Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : MarysolCx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Bonne lecture et à dimanche prochain pour le chapitre suivant !
Chapitre 2
— Po... Potter ? Mais que faite vous ici ? C'est chez moi partez !
Il ne pût retenir un rire. C'est elle qui aurait dû avoir d'écrit "Je ne dois dire de mensonges" sur sa main.
— Cet endroit m'appartient. Il appartenait aux Black, et mon parrain me l'a légué.
— Votre parrain était un criminel donc ses biens reviennent au Ministère !
— Ils reviennent à Gringotts, qui n'ont justement pas aimé votre petite fraude de signature magique.
— Je… Je ne vois pas de quoi vous voulez parler !
Sa voix partie dans les aigus, lui rappelant quand elle s'était retrouvée face aux centaures. Et il était presque sûr que c'était encore un point sensible chez elle.
— La petite leçon que les centaures vont ont donnée n'a pas suffi ? Faut-il que je vous fasse transplaner dans le lacs ou il y a les Sirènes ? Je les ai rencontrées il y a quelques années, elles sont très peu commodes.
— Allez-vous en Potter !
Elle tremblait, sa voix semblait de plus en plus hystérique : il avait touché un point sensible.
— Non professeur, je ne m'en irai pas. Cet endroit m'appartient. Alors maintenant vous aller partir avec toutes vos affaires, si vous ne voulez pas que je les fasse disparaître, et remettre l'endroit dans le même état que quand vous l'avez trouvé. Maintenant.
Il sentait sa magie fourmiller dans le bout de ses doigts. Il était assez calme pour réussir à la contrôler, mais suffisamment en colère pour détruire tout l'appartement (et Ombrage avec) s'il le souhaitait.
— Professeur, je vous conseille de partir avec vos affaires avant que je les fasse disparaître de moi-même.
— Vous n'en êtes pas capable de toute façon ! Siffla-t-elle, ses doigts se crispant sur sa baguette.
— On pari ?
Il n'eut ni besoin de sa baguette, ni de prononcer de formule, juste un geste de la main suffit et il fit disparaître deux fauteuils et un canapé -rose évidemment-, les envoyant il ne savait trop où, mais il s'en fichait.
— Faut-il que je continue ? Ou vous foutez le camp de chez moi de votre plein grès ?
— Très bien, monsieur Potter, cracha-t-elle. Je m'en vais. Mais ne pensez pas qu'on va en rester là. Elfe ! Transporte mes affaires chez moi.
— Non. Lana n'est pas votre elfe, répondit froidement Harry. Je vous laisse 10 minutes pour tout faire partir, avant que je ne m'en occupe moi-même.
Il alla s'appuyer contre un mur du salon, s'amusant de la voir courir partout, apparaître et disparaître. Elle trouvait malgré tout le temps de lui jeter des regards haineux, mais pas trop, de peur de voir ses affaires disparaître une nouvelle fois.
— Dis-moi, Lana, l'appartement était meublé avant ?
— Oui, monsieur Harry Potter. Lana a tout mis en sécurité dans le grand manoir. Lana doit-elle tout ramener ici ?
— Non, pas pour le moment en tout cas. Mais je voudrais bien que tu m'emmène la bas, une fois que le crapaud rose bonbon sera partit d'ici.
Il capta chez l'elfe un léger mouvement d'épaules, comme si elle se retenait de rire. Il faudrait qu'il parle avec elle, qu'elle comprenne qu'elle n'avait pas à retenir ses émotions face à lui.
— Il vous reste une minute, lança-t-il a Ombrage qui était toute rouge, décoiffée, et haletante.
— Vous le payerez Potter, grinça-t-elle en disparaissant.
— Elle a fini monsieur. Lana ne sent plus sa signature magique dans la maison.
— Merci Lana, tu me montres comment c'est ici ?
— Oui, monsieur, bien sûr.
Il découvrit alors l'appartement, dénué de rose bonbon, de chat, et de toutes les autres choses dans le même style, qui comportait un salon grand et lumineux, trois pièces qui correspondaient à deux chambres, et un bureau/bibliothèque d'après les dires de Lana, et une salle de bain très moderne. S'il n'avait pas eu sa magie à apprendre à contrôler et maitriser, il se serait installé ici jusqu'à la fin de l'été. Quoiqu'il avait apparemment aussi un logement à Pré-Au-Lard.
