur monsieur Potter. Puis je avoir votre baguette je vous prie.

Il lui tendit, la récupérant une seconde plus tard quand le Gobelin se fut assuré que c'était bien lui. Il soupira doucement face au tumulte des wagons, si quand il était enfant ça lui donnait l'impression d'être dans des montagnes russes, aujourd'hui c'était plus exaspérant qu'autre chose.

Quand ils s'arrêtent enfin, Harry saura du wagon heureux de retrouver le sol. Il regarda le Gobelin ouvrir son coffre, et il s'arrêta soudainement en voyant son contenu.

— C'est mon coffre ça ?

— Bien sur monsieur Potter.

— Je n'ai jamais eu autant de chose. Le tas d'or central est l'héritage de mes parents, bien qu'il fût beaucoup moins important la dernière fois, et tous les objets présents me sont inconnus.

— C'est l'héritage des Black, monsieur.

— Comment ?

Sirius lui avait légué ses biens ? Pourquoi n'était-il pas au courant ?

— Je n'ai pas été informé de ça.

— Pourtant votre signature a été requise pour faire le transfert. Nous allons regarder ça la haut si vous le souhaitez.

— Oui, j'aimerais.

Il se servit rapidement en hors, m'étant environ 5000 galions dans sa bourse sans fond. Il ne voulait pas avoir à revenir dans la journée. Le retour à la surface se fit dans une atmosphère assez tendue. Harry ne comprenait pas pourquoi il n'était pas au courant de son héritage, et le Gobelin craignait qu'il y ait une faille quelconque.

— Suivez-moi monsieur Potter, nous allons nous installer dans un bureau. Le Gobelin responsable du dossier va arriver.

— Merci.

Il ne comprenait pas. Et ça l'énervait. Il le sentait : il avait du mal à contrôler sa magie qui semblait vouloir exploser comme dans l'infirmerie. C'était presque effrayant de voir ce que sa magie pourrait faire. Mais il avait aussi hâte de pouvoir essayer ses nouveaux pouvoirs, voir ce qu'ils pouvaient faire quand il ne se retenait pas.

— Monsieur Potter, je suis Gopen, je m'occupe des comptes des Black depuis plusieurs décennies.
— Enchanté.

Il prit place dans le fauteuil face au bureau du Gobelin qui lui tendit un petit t'as de feuilles.

— Voici le testament de Sirius Black, dit-il répondant ainsi à la question muette d'Harry.

— Je n'en ai jamais eu connaissance auparavant.

— Votre signature magique a pourtant été appliquée.

— Quand ?

— Le 17 juillet, l'année passée.

— C'est impossible. J'étais dans ma famille Moldue sans le moindre contact avec le monde sorcier. Ma signature magique a été imitée ou falsifiée. Qui vous a retransmis le document signé ?
— Il nous est revenu par hibou. Une signature magique ne peut être copiée monsieur Potter. Elle peut éventuellement être transférée d'un document à un autre, mais c'est un acte de magie très compliqué. Nous allons chercher d'où vient cette faille. Je vous laisse prendre connaissance du testament de Monsieur Black, et des modifications qui y ont été apporté sous votre signature.

— Des modifications ? Génial...

Il commença à lire le document a la page que le Gobelin lui avait indiqué, découvrant tout ce que Sirius lui avait légué avec un pincement au cœur : il lui avait presque tout donné, son amour, sa présence, sa vie... Et maintenant son argent et ses biens.

"Je lègue à Harry James Potter, mon filleul, la maison square Grimmaurd à Londres, l'appartement au 50, chemin de Traverse et le château en Irlande ainsi que le terrain de 500 hectares qui lui est lié (il pensait déjà l'utiliser pour s'entraîner).

213 475 897 galions (avec la conversion en livres : 1 067 379 485 livres). Ainsi qu'environ 100 000 000 de biens physiques contenu dans les trois maisons et dans le coffre des Black. (S'ajoutait à cela, comme marque sur la feuille, la valeur de sa parcelle a Godric's Hollow, et l'argent que ses parents lui avaient légué qui était aujourd'hui de la valeur de : 152 800 35 galions.)"

Il reposa le testament devant lui, prenant conscience de tout l'argent qu'il possédait actuellement.

— D'où vient tout cet argent ? Demanda-t-il enfin.

