Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

J'ai eu quelques retours, que je ne prends en aucun mal je tiens à le préciser, me disant que pour l'instant le Snarry était très mal partit, qu'on avait l'impression qu'ils ne seraient jamais ensemble, etc. Je pense que plusieurs personnes autres que celles qui me l'ont dit le pense, donc je vais tenter de vous expliquer rapidement ici pourquoi, plutôt que de le dire en réponse aux reviews en individuel. Tout simplement parce que cette fiction ne s'arrêta pas dès que Snape et Harry seront ensemble, donc je voulais qu'il y ait de la durée avant qu'ils soient ensemble, ensuite que le personnage d'Ethan aura sûrement une place utile même après, aussi parce que je n'aime pas les fictions où ils mettent en couple en 2 chapitres quand on sait qu'ils se détestent ouvertement (je tiens à faire remarquer que je glisse des petites choses par rapport à ça depuis le début, donc leur relation n'est déjà plus ce qu'elle était dans les livres). Je l'ai dit déjà à quelques personnes (ou une seule je sais plus) à quel moment le Snarry commencerait, donc si vous voulez savoir pour ne revenir qu'à ce moment, ou savoir jusqu'où vous allez devoir vous accrocher, demandez moi, et je vous dirai.

Et petite info qu'en à la longueur des chapitres ; je fais en sorte de faire 2500 mots en moyenne par chapitre, mais parfois je dois couper avant, parfois après ; je ne veux pas gérer mes chapitres juste en fonction d'un chiffre. Mais, pour la peine, celui là est relativement plus long que les autres, et il est le premier chapitre à justifier le rating M, donc j'espère que vous l'aimerez !

Chapitre 8

Ce n'est que lorsqu'il se retrouve, la veille du départ du Poudlard Express, avec sa valise absolument pas fait et ses affaires tout sauf rangées, qu'Harry comprit qu'il était en retard. Et Ethan qui était allongé en boxer sur son lit ne l'aidait pas à aller plus vite.

— Je t'en prie Ethan, met quelque chose sur toi, je n'arrive pas à me concentrer sur ce que je prends pour Poudlard.

— Au pire tu viendras chercher ce qu'il te manque. Viens me rejoindre s'il te plait.

— Laisse-moi 15 minutes. Si après ça je ne suis pas dans le lit, je te laisse me jeter un sors pour que je t'obéisse.

— Tu me donnerais presque envie de l'utiliser maintenant, susurra Ethan en se mettant sur le ventre, montrant ainsi ses fesses à Harry.

— Tu es vicieux, tu le sais ?

— 14 minutes, Harry.

Il ne prit pas la peine de répondre, et se précipita dans son bureau où étaient rangés tous ses livres de cours. Il les diminua, et les mit dans sa valise. Il fit de même avec ses robes de sorciers, son chaudron, ses ingrédients, et son balai. Il alla également chercher un Nimbus 2001 dans le local, si jamais Ron voulait l'utiliser à la place de son Brossdur 11.

— Tu as besoin de deux balais ? Se moqua gentiment Ethan.

— C'est pour Ron. Il est bon, mais avec un vrai balai, il peut être excellent, et je veux vraiment qu'on arrive à battre les Serpentard cette année encore.

— Ce n'est pas gentil de vouloir battre ma maison, s'attrista-t-il faussement.

— Tu étais à Serpentard ?

— Bien sûr, où voulais-tu que je sois ? Il n'y a qu'un Serpentard d'assez fou pour supporter un Gryffondor.

— Ce n'est pas faux, sourit Harry en rangeant le balai dans sa valise. Il ne lui restait que ses vêtements moldus à ranger, et ça allait lui demander un effort surhumain de devoir choisir entre tous ses vêtements. Mais il se décida finalement vite, en prenant en compte que quand il sortirait se serait pour voir Ethan, donc il prit tout ce qu'il avait de plus moulant et de plus sexy.

— 2 minutes, Harry.

Il fit un passage éclair dans la salle de bain récupérer ses affaires et les mettre dans sa valise. Il allait se retourner pour s'approcher de Ethan quand un sortilège informulé l'immobilisa.

— Tu as confiance Harry ?

— Oui.

Et quand bien même ça dégénèrerait, sa magie pourrait le libérer de n'importe quelle situation.

— Impero.

Il ne put retenir un sourire. Ils allaient bien s'amuser. Même s'il pouvait refuser d'y obéir sans problème, il se laissa totalement faire, et ne luta pas face aux ordres de Ethan.

