Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Le chapitre suivant devrait, normalement, être posté dans 2 semaines, mais je ne peux rien vous assurer, il n'est pas fini bien que grandement avancé. J'espère pouvoir poster à l'heure malgré tout.
Bonne lecture !
Chapitre 22
Un doux sourire apparu sur ses lèvres quand il repensa à ce baiser. Il avait été long, rempli de tendresse, sincère.
— Monsieur Potter, veuillez-vous occuper de votre potion plutôt que de sourire niaisement en regardant les mouches voler.
Il retint un nouveau sourire. Il savait que son professeur prenait du plaisir à le voir ainsi sourire, car il savait parfaitement qu'il était la cause de ce sourire.
Après ce fameux baiser, plusieurs jours auparavant, ils avaient dû retourner sans tarder au château. Les vacances ayant beau être dans deux jours, Severus ne pouvait se permettre de rater ses derniers cours, et il n'en aurait jamais fait cadeau à ces idiots d'élèves. D'autant plus qu'il avait cours avec Harry, et qu'il souhaitait garder un œil sur lui pour s'assurer de sa bonne santé et du contrôle qu'il avait sur sa magie.
— Weasley, grinça Snape. Vous êtes prié de ne pas tenter de lancer des ingrédients dans la potion de vos camarades.
Harry se retourna vivement et darda son camarade et ex meilleur ami d'un regard noir. Il aurait pu répliquer d'une phrase mordante, mais il savait que Snape l'aurait repris. Alors il se contenta d'un geste de la main qui fit augmenter imperceptiblement la flamme du chaudron du rouquin, lui assurant une potion ratée avec brio d'ici la fin du cours.
Une heure plus tard, son action avait porté ses fruits vu que le professeur lui collait un magnifique zéro. D'une part pour avoir rendu une potion désastreuse, et d'autre part pour avoir essayé de nuire à Harry. Ce dernier observait d'ailleurs la scène avec un air de satisfaction non dissimulé, ce qu'Hermione, qui était à côté de lui, remarqua aussitôt. Elle se promit d'aller le voir dès la sortie du cours, pour savoir ce qu'il avait fait, et surtout savoir pourquoi il avait été absent ce matin, ainsi que plusieurs jours les semaines passées. Mais alors qu'elle attendait dehors qu'il sorte, vu qu'il avait rendu sa potion en dernier, la porte du cachot claqua et la sonnerie du prochain cours retentit quelques instants plus tard, la forçant à partir sans avoir vu Harry.
A l'intérieur de la salle, un sorcier venait de verrouiller la porte d'un geste de la main et c'était approché de son professeur qui était de dos. Mais le professeur en question avait tout de même été un espion la majeure partie de sa vie, alors c'est sans problème qu'il sentit le jeune homme arriver et qu'il l'arrêta en attrapant et ses poignets et en le plaquant contre le mur le plus proche.
— Monsieur Potter, quelque chose ne va pas ? Murmura-t-il en le voyant rougir furieusement.
Il se colla un peu plus à lui, se délectant de le voir ainsi gêné. Ce n'était pas tous les jours que le Survivant perdait ses moyens, et le voir les perdre à cause de lui, c'était magnifique. Mais il ne continua pas son petit jeu longtemps. Il n'avait profité de ses lèvres que quelques minutes en tout, et 2h après elles lui manquaient déjà horriblement. Alors il s'empara d'elles avec beaucoup plus de passion que la dernière fois, et surtout beaucoup plus longtemps, jusqu'à ce que l'air leurs manque.
— Tu dois retourner en cours, murmura Snape en posant son front contre celui de son élève.
La deuxième sonnerie retentit, comme pour l'aider dans son argumentation peut convaincante.
— A plus tard, dit-il en reculant, disparaissant soudainement.
Il arriva devant le Professeur McGonagall qui sursauta en le voyant apparaitre.
— Hé bien monsieur Potter, vous avez de la chance, un peu plus et je me serais vu obligé de vous retirer des points, ce qui aurait été fâcheux. Toutes fois, votre absence d'hier après-midi n'est pas oubliée, vous viendrez me voir à la fin du cours. Maintenant, rentrez.