— Lana, tu peux me montrer le manoir et l'ancien mobilier d'ici ?
— Oui maitre Potter.
Elle tendit sa petite main qu'Harry attrapa, et ils transplanèrent ensemble vers la demeure en Irlande. Il lui fallut quelques secondes pour se remettre du voyage, comme il n'avait pas l'habitude de transplaner sur d'aussi longue distance, étant donné qu'il avait expérimenté seul pour la première fois le matin même.
— Je reviens dans un instant, maitre Harry Potter.
L'elfe disparut en un pop sonore, et il prit le temps de regarder autour de lui. Il était arrivé dans ce qui semblait être le hall d'entrée, et quel hall ! Il devait être plus grand que toute la maison au 4, Privet Drive. C'était tellement immense… Il ne se voyait vraiment pas vivre là au quotidien. Il se demandait même s'il n'allait pas emménager sur le Chemin de Traverse, ou à Pré-Au-Lard directement, si l'endroit lui plaisait, et il viendrait s'entrainer ici la journée. Il fut coupé dans ses réflexions par 3 elfes qui apparurent devant lui.
— Monsieur Harry Potter, Lana vous présente Thomy, et Danae.
— Enchanté. Donc vous êtes tous les deux mes elfes aussi c'est ça ?
— Oui, monsieur ! Répondirent les deux nouveaux venus en chœur.
— Nous nous sommes occupés du manoir et de la maison à Pré-Au-Lard depuis que les Black sont partit. Vous pouvez dès maintenant utiliser les deux sans problèmes, nous avons tout prévu.
— C'est génial, merci. Pour l'instant je vais être ici la journée, la nuit j'irai peut-être sur le Chemin de Traverse ou à Pré-Au-Lard, mais je verrai. Déjà, je veux bien que vous me montriez le mobilier que Lana avait mis à l'abri ici, que je vois à quoi il ressemble. Et je veux bien que vous me fassiez visiter la maison aussi.
— Nous sommes très contents que tout cela vous convienne, monsieur Harry Potter. Venez avec nous, nous allons vous montrer.
Ils l'emmenèrent vers une des quatre portes qu'il voyait au rez-de-chaussée. Il y avait donc à cet étage, résuma-t-il pour lui-même après que les elfes lui aient montré, un immense salon dans des tons chauds et confortables, meublé de plusieurs fauteuils et canapé, d'une cheminée où ronronnait un doux feu, et de quelques tables. Il avait l'impression d'être dans la salle commune de Gryffondor, c'était très troublant. Mais si Sirius avait vécu ici, ça n'avait rien d'étonnant. Il y avait aussi une cuisine communiquant avec une salle à manger toutes deux très agréables dans la gestion des couleurs, la décoration, et le mobilier, qui donnait l'impression cette fois ci d'être dans un château ayant appartenu à un prince, qui donnait de grands repas avec toute sa cour (on pouvait, à vue d'œil, y faire tenir 100 personnes). La 4ème pièce, Harry pensait qu'elle contiendrait un escalier, comme il n'y en avait pas dans le hall, pour accéder à l'étage, qui existant forcément vu qu'il n'y avait ni chambres ni salles de bains à cet étage. Mais non, c'était un garde mangé adjacent à la cuisine.
— Comment fait-on pour monter à l'étage ? Demanda-t-il alors aux elfes.
— Il faut transplaner monsieur Harry Potter. Seules les personnes que le maitre autorise peuvent transplaner ici. Ainsi, si des intrus arrivent à arriver jusqu'à l'intérieur de la maison, ils ne pourront pas immédiatement monter dans les chambres, et vous aurez plus de temps pour vous enfuir ou vous préparer à les combattre.
Il se doutait que ce n'était pas Sirius qui avait pensé à ce stratagème, mais il était extrêmement intelligent en soit.
— Si le maitre veut bien prendre la main de Lana pour aller à l'étage.
