Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Bonne lecture et à dans deux semaines !
Chapitre 15
Toutes les filles en étaient à présent convaincues : Harry Potter était amoureux. Tout le monde le savait, sauf le principal intéressé. Hermione s'était bien retenu de lui en parler à nouveau vu qu'il n'avait pas arrêté de nier, mais elle restait également convaincue qu'il était amoureux. Mais de qui… Il était pourtant tout le temps avec eux, sauf le soir pendant ses cours avec Snape. Pendant l'espace d'une seconde elle avait imaginé que ça puisse être avec lui, mais elle avait vite chassé cette pensée de son esprit. Après tout quand il était avec Ethan, c'était hors de Poudlard et personne ne le savait. Il avait sûrement retrouvé quelqu'un en dehors de l'école mais il ne souhaitait pas en parler. Alors personne n'en parlait du moins pas quand il était dans les parages…
Même chez les professeurs on en parlait. Tout le monde remarquait que l'attitude du maitre des potions n'était plus la même. Après quelques semaines où il paraissait des plus fatigués, et quelques jours où il semblait vouloir tuer n'importe qui qui oserait lui parler à présent il était calme, ne vidait plus les sabliers de toutes les maisons et certains auraient presque pu dire avoir vu une esquisse de sourire sur ses lèvres.
— Bonsoir, Professeur !
— Bonsoir, Harry. Comment vas-tu ?
Harry retira sa cape en fourrure avec un petit frisson. Il ne faisait définitivement pas chaud dans les cachots de son professeur.
— Très bien ! Et vous ?
— Bien, bien.
Il referma le livre qu'il lisait et se leva. Il avait réfléchi longtemps à ce qu'il allait proposer à son élève. Pesant le pour et le contre, il en était arrivé à la conclusion que ça ne pourrait qu'être que bénéfique pour lui.
— Etant donné que tu as atteint un niveau vraiment impressionnant en potions, j'aurais aimé savoir si tu voulais travailler autre chose.
— Comme ? Demanda-t-il d'une voix intéressée.
— La magie noire.
— Oh…
Il lui laissa le temps d'assimiler l'idée. Il voulait s'assurer qu'il n'était pas totalement réfractaire au principe avant même qu'il ait commencé de lui expliquer. Se rendant que ce n'était pas le cas, et qu'il était plus surprit que choqué ou dégoûté, il reprit la parole :
— Avant de refuser, assis-toi. Je vais t'expliquer comment cela fonctionne, pour que tu comprennes pourquoi je t'en parle.
Ils prirent place dans deux fauteuils que Severus avait fait apparaitre.
— La magie, noire ou blanche, est la même, c'est la première chose à assimiler. Mais la quantité de puissance nécessaire pour qu'elle fonctionne n'est pas la même. La magie qui est dite noire, demande bien plus de puissance. Ainsi, les sorciers qui la pratiquent sont des sorciers puissants, qui peuvent tomber du mauvais côté, et ainsi on dit qu'ils pratiquent une magie noire, alors que c'est uniquement une magie au niveau de leur puissance. Tu vois ce que je veux dire ?
— Oui ! C'est juste deux noms pour deux magies praticables à un niveau différent. C'est ça ?
— Exactement. En principe, on commence l'enseignement de la magie « noire », par l'apprentissage des informulés et de la magie sans baguette. Mais dans ton cas, pas besoin, on pourra donc commencer directement par des utilisations concrètes, si tu en as envie bien sûr.
— Bien sûr que j'en ai envie ! S'exclama-t-il avec un sourire aux lèvres. Je suppose que tous les tours de passe-passe de Dumbledore correspondent à de la magie noire ?
— Tu as tout compris. Ce vieux fou est loin d'être aussi innocent qu'on le pense. La magie noire, bien que pas si noire que ça, peu permettre de soigner des blessures mortelles, de briser des maléfices très puissants. On raconte même qu'elle peut permettre de ramener les morts à la vie, mais personne n'a jamais eu la puissance pour l'expérimenter, ou alors ceux qui s'y sont tentés y ont laissé leur vie à leur tour. Dans notre cas, on ne va bien sûr pas aller jusque-là, mais on va voir ce dont tu es capable pour la guérison pour commencer. Déjà, tu es capable de te guérir toi-même, il faut que tu essayes de transmettre cette capacité à quelqu'un temporairement.
— Comment on va faire ?
— De la manière la plus simple. Je doute que Madame Pomfresh nous laisse utiliser un de ses élèves blessés, donc on va travailler sur moi.
— Sur vous ? Répéta-t-il, pensant avoir mal compris.
