Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Je poste un peu plus tôt que d'habitude parce que je ne suis pas là demain, et j'avais peur de ne pas avoir le temps de poster de mon portable. Bref !Bonne lecture et à dans 2 semaines pour le chapitre suivant !
Chapitre 14
Il regarda son élève comme s'il venait de lui avouer qu'il avait pour ambition plus tard de devenir une prostituée. Bon sang mais comment pouvait-il savoir ?!
— Professeur ? Vous allez bien ?
Il s'était rongé les sangs pendant des semaines pour finalement apprendre qu'il était au courant ! Mais qu'avait-il fait pour mériter cela ?
— Enfin, mais, comment ?
Il eut besoin de se tenir à une table derrière lui pour tenir debout. Il n'en avait plus dormi, il s'était imaginé milles scénarios de ce qu'il aurait pu se passer s'il venait à l'apprendre. Pour au final que ce soit lui qui apprenne qu'il était déjà au courant.
— Quand il m'a appris qu'il me quittait. Je n'y croyais pas une seule seconde, parce que Rita n'aurait jamais agi comme ça vu qu'elle est un Animagus non déclaré, et qu'à présent à la moindre petite chose en rapport avec moi elle sait qu'on peut la dénoncer. Alors je l'ai légimencé pour savoir la vérité. Il n'y a vu que du feu, mais moi j'ai tout vu. C'est pour ça que j'étais autant en colère et incontrôlable. Parce que j'avais cru que c'était fini l'époque où tout le monde me mentait soit pour me protéger, soit pour abuser de moi.
Il fixa le Maitre des Potions en attendant une réaction qui ne venait pas.
— Mais vous ? Comment vous l'avez su ? Demanda-t-il soudainement. En le croisant, vous me l'avez dit, mais pourquoi vous l'avez croisé ? Vous l'avez cherché ?
Il se tendit imperceptiblement. Comment Snape pouvait-il être au courant ? Ça voulait dire qu'il avait espionné son esprit ? Ou qu'il l'avait su à la source ?
— Je voulais m'assurer qu'il allait bien, et je l'ai surpris en train de discuter avec un autre garçon. Je ne voulais pas écouter, mais quand j'ai entendu votre prénom… Il a tout dévoilé. Je ne me serais jamais permis de fouiller votre esprit si c'est ce que vous vous demandez.
Il hésita pendant une seconde à lui montrer le souvenir pour qu'il le croie, mais il ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie maintenant qu'il semblait totalement remis, et il voulait encore moins prendre le risque de lui apprendre des choses qu'ils avaient pu rater lors de sa légimencie.
— Vous avez semblez inquiet de savoir que j'ai pu aller dans la Pensine, remarqua Harry. Et ensuite vous m'avouez ça. Vous conservez le souvenir dedans c'est ça. Je peux le voir ?
Ils se fixèrent plusieurs secondes jusqu'à ce que Snape qui avait repris contenance réponde.
— Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
— Ca va faire deux mois. J'ai eu le temps de m'en remettre. Et depuis je contrôle bien mieux ma magie. Je veux juste être sûr que ce que j'avais compris lors de la légimencie était correct.
Il ne répondit pas tout de suite, avisant le pour et le contre. Il lui prouvait qu'il ne mentait pas, il le rassurait d'une certaine manière mais ça risquait de l'énerver et il se voyait mal gérer une explosion de magie dans les cachots, qui était tout de même sous le Lac Noir.
— Je viens avec vous. Pour vous calmer si besoin.
— Je vais rester calme de toute façon. Mais si vous préférez… Et ça reste votre souvenir tout de même.
Dans quoi s'embarquait-il à montrer le souvenir à Harry ? Il avait confiance en lui et en ses dires, mais beaucoup moins en sa magie. Il ne le quitta pas une seule seconde des yeux, observant la moindre de ses réactions pour s'assurer qu'il restait calme.
Quand ils en sortirent une petite dizaine de minutes plus tard, il se rendit compte sous le regard amusé d'Harry que c'était lui qui était de loin le plus stressé d'eux deux.
— Je vais bien professeur, je vous promets.
Il le fixa longtemps pour s'assurer que c'était la vérité, et il finit par admettre que c'était bien le cas : Harry allait définitivement bien.
Il avait pensé pendant plusieurs semaines qu'une fois Potter au courant, il pourrait reprendre des nuits plus ou moins normales. Mais c'était presque pire. Parce qu'à présent il réalisait à quel point il s'était inquiété pour son élève, et surtout il ne comprenait pas pourquoi cela avait pris autant de place dans sa vie.
Il arriva le lendemain matin en cours dans un état tel, qu'il aurait pu coller toute sa classe juste parce qu'elle respirait un tant soit peu trop fort.
Harry n'avait pas cours de potions aujourd'hui. Pourtant l'humeur du maître des potions était telle qu'il en avait entendu parler jusque dans la Grande Salle. Il avait apparemment collé toutes ses classes de la matinée, et avait même retiré des points aux Serpentards.
Il n'avait pas parlé à ses amis de ce qu'il s'était passé dans les cachots hier soir. Bien sûr, il n'avait pas arrêté d'y penser, et quand il apprenait aujourd'hui l'état de Severus, il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était lié à lui. Il avait remarqué auparavant que leurs cours du soir avaient parfois une influence sur son humeur du lendemain. Pour peu qu'il se passe extrêmement bien et qu'ils discutent de tout et rien pendant toute la soirée, le lendemain il était beaucoup plus clément. Et au contraire, s'il ne venait pas pour x raison, même en le prévenant, le lendemain les sabliers se vidaient beaucoup plus vite.
