Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Toutes mes excuses pour mon absence de... 6 semaines non ? Je suis vraiment désolée mais je vais vous raconter un peu ma vie pour vous expliquer

Tout simplement je suis en terminale S, mes notes ne sont pas exceptionnelles donc je travaille énormément et je n'ai pas souvent le courage d'écrire ni les idées, je suis maintenant en couple avec celui qui a été mon crush pendant plus de 8 mois donc forcément je passe légèrement tout mon temps avec lui ^^' Et si je vous dis ça c'est parce que donc je suis bien plus heureuse en ce moment donc j'ai moins d'inspiration (me demandez pas pourquoi je ne sais pas ._.)

Enfin bref je ne reviens pas non plus comme une fleur sans la moindre explication donc voilà pourquoi je vous raconte ma vie.

Maintenant le blabla fini, j'espère que ce chapitre vous plaira et n'hésitez pas à me laisser des reviews :)

A dans 2 semaines (normalement, mais il est déjà écrit donc pas de raisons :))


Chapitre 16

Il fallut près d'une heure à sa magie pour qu'elle se calme. Il était recroquevillé sur le sol de la salle d'entrainement, tremblant, couvert de sueur.

— C'est pas possible, gémit-il en manquant de s'arracher les cheveux. Je ne peux pas être amoureux de lui…

Pourtant, à chaque fois qu'il se le disait, son esprit lui renvoyait le souvenir de ce qu'il avait ressenti quand il était dans ses bras, près du Lac.

— Il venait de me larguer, c'est pour ça, j'avais juste besoin de réconfort, c'était juste pour ça que j'avais apprécié.

Mais son esprit n'était pas de cet avis, car à chaque fois il lui montrait un autre souvenir, lui rappelait une émotion qu'il avait eu en sa présence. A tel point, qu'à chaque fois sa magie faisait vibrer l'air tellement il était confus. Il finit par sombrer dans un sommeil agité, épuisé par sa magie qu'il n'arrivait pas à contrôler. Il ne pensa même pas à transplaner dans sa chambre.

— Monsieur Severus ! Que faites-vous ici ? Que pouvons-nous faire pour vous ?

— Je cherche Harry. Il a transplané du château, et je ne sais pas où il est allé.

— Il est ici monsieur. Mais Lana vous déconseille d'y aller pour le moment. Sa magie n'en fait qu'à la sienne. Heureusement que les maitres Black avaient mis des enchantements autour de la salle, sinon le manoir serait en ruines.

Severus tenta de se calmer. Harry était ici, il allait bien du moins physiquement. Psychologiquement par contre… Il avait le sentiment qu'il lui avait fallu des heures pour expliquer à Mc Gonagall ce qu'Harry faisait dans ses appartements privés. Et surtout, il avait dû lui assurer plus d'une dizaine fois qu'il ne faisait que lui donner des cours de potions et de Défenses, que ça n'allait pas plus loin entre eux. Au début, il n'avait pas compris, mais quand elle s'était mise à évoquer sa majorité, il avait fait le lien. Il avait été choqué qu'elle puisse penser une chose pareil, et troublé, car jamais auparavant on ne lui avait des allusions de ce genre, avec n'importe qui. Mais il s'était vite repris en se rappelant qu'Harry venait de disparaitre, qu'il allait sûrement avoir besoin d'aide pour contrôler sa magie, et qu'il allait avoir besoin d'explications pour être rassuré. Il avait utilisé sa cheminé pour pouvoir sortir directement du château en rejoignant sa maison dans l'Impasse du Tisseur, et avait directement transplané au manoir.

— Si Monsieur veut, Lana peut le prévenir quand il pourra le rejoindre.

— Je veux bien.

— Monsieur veut-il boire quelque chose en attendant ?

— Juste un thé.

Il suivit l'elfe dans le hall pour rejoindre le salon où régnait une douce chaleur. Il tentait de se rassurer, se disant qu'il devait aller bien si les elfes le laissaient mais à chaque fois qu'il sentait de la magie dans l'air, il ne pouvait rester calme. Il passa ainsi une heure.

