Titre : Tout se sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Pardon je poster aussi tard, mais je viens juste de le finir, ce qui explique pourquoi il est assez cours… J'ai été assez prise la semaine dernière avec la reprise, et j'ai été malade hier soir alors que je comptais passer une partie de la nuit à finir… Enfin, bref, bonne lecture et à dans 2 semaines pour le chapitre suivant !


Chapitre 13

Quand Harry retourna en cours deux jours plus tard, avec un poignet dans une attelle et l'interdiction de porter ne serait-ce qu'un livre ou de se faire bousculer par quelqu'un d'autre, tout le monde comprit qu'il s'était passé quelque chose, et tout le monde voulait savoir quoi. Mais bien sûr, il ne dit rien à personne, sauf à Ron et Hermione, en « oubliant » d'évoquer pourquoi il était blessé en détail « dans le colère ma magie m'a blessée » avait suffi à calmer ses amis.

Cela faisait à présent déjà un mois que l'évènement était passé, et Snape n'en dormait plus du tout. Il repensait sans cesse à ce qu'il avait entendu sur le Chemin, il avait même emprunté la Pensine de Dumbledore pour se repasser le souvenir pour s'assurer que ce n'était pas lui qui c'était trompé. Mais malheureusement, cet autre garçon était juste un idiot fini qui n'aurait jamais dû croiser la route d'Harry. Et à chaque fois qu'il visionnait le souvenir à nouveau, il se demandait s'il devait lui en parler. Mais il le voyait remonter doucement la pente. Pendant leurs cours du soir, il souriait plus, il recommençait à lui parler de ce qu'il se passait dans l'école qu'il aurait pu ignorer. Bien sûr il avait perdu la joie de vivre qu'il possédait avant, mais il la voyait revenir tout doucement. Alors il ne lui disait rien. Il s'en voulait de lui cacher une chose pareille, mais il s'était déjà blessé suffisamment assez pour ne pas risquer une nouvelle explosion de magie qui aurait pu lui être fatale cette fois…

Il se força à arrêter de penser à tout ça et se rendit dans sa salle, les cours n'allant pas tarder à commencer. Il avait cours avec lui justement… A chaque fois qu'ils étaient dans la même pièce, il culpabilisait de ne pas lui avoir dit, mais en même temps il ne voulait pas qu'il ait encore plus mal.

— Asseyez-vous, ordonna-t-il froidement quand tous les élèves furent en silence à leur place.

Depuis quelques semaines, Potter avait pris place de son plein grès au premier rang, à la surprise générale. Et surtout à celle de Ronald Weasley, qui avait manqué de faire une crise cardiaque en voyant ça. Il gardait son visage traumatisé au fond de sa mémoire et y repensait souvent pour le plaisir. A présent, Harry était toujours devant, et le rouquin le plus loin possible de lui, à sa plus grande joie.

— La potion est au tableau. Vous ne sortirez pas tant que vous ne l'aurez pas fini. Vous avez 2h.

Il commença à se déplacer parmi les allées, observant les gestes sûrs d'Hermione, Harry, et Draco, et ceux complètement perdus de Ron. Pourquoi avait-il fallu qu'il ait Effort Exceptionnel à sa BUSE et que Slughorn accepte les élèves avec ce niveau aussi déplorable ? Après il n'oubliait pas que Potter avait aussi été dans ce cas… Quant aux autres élèves, ils étaient potables. D'autant plus que l'absence de Londubat apportait à son cours un calme certain.

Une heure trente plus tard, tous avaient des potions plus ou moins potables, même si celles de Draco et d'Hermione restait au-dessus, celle de Ron était totalement raté, et celle d'Harry dépassait toutes ses espérances. Elle était parfaite elle aurait été la même s'il l'avait faite lui-même. Leurs cours portaient définitivement leurs fruits, et il ne pouvait désormais plus nier que c'était en grande partie sa faute s'il a pendant 5 ans de cours avec lui jamais réussi à faire la moindre potion correcte. Il récupéra des échantillons de chaque potion, mais s'il avait déjà une très nette idée des notes qu'il allait mettre ainsi que le chaudron d'Harry qui était parfait et qu'il pourrait donc réutiliser.