Il alla s'installer à la seule place libre de la salle, à côté de Draco Malfoy. Il aurait pu soupirer de désespoir en imaginant ce qu'il allait encore essayer de lui faire, puis il se rappela que ses pouvoirs dépassaient même ceux de Dumbledore, donc qu'il devrait être tranquille. Quoique…
— Alors Potter, plus ami avec la Belette ? Je te comprends, si un de mes amis m'avait fait ce qu'il t'a fait, il ne serait même plus là pour en parler.
Il retint difficilement un sourire. S'il n'avait pas été le héros du monde magique, le Survivant, et tout le blabla il ne se serait pas gêné pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Mais comme il était décidément bien trop médiatisé à son goût, s'il avait essayé de lui faire quoique ce soit, ça lui serait sûrement, même quasi obligatoirement, retombé dessus.
— Il est stupide, il ne vaut pas la peine qu'on s'intéresse à lui de nouveau.
Draco le regarda surprit. Il était rare que le Survivant lui réponde, encore plus qu'il lui réponde sans lui jeter un sort ou l'insulter. Peut-être qu'ainsi… Enfin, ce n'était rien, ça ne valait pas la peine d'y penser.
Ils profitèrent tous les deux pendant ce cours de Ron Weasley se ridiculisant en essayant de jeter un sort pourtant censé être maitrisé depuis la 5ème année. Une nouvelle fois, Hermione capta son regard amusé mais aussi dégoûté. Il fallait qu'elle lui parle. Ainsi, à la seconde où leur professeur leurs donna l'autorisation de partir, elle courut se planter devant Harry, s'assurant ainsi qu'il ne partirait pas à nouveau.
— Harry ! Enfin j'arrive à te voir. Allons manger ensemble, il faut qu'on parle.
Sans lui laisser le temps de parler, elle le traina à sa suite jusqu'à la Salle sur Demande. S'il avait voulu, il aurait pu partir de dizaines de manières différentes, mais il avait fui sa meilleure amie pendant trop longtemps. Et si Ron avait fait n'importe quoi avec leur relation, Hermione semblait vouloir rester de son côté. Alors il la suivit sans rien dire, malgré son léger inconfort à se faire tirer ainsi.
Ils allèrent s'asseoir sur les poufs au milieu de salle, Harry découvrant avec bonheur à manger. Il n'avait rien mangé depuis la veille au matin, et la fatigue de sa dépense de magie était toujours un peu présente. Sans attendre Hermione, il attrapa de la nourriture dans une assiette et commença à manger, attendant qu'elle engage la conversation.
— Alors, Harry, que s'est-il passé ? J'ai l'impression que ça fait des semaines que tu es absent régulièrement. Tu es malade ? Il se passe quelque chose à l'extérieur ? Ou tu as un nouveau copain ? Tu ne peux pas te permettre de rater les cours pour lui !
Une nouvelle fois un sourire fleurit sur ses lèvres en la voyant s'inquiéter pour lui. Il avala ce qu'il avait dans la bouche et prépara plusieurs réponses, envisageant la suite de la conversation en fonction des différentes, et les questions que cela pourrait soulever.
— J'étais malade Hermione, dit-il tout simplement. Mais maintenant ça va mieux.
— Mais qu'est-ce que tu avais ? Pourtant ta magie devrait tout guérir à présent ?
— C'est… Compliqué, éluda-t-il. Je préfère ne pas en parler. Mais promis, maintenant je vais bien.
— Bien, si tu me le dis, je te crois. Mais si jamais tu as besoin d'en parler, je suis là d'accord ?
— Oui, Hermy, je le sais.
Un sourire apparut sur son visage. Elle retrouvait son meilleur ami, elle avait eu tellement peur de le perdre avec ce que cet idiot de Ron avait fait ! Et comme si elle lisait dans ses pensées, même si elle ne pouvait pas le faire, la conversation dériva sur le sujet qui occupait son esprit.
— Pour Ron, Harry, je suis vraiment désolée ! Si j'avais su ce qu'il allait faire, je l'en aurais empêché, assura-t-elle en hochant la tête pour appuyer son propos. Ça me dégoûte ce qu'il a fait, tu n'as pas idée ! Je ne lui ai pas reparlé depuis qu'il m'ait dit qu'il n'était absolument pas désolé pour ça. Toujours est-il qu'il m'est à présent impensable de lui reparler, ne t'inquiète pas pour ça.
— Je…
— Non mais tout de même Harry, la coupa-t-il. Après tout ce que tu as fait pour lui et sa famille, c'est comme ça qu'il te remercie ! Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je vais envoyer une lettre à sa mère, je ne vais pas le laisser s'en tirer comme ça.
