Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Toutes mes excuses pour ne pas avoir posté dimanche, je n'étais pas chez moi et j'avais oublié de prendre mon ordi en prévision du post...
Bref, le chapitre suivant sera en ligne dans un peu moins de 2 semaines, donc à bientôt !


Chapitre 21

Il eut juste le temps de mettre ses mains devant lui avant de rencontrer le sol. Il se releva en époussetant ses vêtements qui avaient souffert de son atterrissage. L'endroit où il était ne lui semblait pas familier, mais il n'y distinguait pas grand-chose non plus.

— Lumos, murmura-t-il, sa baguette tendue devant lui.

Il était dans une sorte de petit salon-cuisine, qui appartenait sûrement à un appartement.

— Potter, souffla-t-il. Où est-ce que tu m'as encore fait atterrir ?

Il distingua deux portes dans la pièce. Une semblait emmener vers l'extérieur vu les nombreux verrous, et une autre, en toute logique, vers une chambre. Il hésita pendant un instant à repartir. Si Potter était ici, c'est qu'il ne voulait pas le voir. Avait-il lui-même envie de voir Potter ? Il n'en était pas sûr du tout. Mais il ne pouvait pas laisser les choses ainsi, à ne pas savoir s'il pouvait oui ou non oser imaginer que le gamin veuille réellement de lui.

Il prit soudainement conscience qu'il se torturait l'esprit pour quelque chose dont il aurait pu avoir la réponse il y a bien longtemps. Alors il ne se posa plus de question et entre dans la chambre.

— Qui est là ? Murmura Harry en préparant une boule de magie pure dans sa main.

— Qui aurait pu être assez fou pour vous suivre ?

La boule de magie qui illuminait la pièce et l'empêchait de voir Potter disparue.

— Que faites-vous ici ? Comment avez-vous fait pour venir ?

Sa voix tremblait, et ses yeux ne semblaient pas des plus secs de là où il était. Il eut envie de le consoler, de s'excuser, mais il ne pouvait pas pas encore ?

— Je vous ai suivi, je ne sais pas vraiment comment, mais votre transplanage a laissé une trace et j'ai atterri ici. Et pourquoi je suis venu, je pense que vous savez pourquoi.

— Partez, je veux pas vous voir !

Il eut extrêmement envie de le traiter de gamin, mais il se doutait que ce n'était sûrement pas la meilleure chose à faire.

— Pourtant vous aimiez bien venir me voir il n'y a pas si longtemps. Cela aurait-il un rapport avec ce que vous m'avez dit avant de disparaitre ? Ou avec ce qu'il s'est passé ce matin ?

Il le vit se recroqueviller sur lui-même, comme un enfant qui aurait fait une bêtise.

— Harry ?

— S'il vous plait laissez-moi…

Il hésita à s'approcher. Que risquait-il ? Au pire il aurait quelques traces pour avoir fini contre un mur, mais rien de plus.

— Allez-vous…

Il plongea son regard dans celui suppliant de son élève. Il voulut s'approcher pour essayer de le calmer mais à peine sa main fut-elle à quelques millimètres de lui qu'il se fut envoyé contre le mur le plus proche.

— Professeur !

Harry panique encore si c'était possible. Il se haït de ne pas réussir à contrôler sa magie en sa présence, surtout en sa présence… Il l'avait blessé… Il avait essayé de le faire partir pourtant ! Ce n'était pas sa faute…

Il posa sa main tremblante sur le bras de son professeur évanoui. Il se concentra autant qu'il le pouvait et fit tout ce qu'il put pour lui transmettre de l'énergie afin de le réveiller. Il resta longtemps ainsi. Plusieurs fois il s'assura qu'il respirait encore. Et enfin il se sentit fatiguer, preuve que sa magie commençait à changer de corps. Il n'arrivait plus à penser correctement mais il continuait, il continuerait jusqu'à ce qu'il se réveille.

Sa tête lui tournait, mais il avait le sentiment que la douleur disparaissait à chaque seconde, que s'était-il passé ? Potter avait-il eut à nouveau des difficultés avec sa magie ? Probablement… Etait-il donc en train de le soigner ? Il se releva soudainement en comprenant qu'il se vidait de son énergie pour lui. Ça n'aurait pas dû l'étonner, ce gamin avait un don pour se sacrifier bien trop pour les autres et c'était ainsi qu'il le porta dans son lit et attendit qu'il sorte de son lit et attendit qu'il sorte de son inconscience.