— La famille Black a toujours été un des plus grandes familles de sang pur, Monsieur Potter. Offrant ainsi à chacun un travail des plus haut placé. Cet argent est économisé depuis des siècles, car la famille n'en avait pas besoin plus que nécessaire. Et la mort de Bellatrix et Rodolphus Lestrange, de Regulus Black, ainsi que Narcissa Malfoy, qui avait refusé la lègue de son argent à son fils et son mari, qui étaient les héritiers des Black a entrainé une possession complète de tous les biens de la famille, par Sirius Black, qui vous a tout légué. Faisant de vous un des sorciers les plus riches de Grande Bretagne.

— Mon dieu…

Il était venu sur le Chemin de Traverse pour se changer les idées, pour oublier tout ce qu'il s'était passé à Poudlard, et là, on le mettait face à une somme colossale qui pourrait lui apporter ce qu'il voulait. Entre ça, et sa magie qui semblait surpuissante il remercia intérieurement le Choixpeau de l'avoir envoyé à Gryffondor, où les peurs de certains comme quoi il aurait pu devenir le nouveau Seigneur des Ténèbres auraient été fondé. Il savait qu'il allait devoir cacher ses nouveaux pouvoirs, et son argent à tous, au risque de se faire accuser d'essayer de dominer le monde sorcier.

— Souhaitez-vous une tasse de thé Monsieur Potter ?

— Je veux bien... Murmura-t-il passablement déconcerté.

Il accepta avec plaisir la tasse que l'elfe qui apparut lui tendit.

Il pensa soudainement à Kreattur qui était Square Grimmaurd.

— Y a-t-il des elfes dans les propriétés ?

— Il y en a au Square.

— Oui je le connais...

— Dans la maison ils sont 3, et un se rend à l'appartement quand on a besoin de quelqu'un là-bas.

— Très bien.

— Monsieur Potter, quant à cette falsification, avez-vous lu les modifications qui ont été apportées sous votre nom ?

Il regarda le testament, la dernière page comme le lui indiqua le Gobelin. Il avait oublié de regarder, trop choqué par les sommes qui ne quittaient pas son esprit.

5 millions de Gallions avaient été transférés dans un autre coffre.

— A qui appartient ce coffre ?

— Au Ministère de la Magie. Avec votre signature falsifiée, et ce transfert d'argent ; c'est probablement une personne qui ministère qui est responsable. Avez-vous déjà dû faire identifier votre baguette chez eux ?

— Oui, i ans quand je suis venu pour un procès.

Sa voix avait repris de l'assurance, de la force. Encore le Ministère. Toujours le Ministère. Et cette fois, il ne comptait pas les laisser gagner, ni s'échapper aussi facilement.

— Quelque là-bas aurait-il pu avoir accès à votre sang ?

— Je me suis battu contre les Mangemorts dans le Département des Mystères, et contre Voldemort dans le hall. Il y a de grande chance que mon sang se soit retrouvé à de nombreux endroits.
— Il faut que vous ayez donne votre sang volontairement, ou en sachant que vous le donniez à quelqu'un, sur un parchemin.

Comme si son corps avait compris avant lui, sa main gauche se mît à lui démanger.

— Du sang donné avec une plume à Encre de Sang est-il utilisable ?

— Pourquoi avez-vous utilise cette plume ? Demanda-t-il extrêmement surpris qu'Harry ait pu en utiliser une, étant donné que c'était un objet de magie noire.

— On m'a forcé, mais je savais que c'était mon sang qui servait d'encre.

— Qui possède les parchemins ?

— Je préfère garder le nom pour moi. Mais comment a-t-elle pu prendre possession du parchemin qui comporte actuellement ma signature magique ?

— Le hibou a dû se rendre à la première adresse, qui est celle du Chemin de Traverse.

— Mais personne ne vit là-bas. Je ne connaissais même pas son existence. Et au Square il y a mes amis.

— Dans ce cas quelqu'un a du intercepter le courrier, et lancer un sortilège de confusion au hibou pour qu'il croit avoir délivré le courrier à vous.

— Ce qui nous ramène à elle. Il n'y a qu'elle pour faire ça.

— Nous allons nous renseigner pour savoir, mais nous avons besoin du nom.

— Oh non, ne vous dérangez pas, je pense pouvoir m'en occuper moi-même.

— Monsieur Potter...

— Cette personne et moi-même avons des petits comptes à régler. Je ne ferai rien d'illégal, je vous rassure. Je vais juste me enseigner pour savoir si c'est bien elle.

