Titre: Tout se sait rien ne s'oublie
Auteur: Marysol Cx
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating: M
De retour avec ce nouveau chapitre qui prend un tournant relativement attendu par tous !
Les choses commencent à se mettre en place et on commence à retomber sur le prologue…
Bonne lecture j'espère que ce chapitre vous plaira et on se retrouve dans 2 semaines !
Marysol xx
EDIT : Merci à Phenix de m'avoir fait remarquée pour l'erreur entre Thomas/Ethan sur le chapitre trois. J'ai tout simplement changé le nom du perso au dernier moment et j'ai du oublier de le faire sur un chapitre... Autant pour moi !
Chapitre 11
— Harry ce n'est pas Hedwige ? Demanda Hermione à Harry qui avait la tête dans son bol.
La magnifique chouette blanche plongea vers lui, et se posa sur son épaule après qu'il ait eut récupéré sa lettre. Si depuis le début de l'année, i semaines, les élèves avaient fini par arrêter de le reluquer à chacun de ses mouvements le fait qu'il reçoive du courrier était étonnant, vu qu'il n'avait presque personne en dehors de l'école qui aurait pu lui écrire. Du moins en utilisant sa chouette.
— Ca doit être Ethan, dit Harry avec un sourire pour que seuls ses amis entendent.
On n'était que mercredi, et savoir que son amant pensait à lui en semaine était très appréciable.
Il ouvrit la lettre et commença à lire. L'instant d'après, une carafe devant lui explosait, faisant stopper tout mouvement autour de lui.
— Harry ? L'appela Hermione d'une voix inquiète. Ça va ?
Ses mains qui tenaient encore la lettre tremblaient légèrement, et il n'était pas capable de répondre à la question d'Hermione, pas après ce qu'il venait de lire.
— Harry ? Répéta-t-il d'une voix encore plus inquiète.
Pendant ce temps, à la table des professeurs, personne ne semblait avoir remarqué ce qu'il se passait actuellement à la table des Gryffondors. Sauf un professeur, et le improbable de tous : Snape. Il fixait Harry avec concentration, sa baguette bien serrée dans sa main, se préparant à devoir intervenir.
— Harry, mec, tu te sens bien ?
Une nouvelle fois il ne répondit pas, mais la lettre qu'il tenait entre ses mains se consuma instantanément, brulant ses mains, mais il ne semblait pas en avoir conscience. Snape qui observait la scène de loin, sentait que ça allait dégénérer, se leva silencieusement, et dans un mouvement de cape noir, descendit jusqu'à la table des Rouges et Ors. A cet instant, tous les élèves avaient le regard tourné vers lui. Pourquoi Snape, qui semblait allergique aux élèves, et qui ne faisait acte de présence au repas uniquement pour faire plaisir, entendre par là par obligation, au vieux fou qui le payait descendait-il parmi les élèves ?
Quand il arriva derrière Harry, qui était toujours tétanisé par la lettre qui venait de recevoir, il posa sa main sur son épaule, pour lui signaler sa présence. S'il s'attendait à ce qu'il se retourne, et qu'il comprenne qu'il voulait qu'il sorte, il n'aurait pas pensé se faire envoyer au sol par un champ de force qui semblait couvrir tout son corps. Si l'envie de rire en démangeait plus d'un, personne n'osa rien dire ou faire, c'était presque si certains ne se retenaient pas de respirer pour qu'on les oublie. Les professeurs avaient également reportés leur attention sur la scène qui se déroulait devant eux, mais pas un seul ne fit un geste pour venir aider Snape. Dumbledore l'avait dit clairement : tout ce qu'il se passait entre Snape et Potter, restait entre eux, peu importe ce qu'il se passait et l'endroit où cela se passait. Alors ils regardèrent Snape se relever avec difficulté, ayant peu apprécié la puissance du bouclier magique qui l'avait envoyé au sol.
— Monsieur Potter, je pense que vous vous rappelez ce que je vous ai par rapport au contrôle de votre magie, et à ce que vous pourriez faire si jamais vous perdiez ce dit contrôle.
Il resta immobile encore quelques instants, mais il avait parfaitement entendu. Et il comptait lui faire payer. Il visualisa où était Snape derrière lui sans avoir à bouger la tête, et en un mouvement vif, toucha sa jambe, et il les fit transplaner hors de la Grande Salle. Près du lac précisément.
— C'EST VOTRE FAUTE ! Hurla Harry dès qu'ils eurent rejoins la terre ferme.
— Je vous demande pardon ?
— C'EST A CAUSE DE VOUS QUE JE NE POUVAIS PLUS LE VOIR !
Entre ses hurlements, les larmes qui coulaient sur ses joues, la lettre qui avait pris feu les pièces du puzzle se mettait bout à bout, et il commençait à comprendre.
— La lettre venait de votre amant, c'est ça ?
Il s'effondra à genoux dans l'herbe, sanglotant avec force. Snape l'observa quelques instants. Depuis bientôt deux mois, il avait appris à connaitre le Gryffondor, au travers des cours particuliers surtout. Il avait découvert un élève des plus doués, agréable, blagueur il n'était pas son père, il n'avait rien de plus en commun avec lui que son visage, et encore. Et là, il ne reconnaissait plus rien en lui. Et il ne savait surtout pas quoi faire. Il ne pouvait nier qu'il s'était rapproché du garçon, et qu'il avait même été jaloux d'il ne savait quoi à un moment, et en cet instant, ce sentiment de jalousie semblait se calmer.
