Bonjour ou bonsoir ! :)

Me revoilà, après une longue absence, comme promis sur mon profil.

Je tiens tout d'abord à m'excuser pour le retard dans mes publications. J'espère pouvoir tenir des délais plus court à partir de maintenant. Je vous remercie de votre fidélité et j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira autant que j'ai aimé le rédiger.

Je tiens aussi à préciser que j'ai édité tous les chapitres de cette histoire, en corrigeant des fautes mais aussi en rajoutant du texte à quelques endroits.

A bientôt pour la suite !

Bonne lecture ! ;)


Chapitre 4 :

Cela faisait quelques jours que Trevelyan et ses compagnons étaient arrivés dans les marches solitaires. Le héraut d'Andrasté avait rencontré mère Giselle qui lui avait donné quelques conseils vis-à-vis de la chantrie. Cassandra avait envoyé un rapport à Léliana, Cullen et Joséphine pour leur indiquer qu'ils resteraient quelques temps pour aider les réfugier et ainsi étendre la réputation de l'inquisition par leurs actes. De plus, elle précisa que mère Giselle allait les rejoindre à Darse. Ils n'avaient pas perdu de temps pour se rendre utile suite à cette rencontre pour rendre la région plus sûre.

Cassandra avait été étonnée des réactions du héraut, celle-ci avait prouvé plus d'une fois ces qualités au combat mais elle découvrait une personne prête à tout pour défendre les autres même aux périls de sa vie. La femme capable de s'occuper elle-même de menues complications comme aller chasser pour les réfugiés. D'ailleurs, elle se débrouillait pas mal dans cette entreprise bien que Varric et son butin soit largement au-dessus.

Trevelyan incarnait le symbole de l'Inquisition à merveille. Elle savait parler, se comporter en tant que telle et ralliait aisément les personnes à leur cause. La chercheuse s'en étonnait chaque jour. Elle n'était pas la seule d'ailleurs, Solas aussi, semblait appréciait la jeune femme. Evelyn respectait beaucoup le mage, avait constaté Cassandra, ils passaient passablement de temps ensemble à l'écart. L'elfe lui parlait de l'immatériel, d'esprit, des guerres passés et bien sûr faisaient un parallèle avec la marque de la jeune noble. Trevelyan buvait ses paroles, impressionnée et bien sûr férue d'histoire. Ils ne reparlèrent pas de la discussion houleuse évoquée quelques jours plutôt bien que Solas garde un œil attentif sur elle.

Trevelyan s'occupait des bêtes de maitre Denett dont la ferme se trouvait non loin d'un campement de l'inquisition, quand Cassandra arrivait avec une lettre provenant de Darse. Lorsqu'elle arriva à l'écurie elle entendait des éclats de voix, une conversation semblait-il. Elle reconnut aisément la voix de Trevelyan, qui visiblement parlait à Rune, sa monture offerte gracieusement par le palefrenier. Ce dernier s'était pris d'affection pour Evelyn et celle-ci le lui rendait bien en offrant un coup de main à ses employés dans la région. La chercheuse sourit en voyant l'interaction entre Trev et son animal.

« Allez, je sais que tu détestes ça mais…il faut bien soigner ton sabot, ma belle. »

« …. »

« Hey ! Ne commence pas à me pousser… »

« AH parce que tu crois que je trouve ça particulièrement intéressant de te curer les sabots, peut-être ? »

Cassandra s'éclaircit la gorge pour l'avertir de sa présence. Si Rune n'en avait visiblement pas que faire de la présence de la chercheuse, ce ne fut pas le cas de Trevelyan qui se redressa avec un sourire aux lèvres. Elle ne ressemblait pas à la prisonnière que Cassandra avait trainé jusqu'au saint temple cinéraire. La chercheuse contemplait une femme qui s'épanouissait dans des tâches simples qui demandaient de l'endurance. Elle aimait la liberté et ça se voyait.

« Bonjour Chercheuse ! » lui lança-t-elle, plus enthousiaste qu'à l'accoutumée.

« Trevelyan. » la salua-t-elle, essayant de se défaire de son air étonné.

« Que puis-je faire ? » poursuivit sa cadette couverte de poussière.

« Nous avons reçu un courrier de Darse. Nous partons pour Val Royaux, aujourd'hui, rencontrer les sœurs de la Chantrie. » lui expliqua la Chercheuse, guettant une réaction de la part du héraut.