Il s'empara à nouveau de la petite main, et atterrie l'instant d'après dans grand couloir, relativement large, qui lui par contre possédait un escalier pour monter au 2ème étage, qui donnait accès à 11 portes. Rien que ça…
— I cet étage, 6 chambres, chacune avec une salle de bain personnelle, 2 bureaux, une bibliothèque, une salle d'entrainement équipée en armes blanches et mannequins magiques et tout ce qui peut servir pour s'entrainer, qui est indestructible même aux explosions de magie les plus puissantes vu que la maison absorbe la magie pour la réutiliser après. Et la dernière porte, celle qui est double et vitrée, mène à la terrasse.
— Et quelle est la plus grande chambre ?
— Oh le maitre n'est ici, c'est uniquement pour ses invités et amis. Si le maitre veut bien monter à l'étage avec nous.
Il suivit les elfes dans les escaliers, et eut le sentiment de passer à travers un léger rideau brumeux une fois arrivé en haut.
— Cet étage, est uniquement pour le maitre et sa compagne. Il y a une très grande chambre, une salle de bain, un salon, et un bureau. Personne ne peut y pénétrer, à par le maitre, ceux qu'il autorise, et nous, elfes, sauf si le maitre ne veuillent plus qu'on vienne ici.
— Non, il n'y a pas de problèmes, vous pouvez continuer à venir ici. Mais où sont les meubles du Chemin de Traverse ? Se souvint-il soudainement.
Lana lui tendit pour la 3ème fois sa petite main, dont il s'empara avec un sourire.
— Voici le grenier, monsieur Harry Potter, expliqua-t-elle quand ses pieds furent à nouveau au sol. Si on ne sait pas qu'il existe, on ne peut pas s'y rendre, si on ne l'a pas déjà vu en vrai non plus, un souvenir ne suffit pas, c'est comme pour le premier étage. Il permet de rester à l'abri pour transplaner ailleurs en cas de besoin.
C'est une véritable forteresse, pensa Harry, qui n'en revenait pas de cet endroit.
— Venez, Thomy va vous montrer le mobilier.
Il l'emmena dans un coin du grenier, qui n'en était pas vraiment vu la lumière et la propreté qui s'en dégageait. Là, il était sûr que c'était Sirius qui avait acheté les meubles : c'était exactement ce qu'il aimait, et les tons rouges et ors de sa maison.
— Ils sont très bien, je vous laisse tout remettre en place dans l'appartement. Je repasserai quand tout sera installé, pour apporter des petites modifications et ajouter ou enlever des choses moi-même.
Après une courbette et un pop sonore, Thomy et Lana avait disparu.
— Danae va vous montrer le parc, si le maitre le veut bien sûr.
— Avec plaisir. Il transplana dans le hall, seul endroit où il avait vu une porte sur l'extérieur. Il sortit alors par l'immense porte d'entrée qui s'ouvrit dès qu'il s'approcha. Cette maison est vraiment incroyable, pensa-t-il. Il découvrit alors l'extérieur de la maison, qui lui coupa le souffle. Une immense plaine à perte de vue.
— Maitre Potter, Danae va vous montrer l'arrière de la maison, il pense que quelque chose devrait vous plaire.
Il suivit l'elfe jusqu'à l'arrière de la maison, où le terrain s'étendait encore plus. Et au loin…
— Danae, c'est bien un terrain de Quidditch que je vois ?
Il avait soudainement l'impression que quelque chose venait de renaitre en lui. Il n'était pas monté sur un balai depuis des semaines, et dieu que ça lui manquait.
— Oui, maitre. Et le local avec les balais est juste ici.
Il lui montra une petite cabane en bois, collée à la maison. Il s'en approcha, courant presque, en rentra dedans. Il en aurait presque pleuré de joie. Il y avait contre les murs, 7 Nimbus 2001, deux boites de balles, de nombreux produits d'entretien, plusieurs tenues, des Multipliettes et plein d'autres choses encore.
— Danae va être rapide pour que le maitre puisse aller voler. Toute la propriété possède de nombreux sortilèges pour repousser les Moldus, mais également les sorciers. Personne ne peut voir s'être endroit sans le connaitre, et personne ne peut y entrer sans y avoir été invité.
— C'est aussi sécurisé que Poudlard en fait ?
