Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Bonne lecture et à dimanche prochain pour le chapitre suivant !
Chapitre 6
C'est à contre cœur qu'il repartit de chez les Weasley le lendemain matin, tôt, mais il ne pouvait se permettre d'arriver en retard auprès de Snape. Déjà qu'il avait imposé des horaires à son goût, alors s'il ne les respectait… Il transplana dans sa chambre où il se changea en vitesse, enfilant un pantalon léger et une chemise fine. Il descendit dans la salle d'entrainement où il trouva Snape, appuyé contre le mur.
— Professeur.
— Potter.
— Suite au petit mot que vous avez fait passer par Lana, je tiens à vous faire préciser que je ne suis pas contre ces heures de travail. Uniquement qu'elles étaient trop nombreuses. Je ne suis plus à risquer la mort dès que je sors vu que Voldemort n'est plus, alors je ne pense pas avoir besoin de travailler d'arrachepied. Quant aux potions…
— Justement, le coupa Snape. J'y ai réfléchi. Et je pense que nous pouvons convenir à un marché qui va vous convenir. Le Directeur semble croire que vous avez des capacités en potions. Nous allons donc, ce matin, tenter de voir ce que vous savez faire, sans que je vous fasse de remarques, du moins, le moins possible. Si, en effet, il y a quelque chose de récupérable chez vous, je pourrais envisager, lors des premières semaines de cours, de ne pas m'en prendre à vous pendant les cours de potions, si, en échange, vos progrès sont présents. Qu'en pensez-vous ?
— Plus je progresse, moins vous vous en prendrez à moi ?
— Exactement, Potter.
— J'accepte. Mais je veux pouvoir travailler sans vous avoir dans mon dos, ça me déconcentre.
— Je refuse. Je dois pouvoir voir ce qui vous cause problème. Si c'est parce que vous ne savez pas lire ou couper correctement vos ingrédients. Dans un des deux cas, je ne pourrai rien faire pour vous malheureusement. Maintenant, suivez-moi.
Il alla à contrecœur avec son professeur dans la chambre qu'occupait celui-ci et découvrit qu'il avait aménagé une partie de l'endroit en laboratoire de potions.
— Vous auriez pu me demander de vous prêter un bureau, fit remarquer Harry. Ça aurait été plus agréable pour vous. Vous pourrez en utiliser un dès ce soir si vous voulez.
— Eh bien, Potter, vous m'étonnez. Il semblerait que vous ayez vraiment grandi et que vous ayez arrêté de vous occuper uniquement de vous.
— Je vais le prendre comme un compliment. Quelle potion dois-je préparer ?
— Un filtre de confusion. Potion de 3ème année. J'ose espérer que je n'aurai pas à vous en faire faire une de 1ère année par la suite.
Il retient une remarque cinglante. Son professeur semblait vouloir faire des efforts, et il allait devoir en faire aussi s'il souhaitait que ça fonctionne entre eux. Il se pencha alors sur la recette de la potion, qui était écrite dans le livre sur la table devant lui, et commença la préparation.
A peine avait-il commence à couper ses ingrédients que Snape posait sa main sur la sienne pour l'arrêter.
— Relisez, Potter.
— « Emincez la livèche puis… »
— Emincer n'est pas couper en petits morceaux. Vous devez faire des morceaux bien plus petits, regardez.
Les trois heures suivantes se déroulèrent de cette façon, où il lui montra comme préparer correctement ses ingrédients, comment gérer la puissance du feu, comment remuer correctement la potion.
— Eh bien, Mr Potter, dit Snape lorsque la potion fut finie. Il semblerait que tout ne soit pas perdu. Demain matin, même heure. Nous verrons si vous avez retenu quelque chose d'aujourd'hui.
— Bien, professeur.
Il quitta la chambre sans demander son reste et monta rapidement dans la sienne. Pourquoi c'était-il montré aussi, pas agréable, mais cordial ? Il l'avait aidé, ne l'avait pas rabaissé, avait été calme et patient. Non, il avait définitivement été agréable. Le directeur avait peut-être de l'influence, mais pas à ce point. C'était donc Snape lui-même qui avait pris l'initiative. Comment, après ce qu'il s'était passé dans la salle d'entrainement et les menaces qu'il avait proféré, son professeur pouvait-il être aussi agréable ? Car oui, il n'y avait d'autre mot, Snape c'était montré agréable.