— Hermione, calme-toi, tempéra Harry. Ça ne sert à rien de lui accorder autant d'importance. Il ne la mérite pas. Le mieux à faire c'est de le laisser seul dans son coin. Si ce qu'il recherchait c'était de l'attention, on va tout faire pour qu'il n'en ait pas.
— Harry ! Tu as muri. Comment ? Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
Pourquoi fallait-il que sa meilleure amie soit aussi perspicace… Mais ça n'aurait pas été sa meilleure amie si elle n'avait pas été aussi perspicace.
— Je me suis juste rendu compte que certaines personnes n'en valaient pas la peine, alors que d'autres à qui on ne donne pas assez méritent beaucoup plus.
— Je ne sais pas qui, mais je suis sûre que c'est à cause de quelqu'un en particulier, devina-t-elle. Mais tu peux le garder pour toi ! Tant que tu es heureux ça me va ! Il y a quelqu'un n'est-ce pas ?
Pouvait-il encore lui cacher avec tout ce qu'elle comprenait ? Non, bien sûr que non.
— C'est tout récent, mais oui, il y a quelqu'un.
— Je le sais ! Je suis tellement contente Harry ! Et j'espère de tout cœur que cette fois-ci ça se passera bien. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis quasiment sûre que ça ira cette fois, et plus que bien.
— Je le pense aussi Hermione.
A partir de ce moment-là, ils n'évoquèrent plus Ron. Ils parlèrent en revanche de nombreuses choses, rattrapant les semaines sans plus se voir qui étaient passés en un clin d'œil. Pas une seule seconde Hermione n'en voulu à Harry pour avoir ainsi déserté depuis presque le début de l'année. Il avait fait une erreur, s'en était rendu compte et c'était tout ce qui comptait.
Ce n'est que lorsque la sonnerie retentit qu'ils réalisèrent qu'ils étaient en retard, et pas qu'un peu comme ils avaient court de botanique, donc dans les serres.
— Tu me fais confiance Hermione ? Demanda Harry en lui tendant la main.
Elle comprit immédiatement y ayant pensé elle-même, bien qu'elle n'aurait jamais formulé l'hypothèse à haute voix.
Elle prit sa main, s'approcha de lui et ferma les yeux. La sensation désagréable du transplange passé, elle ouvrit les yeux et se trouva devant les serres. Le professeur Chourave sortit quelques secondes plus tard.
— Monsieur Potter, ravie de vous revoir enfin. Miss Granger, pile à l'heure, comme toujours. Entrez.
Harry rigola intérieurement en la voyant rougir. Elle venait de déroger au règlement (même si rien n'interdisait de transplaner dans le château vu qu'on ne pouvait normalement pas) et se faisait presque féliciter par un professeur pour la conséquence obtenue.
Le cours se passa sans la moindre incidence. Après avoir proposé à Hermione de la ramener au château, ce qu'elle refusa avec un sourire, ne souhaitant pas une nouvelle fois faire quelque chose qui aurait pu être considéré comme interdit il transplana dans sa tour poser ses affaires après avoir apposé un sort dessus pour être sûr que Ron n'irait pas s'amuser en renverser de l'encre dedans –il en était totalement capable vu sa stupidité. Il hésita pendant une seconde à descendre dans les cachots. N'allait-il pas le trouver trop envahissant dès le début ? Mais il avait envie de le revoir, alors sa volonté prit le dessus sur la raison et il apparut dans l'ombre dans un angle, à quelques mètres des cachots d'où il vu les 1ères années sortir, plusieurs au bord des larmes. Quand ils le virent, quasi tous sursautèrent et s'enfuir dans le sens inverse. Il hésita entre un soupir et un sourire. Il ne savait pas s'il devait trouver ça drôle qu'on n'aille peur de l'approcher parce que c'était un 7ème année et Harry Potter, ou triste qu'on ait peur de lui alors qu'il avait sauvé le monde. Il s'approcha de la porte qui avait été verrouillée, mais il ne lui fallut que poser la main dessus pour faire sauter la sécurité.
— Qui… Oh, c'est toi.
Harry sentit son cœur se serrer en entendant le tutoiement. Il n'était pas en colère en le voyant. Il s'approcha de lui mais fut stoppé par une baguette qui fut doucement secouée et la porte qui claqua.