— Oui, monsieur, c'est ça. La seule différence c'est que Poudlard a Dumbledore. Maintenant Danae va laisser le maitre s'entrainer, si jamais il a besoin de quoique ce soit, Danae viendra tout de suite.
— Merci.
Il n'entendit même pas le pop de départ de l'elfe. Il aurait préféré voler sur son Eclair de Feu, mais il était actuellement au Terrier, et il se voyait mal y retourner pour l'instant. Comme toutes ses affaires d'ailleurs. Il serait peut-être plus judicieux d'aller faire des emplettes, et ensuite de revenir jouer. Il poussa un long soupir et transplana dans sa chambre, pour se rendre dans la salle de bain. Il prit une douche rapide, qui lui fit le plus grand bien après tout ce qu'il s'était passé pour l'instant, il se lava les dents, heureux d'avoir une haleine fraiche, n'essaya même pas de se coiffer, et nettoya ses vêtements d'un léger coup de baguette. De toute façon ça n'était que pour quelques heures.
— Danae.
— Oui, maitre ?
— Je pars sur le Chemin de Traverse faire quelques achats. Tu sais si Lana et Thomy ont fini ?
— Un instant Monsieur Harry Potter.
Il disparut pour réapparaitre une seconde plus tard.
— Ils sont en train de finir, maitre.
— Parfait, je passerai voir ça quand j'aurai fini alors. Merci.
Il s'inclina et disparut à nouveau. L'instant d'après, c'était Harry qui disparaissait. Il commença par Madame Guipure.
— Bonjour, jeune homme. Que puis-je pour vous ?
— Bonjour Madame. Je vous dirai de prendre de quoi noter, j'ai besoin de beaucoup de choses.
Elle s'empara d'un petit carnet et d'un plume qui commença à notre d'elle-même dès qu'il eut commencé à parler.
— Il me faudrait des robes pour Poudlard, 5 pantalons, 10 chemises, une paire de bottines en peau de dragon, 15 boxers, 3 capes : une pour l'été, une pour la mi-saison, et une dernière doublée avec de la fourrure pour l'hiver, 10 t-shirts.
Il réfléchissait au fur et à mesure, prenant son temps pour continuer sa liste. De toute façon il était le seul client, et vu tout ce qu'il lui demandait déjà, elle n'allait pas lui dire de se dépêcher.
— Egalement 20 paires de chaussettes, 5 robes de sorciers, 5 pulls, une paire de gants en peau de dragon, et 5 pyjamas en soie. Et vous ne vendez pas de vêtements Moldus je suppose ?
— Non en effet, mais j'aurai tout le reste. Pour les couleurs ?
— Que me proposez-vous ?
— Par rapport à vos yeux et vos cheveux je dirai vert, noir, blanc, un peu de bleu et de rouge éventuellement, mais moins.
— Je vous fais confiance. Juste, les sous-vêtements, uniquement noir.
— Et pour Poudlard ? Serpentard ?
— Non, Gryffondor.
— Ah ? C'est marrant, vous ne dégagez pas une aura de Gryffondor.
— Je sais, on m'a souvent dit que j'aurais eu ma place à Serpentard.
Elle fit venir à elle, de l'arrière-boutique, des pièces, qui, il se doutait, allait devoir essayer.
— Si vous voulez bien monter sur le tabouret, que je prenne les mesures. Gardez uniquement votre pantalon et votre haut.
Il exécuta, posant ses affaires sur une chaise qui s'approcha de lui. Elle le fit alors changer de vêtements quelques fois d'un coup de baguette, murmurant des chiffres que la plume marquait toujours sur le petit carnet. Après 20 minutes, elle lui permit enfin de redescendre et de se rhabiller.
— Les capes, noires je suppose ?
— En effet.
— Vous avez une préférence pour la fourrure ?
— La meilleure qualité qu'il soit. Et je n'ai pas pensé à vous dire, mais je veux le meilleur pour chaque pièce.
— Ce sera le cas, monsieur.
Elle disparut quelques minutes dans l'arrière-boutique, laissant à Harry le temps d'observer la boutique. Il devrait aller dans le monde Moldu après. Il était peut être sorcier, mais les robes, quand on voulait trainer chez soi, ce n'était pas le plus confortable. Et il ne serait pas toujours dans le monde Sorcier.
