Chapitre 2 : Castiel
Les cris résonnent dans ce petit appartement, et comme chaque fois, Castiel est dans sa chambre, il essaye de penser à autre chose, ses devoirs sont faits, et rien de tel qu'un livre pour essayer de s'évader. Chaque soir, sa mère travaille, enfin… elle travaille tout le temps. Castiel s'est habitué depuis le temps. Seul enfant, il a vite compris qu'il était un accident de la nature, mais malgré tout, sa mère l'a toujours considéré comme l'ange qui a illuminé sa petite vie. Elle essaye de lui offrir une vie correcte, qu'il ne manque de rien… Il n'a pas de père, il ne se fie pas aux multiples hommes qui défilent dans cet appartement.
Ce soir, tout semble être différent, c'est encore calme, mais il n'a pas le droit de sortir de sa chambre. Il sait que c'est pour le protéger qu'elle le lui a interdit. Il ne faut pas longtemps pour que les gémissements de plaisir – et souvent simulés- se fassent entendre, mais ce soir, il y a plus que de simples gémissements… Des horribles cris de douleurs saisissent Castiel par une immense peur à l'estomac, plus les minutes s'écoulent, plus les cris sont plus angoissants que jamais et plus la mort approche. La souffrance avait l'air telle que Castiel ne put se résoudre à rester dans sa chambre plus longtemps, il débarqua dans la chambre de sa mère, elle venait tout juste de perdre connaissance sous les souffrances infligées. La génitrice du petit Novak était nue, inconsciente et en sang, une scène que son fils n'allait jamais oublier, gravée pour toute la vie. L'homme eut un sourire malsain aux lèvres et profita du trouble de Castiel pour fermer la porte derrière lui à clé.
Oh, mais ça va être encore plus marrant tiens…
Il poussa le garçon de seize ans sur le lit – sa mère étant sur le sol – et lui déchira ses vêtements, il ne prit pas la peine de le préparer plus que ça et s'immisçant en lui sans le moindre remord de lui faire du mal. Le garçon ne put retenir un cri de douleur, ce soir, le dernier pan de son innocence venait d'être brisé. L'homme ne modéra aucunement ses coups, quitte à le faire saigner, il s'en foutait royalement, tout ce qui l'excite, ce sont les cris de douleur qui attisent son envie. Il ne tarda pas à venir en lui, dans un soupir de satisfaction, il se rhabilla et laissant à Castiel un peu de répit. Le petit brun aux yeux océan était loin de se douter de la suite. Comme si ça ne suffisait pas, il fit pleuvoir une pluie de coups sur le corps choqué de Castiel qui le suppliait d'arrêter, mais en vain. Alors que la mère du garçon commençait à s'éveiller, son violeur finit par prendre l'arme posée sur la commode et lui tira en pleine tête sous le regard pétrifié du garçon qui tomba dans les pommes… Le coup de grâce, le coup de trop…
Un voisin avait entendu le coup de feu, il avait très vite alerté la police qui ne tarda pas. Quand les secours entrèrent dans l'appartement, tout avait été retourné... Ils entrèrent dans la chambre où Castiel et sa mère étaient. Il y avait un corps sans vie et celui de Castiel, laissé pour mort et tous deux dénudés. Les secours se hâtèrent autour du garçon qui fut rapidement transporté à l'hôpital. Il fallut plusieurs heures de chirurgie pour que le corps du garçon soit plus ou moins en état, il avait des côtes de brisées, une jambe de cassée et c'était une fracture ouverte, la rate avait explosée sous la violence des coups, et un gros traumatisme crânien… Bref, c'était pas joli à voir… Le viol en plus…
Si ce garçon s'en sort, ce sera une véritable chance... Déclara le médecin à l'assistante sociale fraichement débarquée.
Hm, je sais pas trop si un viol, les coups et assister au meurtre de sa mère est une véritable chance pour ce garçon…
Le médecin soupira, il savait qu'elle avait raison, mais ils devaient rester positifs.
Il a une chance d'avoir oublié tout ça… S'il se réveille. Le traumatisme est assez important. Pour le moment, il est en vie dans un état critique, la suite dieu seul peut en décider… Mais il peut se réveiller et rester dans un état végétatif…
Le chirurgien laissa Meg seule à regarder le gosse « dormir » avec autour de lui beaucoup de machines pour connaitre son activité cérébrale, cardiaque et beaucoup de fils reliés.
Je ne crois pas en Dieu, mais j'espère que tu t'en sortiras… Tu mérites une vie… Une belle vie petit… Et je me battrais pour toi… Je te le promets... Mais bats-toi….
C'est le cœur très lourd que Meg rentra chez elle, retrouvant son mari qui avait compris qu'une nouvelle fois, elle avait dû endurer quelque chose de dur. Il essayait toujours de la soutenir, mais des soirs comme celui-là, il se contentait juste d'être l'épaule sur laquelle elle pouvait pleurer, assis dans le canapé à la bercer et caresser son dos. Il détestait les saloperies qu'on pouvait faire à ces gosses là… Il savait que ça détruisait sa femme.
Meg ne pouvait pas avoir d'enfants, elle l'avait appris très tôt, un cancer des ovaires à l'âge de 19 ans, les chirurgiens avaient dû tout lui retirer dans le but de sauver sa vie… Elle avait encore quelques rendez-vous de routine à l'hôpital, mais la maladie s'était éteinte et elle pouvait vivre normalement… Mais sans enfant... Elle aurait aimé en avoir… Elle avait rencontré Crowley, un chic type qui l'avait souvent aidé à l'hôpital, il était infirmier pédiatrique et était tombé sous le charme de Meg. Quand elle lui a avoué ne pas pouvoir avoir d'enfants, il l'avait rassurée en lui disant qu'ils pouvaient toujours adopter… C'est comme ça que devenir assistante sociale naquit dans la petite tête de Meg… et pour pallier le manque, elle s'était plongée dans le travail et s'occupait souvent de causes perdues ou presque. Ce soir, elle craquait… Elle craquait rarement, mais entre les Campbell et là le petit Novak, à quelques jours d'intervalles, ça faisait peut-être un peu trop.
Peut être que tu devrais faire une petite pause Meg, personne ne t'en voudra… On peut partir en vacances quelques jours si tu veux…Tu as besoin de te ressourcer !
Non, tu ne comprends pas.. je peux pas les abandonner ces gosses… Mais le petit Castiel… Je te jure, je déteste ces salopards… Comment on peut oser s'en prendre à des gosses innocents… comment
Et un nouveau sanglot, Crowley ferma les yeux et tenta bien de la bercer pour la calmer. La soirée allait être très longue… Personne au boulot de Meg ne connaissait cette femme faible qui s'écroulait dans les bras de son mari… Non, elle était toujours forte, intransigeante et elle ne lâchait jamais l'affaire… Ça faisait d'elle quelqu'un d'exceptionnel … Quelqu'un sur qui on pouvait définitivement compter… Elle avait toujours les cas les plus difficiles et elle échouait rarement… Mais quand elle échouait, le pire arrivait. Pour Castiel, Sam et Dean, elle ferait en sorte de tout leur donner si elle le pouvait… Et ça encore c'était une qualité que peu de personnes avaient.
Remember my child : Without innocence the cross is only iron.
Souviens toi de cela mon enfant : Sans innocence, la croix n'est rien que du fer.
Nightwish "Bless the Child"