Il n'aurait jamais pensé que Potter pouvait ainsi tomber amoureux, et surtout en souffrir autant. Il s'approcha alors de lui, et essaya une nouvelle fois de poser sa main sur son épaule. Cette fois-ci, il réussit sans se faire envoyer trois mètres plus loin. Puis il s'assit à côté de lui. C'est avec surprise qu'il sentit le gamin venir se blottir contre lui, s'accrochant à sa robe avec force. Comme si c'était le geste le plus naturel au monde, sa main se glissa dans ses cheveux, pour lui apporter un peu de réconfort. Ils restèrent ainsi pendant longtemps, suffisamment pour que le gamin se calme et arrête de manquer de lui arracher sa robe à force de s'accrocher à lui.
— Harry ?
Il ne s'attendait pas à une réponse, mais au moins à une réaction. Et il n'eut aucun des deux. Il ne mit pas longtemps à comprendre qu'il s'était endormi. Sauf qu'il se retrouvait maintenant au milieu du parc, avec Harry Potter endormi dans ses bras, et aucun moyen de le ramener dans son dortoir sans qu'on le remarque. En plus, c'était la journée, et se promener avec son élève honni dans les bras, ce n'était pas la meilleure chose à faire quand tous les élèves avaient peur de nous. Alors il s'obligea à le réveiller, même si s'en voulait de le tirer de ce sommeil où il n'était pas envahi par la tristesse.
— Professeur… ?
Il se recula violement en prenant conscience d'où il était. Il resta immobile quelques secondes, essayant de faire du tri dans ses idées. Il revoit la lettre, Snape qui était venu vers lui, puis la chaleur de bras réconfortants.
— Je…
Il le fixa, complètement perdu par tous ces évènements. Il ne lui fallut qu'une demie seconde avant de se décider à transplaner. Il voulait savoir ce qu'il s'était passé. Les mots de son amant —ex amant…—résonnaient encore dans sa tête. Il n'était que 11h, il ne travaillait pas encore.
Quand il arriva dans son appartement, il comprit qu'Ethan avait tout prévu quand il trouva l'endroit vide de la moindre de ses affaires. Un passage éclair au manoir lui apprit qu'il en avait fait de même ici. Il s'assit sur le lit, n'arrivant pas à exprimer le moindre sentiment depuis son réveil. Il se sentait juste vide. Il n'avait pas envie de pleurer, d'hurler, ou même de faire quoi que ce au final. Il voulait juste le trouver, comprendre. Il disparut pour se rendre chez Ethan, sans imaginer une seule seconde ce qu'il allait se passer.
Severus Snape tournait en rond dans ses cachots littéralement. Ça faisait déjà plusieurs heures que Potter était partit, et il commençait à prendre peur pour lui vu l'état dans lequel il l'avait disparu. Il savait qu'il était suffisamment grand pour faire les bons choix, mais il n'avait pas confiance en sa magie qui pourrait blesser n'importe qui s'il venait à perdre le contrôle. Alors il marchait de long en large de ses appartements, attendant impatiemment un signe de vie du Survivant. Quand il entendit soudainement frapper à la porte de ses appartements, il se précipita vers la porte pour l'ouvrir, et tomba nez à nez avec le directeur.
— Vous semblez déçu de me voir, s'amusa-t-il en rentrant sans attendre la permission du Maitre des Potions.
— Que voulez-vous ? Demanda-t-il froidement.
— J'en conclus, vu que vous attendiez quelqu'un d'autre, qu'Harry n'est toujours pas revenu.
— En effet. Pourquoi être venu si vous vous doutiez qu'il n'est pas rentré ?
— Parce que vous savez bien mieux que moi où il pourrait être, et que j'aimerais que vous alliez le chercher avec qu'il fasse quelque chose qu'il pourrait regretter.
Il observa le vieux fou qui allait s'asseoir dans un fauteuil près du feu, sans même lui demander son avis. Bon sang, il n'avait pas intérêt à rester ici longtemps ou c'était lui qui allait partir et très vite.
— Je pense qu'il est trop tard pour s'occuper de ça, monsieur. Il est déjà partit depuis deux heures et connaissant ses pulsions, il a déjà du retrouver la personne qu'il cherchait et obtenir des explications. La question, c'est qu'a-t-il fait après les avoir eu.
— Dans ce cas qu'attendez-vous pour partir le chercher ? Demanda Dumbledore comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.
Snape fixa son supérieur pendant plusieurs secondes, se demandant s'il n'avait pas perdu la tête. Dumbledore n'était pas au courant que leurs cours particuliers avaient repris, et il ne savait pas ce qu'il s'était passé dans le parc. Et comment avait-il pu comprendre qu'il attendait Harry en particulier ? Ce vieux fou semblait encore une fois en savoir bien plus qu'il ne laissait croire.
— C'est trop tard, répondit-il simplement. Et ce n'est pas à moi de le baby-sitter.
— Pourtant dans la grande salle vous n'avez pas hésité un seul instant avant d'aller le voir.
Il allait répliquer d'une voix puissante qui traduisait toute sa colère quant aux sous-entendus du Directeur, quand il vit soudainement apparaitre Harry en plein milieu de son salon. Un Harry couvert de sang, et qui, allongé par terre, ne bougeait plus.
J'espère que ce chapitre vous a plu perso c'est un de mes préférés, parce que la scène dans la Grande Salle avec Snape, même si elle est très courte, c'est une des premières scènes que j'ai imaginé quand j'ai commencé cette fiction, et j'avais vraiment hâte d'y arriver !
Bref, n'hésitez pas à me laisser une review je les lis avec beaucoup de plaisir et promis dès que je suis en vacances (dans une semaine) je prendrai le temps de répondre à tout le monde
Je vous embrasse !
Marysol
PS : merci de ne pas me faire la peau pour se chapitre je sais que je suis une garce avec cette fin immonde :)