— Monsieur, votre commande sera prête dans une heure. Souhaitez-vous repassez à ce moment, ou plus tard dans la semaine ?
— J'ai encore des achats à faire, je devrais être de retour dans une ou deux heures, ça vous laissera le temps de bien faire les choses et de ne pas vous presser.
— Merci monsieur. Puis-je prendre un nom ? Ainsi qu'un acompte si vous avez l'argent sur vous ?
— Bien sûr.
Il se rapprocha du comptoir où elle faisait les comptes.
— Parfait. 50% c'est possible ?
— Combien ?
— 655 galions.
Il sortit sa bourse et d'un geste de la main fit atterrir sur le comptoir la somme demandée.
— Je vous verserai les 50% restant en revenant chercher tout.
— Merci. Puis-je avoir un nom ?
— Potter.
Ses yeux s'écarquillèrent, lui donnant l'impression d'être face à ceux d'un de ses elfes pendants quelques instants.
— Oui... Bien sûr, monsieur Potter. Pardonnez-moi, je ne vous avais pas reconnu.
— Ça ne fait rien.
Elle resta quelques instants à le regarder, comme choquée de le voir ici.
— Madame Guipure, c'est bon ?
— Oui, pardon, monsieur Potter. Je vous laisse repasser pour tout récupérer.
— Merci. A tout à l'heure.
Il sortit prestement de la boutique, ne souhaitant pas sentir son regard plus longtemps sur lui. Il se rendit ensuite dans l'Allée des Embrumes. Pour ce qu'il souhaitait faire, il n'y avait que la bas ou aller. Merci Bill qui lui avait dit d'où venait son piercing à l'oreille, et qui lui avait innocemment glissé que s'il voulait un tatouage il pourrait s'en faire un dans la même boutique.
— Jeune homme, que puis-je pour vous ?
Un homme d'une cinquantaine d'années arriva près de lui dès qu'il entra dans la boutique. Il avait le corps couvert de tatouages, certaines immobiles, d'autres qui bougeaient légèrement, et plusieurs piercings au visage.
— Je voudrai un piercing a l'oreille, mais je ne sais pas encore quoi, et un tatouage.
— Tu as bien 17 ans rassure moi ? Pardon je te tutoie, mais je préfère.
— Pas de soucis. Et oui j'ai bien 17 ans, même si ça ne fait que 2 semaines.
— Ok nickel. Assis toi, on va regarder ensemble ce qui pourrait te convenir. Tu es encore à l'école ? Poudlard ?
— Oui, dernière année.
— Serpentard ?
Il mît quelques secondes à répondre. C'était la deuxième personne qui lui demandait en même pas 1h.
— Gryffondor. Mais vous n'êtes pas le premier à vous tromper.
— Je sens pourtant une affinité avec les serpents chez toi, c'est bizarre.
— Je suis Fourchelang.
— C'est rare, très rare. Tu aurais eu...
— Ta place à Serpentard. Je sais. Le Choipeau me l'a déjà dit. Mais ce n'est pas la question.
— Mais un serpent en tatouage, si tu es d'accord, tirait bien marge tout, surtout avec tes yeux.
— Oui je suis d'accord.
— Je sens ta puissance magique, ça devrait pouvoir le rendre animé, bien plus que les miens, et il devrait pouvoir développer une conscience et ainsi te parler.
— Parfait, je veux ça.
— Pour les piercings…
Il fit apparaitre devant lui d'un coup de baguette plusieurs modèles.
— Tu as des anneaux, des crochets de serpents, des boules, des pics, et plein de noms compliqués que je vais t'épargner. Juste, pour le tatouage, tu préfères attendre pour le faire ou…
— Maintenant si vous pouvez. Ca fait trop longtemps que je le veux, et je n'aurais jamais eu l'aval de mes tuteurs qui sont des Moldus, avant ça.
— Je te laisse regarder les piercings pendant que je dessine un essai, tu me diras ce que tu en penses et on fera des modifications ensemble.
— Merci.
Il observa les différents piercings devant lui, finissant par jeter son dévolu sur un crochet de serpent. Il était arrivé avec cette idée en tête, encore une fois à cause de Bill, et à présent elle était encore plus forte, car il n'y aurait pas mieux pour aller avec son futur tatouage.