— Il est calmé, lui apprit Lana qui venait d'apparaitre devant la cheminée. Si vous souhaitez aller le voir.

— Merci.

Il transplana directement devant la porte de la salle. Il n'hésita pas une seule seconde et frappa doucement, avant de rentrer, ne recevant pas de réponse.

— Harry !

Il se précipita sur le corps effondré au sol. Il s'assura qu'il respirait correctement avant de s'autoriser à respirer lui-même. Il n'hésita pas une seule seconde : il le prit dans ses bras, légèrement surprit de ne pas être repoussé par sa magie, et le monta dans sa chambre. Pendant un instant il pensa être repoussé par les barrières de la maison, qui interdisaient l'accès à quiconque dans ses appartements, mais il n'en fut rien. Harry l'avait-il inconsciemment accepté sa présence dans cet endroit ? Il essaya de ne pas y penser, la conversation avec Mc Gonagall tournant encore dans son esprit…

Après l'avoir allongé il lança un léger sort de diagnostic, le seul qu'il connaissait par ailleurs, pour s'assurer qu'il allait bien. Sans surprise, sa magie était bien au-dessus de la moyenne, et à part ça, il manquait juste cruellement de sommeil. Il pensait à partir quand il se rendit compte qu'il était encore habillé. Bien qu'il ait retiré ses chaussures dans ses appartements, il portait toujours un pull, sa cravate et sa chemise. Et ce n'était décidemment pas la meilleure tenue pour dormir. Il ne se risqua pas à lancer un sort de déshabillement, ce dernier étant bien trop aléatoire quant à la quantité de vêtements retirés. Alors il s'assit sur le bord du lit et lui retira son pull, défit sa cravate, et déboutonna le haut de sa chemise. Il n'en fit pas plus. Il restait son professeur, et une nouvelle fois il repensa à ce qu'avait dit Mc Gonagall. Puis Dumbledore. Etait-ce vrai que son comportement avait changé ? Au point qu'eux deux le remarquent ? Bien sûr il retirait moins de points à Gryffondor, car il n'avait plus de raison d'en retirer à Harry. Mais était-il vraiment plus agréable ? Ou moins désagréable plutôt ? Il commençait sérieusement à se poser la question. Il observa Harry quelques minutes pour échapper à ses pensées confuses. Il avait le sentiment de découvrir son visage ainsi. La guerre l'avait changé, il pouvait dire ce qu'il voulait, Severus voyait que ces traits n'étaient pas les mêmes endormis qu'au quotidien. Même totalement heureux et bien, ses traits restaient légèrement crispés, son regard comportait toujours une lueur de peur, d'inquiétude, de jugement il ne pouvait ignorer ce qu'il se passait autour de lui. Sauf en cet instant, où le sommeil prenait le dessus sur tout le reste.

Il l'observa longuement, retrouvant finalement bien plus de traits de Lily que de James. Ces cheveux mi-longs et l'absence de ses lunettes aidaient aussi. Il bougea dans son sommeil, lui faisant se rappeler qu'il pouvait se réveiller à tout moment et le voir ici, à le fixer. Il posa un dernier regard sur le corps endormi, et disparu. Il devait aller mettre les choses au clair avec McGonagald. Hors de questions qu'elle raconte des choses à ses collègues uniquement parce qu'elle aura été trop borné pour refuser de le croire.

La première chose que nota Harry à son réveil, c'était qu'il était dans son lit, et non plus au sol, comme dans son dernier souvenir. Puis qu'il lui manquait une partie de ces vêtements.

— Lana ? Appela-t-il d'une voix légèrement rocailleuse.

Il se racla la gorge alors qu'elle apparaissait dans la chambre.

— Oh le maitre va mieux ! Lana savait qu'elle pouvait faire confiance au professeur Snape.

— Snape ? C'est Severus qui m'a ramené ici ? S'étonna-t-il.