— Viens par ici. Très bien. A présent, je veux que tu retires lentement et sensuellement tes vêtements.

Il s'exécuta, se déhanchant avec exagération, pour exciter le plus possible Ethan, qui semblait déjà avoir bien du mal à ce contenir. Quand il commença à défaire la sentir de son jeans, Ethan retira son boxer et commença à se caresser face à la vision luxuriante que lui offrait son amant. Quand Harry fut enfin en boxer, Ethan lui ordonna de le rejoindre sur le lit et de lui faire une fellation, ordre qu'il ne s'imaginait même pas essayer de refuser. Il poussa son amant jusqu'au bord de l'orgasme, où il n'arrêta que lorsqu'il en reçu l'ordre.

— Viens… Viens sur moi Harry…

Il retira son boxer, libérant son érection, et il alla s'asseoir sur les hanches de son amant, juste devant sa propre érection.

— Là ? Demanda-t-il d'une voix innocente.

— Par Merlin Harry…

— Oui, Ethan ?

— Lève tes belles fesses et mets les juste quelques centimètres plus en arrière.

Comme il ne tentait pas de résister à l'Impéro, il s'exécuta, et poussa un long gémissement de plaisir quand il se sentit rempli. Il commença à se mouvoir doucement sur le corps de son amant, les faisant gémir de plus belle. Ils restèrent plusieurs minutes dans cette position, jusqu'à ce que Ethan ne supporte plus la lenteur de son amant, et les fasse rouler pour dominer son partenaire. Il le pénétra à nouveau, faisant crier Harry qui ne s'y attendait pas. Il instaura un rythme bien plus violent qui les amena à l'orgasme peu de temps après, les faisant jouir ensemble. Ethan s'effondra sur Harry, sa respiration encore saccadée. Il se retira doucement, provoquant un dernier frisson de plaisir chez Harry, qui alla se blottir dans les bras de Ethan qui semblait lui aussi très béat.

— Harry, tu n'as pas vu ma baguette ? Demanda Ethan après un moment.

— Attends…

Il leva la main, paume vers le haut, et elle vint se poser dessus.

— Merci, dit-il en l'embrassant chastement.

Il lança un rapide sort pour les nettoyer, reposa sa baguette sur la table de nuit, et Harry put enfin se lover dans ses bras.

— Tu m'accompagnes à la gare demain ? En tant qu'ami bien sûr…

— 10h c'est ça ?

— Oui. On transplanera vers 9h30 que j'ai un compartiment loin des Serpentards…

— Ils te font tant de misère que ça ? Rigola doucement Ethan. A mon époque, les Griffons et les Serpents ne s'aiment pas, mais ils s'ignoraient.

— C'est comme ça aujourd'hui aussi, sauf avec Draco Malfoy qui nous hait mes amis et moi. Depuis le premier jour c'est comme ça, alors ce n'est pas cette année que ça va changer…

— Peut-être que si Harry. La chute de Tu-Sais-Qui a dû changer des choses, et tu as changé toi aussi. Je te cache pas que le toi qu'on voit dans la Gazette il y a un an, ce n'est plus le toi d'aujourd'hui.

— C'est-à-dire ?

— Je vais être cash : tu es bien plus sexy, plus… Serpentard. Quand je t'ai vu la première fois, je te croyais Serpentard, et je ne t'avais pas reconnu. Ce n'est qu'après que j'ai fait le rapprochement. Parce que l'idée que j'avais de toi, c'était celle que la Gazette laissait transparaitre, c'était celle d'un gamin binoclard, toujours avec quelqu'un à ses côtés pour le protéger, qui ne semblait rien connaitre de la vraie vie. Et aujourd'hui, je vois un jeune homme sexy, sûr de lui, classe, qui pourrait dominer le monde. Et je pense que les Serpentards le verront aussi. Je suis sûr que si tu essayerais le Choipeau, il t'enverrait à Serpentard.

Harry resta silencieux quelques secondes, mettant dans l'ordre ce que lui avait dit Ethan. Il avait raison, c'était exactement cette image de lui qu'il avait essayé de briser en changeant comme il l'avait fait, et apparemment ça avait fonctionné.

— Il a voulu m'envoyer à Serpentard i ans, finit-il par répondre. Et je lui ai demandé de ne pas le faire, parce qu'on m'avait dit que Vol… Tu-Sais-Qui était à Serpentard, et parce que je ne voulais pas être dans la même maison que Malfoy.