HPSSHPSSHPSS

Il eut le temps de se promener pendant ce temps. Il ne tenait pas en place en fait. Il ne s'était jamais sentit aussi en forme. Il avait reconnu le quartier de Pré-Au-Lard par les fenêtres et il était presque sûr qu'il était l'unique personne à avoir connaissance de cet appartement dans l'entourage de Potter. Faisait-il partit de son entourage ? Il n'en savait plus rien. Il était, pour la première fois de sa vie, complètement perdu. Il ne savait pas quoi penser, et il ne savait pas comment se changer les idées pour arrêter d'y penser.

Il continua son exploration de l'appartement pour finir par trouver le laboratoire clandestin dans la salle de bain. L'installation était bancale, pas des plus propres, et les ingrédients pas de la meilleure qualité. Il avait vraiment du faire ses potions de sommeil dans le désespoir le plus total, car il le savait bien plus doué que ça à présent.

Il ne comprenait pas ce qu'il se passait actuellement dans l'esprit d'Harry. Il avait clairement remonté la pente depuis cet été, depuis la chute de Voldemort et là, il avait le sentiment d'être de nouveau face au gamin qu'il avait rencontré plusieurs années auparavant. Il avait dû se passer quelque chose qu'il ignorait, et qui le bouleversait énormément. Il avait survécu avec brio aux cauchemars provoqués par Voldemort, et là il en venait aux potions de sommeil. De quoi pouvait-il souffrir pour en arriver à telles extrémités ?

Il resta à ses côtés jusqu'au matin suivant, où enfin son niveau de magie était remonté. Il hésita pendant un instant à partir avant qu'il ne se réveille. Mais ç'aurait été fuir à son tour la discussion, et il l'a voulait autant qu'il la craignait. Il remarqua avec horreur qu'il ne portait que sa chemise alors que le gamin ouvrait les yeux. Il avait retiré sa robe pour être plus à l'aise et avait complètement oublié de la remettre... Il bougea rapidement de manière à attendre loin du lit, dans l'ombre de la pièce, de manière à ce qu'il ne prenne pas peur en le voyant ainsi près de lui. Mais il ne fallut que quelques secondes pour que Potter le remarque et qu'une boule de magie apparaisse dans sa main.

— Que faites-vous ici ? Interrogea-t-il d'une voix froide.

— Vous vous êtes vidé de votre énergie en me soignant. Je ne voulais pas vous laisser seul.

— Ça ne me dit pas ce que vous faites ici !

Il remarqua sa main légèrement tremblante, comme s'il ne contrôlait de nouveau pas sa magie. Il ne courait pourtant pas le moindre risque en cet endroit.

— Je vous ai suivi quand vous avez transplané, répéta-t-il calmement. Je voulais savoir pourquoi vous aviez fui alors que vous aviez tant insisté pour rester.

— Ça ne vous regarde pas ! Partez maintenant.

La flamme dans sa main grandit encore alors qu'elle tremblait de plus en plus.

— Pas cette fois Potter. Vous allez devoir parler et m'expliquer ce qu'il se passe, ou je crains devoir arrêter d'entretenir n'importe quel type de relation avec vous.

Il ne voulait pas, Dieu qu'il ne le voulait pas ; mais si cela pouvait faire bouger le gamin et le faire parler, il était prêt à prononcer à haute voix une de ses pensées qui le hantait le plus.

— Je... S'il vous plaît, non..., murmura-t-il, soudainement calmé. Je ne peux pas vous expliquer, ne me forcez pas...

— Je ne souhaite pas m'immiscer dans votre intimé ou dans vos secrets, mais je reste votre professeur et je suis en droit de savoir pourquoi un de mes élèves, pourtant doué en potions, arrive à surdoser une potion et ainsi risquer la mort.

Il vit son regard hésitant sûrement menait-il une bataille interne des plus rudes pour savoir ce qu'il devait faire.

— Vous me promettez de ne jamais rien dire à personne ? Pas même à Dumbledore ou Mc Gonagall ?

— Je vous le promets. Vos amis ne sont pas au courant non plus je suppose ?

— Non, personne ne sait…

Il approcha la chaise du petit bureau qui était dans la pièce jusqu'au pied du lit, de manière à être près d'Harry, sans pour autant rentrer dans son espace intime comme il aurait pu le faire en s'asseyant sur le lit. Il l'observa pendant plusieurs minutes, ouvrant la bouche pour la refermer l'instant d'après, jouant avec ses doigts, et mais surtout évitant son regard.