— Celui-là.
— J'en étais sûr. Je vais te le poser d'abord, ça me permettra de voir une fois le tatouage fait si ça a bien cicatrisé… Tu ne connais pas les méthodes sorciers n'est-ce pas ? Demanda-t-il en voyant son air d'incompréhension. C'est ma faute, j'aurais dû commencer par là. Alors, pour les piercings sorciers, comme pour ceux moldus il faut bien évidemment percer la peau, mais la cicatrisation prend une heure, et le perçage est indolore. Pour les tatouages, on les applique avec une encre particulière, qui est légèrement douloureuse, mais c'est totalement supportable. Il faut après ne pas s'exposer au soleil pendant une semaine le temps que ça cicatrise correctement, et après ça ne bouge plus. Et pour le soleil, vu la période, tu peux aussi appliquer un sort de protection, et comme ça tu seras tranquille. Des questions ?
— Non, c'est parfait.
— Nickel alors. Voilà ce que donne le serpent pour l'instant, ça te va ? Sachant qu'il pourra bouger, donc c'est uniquement pour l'allure du serpent.
Il lui tendit un dessin qu'il observa. Le serpent était très neutre, mais il était extrêmement réaliste. Il aurait pu lui parler Fourchelang dans l'instant sans soucis. Mais il n'était pas exactement comme il le visualisait. Comme si c'était naturel, il posa sa baguette sur le dessin, qui se modifiait en ce qu'il imaginait.
— Je ne savais pas qu'on pouvait faire ça, dit-il en admirant le dessin.
— Je ne savais pas non plus. Je redécouvre en quelque sorte mes pouvoirs, j'apprends à faire des choses que je pensais impossible, dont ça.
— Bah c'est pratique en tout cas, comme ça tu es sûr que c'est ce que tu voulais. Maintenant, viens derrière, on va s'occuper de ça.
Il sortit 3h plus tard, son serpent qui était actuellement autour de son poignet, s'entourant deux fois autour, et son crochet de serpent à l'oreille. Il commençait enfin à se sentir lui-même. Il se dépêcha de retourner chez Madame Guipure récupérer ses affaires. Elle l'accueilli avec un immense sourire, quand elle raconterait ça à ses amis devant un thé, elle serait admirée par toutes (« Harry Potter est venu refaire toute sa garde-robe chez moi vous imaginez ! »).
Sans un mot il s'approcha du comptoir où il fit le même mouvement pour y déposer les Galions. Elle lui tendit alors une petite boite, qui tenait dans une main.
— Tous vos vêtements ont été réduits à l'intérieur, dans des sacs séparés pour chaque type de pièce, expliqua-t-elle. Bien sûr, s'il y a le moindre problème, n'hésitez surtout pas à repasser me voir, je me ferai un plaisir de vous aider.
— Très bien, merci madame.
Il sortit de la boutique aussi vite qu'il le put, après avoir enduré 10 minutes à l'entendre lui demander s'il souhaitait aller diner chez elle car « ma petite fille est extrêmement belle et gentille et elle se fera un plaisir de s'occuper de vous comme il se doit ». Il soupira en se rendant compte que toutes les jeunes filles allaient lui faire la cour à présent. Il n'oubliait pas le baiser de Ginny lors de la bataille finale, et il souhaitait mettre les choses au point avec elle, mais pas pour l'instant, il avait besoin de temps pour lui. Il n'avait jamais eu un seul instant sans devoir se préoccuper de quelqu'un ou quelque chose. Entre Quirrell, la Chambre des Secrets, Pettigrow, la Coupe de Feu, le retour de Voldemort, la tentative de meurtre de Snape envers Dumbledore, les Horcruxes, et la mort de Voldemort. Pour la première fois en 17 ans, il pouvait enfin ne penser qu'à lui, et il comptait bien en profiter au maximum pendant les deux semaines qu'il lui restait.
J'accepte avec grand plaisir les reviews, même si (et surtout) si c'est pour me dire ce qu'il ne va pas. Même une phrase ou deux, ça fait toujours très plaisir
On se revoit dimanche avec le chapitre suivant !
Marysol xx