Il s'était rattrapé sur le nom, car il se doutait que son amant n'aimait pas l'entendre.

— Parfois je me demande ce qu'aurait été mes années à Poudlard si j'avais été à Serpentard. Quand je pourrai, je réessayerai le Choipeau, car c'est vrai que ça m'intrigue… Quant aux Serpentards, je verrai bien, mais avec mon niveau de magie, s'ils tentent de me faire quoique ce soit, ils le regretteront amèrement je pense.

— Tu me raconteras ça. J'ai toujours voulu savoir ce qu'il se passait quand un Serpentard était humilié.

Harry le regarda avec surprise, avant d'éclater de rire.

— J'ai déjà vu un Serpentard humilié, c'était magnifique.

Et il commença à lui raconter quand Draco Malfoy avait été transformé en fouine par Croupton Jr. Il lui parla ensuite de la Coupe de Feu, et ce n'est que tard dans la nuit qu'ils tombèrent endormis.

— Monsieur Harry Potter, il est 9h. Lana pense qu'il doit se lever s'il ne veut pas rater le train. Elle a préparé le petit-déjeuner, il est juste à côté du lit.

— Merci Lana…

Il bailla fortement avant de se lever. Ethan dormait encore, et il le réveillerait qu'au dernier moment. Il alla prendre une douche rapide et s'occupa de finir sa valise, où il mit les affaires de toilettes qu'il n'avait pas pu mettre avant. Il prit aussi quelques objets personnels : l'album qu'Hagrid lui avait offert, une photo de Sirius et lui, celle de l'Ordre qu'il lui avait donné. La carte du Maraudeur et la cape d'invisibilité prirent place au fond de sa valise, après qu'il se soit assuré que Ethan dormait encore. Cela faisait partit des rares choses qu'il souhaitait garder pour lui aussi longtemps que possible. Il alla le réveiller juste avant de s'habiller, qu'il ait lui aussi le temps de se préparer, et qu'il puisse manger ensemble rapidement. Quand ils furent prêts, mais pas forcément très réveillé, surtout pour Ethan Harry fit rétrécir sa valise de manière à la mettre dans sa poche, mit sa baguette avec, et prit la main de Ethan.

— Prêt ?

— Ouuuuui, dit-il en baillant.

Harry ne put retenir un sourire, et les fit transplaner directement sur la voie 9/¾. Il était 9h40, les parents s'activaient, pressant leurs enfants de peur qu'ils ratent le départ. Les gens qui le regardaient, ne restaient sur lui qu'une seconde, voyant en lui un sorcier comme les autres. Enfin, pensa-t-il en se réjouissant. Il pouvait enfin aller quelque part sans qu'on le reconnaisse et qu'on le dévisage, et c'était tellement agréable. Il sentit la main de Ethan quitter la sienne avec un sourire désolé.

— Ne t'inquiète pas, je comprends totalement. Même moi je préfère que ça ne se sache pas. Tu viens ? Je vais essayer de me trouver un compartiment.

— Tu penses que je peux monter avec toi ?

— Bien sûr, tant que tu descends à temps. Au fait, tu as tout récupéré au manoir ?

— Oui. Pourquoi ?

— J'irai sûrement au Chemin ce soir si tu peux venir. Ou à Pré-Au-Lard. Comme ça je suis juste à côté de Poudlard c'est peut-être mieux.

— Pré-Au-Lard ?

— J'ai un appartement là-bas. Mais je n'ai jamais été. Le plus simple c'est que tu ailles au Chemin, et je te rejoindrai après le repas, quand tout le monde sera couché, donc vers 22h. Ça te va ?

— Oui, c'est bon. Il faudra que tu me donnes les dates de sorties à Pré-Au-Lard quand tu les auras, que je pose des jours ces fois-là.

— J'aurai ça dans 2 ou 3 semaines je pense.

— Génial, je hâte !

Ils arrivèrent devant un compartiment qui était vide. Ils y rentrèrent, et Harry lança un sort pour que quiconque qui regarderait à l'intérieur ne verrai qu'un groupe de 1ère année.

— Donc à ce soir, murmura Harry en se blottissant dans les bras de Ethan.

— Fais pas trop de bêtises dès le premier jour.

— Ne t'en fais pas, je serai sage comme toujours.