Ce fut d'ailleurs instantané, le visage de la jeune femme se ferma et redevint empreint de sérieux. La Chercheuse sans trop s'avancer supposait que sa cadette ne devait pas forcément être ravie de revoir des membres de la Chantrie. Celle-ci semblait avoir une influence sur Trevelyan et au vu de son passé Cassandra sentait que la jeune femme préférait éviter tout lien avec.

Malheureusement, elle n'en aurait pas le choix. Mère Gisèle avait raison et Trevelyan le savait très bien, le comprenait et l'assumait sans se plaindre du moins pas devant la guerrière.

« Bien, espérons que le bucher n'est pas encore prêt. »

Cassandra lui jeta un regard sévère.

« Je ne laisserai personne toucher au héraut d'Andrasté. »

Trevelyan lui sourit, presque tristement avant de hocher la tête.

« Je le sais, chercheuse, je le sais. Bien, je vais aller me préparer dans ce cas. »

Elle termina de ranger les quelques affaire utilisées, en jetant un regard mélancolique sur l'écurie. Cassandra sentit un léger pincement en voyant l'air attristé de la jeune femme mais celui-ci disparut rapidement lorsque leurs regards se croisèrent. Trevelyan avait accepté d'agir en tant que héraut d'Andrasté alors elle le ferait, la chercheuse le voyait dans ses prunelles.

Le chemin jusqu'à Val Royaux fut long et pénible. Mais se déroula sans encombre en excluant les nombreuses blagues douteuses de Varric, qui avait vraiment l'air d'avoir trouvé une autre personne que Hawke possédant son humour. Et puis, ni l'un, ni l'autre ne serait passé à côté d'une occasion de taquiner la Chercheuse. Solas était silencieux la grand partie du temps, répondant aux questions que lui posait Trevelyan qui semblait en avoir toujours plus. L'elfe ne l'admettrait jamais il aimait répondre aux questions de la jeune femme.

Finalement, ils arrivèrent dans la capitale. Cassandra scruta le regard de Trevelyan qui, progressivement, s'émerveillait de la splendeur de la ville.

« Première fois ? » demanda Varric, avec un petit sourire.

Trevelyan secoua la tête avant de fixer son compagnon.

« J'y suis déjà venue plus jeune avec mon père. » expliqua-t-elle, « mais ça me fait toujours cet effet de n'être qu'une petite souris. »

Varric hocha la tête, bien qu'il préférait et de loin Kirkwall, ses bas quartiers et par-dessus tout l'auberge du pendu.

« Et d'être entouré par les vautours ? »

« Exactement » rit Trevelyan, comprenant tout à fait où voulait en venir son compagnon. « Ah les Orlésiens et leur noble jeu…et après ils s'étonnent qu'ils ont mauvaise réputation. »

Cassandra constata qu'il était rare d'entendre la jeune femme parler de sa famille. Elle voulut saisir l'opportunité pour enquêter comme lui avait demandé Léliana avant leur départ, mais une éclaireuse de l'Inquisition arrivait vers eux à vive allure. Les trois comparses s'arrêtèrent alors que celle-ci s'inclinait devant Trevelyan et la Chercheuse.

« Messagère d'Andrasté, Chercheuse, je dois vous prévenir que les templiers sont là. Ils sont arrivés peu avant vous. »

Cassandra nota le bref mouvement de recul d'Evelyn, elle fronça les sourcils, inquiète de voir la messagère perdre son sourire et son habituelle contenance. Leurs regards se croisèrent. Aussitôt, Evelyn semblait se reprendre, le visage fermé, ne souhaitant pas que l'on remarque son trouble.

« Pourquoi sont-ils là ? » demanda-t-elle, en s'adressant à l'éclaireuse.

« Les rumeurs disent qu'ils sont venus protéger Val Royaux. »

« De qui ? »

« De moi. » murmura Trevelyan, le ton froid.

« Nous ne pouvons pas reculer maintenant. » déclara Solas, en regardant Evelyn.

« Solas a raison. » déclara la jeune femme en soutenant le regard de la Chercheuse qui n'avait pas l'air convaincu. Elle ne voyait pas comment assurer la protection de la messagère, quasiment seule, face aux templiers.

« Nous pourrions essayer de les rallier à notre cause, c'est une chance à saisir. » argumenta la jeune femme.

Cassandra hocha finalement la tête. Elle ordonna à l'éclaireuse de rejoindre l'Inquisition et de les prévenir surtout de ce qu'il se passait ici. La guerrière espérait au moins que si quelque chose arrivait, L'Inquisition pourrait agir en conséquence en sachant à quoi s'en tenir.