— Il existe des légendes comme quoi les sorciers très puissants auraient des dons que d'autres n'auraient pas. On entend souvent des légendes, comme quoi telle personne aurait un jour pu ramener quelqu'un à la vie, ou quelqu'un qui aurait soigné une maladie incurable. Je les connaissais déjà avant que mes pouvoir ne changent, mais même après je n'y ai pas prêté plus d'attention, parce que je savais que ce n'étaient que des mythes et légendes.

Il fit une légère pause, prenant plusieurs longues respirations, comme pour se préparer à ce qu'il allait dévoiler.

— Sauf qu'il se trouve qu'une de ses légendes est vraie… Elle racontait qu'un homme, Alexandre, grand sorcier il y a plusieurs millénaires de cela, c'était amouraché d'un homme, un sorcier aux capacités toutes aussi immenses. Cela, comme aujourd'hui, n'avait pas dérangé la population sorcière. Ils vivaient une existence tranquille, jusqu'au jour où l'un vit son physique changer doucement, mais pourtant significativement. En plus de cela, sa magie commençait à diminuer par moment, à devenir incontrôlable. Tous deux pensèrent à un mauvais sort, et cherchèrent de longues semaines la cause de ce mal. Jusqu'à ce qu'ils réalisent, en parlant avec la sœur d'Alexandre, enceinte de plusieurs semaines, qu'il souffrait de la même chose qu'elle. Au début ils refusèrent de croire en ce miracle, ou ce coup du sort ils ne savaient comme l'appeler. Et ce n'est que 9 mois après le début du mal, qu'ils se redirent à l'évidence. Ils avaient conçus un enfant, défiant les lois de la nature.

Il s'arrêta, n'ayant pas la force d'expliquer clairement pourquoi il racontait cela.

— Harry, qui est le père ? Demanda-t-il de la voix la plus douce qu'il pouvait.

— Je… Ca n'a pas d'importance. Ce n'était qu'un sorcier des plus communs. Je l'ai appris en même temps que je l'ai perdu.

— Cela fait longtemps ?

— Plusieurs semaines… Sur le coup ça allait, ça n'a pas vraiment changé grand-chose à ma vie, mais j'ai commencé à faire des cauchemars, où une voix m'accusait de l'avoir tué, alors que je n'y étais pour rien. C'est pour ça la potion de sommeil… En dose normale ça faisait plus rien. J'ai pensé qu'avec plus, ça marcherait…

Ils restèrent silencieux plusieurs minutes. Harry ne souhaitant pas en dire plus, de peur qu'il s'enfuit pour de bon comme il en avait peur depuis le début Snape cherchait à mettre en ordre les informations qu'il venait de recevoir. Cela expliquait de nombreuses choses : ses absences, ses humeurs changeantes avant comme après, bien qu'il n'ait pas la date précise. Pouvait-il en conclure que ce baiser faisait partit d'une saute d'humeur mal géré ? Son cœur se sera douloureusement à cette pensée, mais malheureusement il ne pouvait nier que c'était très probable.

— Comment vous sentez-vous actuellement ? Comment se fait-il que vous ayez disparu hier après avoir tant insisté pour rester ?

Il n'avait pu s'en empêcher, il voulait savoir.

— Je… Je sais pas… Je n'arrive pas à retrouver le contrôle de mes émotions, même si je sais quand même ce que je veux. Je voulais rester, mais j'ai paniqué en réalisant que j'étais en effet resté. Et j'ai… J'ai eu peur de ce que vous alliez pouvoir me dire.

Il ne répondit pas. Il comprenait la peur qui l'avait animé à ce moment. Lui-même avait eu peur, à son échelle, de ce qu'Harry aurait pu lui dire. Dans cet instant, il avait le sentiment qu'il n'y avait qu'une seule chose à faire pour les calmer et les rassurer tous les deux. Il s'approcha d'Harry, posa délicatement sa main sur sa nuque et rapprocha leur deux visages pour un baiser des plus doux.


Excusez ce chapitre un peu WTF mais je me suis retrouvée comme une conne avec une intrigue dont je n'avais absolument pas géré le dénouement

Bref, j'espère m'en être pas trop mal sortie et que c'est resté assez cohérent. N'hésitez pas à me le dire, c'est dur pour moi de m'en rendre compte comme je ne vois pas ce fiction du point de vu du lecteur.

Marysol