Ethan éclata de rire, sous l'air faussement offusqué d'Harry. Ils furent coupés par le sifflet du contrôleur, indiquant que les non-élèves devaient sortir.

— A ce soir, dit Harry en l'embrassant.

Il quitta le compartiment et Harry se laissa tomber sur la banquette en soupirant. Il leva le sortilège qu'il avait imposé, sachant que ses amis allaient le chercher. Ils arrivèrent deux minutes plus tard : Ron, Hermione, Neville, Luna, et Ginny…

— Casse-toi Ginny, lança froidement Harry.

— Ne t'inquiète pas Harry, je ne veux plus de toi. J'ai vu un magnifique garçon qui sortait du train, et j'ai lancé un sort sur lui pour savoir où il travaillait. Donc j'irai le voir dès que je pourrai à présent !

Il ne put retenir un rire froid. Pauvre fille.

— Ginny, je te dis que tu perds ton temps, intervint Hermione. Vu sa dégaine et ses vêtements, il n'est pas intéressé par les filles.

— Pfff, c'est pas parce qu'il a les cheveux rasés et qu'il porte des vêtements moulants qu'il est gay. Et il travaille chez un coiffeur sur le Chemin, donc c'est pour ça ses cheveux.

Harry sentit soudainement sa magie fourmiller dans ses mains.

— Ginny, tu vas tout de suite oublier ce garçon, et jamais tu n'iras le voir, c'est clair ?

— Hé ! Pour qui tu te prends ?!

Il sortit sa baguette et lança un sort qu'il avait appris pendant les vacances en travaillant dans la bibliothèque, qui empêchait à quiconque de répéter ce qu'il allait dire à présent. Quand il eut fini, il rangea sa baguette sous le regard médusé de ses camarades qui ne comprenaient rien.

— Il se trouve, chère Ginny, que ce garçon s'appelle Ethan. Qu'il a 23 ans, qu'il travaille en effet sur le Chemin. Je peux aussi t'apprendre que c'est un ancien Serpentard, qu'il n'aime pas spécialement voler mais qu'il adore regarder des matchs de Quidditch et que sa matière préférée à l'école était la métamorphose. Et il se trouve qu'Hermione a raison : il n'aime absolument pas les filles, alors je te serais grès de ne même pas penser un seul instant à t'approcher de mon copain. C'est compris ?

Si ses cinq amis restaient bouche bée, en le regardant fixement Harry, lui ne perdait pas son sourire provocateur.

— Tu as compris Ginny ?

Il se leva et s'approcha de lui, la faisant reculer jusqu'à ce qu'elle se retrouve collée contre la porte du compartiment.

— Tu ne veux quand même que je te jette un sort pour te faire oublier cette conversation et le fait que tu l'as vu ? Crois-moi j'en serais capable, et ça ne laisserait aucune séquelle. Donc si tu veux rester ici, tu ne fais plus jamais allusion à lui, tu l'oublies c'est clair cette fois-ci ?

Comme réponse, elle quitta le compartiment, en claquant violement la porte de celui-ci.

— Si quelqu'un a envie de parler du fait que j'ai un copain, c'est le moment. Après le débat sera clos, et je ne voudrai plus en entendre parler.

Il se rassit et sortit sa baguette, attendant de voir leur réponse pour lever le sors. Ils se regardèrent tous les quatre, et ce fut Hermione qui prit la parole.

— Luna, tes vacances ? Tu as aidé ton père avec le Chicaneur il me semble.

— Oui ! On arrivait plus à fournir comme les gens refusaient de lire les mensonges de la Gazette. Il a même embauché quelqu'un pour continuer à fournir comme je devais reprendre l'école.

Harry sourit et d'un coup de baguette il retira le sortilège qu'il avait apposé sur le compartiment.

— Et toi Neville ? Demanda Harry, revenant ainsi dans la conversation, faisant ainsi disparaitre des esprits sa conversation –si on pouvait appeler ça conversation— avec Ginny.

— Rien du tout… Grand-mère était tellement heureuse que je sois revenu entier de la Bataille qu'elle m'a gardé à la maison pendant les deux semaines, pour éviter que je me blesse bêtement et devienne une honte pour la famille…

— Je suis sûre qu'après cette année elle te laissera être beaucoup plus libre, le rassura Hermione.

— J'espère…

Les conversations allaient de bon train, à tel point que personne ne remarqua le temps passer. Quand il fallut se changer pour rejoindre Poudlard, tout le monde attrapa ses valises dans le panier à bagages.