Il n'avait pas beaucoup dormi à force de penser à son attitude, et il était persuadé que son professeur n'avait pas dormi pour les mêmes raisons. Il avait été choqué de voir qu'il s'était inquiété pour lui à ce point. Il n'avait pas compris pourquoi. Bien sur leurs rapports c'étaient améliorés depuis le début de l'année, bien plus qu'en 6 ans mais au point où il allait s'inquiéter pour lui ? Il devait y avoir une raison pour qu'il s'inquiète pour lui. Et peu importe cette raison, il ne pouvait s'empêcher d'être touché par cette attitude. Parce que, pour une fois, quelqu'un c'était inquiète pour ce qu'il pensait et ce qu'il ressentait. Bien sur ses amis le faisaient aussi, mais il n'avait qu'à leurs dire que ça allait pour qu'ils le croient bêtement. Mais pas lui. Il s'était inquiété pendant plusieurs semaines pour lui, alors qu'il montrait qu'il allait bien. Il était touché par cela.
Si on lui avait dit qu'un jour il serait touché par un acte de Severus Snape, il aurait préféré brûler son balai plutôt que d'y croire.
Le reste de la semaine se passa dans le même esprit. Harry essayait de comprendre le pourquoi de son comportement, tout en ne pouvant s'empêcher de sourire en repensant au fait qu'il avait tout de même essayé de le protéger et de son côté, Severus essayait de comprendre pourquoi il avait agis comme ça. Même Ron et Hermione s'était rendu compte que quelque chose avait changé dans l'attitude de Snape, mais surtout qu'Harry était bien plus prit dans ses pensées. A tel point qu'Hermione le coinça dans la salle commune le samedi soir alors qu'ils étaient seuls car Ron était déjà parti se coucher.
— Harry, attends, l'arrêta-t-elle quand elle le vu se diriger vers l'escalier de son dortoir. J'aimerais te parler.
— De quoi ?
Il était très rare qu'ils ne parlent pas tous les trois de quelque chose qui concernait un des deux autres. Il pensa un instant qu'elle voulait lui parler de Ron, mais il comprit vite que non.
— On a trouvé avec Ron que ton comportement était un peu différent cette semaine. Tu étais tout le temps dans tes pensées, à sourire facilement. Et… Tu sais qu'on est tes meilleurs amis, et qu'on s'en rend compte quand il y a quelque chose. Je comprends que tu ne veuilles pas en parler à Ron pour ne pas qu'il fasse des reproches s'il ne l'apprécie pas, mais à moi, tu sais que tu peux tout dire.
— De quoi tu parles Hermione ? Demanda-t-il sans comprendre.
— Bah…
Elle baissa les yeux quelques secondes et rougis.
— Enfin Harry, tu n'arrêtes pas de sourire, de regarder dans le vide, tu ne nous réponds pas quand on te parle tellement tu es dans tes pensées. Tu ne vois pas de quoi je parle ? Ne me dis pas que tu ne t'en es pas rendu compte !
Il la regarda comme s'il lui avait poussé un troisième œil. Par Merlin de quoi parlait-elle ? Il avait été dans la lune cette semaine, mais uniquement parce qu'il pensait à Snape.
— Harry ça crève les yeux, tu es amoureux !
— Severus, je peux vous parler ?
— Vous le faites déjà Albus.
Severus voyait venir d'ici la conversation ennuyeuse. Il ne savait pas sur quoi ou qui, mais ça allait l'énerver. De toute façon cette semaine tout l'énervait. Encore plus que d'habitude.
— Vous m'avez paru différent cette semaine.
Il allait lui répliquer qu'il était différent depuis plusieurs semaines étant donné qu'il ne dormait plus du tout, mais il se retint.
— Plus… Epanoui je dirais. J'oserais même dire que je vous ai trouvé joyeux par moment.
— Vous devenez décidément trop vieux pour ce poste, lança-t-il d'une voix froide. Lui, joyeux ? Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre.
— Je suis très sérieux Severus.
Il le regarda prendre place dans un fauteuil devant la cheminé, sans qu'il ne lui ait donné l'accord pour le faire. Une vie de plus de cent ans n'aura décidément pas suffit à lui apprendre les bonnes manières.
— Plusieurs professeurs m'ont rapporté que vous étiez plus ouverts à des conversations, et le sablier des Gryffondors a moins diminué cette semaine. Dois-je en conclure qu'il s'est passé un évènement important pour que vous soyez ainsi ?
— Il ne s'est rien passé Albus. Si vous souhaitez, je peux vous le prouver ainsi : 20 points de moins pour Gryffondor.
— 20 points pour Gryffondor, soupira le directeur. Ce n'est pas un jeu, Severus. J'aimerais savoir la raison de ce changement. Bien que si vous ne me le dites pas, je finirai par le découvrir, vous en avez conscience.
— Vous ne découvrirez rien, parce qu'il n'y a rien à découvrir, répondit-il sèchement. Maintenant, si vous permettez, j'ai du travail.
Le directeur n'essaya pas de discuter et quitta ses appartements. Mais il n'allait pas laisser tomber l'affaire. Il trouverait qui avait réussi à fissurer le cœur de pierre du Maitre des Potions.
Voilà voilà... Un petit chapitre mais plein de choses... N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !
Marysol xx