Passer deux heures à le regarder avait été aussi difficile que les fois précédentes. Il ne pouvait s'empêcher de vouloir lui révéler ce qu'il s'était passé, mais il commençait à s'en sortir, et il ne voulait pas que ça le fasse replonger à nouveau. Alors pour arrêter d'y penser, il retourna dans ses appartements et se mit devant la cheminée avec un livre. Il n'avait plus cours de la journée alors il ne prit pas la peine de mettre une alarme pour lui rappeler l'heure, et plongea dans son livre.

Il se réveilla en sursaut, comprenant qu'il était tombé endormi sur son canapé. Il réalisa avec horreur qu'il était déjà 20h30, et qu'Harry devait l'attendre depuis 30 minutes dans la salle, sans comprendre pourquoi il était absent il n'était jamais en retard. Il était incapable de dormir la nuit, mais là il avait dormit sans problème trois heures alors que ce n'était vraiment pas le moment. Il remit rapidement de l'ordre dans ses vêtements et se hâta de rejoindre sa salle de classe, et tout particulièrement son bureau adjacent. Il rentra avec le souffle légèrement court dans la pièce, mais celui-ci se coupa complètement quand il vu le sac d'Harry au sol, mais pas d'Harry, et la Pensine en évidence sur la table. Non, il n'avait pas pu voir le souvenir, ce n'était pas possible. Il tourna en rond plusieurs minutes dans le bureau en ne comprenant pas ce qu'il se passait. Si ses affaires étaient ici et qu'il n'était nulle part, c'est qu'il était forcément dans la Pensine.

Il ne voulait pas imaginer l'état dans lequel il allait être quand il allait le récupérer. Ça allait être un massacre. Il aurait dû lui dire dès le début, parce qu'est-ce qu'il allait penser maintenant qu'il savait ? Il allait se sentir par lui aussi, et il ne voulait pas perdre sa confiance, pas après toutes ces semaines où il avait adoré passer du temps avec Harry. Juste parce qu'une fois encore il n'avait pas su être courageux, encore…

Il retira sa robe d'un geste rageur sa colère et sa panique lui donnait chaud et il étouffait littéralement. Se retrouver en chemise ne l'aida pas à se calmer, mais il se sentit un peu mieux.

Mais bon sang, pourquoi est-ce qu'il mettait autant de temps à revenir. Snape allait et venait dans la pièce en se retenant de casser quelque chose pour se calmer.

— Professeur ?

Il se retourna en sursaut, croyant être victime d'une hallucination.

— Professeur tout va bien ?

— Je… Enfin… Vous n'étiez pas… ?

Harry posa son regard sur la Pensine posée sur la table.

— Bien sûr non ! J'ai retenu la leçon… Vu que vous n'arriviez pas et que je ne vous avais pas vu au repas je me suis dit que vous aviez oublié, donc je suis allé à vos appartements. On a du se croiser.

— Oui, voilà, ça doit être ça.

Il s'éloigna de quelques pas de son élève. Mon dieu il avait paniqué pour rien. Mais il préféra cela plutôt qu'il ait se soit vraiment trouvé dans la Pensine.

— Je vous laisse récupérer ce dont vous avez besoin pour la potion commencée hier. Je vais la chercher

Il quitta l'endroit en courant presque pour s'enfermer quelques minutes dans sa réserve. Il ne pouvait définitivement pas continuer comme ça, à s'inquiéter à la moindre seconde qu'il apprenne la vérité. Il allait devoir lui dire, ce n'était pas possible autrement. Il retourna dans son bureau avec le chaudron d'Harry, et un immense sentiment d'appréhension. Il ne préférait pas imaginer sa réaction. Il allait lui dire. Pas maintenant, pas quand il allait être concentré sur une potion qu'il voulait vraiment réussir, mais il allait lui dire.