Pendant un instant il se demanda s'il n'était pas malade à penser ça, mais il se repassa les deux heures dans sa tête, et il dût admettre qu'il ne se trompait pas. Il soupira en se disant que ça ne servait à rien d'essayer de comprendre. L'explication viendrait sûrement d'elle-même d'ici peu.
Il alla prendre une douche pour se débarrasser de l'odeur de potion qui lui collait à la peau lui faisant se poser de trop nombreuses questions sur son professeur. En retournant dans sa chambre il entendu un petit hibou frapper à sa fenêtre et reconnu Coq. Il ouvrit la fenêtre et récupéra la lettre, pendant que le hibou allait s'abreuver dans la cage d'Hedwige qui était partie chasser —il avait finalement récupéré ses affaires chez les Weasley. Il ouvrit la lettre et reconnu sans surprise l'écriture de Ron : « Ça nous a fait plaisir de te revoir. Maman veut absolument te voir revenir, et te faire manger aussi, elle pense que tu ne manges toujours pas assez. Essaye de repasser quand tu as un peu de temps. Hermione t'embrasse. Ron » Il fut touché de voir à quel point Madame Weasley s'inquiétait pour lui alors qu'il n'était qu'un ami de Ron, bien qu'il ait souvent pensé qu'elle le considérait comme un de ses fils. Il reposa la lettre avec un sourire et s'approcha de son immense étagère couverte de vêtements. Après plusieurs minutes de réflexion, il opta pour un slim bleu foncé, une chemise blanche et ses bottines en dragon. Il se retient de mettre du parfum évitons d'attiser l'amour que Ginny lui portait déjà, pensa-t-il froidement en s'emparant d'une cape —il comptait aller sur le Chemin de Traverse après, et ça lui offrirait un peu plus de discrétion. Il transplana dans la cuisine où il tomba nez à nez avec Snape, qui bizarrement ne fit aucune remarque. Il demanda un verre d'eau à Tommy et appela Lana.
— Maitre ?
— Tu t'es occupée de l'appartement sur le Chemin ?
— Oui, monsieur Harry Potter. Vous pouvez l'utilisez dès que vous voulez, et l'un de nous pourra venir si vous le souhaitez.
— Et celui à Pré-au-Lard ?
— Aussi, monsieur.
— Et y-a-t-il des protections anti transplanage comme ici ?
— Oui, monsieur. Mais elles sont moins puissantes : il suffit que la ou les personnes rentrent avec vous, à pied ou en transplanant, pour qu'elle puisse rentrer ensuite de la même manière dont vous êtes arrivés. Mais uniquement si la personne qui rentre est invitée à rentrer. Si par exemple un animagus insecte, ou une personne invisible, essaye de rentrer en même temps que vous, elle ne pourra pas. Et si la personne qui a été invitée à rentrer veut rentrer de nouveau sans l'avoir été cette fois ci, elle ne pourra pas rentrer.
— D'accord, merci beaucoup Lana.
Il but rapidement le verre d'eau que lui avait apporté Tommy qui lui fit un grand bien, comme il se rendit compte qu'il n'avait rien bu ni mangé de la journée. Il salua d'un signe de tête Snape qui le fixait avec une lueur indéchiffrable, et transplana chez les Weasley. Il fut accueilli à bras ouverts par Madame Weasley qui le gronda gentiment d'être partit avant d'avoir pu prendre un petit-déjeuner. Il lui expliqua rapidement qu'il avait quelque chose d'important à faire, sans s'attarder sur la chose en question. Si Ron et Hermione étaient au courant de la présence de Snape chez lui, il souhaitait qu'ils soient les seuls. Pas besoin d'inquiéter Madame Weasley qui aurait s'imaginé qu'il le maltraitait. Après lui avoir assuré qu'il restait manger —elle le trouvait encore trop mince— il monta rejoindre Ron et Hermione qui était dans leur chambre. A sa plus grande joie, il ne croisa pas Ginny, qui semblait vraiment croire qu'elle avait toujours sa chance avec lui. Il frappa à la porte de la chambre et rentra.
— Salut Harry !
— Salut vous deux, comment ça va ?
