Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Bonne lecture et à dimanche prochain pour le chapitre suivant !
Chapitre 5
— Concentrez-vous Potter !
Il s'effondra au sol, terrassé par la puissance que sa magie imposait en lui.
— J'en peux plus… C'est trop dur…
— Cela fait 3 jours que nous travaillons, et je ne vois aucune amélioration. Le Directeur ne vous laissera pas retourner à Poudlard si vous continuez comme ça.
— Il n'y a que vous pour me mettre en colère comme ça, sinon je maitrise parfaitement !
— Faite croire ça à d'autres, Potter. Dans l'infirmerie je n'étais pas là. Quand vous avez lu la Gazette non plus.
Il se prit la tête dans les mains. Pourquoi avait-il forcément raison…
— J'aurai qu'à éviter le stress à Poudlard et ça ira tout seul. Si vous ne me prenez pas la tête pendant les cours de potion comme vous savez si bien le faire, je n'aurai aucun souci.
Le petit rire de Snape l'énerva au plus haut point et il senti de nouveau sa magie dans ses mains, qui tentait de s'échapper. Il eut soudainement l'idée stupide de faire peur à Snape, pour qu'il comprenne de quoi il était capable. Il se releva en une fraction de seconde et en un geste de la main il avait plaqué le corps de Snape contre le mur.
— Relâchez-moi, Potter.
— Vous n'êtes pas en position pour me demander quoique ce soit. Ma magie j'ai eu du mal à la contrôler parce que c'était tout nouveau pour moi. Voyez, maintenant, au lieu de la faire exploser comme il y quelques jours, je l'utilise contre vous. Vos cours ne sont peut-être pas si inutiles que ça finalement. Alors maintenant, on va changer les règles à ma façon. Je refuse un quelconque soutien en potions. Vous me prendrez dans votre classe comme n'importe quel élève. Les cours, je ne nie pas en voir besoin, mais me fatiguer en me faisant travailler autant par jour ça ne fonctionne pas, alors on va supprimer les cours du matin. Vous pouvez continuer à vivre ici, mais je ne veux pas que vous me dérangiez. Et si vous avez la moindre objection à faire…
Il rapprocha deux de ses doigts et Snape sentit soudainement son souffle se couper. Ce ne dut que lorsqu'il manqua de s'évanouir, qu'Harry consentit à le relâcher, ce qui le fit s'effondrer au sol.
— Et n'essayez même pas d'en parler à Dumbledore, il sera de mon côté comme il l'a dit lui-même : il n'a plus aucune chance face à moi.
Il transplana dans sa chambre, sa magie totalement contrôlée. Snape ne s'en était pas rendu compte, mais il la maitrisait parfaitement à présent, il lui manquait juste la technique pour le faire. S'il avait supporté les cours pendant trois jours, c'était uniquement dans l'attende de cet instant, où il pourrait faire taire Snape pour de bon.
Il se rendit dans sa salle de bain où il se débarrassa de ses vêtements sales et prit une douche rapide. Il était déjà 16h, et il voulait aller chez les Weasley, chose qu'il n'avait pas encore pu faire à cause de Snape, et revoir Ethan.
Pour la première fois de sa vie il ne tenta pas vainement de se coiffer, vu que ses cheveux tenaient parfaitement en place à présent. Une fois prêt, il transplana sans attendre au Terrier, ou il remarqua, au loin dans le pré voisin, plusieurs balais voler. Il sourit et transplana à nouveau pour s'en rapprocha. Il allait se montrer quand il entendu son prénom.
— Fred repose le ! C'est celui d'Harry, on n'a pas le droit de l'utiliser sans autorisation !
Il rigola silencieusement en attendant Hermione se battre vainement contre les jumeaux.
— Mais il n'en saura rien ! Sauf si tu lui dis, bien sûr, ce qui ne sera pas le cas. Et on va faire attention, je te promets. Et rien ne peut venir à bout d'un Eclair de Feu de toute façon.
— Ce n'est pas une raison ! Si encore il était d'accord mais…
— Il est d'accord, lança Harry d'une voix forte en sortant de sa « cachette ».
— Harry !
Il vit Hermione courir vers lui et le serrer avec force dans ses bras.
— Tu as changé dis donc ! Mais ça te va très bien, dit-elle avec un sourire. Comment vas-tu ? Et qu'est-ce qu'il 'est passé à l'infirmerie ? Dumbledore n'a rien voulu nous dire !
Il allait répondre mais il vit Ron descendre en piqué vers lui et se précipiter dans les bras de son meilleur ami.