— Très bien, je vous laisse commencer. Je vous fais confiance, donc pas besoin de me demander de vérifier. Et si tout va bien, elle devrait être finie aujourd'hui.

— D'accord, merci professeur.

Un silence s'installa, tout à fait normal pour Harry qui travaillait, mais extrêmement pesant pour Severus qui en même temps voulait lui dire, mais qui voulait tout autant le protéger en se taisant.

— Vous devriez être plus souvent comme ça en cours, dit Harry. Vous paraissez moins austère en chemise.

Il remarqua avec horreur qu'il ne portait qu'une fine chemise blanche. Il avait retiré sa robe plus tôt et ne l'avait pas remise.

— Justement, c'est le but de mes vêtements, répondit-il d'un ton légèrement surpris.

C'était la première fois qu'on lui faisait cette remarque.

— C'est dommage, ça vous va mieux, avoua-t-il en le regardant dans les yeux.

Il ne put empêcher un micro sourire de passer sur son visage. Comment allait-il pouvoir lui avouer alors qu'il allait vraiment bien aujourd'hui.

Pendant une heure il tourna et retourna dans sa tête ce qu'il allait pouvoir lui dire, ne gardant qu'un léger regard sur travail d'Harry, lui faisant en effet totalement confiance. Quand il le vit se reculer avec un sourire triomphant, il comprit qu'il avait fini. Il s'approcha et regarda son travail.

— Elle est parfaite Harry.

Il lui avait demandé plusieurs semaines auparavant d'apprendre à faire la potion Tue-Loup pour pouvoir aider Remus vu qu'il n'avait plus le temps –ni l'envie– de la faire lui-même. Il avait fallu plusieurs essais, qu'il lui montre certains gestes des dizaines de fois avant qu'ils soient bons, mais il avait finalement réussi. Et il ne pouvait s'empêcher d'être fier de lui. Il avait finalement bien hérité du talent de Lily en potions.

— C'est vrai ? Oh Remus va être tellement heureux de le savoir !

Il eut un petit sourire triste en voyant l'air joyeux d'Harry.

— Professeur, vous êtes sûr que ça va ?

Harry était sûr que quelque chose n'allait pas avec son professeur. Sa réaction en ayant cru qu'il était dans la Pensine, son sourire quand il lui avait dit qu'il était mieux sans ses robes, maintenant son air triste. Il se passait quelque chose avec Severus Snape.

— Je dois vous avouer quelque chose. Une chose dont j'ai pris connaissance vous concernant, et que j'aurais aimé vous cacher, mais je doute finalement que ce soit la meilleure chose à faire, car je ne souhaite pas que vous l'appreniez par quelqu'un d'autre que moi.

— Quelle chose ?

Il semblait un peu perdu, mais pas effrayé. Comment pouvait-il avoir peur alors qu'il était le garçon qui avait survécu, qu'il avait appris à 11 ans qu'il était un sorcier, à 15 qu'il devrait tuer le Seigneur des Ténèbres, et à 17 qu'il était un Horcruxe. Il n'aurait pas dû avoir peur de lui annoncer une nouvelle aussi futile en comparaison de ce qu'il avait déjà vécu. Mais il avait peur de sa réaction. Il était dans son bureau, avec des nombreuses potions dangereuses autour d'eux. Mais il était un peu tard pour se soucier de ceci.

— J'ai croisé, il y a un mois de ça, sur le Chemin de Traverse, votre ancien compagnon qui discutait avec quelqu'un. J'ai entendu leur conversation, et ils parlaient de vous.

Il s'arrêta, observa l'impact de ses mots sur Harry. Pourquoi restait-il calme ? Pourquoi semblait-il plus intrigué qu'autre chose ?

— Et que disaient-ils ? Demanda-t-il, forçant Snape à continuer.

— Qu'il ne vous avait pas laissé pour les raisons qu'il vous avait donné, et uniquement parce qu'il en avait marre.

Il s'entendait à toutes les réactions de la part d'Harry : l'incompréhension, la colère, la tristesse, la peur même mais pas ça.

— Je suis déjà au courant.


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Je vous embrasse

Marysol xx