— Ca va bien. Mais on a flippé ce matin quand on a vu que tu étais parti. Puis on a vu ton mot. Sauf qu'on n'a pas pu le montrer à Maman, donc on a du broder un peu pour pas qu'elle s'inquiète, tu la connais…
— Oui je sais bien…
— Et sinon, ton cours, Harry ? Demanda Hermione.
Il repensa à ce fameux cours qu'il avait réussi à oublier pendant quelques minutes.
— Ca été. On a fait une potion de 3ème année, que j'ai par miracle réussie. Et on a fait un marché : plus je m'améliore, moins il me fera de remarques. J'ai jusqu'aux vacances pour faire des progrès.
— Ca peut en effet être une bonne chose pour toi. Sans lui sur le dos, tu as des chances de moins faire d'erreurs, remarqua Hermione.
— C'est ce que j'espère aussi. Mais on verra…
Il ne put finir sa phrase, la porte s'ouvrit à la volé sur une Ginny, qui semblait surexcité.
— Harry ! Tu aurais pu me dire que tu étais revenu !
— Je…
Elle l'empêcha de parler en venant vers lui, et en posant de force ses lèvres sur les siennes. Il resta quelques secondes complètement choqué, mais réussi à la repousser violement en s'essuyant la bouche avec un air dégoûté.
— Non mais à quoi tu joues ?! Tu crois que tu peux te jeter sur moi comme ça pour m'embrasser ? Je ne t'ai pas suffisamment repoussé comme ça hier ?!
— Mais… Harry… Après tout ce qu'il s'est passé…
— Tout quoi ?! Tu m'as embrassée dans la Salle sur Demande, lors de la Bataille Finale, et après ? Est-ce que tu t'es demandé un instant si c'est ce que je voulais ? Je reviens après avoir passé plusieurs jours à l'infirmerie et plusieurs jours perdus dans la nature, et tout ce que tu veux faire, c'est me sauter dessus et te coller à moi, sans même te demander un instant si je vais bien. Alors je vais être très clair Ginny : peu importe ce qu'il y a pu se passer entre nous, c'est fini. Si tu n'as pas encore entendu parler de la puissance magique que j'avais actuellement, tu n'auras qu'à me sauter dessus encore une fois pour pouvoir goûter toi-même aux dégâts qu'elle peut causer. Je pourrais te le montrer de suite, mais comme Ron et Hermione sont dans la pièce, et que ça m'embêterait de les blesser, je vais la contenir. Maintenant, Ginny, tu te casses.
— Mais…
Contrairement à ce qu'il disait, il contrôlait parfaitement sa magie, mais ne perdit pas l'occasion de lui faire peur, en la plaquant contre la porte d'un geste de la main.
— Je t'ai dit de partir.
Il la relâcha, la faisant s'effondrer au sol sans la moindre grâce. Elle quitta la chambre en prenant soin de claquer la porte avec le plus de force possible, pour manifester toute sa colère. Harry, sous le regard ébahi de ses amis, éclata de rire en se laissant tomber dans un fauteuil.
— C'est dans ces moments où j'aimerais avoir une pensine pour pouvoir me repasser en boucle des choses pareilles. C'était magnifique.
— Mais, Harry, pourquoi tu as fait ça ? Demanda Hermione qui s'était remise de la scène que Ron.
— Parce que je ne supportais plus qu'elle me saute dessus pour m'embrasser à tout bout de champ, et si je n'avais pas fait ça, elle aurait raconté dans tout Poudlard que j'étais en couple avec elle, et je ne veux pas.
— Oui, c'est vrai que l'an dernier elle n'arrêtait pas de dire que vous sortiez ensemble…
Harry allait répondre, mais un crack de transplange le coupa dans son élan, et les jumeaux apparurent face à lui.
— Harry, on a entendu ta douce voix. Qu'est-ce que Ginny a fait ? Demanda George.
— Elle m'a embrassé, sans me demander, et ce n'est pas la première fois donc je lui ai dit que si elle recommençait, je ne contrôlerai pas ma magie.
— Parce que vous n'êtes pas ensemble ? S'étonna Fred. Elle a passé l'été à nous dire que c'était le cas.
Il sentit une nouvelle vague de magie s'abattre sur lui. Quelle sale petite gamine qui se croit tout permis. Il comptait bien se venger dès qu'il en aurait l'occasion.
— N'hésitez pas à lui redire vous-même qu'elle n'a plus intérêt à raconter ça si elle ne veut pas d'ennuis.