— Ca fait du bien de te revoir !
Les jumeaux furent les suivants, son Eclair de Feu à la main, qui lui tendirent avec une moue désolée.
— Gardez-le pour l'instant, j'ai une idée. Mais je crois qu'on va commencer par rentrer, j'ai plein de choses à vous raconter.
Ils partirent ensemble vers la maison.
— Vous avez déjà fini de jouer ? Je ne pensais pas que vous sauriez…
— On a une surprise maman, la coupa George.
Ils s'écartèrent, dévoilant un Harry qui avait un immense sourire, heureux de retrouver celle qu'il avait toujours considéré comme une mère.
— Oh Harry mon chéri !
Elle se précipita vers lui pour le serrer dans ses bras.
— Comment vas-tu ? On s'est fait du souci pour toi ! Tu n'as quand même pas dû retourner chez ces moldus de malheur rassure-moi ?
— Non, non Madame Weasley, je vis dans une des maisons des Black maintenant, et je vais très bien.
Elle le regarda pendant plusieurs minutes sous toutes les coutures pour s'assurer qu'il allait bien, et quand enfin elle conclue que c'était le cas, elle le fit s'asseoir à la table, en lui demandant ce qu'il voulait manger.
— Ne vous inquiétez pas pour moi, Madame Weasley, j'ai mangé ce midi, et je n'ai pas faim.
— Tu es sûr Harry ?
— Harry ? J'ai entendu Harry ?
Une tornade rousse descendit l'escalier, pour aller se jeter dans les bras d'Harry, qui s'était levé pour voir qui l'appelait.
— Salut Ginny, dit-il en essayant de la repousser délicatement.
— Tu m'as tellement manquée !
Elle s'accrocha à lui avec encore plus de force, et il du lancer un regard suppliant à Ron pour qu'il vienne le sauver.
— Hé, Ginny, laisse-le un peu respirer.
Elle finit par relâcher un peu sa prise sur lui, mais sans le laisser complètement.
— Dis, Harry, tu ne voulais pas nous parler de quelque chose ?
— Si, désolé Ginny, mais ça ne concerne que Ron et Hermione.
Elle lança un regard noir à son grand frère, mais lâcha enfin Harry, qui soupira de soulagement, chose qu'elle du entendre, parce qu'elle partit comme une furie dans sa chambre.
— Fred, George, faudra que je vous parle aussi d'un truc. Je viendrai vous chercher. Vous pouvez utiliser mon balai en attendant si vous voulez. Et, attendez une seconde…
Il transplana dans le local à balais, prit un Nimbus 2001, et réapparu chez les Weasley.
— Comme ça, ça sera un peu plus équitable.
— Wahou ! Mais d'où tu le sors Harry ? Demanda Fred en s'extasiant devant.
— Je vous expliquerai après, répondit-il tout simplement avec un clin d'œil. Venez tous les deux, on va aller là-haut on sera tranquille pour parler.
Ils montèrent tous les trois dans la chambre de Ron, qui n'avait pas changé depuis la dernière fois où il était venu, sauf qu'un lit s'était rajouté aux deux autres –le sien et celui de Ron. Harry fit apparaitre trois gros poufs d'un geste de la main, sous le regard ébahis de ses amis.
— Je vais vous expliquer, mais on va commencer par là où on s'est quitté. D'ailleurs je suis désolée pour les blessures à l'infirmerie…
— Ne t'inquiète pas pour ça, Harry, dit Hermione avec un sourire. Ce n'était quasiment rien.
Il lui fit un petit sourire avant de se lancer dans son récit.
— Après que vous soyez partit, sans comprendre comment j'ai fait, j'ai transplané sur le Chemin de Traverse, et je suis allé retirer de l'argent chez Gringotts, où j'ai pris connaissance du testament de Sirius, et où ils m'ont appris qu'Ombrage avait essayé de me voler de l'argent, et qu'elle utilisait mon appartement sur le Chemin.
— Quoi ? S'exclama Hermione, outrée. Mais comment a-t-elle pu ?
— Falsification de documents officiels. Donc je suis allé la voir, et je l'ai foutu dehors sans cérémonie, elle avait bien trop peur de moi et de ma magie.
Il ne put retenir un rictus en se souvenant de la tête qu'elle faisait.
— Ensuite je suis parti au manoir des Black, où les elfes de maison m'ont fait découvrir l'endroit. Je vous y emmènerai après, vous allez voir c'est immense !
— Les elfes ? Répéta Ron. Tu en as plusieurs ?