Le Gobelin de dit rien, ayant juste un léger rictus qui caractérisait son dégoût pour cette femme, dont il avait totalement compris l'identité, qui haïssait tout ce qui n'était pas de sorcier et de sang pur.

— Je vous laisse vous arranger avec elle. Concernant le reste de l'héritage, vous n'avez rien à redire ? Et concernant le transfert des 5 millions, je vais m'occuper de l'annuler dès maintenant. Laissez-moi juste refaire un nouveau document officiel, et je vous laisserai le signer.

— Très bien, merci.

Il continua à boire son thé, qui lui apportait un léger réconfort dans cette situation des plus déstabilisantes.

— Appliquez votre baguette au bas du document je vous prie. Il stipule que vous annulez votre transfert d'argent. Des que votre signature magique sera appliqué, l'argent reprendra place dans votre coffre, et s'il manque des Gallions, dès que la personne aura été identifiée, les Gallions seront prélevé sur son compte personnel, en plus d'une amende pour fraude à Gringotts.

— Très bien, je vous remercie.

Il applique sa baguette au bas du parchemin qui scintilla d'une lumière bleutée pendant quelques secondes.

— C'est bon, monsieur Potter. Avez-vous d'autres questions ?

— Non, je ne crois pas.

— Dans ce cas je vous laisse repartir. Si jamais vous avez la moindre question concernant vos comptes, vous pourrez repasser sans le moindre problème.

— Merci.

Il se leva, rabattit sa capuche sur sa tête d'un geste des plus classes, et sortit de la banque. Il se rendit au 50 du Chemin de Traverse, bien décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds par le Ministère. Pas encore. L'appartement se trouvait au-dessus de la boutique de Quidditch. Comme si c'était prévu qu'il lui revienne un jour, alors qu'il appartenait à la famille Black avant toute chose. Il n'eut même pas à jeter un sort, la porte de la rue s'ouvrit d'elle même quand il arriva : la maison le reconnaissait comme son légitime propriétaire et semblait l'inciter à faire partir son locataire indésirable. Il monta l'escalier qui l'amenait au-dessus de la boutique. Comme si l'image lui provenait d'un souvenir lointain, il sut quelle porte c'était, et il avait raison : cette dernière s'ouvrir dès qu'il posa la main sur la poignée.

— Lana, va voir pourquoi les alarmes se sont déclenchées.

— Oui, madame.

Il ne pût retenir un rire froid en reconnaissant la voix. Il avait eu raison chez Gringotts.

— Monsieur, Harry Potter, le maître est revenu.

L'elfe s'inclina aussi bas qu'elle pût.

— Lana c'est ça ?

— Oui, monsieur, maître Potter.

Elle s'inclina encore plus bas si c'était possible, honorée qu'Harry Potter ait retenu son nom.

— Relève-toi Lana. Tu sais que la personne ici n'a pas le droit du vivre ?

— Oui, maître Potter. Lana sait qu'elle ne peut pas être là, mais elle a menacé Lana du Doloris. Lana est désolée maître, elle aurait dû la faire partir, elle...

— Lana calme toi, je ne vais pas te punir.

L'elfe posa ses grands yeux larmoyants sur Harry.

— Le maître est encore plus bon qu'on ne l'avait dit. Lana est tellement fière de travailler pour lui.

— Dans ce cas tu vas pouvoir m'aider à la faire partir.

— Oh oui, monsieur Harry Potter, Lana n'aime pas madame. Elle est méchante avec Lana.

Comme si elle avait prévu d'intervenir à ce moment, la voix aiguë et nasillarde retentit.

— elfe ! Que fais-tu ? Dépêche-toi de venir me dire ce qui a déclenché les alarmes si tu ne veux pas être punie.

— Reste derrière moi Lana.

Harry entra dans l'appartement, baguette en main, l'Elfe accrochée à ses jambes pour être protégée comme son maître lui avait demandé. Il dût retenir un haut le cœur en voyant l'appartement métamorphosé en une maison qui aurait pu appartenir à Charlotte Aux Fraises.

Et il l'a vit, assise dans un fauteuil, dos à elle. L'occasion était trop tentante alors il toussota légèrement comme il l'avait tant entendu faire pendant une année entière.

— Qu'est-ce que...

— Bonjour Professeur Ombrage. Comment allez-vous ?


N'hésitez pas à me laisser des reviews ça me fait écrire beaucoup (beaucoup) plus vite croyez moi !

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Rendez-vous dimanche !

Marysol xx