— Harry, où est la tienne ? Demanda Ron.

— Ici, dit-il en sortant de la poche de sa veste une valise miniature qu'il posa au sol, la faisant s'agrandir.

— Wahou ! S'extasia Neville. C'est génial !

— Comment tu fais ? Demanda Luna.

— Quand Vous-Savez-Qui est mort, ma puissance magie a presque triplé, donc maintenant je n'ai plus besoin de baguette, et je peux faire tout ce que je veux, c'est incroyable même pour moi !

Il leurs expliqua rapidement comment cela était arrivé, et pour faciliter le déplacement de tout le monde, il réduisit leurs valises à chaque et leurs rendit « Pour leurs rendre leur taille normale, vous la posez au sol, et vous lancez un Finite, c'est tout ». Ils descendirent ensemble du train, profitant grandement de ne pas être encombré par leurs valises : si les 1ères années les laissaient dans le train, ce n'était pas le cas des autres niveaux, qui devaient se débrouiller pour les amener dans le château. Quand ils virent un professeur qui leurs étaient inconnu appeler les 1ères années, ils eurent tous un pincement au cœur. L'absence d'Hagrid allait être quelque chose de très attristant cette année. Ils prirent place dans les calèches en silence, jusqu'à ce que Luna attrape Harry par le bras pour lui remonter sa manche.

— Tu t'es fait un tatouage ! S'exclama-t-elle en lui tournant le poignet dans tous les sens, sans se soucier d'Harry qui était au bout du dit poignet, et qui se faisait secouer à lui en donner un mal de tête.

— On peut voir Harry ? Demanda Hermione, le libérant de l'emprise de Luna.

— Bien sûr. C'est un serpent. Ca fait une dizaine de jour que je l'ai. Normalement, d'ici un mois ou deux il devrait avoir absorbé assez de magie pour se mettre à bouger sur mon corps. Déjà, il commence à tourner autour de mon poignet, alors que quand je l'ai fait il était immobile.

— Pourquoi un serpent ? Tu es à Gryffondor.

— Parce que je pourrai lui parler. Je peux déjà, mais il ne peut pas encore me répondre donc ce n'est pas drôle. Mais quand je m'ennuie je lui raconte ma journée, et je sens qu'il comprend ce que je dis.

— Comment ça fait quand tu parles Fourchelang ? Demanda Luna qui ne quittait pas des yeux son poignet.

— C'est bizarre, répondit Ron. Il pourrait aussi bien nous insulter que nous dire qu'il nous aime on ne verrait pas la différence.

Il regarda son tatouage, et se mit à lui parler : « Les gens ici ce sont mes amis. Tu as Ron, mon meilleur ami avec sa copine Hermione, Luna qui est celle qui t'a vu la première, et Neville qui semble paniqué ». Il releva la tête et vu ses amis comme hypnotisé parce qu'il venait de dire.

— Qu'est-ce que tu as dit ? Demanda Luna, pas plus choqué que ça.

— Je lui ai dit qui vous étiez.

— C'est quand même cool. Maman me tuerait si elle apprenait que j'en ai un… Soupira Ron.

— C'est cher Ron, avec mon piercing j'en ai eu pour 85 Gallions. C'est un tatouage sorcier, ça coûte bien plus cher qu'un tatouage immobile.