Que diantre son professeur était venu faire ici ! Il avait transplané pour lui échapper à lui et à ses pensées le concernant, et lui, il venait ici, le couchait, et lui retirait une partie de cette vêtement. Cette même petite voix qui avait provoqué de nombreuses explosions dans sa magie la veille lui murmura que c'était sûrement parce qu'il s'était inquiété et qu'il avait voulu en profiter pour le sentir contre lui. Mais il la fit très vite taire, et ignora la douce chaleur qui naquit dans son corps en s'imaginant dans ses bras et avec ses mains contre son torse alors qu'il lui retirait son pull.

Il se secoua violement en essayant de reprendre contenance.

— Oui monsieur, il est arrivé 1h après vous, il vous cherchait.

— D'accord… Merci Lana.

— Monsieur veut-il que je lui apporte son petit-déjeuner ?

— Non, merci. Je vais retourner à Poudlard. Oh, juste, l'arrêta-t-il alors qu'elle s'inclinait pour partir. C'est lui qui m'a porté dans ma chambre ? Comment se fait-il qu'il ait pu passer les barrières, elles ne sont censées s'ouvrir pour personne, et je n'ai jamais dit que j'acceptais de le laisser rentrer ici.

— Les barrières s'abaissent naturellement pour votre compagnon, tout simplement monsieur.

Elle disparut cette fois, avant qu'Harry n'ait le temps de réaliser ce qu'elle venait de dire. Si la maison les reconnaissait comme des compagnons, qu'est-ce que ça voulait dire ?

— Minerva, j'ai à vous parler, lança froidement Severus en pénétrant dans le bureau de la directrice des Gryffondors.

— Ah, Severus ! Je voulais vous voir justement. Vous m'avez assurée hier ne pas savoir où était parti Potter hier soir, pourtant il n'est toujours pas revenu, donc j'aimerais savoir si vous aviez de ses nouvelles.

Bon sang qu'elle piètre directrice elle faisait ainsi… Un de ses élèves disparaissait, et elle attendait le retour d'un autre professeur pour lui confier la tâche de le retrouver. Si le Directeur n'était pas autant corrompu qu'elle, il aurait été lui en parler, mais quand on connaissait le fou citronné qui dirigeait cette école…

— Je sais où est Potter, Minerva. Mais je ne venais pas vous voir pour ça. Bien que cela le concerne. Quant à la présence de Potter dans mes appartements ce soir, je ne doute pas que vous ayez du mal à me croire, mais je peux vous assurer sur ce que j'ai de plus précieux qu'il ne se passe rien entre cet idiot de Gryffondor et moi. Monsieur Potter était tout simplement fatigué après un entrainement et j'ai préféré qu'il reste se reposer plutôt qu'il ne retourne dans sa tour directement, au risque de s'évanouir sur le chemin.

— Ne vous en fait pas Severus, je sais bien qu'il ne se passe rien entre vous deux. Je voulais juste être bien sûr qu'il ne se passerait rien dans le futur.

— Enfin Minerva avez-vous écouté un traitre mot de ce que je viens de vous dire ?

— Mais oui, mais oui, Severus. Ne cherchez pas à comprendre mes mots, ce sont ceux d'une vielle femme que la vie n'a pas épargnée… Enfin, je vous laisse retourner à vos occupations. Et ne vous en faites pas, je n'en parlerai à personne. En revanche, si vous croisez Potter, qu'il vienne me dire où il était tout de même. Sa condition de Survivant ne lui permet pas tout non plus…

— Je lui dirai. Bonne journée, Minerva.

— De même Severus, de même.

Il quitta le bureau sans se retourner, et ainsi sans remarquer le petit sourire de la professeure de métamorphose qui en disait long sur ce qu'elle pensait. Elle s'était encore fait embarquer dans un plan farfelu de Dumbledore, mais elle avait le sentiment que celui-ci allait aboutir à quelque chose.


Si vous n'avez pas lu ce que j'ai écris plus haut, il y a les explications de pourquoi j'ai mis autant de temps à poster

N'hésitez pas à me laisser une review :)

Marysol xx