Il regarda son professeur retirer sa robe pour apparaitre en chemise. C'était la deuxième fois qu'il le voyait ainsi, et il se fit la remarque qu'il était définitivement bien mieux ainsi. Il était moins courbé, on voyait sa fine musculature. Il se surprit même à le regarder plus longtemps que nécessaire, surtout quand il se retourna pour fouiller dans son bureau. Mais sur le coup il ne se rendit pas compte de son acte, car pour lui il était avec Severus, avec qui il avait des discussions plus qu'intéressantes, avec qui il apprenait énormément de choses ce n'était pas le maitre des potions austère que tous connaissaient.
— Non ! S'exclama-t-il en voyant son professeur s'entailler légèrement l'avant-bras.
— Ne vous inquiété pas, ce n'est rien. Maintenant, essayez de guérir cette blessure.
— Mais… Comment ? Chercha-t-il à comprendre d'une voix légèrement choqué par ce qu'il venait de faire.
— Comment quand vous vous soignez vous-même. Essayer de me donne de votre magie. Ce n'est pas grave si vous n'y arrivez pas tout de suite, mais ça viendra, je n'en doute pas. Par contre, on va essayer sans baguette. Ce sera sûrement un peu plus dur, mais ça sera moins dangereux pour moi…
— Je n'approuve pas trop votre méthode, grommela Harry qui s'approchait tout de même de son professeur.
Il hésita pendant une seconde, et fini par mettre sa main au-dessus de la blessure, sans pour autant la toucher. Il s'imagina alors la soigner, faisant venir la magie qu'il avait ressentie après l'explosion de sa chambre dans sa main. Il lui fallut plusieurs minutes de concentration avant d'arriver à ressentir cette magie, et presque autant de temps avant qu'il ne comprenne comment l'étendre hors de son corps. Mais quand il se recula, le bras de son professeur n'avait plus rien.
— Vraiment impressionnant Harry ! S'exclama Severus en observant son bras qui était totalement guéri. Je n'aurais pas cru que tu y arrives du premier coup.
— Je n'y croyais pas non plus, souffla-t-il en se tenant à la table.
— Tu veux t'arrêter là ? J'ai le sentiment que ça t'as achevé. Pardonne-moi.
— Non, non, c'est bon. Je veux continuer. Et si je retourne maintenant à ma tour, ils vont me demander pourquoi je rentre si tôt.
— Très bien, dans ce cas on ressaye ?
— Il n'y a pas d'autre moyen que de le faire sur vous ? Vous vous êtes suffisamment fait mal pour moi pour le reste de votre vie.
Severus fut surpris par cette phrase. Il ne pensait pas qu'il avait conscience de tout ce qu'il avait pu faire, du moins du point de vu de la douleur physique…
— On peut faire autre chose, en attendant de trouver une solution. Comment est votre résistance à l'Imperium ? Bien que la guerre soit fini, il y a toujours des Mangemorts en course, et le Ministère n'est pas 100% de notre côté…
— En principe je ne m'en sortais pas trop mal, mais je n'ai pas réessayé depuis.
— Dans ce cas… Impero !
« Assis-toi par terre — Non, le sol n'est pas propre — Je t'ai dit de t'asseoir — Je ne veux pas j'ai dis — Je t'ai dit de T'ASSEOIR » Le cris résonna dans sa tête et il sentit son corps vouloir obéir mais il repoussa la voix aussi loin qu'il put. « Tu fais la forte tête… Et si je te disais que j'allais torturer tes amis si tu ne le faisais pas ? Tu le ferais ? — Vous ne pouvez pas ! Ils ne sont pas là ! — Je peux bien aller les chercher, je sais très bien où ils sont » Il s'effondra soudainement au sol, mais ne se fit pas mal car son professeur l'avait rattrapé à temps.
— Je pense qu'on va s'arrêter là pour aujourd'hui Harry, lança Severus en l'aidant à se relever. Je ne tiens pas à avoir Madame Pomfresh sur le dos parce que tu auras fait un malaise. Pardon de t'avoir crié dessus par ailleurs, mais je voulais tester ta résistance.
Il glissa son bras dans son dos pour l'aider à tenir debout.
— Ca va aller ?
— Oui, je crois…
Il n'essaya pas de s'éloigner de lui, bien qu'il se soit rendu compte de la proximité qui les liait. Mais quand Severus sans rendit compte, ses joues prirent une légère teinte rouge. Il se recula en se raclant la gorge.
— Ça ira pour retourner jusqu'à ton dortoir ?
— Oui, ne vous en faites pas. D'ici quelques minutes ça ira bien mieux.
— Dans ce cas reste le temps de récupérer ?