Il continua de fixer le serpent, soupirant longuement en comprenant qu'il n'aurait pas les moyens avant un moment pour s'en faire un. Ils arrivent aux portes du château quelques minutes plus tard, se dépêchant d'avancer pour ne pas se retrouver coincés derrière les 2emes année qui galéraient avec leurs valises. Ils furent les premiers à arriver dans le hall ou ils déposaient leurs valises. Tous d'un coup de baguette –et d'un geste de main pour Harry– rendirent leur taille normale a leurs affaires. Arriver dans la grande salle vide leurs firent bizarre, surtout pour Harry qui pour la première fois arrivait dans la grande salle quand elle était vide. Ils prirent place ensemble, sauf Luna qui dû aller à la table des Serdaigles. La grande Salle se remplit rapidement, jusqu'à ce que tous soient installés, et qu'il ne manque que les premières années qui attendaient avec Mc Gonagall. L'ambiance dans la Grande Salle était particulière. A toutes les tables il manquait quelqu'un, tout le monde avait perdu un ami ou un frère ou une sœur pendant la bataille finale. Les élèves ne discutaient pas beaucoup, les 7èmes années, ceux qui avaient été le plus au cœur de la bataille, n'étaient pas tous là certains se soignant encore, et les autres se souvenaient de la Grande Salle lorsqu'elle était en infirmerie géante, leurs rappelant d'horribles moments. Mais heureusement, l'arrivée des 1ères années donna une bouffée de bonheur à tous ces élèves, leurs montrant que la vie ne s'était pas arrêtée pour autant, et que de nouveaux élèves qui n'avaient rien vécu de tout ça arrivaient, remettant une innocence nouvelle dans l'école. Etonnement, la répartition entre les quatre maisons fut très équitable. Cela avait été un sujet de discussion entre professeurs, qui avaient peur que des élèves demandent au Choipeau de ne pas aller à Serpentard, mais il n'en avait rien été finalement. Toute la Grande Salle observa, après la demande de Dumbledore qui fut approuvé par tous, une minute de silence en souvenir des élèves et professeurs disparut pendant le combat. L'absence d'Hagrid à la table des professeurs avaient séré le cœur du trio d'or, et surtout d'Harry qui n'avait pas encore vraiment réalisé. Les premières minutes du repas furent tendues, mais au fur et à mesure que la soirée avançait, les élèves retrouvaient le sourire, les conversations se faisait plus vives, à tel point que lorsque les derniers plats avec les desserts disparurent, la Grande Salle était la même que toutes les autres années. Dumbledore se leva, annonçant ainsi la fin toute proche de la soirée.

— Les 1ères années, merci de suivre vos préfets de 7ème année. Les autres, faites attention de ne pas vous perdre dans les couloirs, et je vous souhaite une bonne nuit à tous !

Le raclement des bancs au sol résonna dans toute la Grande Salle et les 7èmes années jouèrent des coudes pour être les premiers à sortir dans le hall, et ainsi éviter la cohue dans les escaliers. Sauf que comme tous les ans, ils arrivèrent en haut en se rendant compte qu'ils n'avaient pas le mot de passe, qui était détenu par les deux préfets de 7ème année, qui étaient avec les 1ères années, loin derrière eux. Mais c'était sans compter sur Harry Potter qui avait déjà récupéré le mot de passe auprès de Ron et Hermione, et qui ouvrit la tour des Gryffondors sous les acclamations de ses camarades. Tous rejoignirent leurs dortoirs, et Harry, Dean, et Neville qui arrivèrent ensemble dans le leur, remarquèrent le cœur serré que le lit de Seamus n'était plus là. Ils rangèrent leurs affaires en silence, et Harry, pour ne pas trop se faire remarquer, les rangea manuellement. Ron arriva quelques minutes plus tard en se plaignant.

— Une plaie ces 1ères années ! Je ne me souviens pas avoir été aussi énervant et stupide. « Et si on oublie le mot de passe » « Et si on se perd » « Et si on sait plus où est la tour » bande d'idiots.

— Ron, ton rôle en tant que préfet c'est d'aider les nouveaux, ne l'oublie pas, lui rappela gentiment Harry.

— Mouais, bah ils n'ont pas intérêt à venir me demander trop de trucs. Avec les ASPIC à la fin de l'année je n'aurai jamais le temps de m'occuper d'eux…

— T'inquiète, je te filerai un coup de main, le rassura-t-il.

Ils se mirent au lit après avoir échangé quelques mots, souhaitant dormir au plus vite, vu que le train les avait tous fatigué. Dès qu'il fut sûr que ses camarades dormaient, il lança un sort de verrouillage sur les rideaux de son lit, un de silence pour transplaner sans bruit, et enfin il fit apparaitre un hologramme de lui dans le lit, si jamais quelqu'un arrivait à ouvrir ses rideaux. Et il transplana sur le Chemin de Traverse, directement dans sa chambre, où il fut accueilli par son amant qui vient le prendre dans ses bras avec un sourire des plus explicites.


Le blabla habituel : n'hésitez pas à laisser une review ! Et si vous avez été trop pressé de commencer la lecture de ce chapitre à tel point de sauter mon petit paragraphe en haut, je vous conseille d'aller le lire, peut être que ça peut vous intéresser

Voilà ! Et on se retrouve la semaine prochaine ! (Et pardonnez les fautes, je n'ai relu que rapidement)

Marysol xx