Cassandra rejoignit Treveylan et scruta son visage. La jeune femme semblait déterminée mais cachait un trouble évident. Elle lui demanda silencieusement si elle allait bien, ce à quoi Trevelyan lui répondit d'un regard agacé. C'était la faute de la chercheuse et de cette Inquisition si elle se retrouvait empêtrée là-dedans, elle espérait au moins ne pas finir pendue avant la fin de la journée.

Ils s'avancèrent sur la place. Les habitants s'écartèrent, dégoutés ou horrifiés tout dépendant, certains même murmuraient quelques insultes sur le passage du héraut d'Andrasté. La jeune femme gardait un air digne et les regardait à peine. Elle était plutôt concentrée par les sœurs présentes sur l'estrade avec quelques templiers. L'une d'elle ne perdit pas un seul instant pour ouvrir le bal.

« Oyez, oyez habitants de Val Royaux ! » Claironna-t-elle haut et fort. « Nous pleurons tous la divine qui a été réduite au silence par traitrise. Quel sort sera réservé à son assassin ? Je vais vous le dire. Voyez la soi-disant messagère d'Andrasté ! C'est une fausse prophétesse qui ne sert que ses propres intérêts ! »

Trevelyan grinça des dents. Voilà, à peine était-elle arrivée que ces bonnes femmes lui tapait déjà sur le système. Elle sentit sur elle le regard de tous les habitants qui étaient sortis pour voir ce spectacle si intéressant.

« Je ne suis pas l'ennemie ! » clama-t-elle, si la foule était là pour un règlement de compte, alors Evelyn tâcherait de leur faire entendre raison. « Nous n'avons qu'un seul ennemi. Cette brèche dans le ciel ! C'est elle notre véritable ennemie. Nous devons lutter ensemble ! »

« Elle dit vrai. L'Inquisition veut mettre un terme à cette folie ! » Enchérit Cassandra, toujours pas bien loin quand il s'agit de soutenir Trevelyan.

Si les citoyens commençaient à murmurer entre eux donnant un léger espoir à Evelyn qu'ils comprennent le bien-fondé de cette discussion, ce n'était pas le cas de la mère de la Chantrie déjà prête à partir pour un deuxième round.

« Mensonges ! Il est déjà trop tard, citoyens. Les templiers sont revenus parmi nous. Ils vont nous protéger de cette Inquisition et la combattront ! »

Evelyn secoua la tête, incrédule. Ce n'était pas possible d'être autant butée. Cette femme n'entendrait pas raison. Mère Gisèle avait peut-être eu tort de les envoyer ici. Trevelyan espérait que son message avait été au moins entendu par ceux qui n'avaient pas encore choisi leur camp. Les Templiers s'approchèrent et montèrent sur l'estrade avec leurs puissantes armures.

La jeune femme se crispa d'autant plus. Elle n'aimait pas revoir d'anciens collègues. A la tête des Templiers se trouvait le seigneur chercheur Lucius. Ce fut au tour de Cassandra de se tendre. Evelyn lui jeta un regard plein d'interrogations. Habituellement rien ne pouvait troubler la chercheuse. Mais le coup que porta un Templier à la mère, détourna son attendre de la guerrière. Trevelyan fit un pas en avant mais la Chercheuse la retint en secouant la tête.

« Qu'est-ce que cela veut dire ?! » cria la jeune femme à l'homme.

Celui-ci prit son temps pour regarder celle qui lui faisait face avec un petit air méprisant sur les traits de son visage.

« Son autorité est une insulte, tout comme la vôtre d'ailleurs. » il montra les Templiers par un geste de la main, avant d'énoncer. « Vous avez créé un ordre hérétique. Les Templiers, eux, n'ont trahi personne. Vous ne faites que semez le doute dans l'esprit de ces gens et bafouez ainsi la justice. »

Evelyn le fixa droit dans les yeux, sans en démordre la jeune femme se détacha de l'emprise de la Chercheuse et s'avança vers l'homme.

« Vous ne faites que des beaux discours, seigneur chercheur. Pourquoi être venu alors ? »

Il eut un rictus méprisant.

« Je suis venu voir ce qui effraie tant les veilles dames. »

« Mais seigneur chercheur et si tout cela été vrai et que cette femme était vraiment Sa messagère ? » demanda un templier du nom de Barris.