Il répondit d'un léger sourire et suivit le maitre des potions jusqu'à ses appartements auxquels ont accédaient par le fond du bureau. Il y était déjà venu quelques fois, la dernière fois ça avait été pour lui étaler une potion sur le bras parce qu'une erreur dans sa potion avait provoqué une éclaboussure d'un acide très puissant et il ne tenait pas debout à cause de la douleur. Bien sûr quelques minutes après, sa magie avait agi, le soignant, mais sur le coup, il n'en avait vraiment mené par large.
Il se laissa tomber dans le canapé avec un petit soupir. Il n'aurait pas cru que deux exercices aussi peu fatiguant à première vue, l'auraient achevé à ce point. Il tourna la tête vers le bureau de son professeur et y vu quelques copies.
— Je peux les regarder ? Demanda-t-il en les pointant du doigt.
— Tu peux même les corriger si tu veux, s'amusa-t-il. Ce sont les cinquièmes années, et ils sont mauvais…
— Comme tous les niveaux ?
— Oui, en effet, sourit-il.
Harry fit venir à lui d'une geste de la main un petit tas de feuille, ainsi qu'une plume et un encrier. Sans qu'ils ne s'en rendent compte, ils passèrent ainsi une heure, chacun faisant des commentaires sur ce qu'ils lissaient. Aucun des deux ne trouvait cette situation bizarre ou embarrassante. Il avait dépassé le stade de la relation professeur/élève depuis déjà plusieurs semaines. A présent, Harry voyait Severus plus comme un mentor, presque un ami. Et il était presque sûr que son professeur de potion voyait cette relation autrement, mais il ignorait comment, mais il n'en avait pas peur. Il savait que son professeur n'aurait pas continué de lui donner des cours s'il n'en avait pas envie qu'il n'essayerait pas de lui apprendre de nouvelles choses s'il le trouvait stupide ni même qu'il l'inviterait dans ses appartements où même les Serpentards n'allaient jamais, s'il ne l'appréciait pas un minimum.
Il était bien quand il était ici. Non… Il était bien quand il était avec Severus. Il ne pouvait décidément pas le nier.
La conversation qu'il avait eue avec Hermione lui revint soudainement en tête. Elle lui avait dit qu'elle le pensait amoureux ? Il prit soudainement conscience de tout cela. Du temps qu'il passait dans les cachots, de son envie d'y venir même les soirs de weekend quand il n'avait pas cours de sa tristesse quand il devait retourner dans la tour de Gryffondor sans compter leurs discussions dont il ne se laissait pas. Son visage se décomposa doucement, et il lâcha l'encrier qu'il tenait dans sa main.
— Harry ? Tout va bien ?
Quelqu'un frappa à la porte avant qu'il n'ait pu répondre.
— Severus ! Potter n'est pas retourné à son dortoir, il ne serait pas…
Une expression de stupeur absolue prit place sur son visage. Mc Gonagall se tenait sur le seuil de la porte, et venait de voir Harry, affalé sur le canapé, ses chaussures au sol, qui tenait une plume dans sa bouche
— Potter, mais, enfin, comment ?
Aucune des trois personnes présentes dans la pièce n'osait bouger. Sauf Harry, qui disparut soudainement. La panique ou la peur, mais il venait de transplaner, et sûrement hors du château.
J'ignore si j'en avais déjà parlé avant, si c'est le cas pardon de radoter mais j'ai 3 fics en cours donc je sais plus trop ce que je dis où ^^' C'était par rapport aux reviews, et au fait que je les appréciais énormément, même si je ne répondais pas toujours. Il y a plusieurs raisons à ça :
- Fanfic est très mal fait, pour ma part, pour répondre aux reviews... Contrairement à Skyrock où on sait à qui on a répondu ou pas, et où elles sont toutes au même endroit
- Il n'y a pas toujours matière à répondre "Merci super chapitre !" même si ça me fait plaisir, répondre me prend bien 3/4 minutes vu que le site est galère, et que je suis sur mon portable toute la semaine au lycée
- Je manque clairement de temps... Je termine toujours les chapitres la veille ou même le matin même, parce que je n'ai pas le temps le reste de la semaine avec la terminale, donc répondre aux commentaires...
En revanche, je réponds toujours aux beaux commentaires, ou quand on me pose des questions (sauf si je n'ai pas eu le temps de répondre avant, et que la réponse est dans le chapitre d'après, là je ne réponds pas).
Mais toujours est-il que je prends un grand plaisir à lire vos commentaires, et qu'ils me boostent vraiment à écrire des chapitres plus longs et plus détaillés.
Donc merci encore de suivre cette fiction !
Marysol xx