— Trois : Lana, Tommy, et Danae. Ils sont très gentils. Je vous les présenterai quand vous irez là-bas. Donc, une fois après avoir tout vu, je suis parti sur le Chemin de Traverse, où je me suis fait plaisir, et où j'ai dépensé pour la première fois comme j'en avais envie. Comme vous avez pu le voir j'ai changé ma coupe de cheveux, et je me suis fait un piercing, parce que j'en avais vraiment envie, et aussi pour arrêter de coller à l'image d'Harry Potter que tout le monde connaissait de moi.
Il ne leurs parla pas du tatouage, préférant le garder pour lui.
— Je te comprends ! S'exclama Hermione. Moi aussi, à ta place, j'aurais eu besoin de changer après tout ça. Et si ça te fait du bien et ça t'aide, on est ravis pour toi.
— Merci Mione, sourit Harry. Et après, je suis allé voir Dumbledore, qui m'a expliqué ce qu'il s'était passé pour que ma magie soit aussi puissante. Je vous épargne les détails, c'est assez complexe, et je ne me souviens pas de tout, étant donné que je me suis évanouie peu de temps après comme Snape est arrivé, que je me suis énervé contre lui, et que contenir ma magie m'a énormément fatigué…
— Snape ? Dit Ron d'un air dégoûté. Qu'est-ce que le bâtard graisseux vient faire dans l'histoire ?
Harry soupira doucement. Ça n'allait pas être aisé de faire comprendre à ses amis qu'il devait prendre des cours avec le professeur des potions, et qu'il vivait de surcroît chez lui.
— Ma magie est devenue, d'un coup, très puissante, donc j'ai eu du mal à la contrôler. Quand je suis énervé, fatigué, ou triste, je peux ne pas réussir à la contenir, et elle explose, détruisant ce qu'il y a autour de moi, comme à l'infirmerie où les vitres avaient explosé. Il est le plus apte pour m'apprendre à la contrôler, donc je suis obligée de travailler avec lui jusqu'à la fin des vacances. D'un geste rapide de la main il apposa un sortilège de silence, pour pouvoir continuer sans que Ron l'en empêche.
— Mais ça fait déjà plusieurs jours qu'on travaille, et je maitrise quasiment totalement maintenant, donc je ne le vois pour les cours que 3h par jour, jusqu'à la rentré. Sinon, je croise les doigts pour ne pas le croiser, comme il est obligé de vivre chez moi.
Ron continuait de s'égosiller au vu de ses lèvres et de son teint qui était rouge vif, mais aucun son ne sortait de sa bouche.
— Désolé Ron, mais je veux pouvoir finir. Oui il vit chez moi. Il n'est pas insupportable, il est aimable et respectueux. La plupart du temps il est dans sa chambre ou dans la bibliothèque, et ne me dérange pas. Je n'ai pas à me plaindre de sa présence, donc je te serais grès que tu ne l'insultes pas, étant donné qu'il a fait des efforts —aussi infimes soient-ils— pour voir en moi Harry, et non pas le fils de James Potter qui lui a toujours causé des ennuis. Donc, si vous venez chez moi, j'attends de vous, et surtout de toi Ron, que vous vous montriez aimable avec lui, parce que je tiens à ce que ma dernière semaine de vacances se fassent sans lui sur le dos pour venger de ce que vous auriez pu faire. Et maintenant, Ron, si je te libère, j'en pris, ne me brise pas les tympans.
Il libéra son ami, en espérant qu'il ne serait pas trop énervé, aussi bien par ce qu'il venait de lui apprendre, que par son sortilège. A la plus grande surprise d'Harry, il reste longtemps dans le silence, avant de prendre la parole, d'un ton très calme.
— Je ne ferai pas de remarques si je le croise. Mais s'il dit la moindre chose sur l'un d'entre nous, je ne me ferai un plaisir de lui faire ravaler ses paroles !
Ainsi Ron aurait muri ? Pensa Harry. Il était temps…
— Je suis d'accord avec Ron, dit Hermione. S'il jamais il nous fait la moindre remarque, on ne laissera pas passer.
Harry ne put s'empêcher de leurs faire un magnifique sourire. Il retrouvait enfin ses amis : loyaux, compréhensifs, et prêts à tout pour le protéger, même quand il était supérieur à quiconque pourrait le menacer.
— Merci, ça fait du bien d'avoir des gens sur qui compter. Et maintenant, je vais vous montrer l'endroit, et quelque chose en particulier là-bas. Juste le temps d'aller chercher Fred et George, et je reviens.