« Silence. Cette femme ne mérite pas notre attention. L'ordre des Templiers mérite l'indépendance et le respect. Val-Royaux ne mérite pas notre protection, partons ! »

Sur ces mots, le cortège de Templiers quitta la place laissant quelques citoyens choqués et bien sûr Trevelyan, Varric, Solas et Cassandra. Evelyn regarda le dos de Lucius disparaître, sans même se rendre compte que ses poings restaient fermés. La voix de Varric la fit se retourner vers ses compagnons.

« Un garçon charmant. »

« Il est devenu fou… » murmura Cassandra, incrédule du comportement du seigneur chercheur.

« Tant pis pour les templiers. On fera autrement. » déclara Evelyn, bien décidée à trouver une autre solution.

Ils tournèrent les talons, souhaitant aller se reposer un peu avant de repartir à Darse.

« Trevelyan ! » cria un templier qui venait à leur rencontre.

« Thomas ? » répondit cette dernière, sans même cacher son étonnement.

« Je suis content de te voir. »

Il s'approcha et attira la jeune femme dans ses bras. Evelyn se laissa faire et lui rendit cette étreinte. Le jeune homme avait quelques années de plus qu'elle. Un garçon bien bâti avec une touffe de cheveux blonds qui étaient attachés dans sa nuque. Ses yeux bleus attestaient de l'authenticité de ses propos.

« Je n'y croyais pas quand j'ai entendu les rumeurs sur toi. J'étais sûr que tu avais perdu la vie au Conclave. Je suis content que ce ne soit pas le cas. »

« Que fais-tu ici ? »

« J'ai entendu les rumeurs alors je me suis porté volontaire pour venir. » expliqua-t-il rapidement. « Il faut que je te parle mais pas en plein milieu de la rue. Suivez-moi »

Evelyn suivit son ami et les autres leur emboitèrent le pas. Cassandra glissa sa main sur le pommeau de son épée, avec méfiance, même si sa protégée avait l'air d'avoir parfaitement confiance en l'inconnu. Il les emmena suffisamment à l'écart des habitants dans une alcôve.

« Je t'écoute, Thomas. »

« Vous l'avez sûrement constaté mais l'ordre des Templiers n'est plus ce qu'il était. »

« Sans rire. » murmura Varric, recevant un regard mauvais de la part de la Chercheuse. Il haussa les épaules, peu impressionné.

« Il se passe vraiment des choses étranges, Evelyn. Je sais que tu ne veux plus rien avoir à faire avec l'ordre mais… tu dois nous aider. Les officiers ont l'air de perdre la tête. Cette guerre contre les mages devient ridicule avec cette brèche dans le ciel et puis nos hommes meurent pour rien. »

« Je m'en rends bien compte. Mais nous ne pouvons rien faire sans le soutien de membre de l'ordre. »

La jeune femme s'était crispée en écoutant le discours de son ami ne releva pas ses propos la concernant. Elle n'appréciait pas que ses compagnons ait entendu cela mais pour le moment, ce n'était pas cela qui importait réellement.

« Je le sais bien. Je dois y aller, Trev mais je vais essayer de contacter ceux qui, comme moi, ne font plus confiance à l'ordre. Je ferai ce qui est en mon pouvoir pour les tenir prêts si tu trouves une solution pour attirer l'attention des officiers. »

Evelyn lui offrit un sourire en guise de remerciement. L'homme attira une nouvelle fois la jeune femme dans ses bras.

« Prends soin de toi, Trev. » lui murmura-t-il dans l'oreille.

« Ne te fais pas prendre. » l'imita Trevelyan.

« Tu es adorable quand tu t'inquiètes pour moi. »

Evelyn fronça les sourcils. Le jeune homme lui fit un clin d'œil avant de saluer ses autres compagnons et repartit aussi vite qu'il était arrivé. Il devait rejoindre son groupe avant que quelqu'un ne remarque sa petite escapade. Varric jeta un coup d'œil à son amie.

« Aucun commentaire. » le coupa-t-elle, peu désireuse de l'entendre la charrier sur son amitié avec le guerrier.

Cassandra, elle, semblait plutôt soulagée. Ses doutes étaient bien confirmés mais c'était pour le mieux. Tous les templiers ne suivraient pas le seigneur chercheur et ça, c'était une bonne nouvelle pour l'Inquisition.

« Nous devons retourner à Darse pour les avertir de ce que nous venons d'apprendre. » déclara-t-elle.

Trevelyan hocha la tête, plus déterminée à rentrer qu'une heure auparavant. Il y avait bien une chance de mettre fin à tout cela et elle comptait bien la saisir avant qu'il ne soit trop tard. Maintenant qu'elle était autant mouillée dans cette histoire autant faire les choses bien.