— Il va falloir que tu fasses plus attention… Bien que le règlement n'interdise rien, le Conseil de Direction risque de ne pas apprécier de savoir qu'un professeur, ancien Mangemort, entretienne une relation avec un élève, Harry Potter de surcroît. Plus de portes laissées ouvertes, transplane directement dans mes appartements, et porte ta cape si tu viens me voir à pieds.
— Vous… Tu, se corrigea-t-il, ne pense pas en faire trop ?
Il ne voulait pas le vexer, mais il trouvait cela un peu extrême. Comme si des élèves allaient s'amuser à le suivre lui quand on savait qui il était et ce qu'il pouvait faire…
— J'ai été espion Harry, je sais comment espionner les gens, et c'est le minimum à faire pour éviter quelqu'un sache. Si tu possèdes n'importe quoi qui pourrait permettre à des gens de savoir où tu es, tu ne dois pas les laisser se promener.
Il ne savait pas s'il voulait faire référence à ça, mais il pensa immédiatement à l'objet.
— J'ai bien quelque chose, murmura-t-il en baissant la tête.
— Qu'est-ce ? Demanda-t-il avec un regard suspicieux.
— Hé bien…
Comment pouvait-il lui expliquer qu'il avait récupérer une carte qui avait appartenue aux Maraudeurs, les élèves qui avaient tout fait pour lui pourrir sa scolarité, et qu'il l'avait récupéré par les jumeaux Weasley qui l'avaient volé dans le bureau de Rusard.
— Harry ?
— Peut-on aller dans tes appartements ? Ce sera mieux pour parler je pense.
— Soit, accepta-t-il en levant un sourcil, surprit qu'il ne veuille pas en parler ici, mais pas mécontent de quitter sa salle de classe froide et sentant les potions ratées.
Il observa Harry prendre ses aises dans ses appartements qu'il connaissait déjà. Le gamin semblait appartenir au décor. Comme si pour lui c'était normal qu'il soit ici. Il s'assit en tailleur sur le canapé sur lequel il aimait aller les quelques fois où il était venu ici.
— Il se trouve que cet objet, tu le connais déjà. Et que tu risques de ne pas apprécier de savoir d'où il vient.
— De toute façon, un objet permettant de te trouver ne me plait pas de base.
C'était à demi-mot, mais ainsi il s'avouait à lui-même qu'il allait être un amant très jaloux. Harry serait à lui, à personne d'autre.
— C'est une carte, qui permet de voir n'importe qui dans le château. Tu l'as vu i ans, et elle…
— Elle m'a insultée. Oui, je m'en souviens très bien. Elle venait des Maraudeurs. Je savais que tu l'avais. Lupin me l'avait dit par la suite, pour que je sache qu'il ne m'avait pas consciemment insulté, que c'était son esprit de 17 ans qui avait été ainsi avec lui. Et où est-elle cette carte ?
— Dans mon dortoir, ma valise. Je suppose que je vais la chercher ?
— Si ça ne te dérange pas de faire le voyage, oui, je préfère la garder ici quand tu ne t'en sers pas.
Il avait à peine fini sa phrase qu'Harry avait disparu pour revenir devant lui la seconde d'après avec un parchemin.
— Oui, c'est vrai que comme ça c'est plus rapide qu'à pieds.
Il allait devoir s'habituer à le voir apparaitre et disparaitre à tout va quand il serait avec lui… En temps normal il l'aurait traité de gamin insupportable et fatiguant, mais là, il n'en avait pas envie, du moins pas de dire ça de lui. Même si une part de son esprit le pensait encore.
Harry observa Severus prendre la carte pour aller la ranger dans un tiroir de son bureau qu'il scella d'un léger coup de baguette. En se retournant il tomba face à un Harry qui glissa ses mains dans son dos pour l'approcher de lui et l'embrasser tendrement.
Oui, maintenant il réalisait à quelque point les lèvres de ce gamin lui avaient manqué. Ils restèrent longtemps ainsi. Finissant par glisser sur le canapé. Enfin ils étaient seuls, enfin ils étaient ensemble.
Enfin l'avenir semblait radieux.
On rentre enfin dans les choses intéressantes !
Mais je tiens à préciser que cette fiction est loin d'être finie, et qu'on doit ici se situer à la moitié, voire moins, donc cette relation va durer et ne sera pas baclée ou je ne sais quoi dans le style
N'hésitez pas à reviewer, j'adore ça :D
Marysol