Il transplana au milieu de la plaine, ou les jumeaux volaient sur ses deux balais.
— Harry !
Ils atterrirent à ses côtés avec un immense sourire.
— C'est incroyable de voler sur des balais pareils ! Mais comment ça se fait que tu aies un Nimbus 2001 ?
— J'en ai pas qu'un, répondit-il avec un clin d'œil. Prenez ma main, on va transplaner.
Il les fit réapparaitre au milieu de la chambre de Ron.
— Vous savez transplaner tous les deux n'est-ce pas ? Demanda-t-il à Ron et Hermione qui acquiescèrent immédiatement. Mettez-vous en cercle, et je vais nous faire transplaner au manoir. Juste, gardez les yeux fermés jusqu'à ce que je vous le dise.
Il les fit transplaner dans le parc, au milieu du terrain de Quidditch.
— Gardez les yeux fermés, je reviens.
Il transplana à nouveau, mais dans le local à balais, où il en prit 3 autres : un pour les jumeaux, un pour Ron, et un pour Hermione si jamais elle voudrait jouer ainsi qu'une boite contenant des balles.
— Ouvrez-les yeux.
Il vit alors apparaitre sur le visage de ses amis une stupéfaction sans nom ainsi qu'un émerveillement.
— Harry… Mon dieu… Où est ce qu'on est ? Dit Hermione qui fut la première à réussir à articuler quelque chose
— Tu as un terrain de Quidditch privé ? Murmura Fred qui n'en revenait pas.
— La maison que vous voyez là-bas appartenait aux Black, et Sirius me l'a légué. Et il y avait déjà un terrain de Quidditch quand j'ai emménagé. Mais maintenant, oui, c'est le mien. Je vous montrerai la maison si vous voulez, mais pour l'instant on va plutôt jouer vous ne croyez pas ?
En un clin d'œil les jumeaux étaient déjà sur leur balai, à faire des tours du terrain.
— Ron ! Dépêche-toi donc !
L'interpellé s'envola à son tour, Harry toujours au sol avec Hermione.
— Merci de m'en avoir amené un Harry, mais je ne suis vraiment pas à l'aise sur un balai.
— Pas de soucis Mione. Tu veux nous regarder jouer ? Ou je t'emmène vois la bibliothèque rapidement ?
— Oh…
Elle réfléchit quelques secondes, pendant lesquelles Harry rajouta une phrase qui la fit rester avec eux :
— Tu pourras y venir autant de fois que tu y veux et quand tu veux, je te rassure.
Il s'envola à son tour, et rejoignit ses amis dans les airs. Hermione libéra un cognard après avoir envoyé une batte à un des jumeaux : George Fred et Harry jouant poursuiveurs, et Ron gardien donc elle n'avait pas libéré le Vif d'Or. Ce n'était pas une vraie partie de Quidditch, mais ils s'amusèrent tout de même énormément. Ce n'est à 20h, fourbus et fatigués, qu'ils posèrent à nouveau le pied au sol.
— Vous dinez ici ce soir ? Demanda Harry alors qu'ils marchaient tranquillement jusqu'au local.
— Si tu veux bien de nous pourquoi pas, je vais juste prévenir maman.
George disparu quelques instants, avant de réapparaitre avec un sourire.
— Elle est d'accord, et aussi pour qu'on ne rentre pas cette nuit si on veut, enfin surtout si tu veux. Nous deux on rentrera sûrement, histoire que vous soyez tous les trois.
— Merci les gars.
Ils arrivèrent au local où ils rangèrent les balais. Sauf Harry, qui garda son Eclair de feu pour le ranger dans sa chambre.
— Lana, appela Harry qui était sorti du local avant ses amis, qui admiraient tout le matériel.
— Oui monsieur Potter ?
— On est 5 à diner ce soir, tu peux faire en sorte que ce soit prêt dans une petite heure ?
— Oui, monsieur Harry Potter. Le professeur Snape m'a dit de vous laisser un message : La prochaine fois que vous vous en prenez physiquement à lui comme vous l'avez fait aujourd'hui, il n'aura aucun scrupule à utiliser les sorts que le Maitre des Ténèbres utilisait sur eux.
— D'accord, merci Lana. Tu peux partir.
Elle disparut avec une courbette, tandis qu'Harry soupirait lourdement. Il savait bien que son professeur ne serait pas resté sans réagir face à ce qu'il s'était passé ce matin, mais de là à le menacer de magie noire… Mais malgré tout il restait plus puissant que lui, donc il n'avait rien à craindre, du moins, il l'espérait.
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Marysol xx