— T'inquiète pas ! On va même aller le faire tout de suite.
Ils disparurent en transplanant, laissant les trois amis dans le silence.
— Maman va pas tarder à nous appeler pour manger, on devrait descendre, finit par dire Ron.
— Bonne idée, elle pourrait avoir besoin d'aide.
Ils rejoignirent la cuisine, où, en effet, Mrs Weasley s'activait à préparer le déjeuner pour toute la famille.
— Ah vous voilà tous les trois ! Vous allez pouvoir m'aider. Mettez la table pour tout le monde. Et pour papa aussi, il rentre.
Finalement Harry passa la journée chez les Weasley, mais il réussit à s'échapper vers 19h, prétextant un rendez-vous important. Il transplana au manoir pour prendre une douche et se changer, et repartit vers 19h55, pour le Chemin de Traverse, et attendit devant une boutique en particulier. Après une semaine il pouvait enfin de revenir le voir ! Il n'allait pas le nier, il avait beaucoup apprécié la nuit passée en sa compagnie, et il comptait bien en passer d'autres.
— Harry ?! S'exclama Ethan, complètement incrédule en le voyant dehors. Mais… Qu'est-ce que tu fais là ?
— Je t'avais dit que je reviendrai, non ? Je n'ai pas encore diné, tu viens avec moi ?
Ethan ne se le fit pas dire deux fois, et rejoignit Harry.
— Tu veux diner chez moi ? Proposa Harry. Ça sera plus tranquille.
— Avec plaisir.
Ils se rendirent à pied à l'appartement d'Harry qui était sur le Chemin. Pour l'instant, il préférait ne faire venir personne au manoir, surtout tant que Snape y vivait. Il découvrit en même temps que Ethan l'appartement, qui était très agréablement meublé, chaleureux, et qui donnait l'impression qu'il y vivait au quotidien. Il était presque sûr qu'il y avait des vêtements dans la chambre, des affaires de toilettes dans la salle de bain, et de quoi manger dans la cuisine. Il invita Ethan à se mettre à l'aise dans le salon, tandis qu'il partait rapidement dans la cuisine. Il revint avec deux verres de vin, que Ethan accepta avec un sourire.
— Il y a quelque chose en particulier qui te ferait envie ? Demanda Harry en buvant une gorgée de vin, qui était délicieux.
Il ne put pas ne pas remarquer le regard de Ethan, qui voulait en dire beaucoup. Il but également une gorgée, posa son verre sur la table devant lui, et s'approcha d'Harry qui était assis sur l'accoudoir du canapé.
— Pour l'instant, vois-tu, ce dont j'ai le plus envie, c'est de toi.
Pour appuyer ses mots il posa ses lèvres sur les siennes, dans un doux baiser, mais qui enflamma leurs corps. Harry d'un geste plus ou moins assuré, fit l'éviter son verre jusqu'à la table pour avoir les mains libres. Il glissa ces dernières dans les cheveux du jeune homme qui couvrait actuellement son cou de baisers.
— Je rêve de toi depuis une semaine. J'espère que tu n'as pas prévu de dormir cette nuit.
Harry gémit doucement en l'entendant murmurer contre sa peau.
— Je te laisse faire de moi ce que tu veux.
Il glissa sa main dans celle de Ethan et l'attira avec lui dans la chambre. Ils tombèrent enlacé sur le lit. Harry passa de nouveau ses mains dans les cheveux du jeune homme qui était allongé sur lui, et attira son visage au sien pour lier leurs lèvres dans un baiser fougueux. Les vêtements furent très vite de trop, et Harry les déshabilla d'un geste de la main, ne supportant plus de ne pas sentir la peau de son amant contre la sienne. Il ne fallut pas longtemps à Ethan pour prendre le dessus, comme pendant leur dernière nuit passée ensemble. Il prépara rapidement le jeune homme, qui ne cessait de gémir sous ses attentions. Il le pénétra doucement, les faisant soupirer ensemble de plaisir. Suite à ça, ils ne furent pas long à venir, leurs hormones de jeunes adultes ne leurs laissant pas plus de temps pour profiter. Mais ils jouirent ensemble de nombreuses fois pendant la nuit avant de tomber épuisés dans les bras l'un de l'autre.
N'hésitez pas à laisser une review et désolée d'avoir posté aussi tard !
Marysol xx
