Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Toutes mes excuses quant à la semaine de retard, je suis rentrée de vacances et j'avais une chambre qui à ranger depuis un mois, et ce fut long et laborieux !

Je vous dis donc à dans une semaine pour le prochain chapitre, je continue à poster sans attendre 2 semaines après ce chapitre :)

Bonne lecture

Marysol Cx


Chapitre 24

— Bien, Harry. On va essayer de comprendre d'un point de vue théorique comment marche la transmission de magie.

Harry s'assit donc en attendant les explications de son professeur.

— De ce qu'on sait, la magie circule dans le corps de la même manière que l'adrénaline dans le sang par exemple. Il faut donc ce la représenter comme des filaments ou de minuscules vaisseaux. A partir de là, il faut réussir à extraire ses filaments de ton corps, mais en contrôlant le débit et l'intensité pour être sûr de ne pas t'épuiser. Ensuite, il faut également qu'il n'y ait pas de magie à s'égarer pendant le transfert, car ça doit être ça qui te fatigue. Tu as plus de magie que la norme, donc en rendre à quelqu'un comme moi ne demande pas une quantité énorme, pourtant ça te fatigue, et je pense que c'est parce qu'il y a de la perte. Il faut donc que tu imagines le corps où tu l'envoies comme un réceptacle prévu à cet effet, qui va récupérer ses filaments sans en perdre le moindre. Tu visualises un petit peu mieux ?

Harry repassa les explications dans sa tête, visualisant comme il lui avait expliqué.

— Peut-être, je ne suis pas sûr. Je pense qu'il faut tester pour voir, évalua Harry. Mais je ne veux pas tester avec toi cette fois, je ne veux pas que tu te blesses à nouveau pour moi, ça me fait encore plus peur de ne pas réussir.

— Dans ce cas, j'ai peut-être une idée, lui apprit Severus avec un sourire. Prends juste en compte le fait que tu vas être fatigué demain et que tu devras quand même être en cours. Ça ira ?

— Oui, et même si je ne suis pas, ce n'est pas grave.

— Tu as potions demain matin, et je n'accepterai pas que tu me rendes une potion autrement que parfaite. D'autant plus qu'elle sera à reprendre pendant les cours suivants, ne l'oublie pas.

Harry déglutit en entendant cela. Il ne pensait pas qu'il serait encore plus exigeant avec lui à présent. Il était normal qu'en recevant des cours particuliers du maitre des potions, il se devait d'être irréprochable dans sa matière, surtout pour la note précédant les ASPICs. Mais il n'avait pas imaginé qu'il ferait passer les cours avant leurs entrainements. Mais bon, il n'était pas dans sa tête, et il n'avait pas envie de le contredire. Et puis, il pouvait bien faire une journée de cours en étant un peu fatigué, il n'en mourrait pas. Surtout qu'il était toujours moins fatigué que l'année passée à présent, même quand il veillait tard ou ne dormait pas.

— C'est d'accord, accepta-t-il avec un air déterminé. Je ne sais pas ce que tu veux me faire faire, mais je suis prêt à tenter.

— Dans ce cas, fais nous transplaner au manoir, que je nous emmène là où on va. Cependant, avant ça, tu dois me promettre de ne rien faire d'inconsidéré, ou de te mettre en tête de faire plus que ce dont tu es capable. D'accord ?

Il chercha pendant un instant pourquoi il pouvait lui demander ça, mais il se rappela qu'il parlait à Severus, et à partir là, ce n'était pas la peine d'essayer de comprendre. Alors il promit et prit sa main pour les amener au manoir. Là-bas, ils se changèrent rapidement. Harry enfilant une chemise blanche et un jeans, alors que Severus lui empruntait un jeans noir et une chemise de la même couleur qu'il ajusta à sa taille. S'il n'avait pas été aussi curieux de savoir où il l'emmenait, il aurait sûrement remarqué le regard plus qu'intéressé sur son corps quand il avait retiré sa robe d'élève. De même qu'il aurait lui-même porté une plus grande attention au corps de Severus. Mais là n'était pas le moment.

A sa plus grande surprise, Severus s'approcha de lui, le prenant dans ses bras avant de les faire transplaner de nouveau. Pas remis de sa surprise, il ne réalisa pas tout de suite où il était, jusqu'à ce qu'une odeur de potions et d'infirmerie lui parvienne.

— Ste Mangouste ? Pourquoi ?

— Si tu veux apprendre à guérir grâce à la magie, quoi de mieux qu'un endroit rempli de gens malades dont une partie est incurable.

— Mais… Si je fais une erreur… Si je leurs donne un faux espoir…

Son visage blanchit alors qu'il dut s'appuyer à un mur. Il n'était plus le Sauveur, il n'était pas censé sauver d'autres gens, il ne voulait pas décevoir à nouveau.

— Harry, tu ne vas décevoir personne. Tu as su me guérir, me rendre ma magie avec de l'entrainement, tu seras capable de prouesses. Tu as tellement de puissances en toi, les seules limites auxquelles tu feras face seront celles que tu t'imposeras. J'ai confiance en toi, alors aie confiance en toi aussi. Je ne vais pas te faire commencer par des brûlures sans fin ou des cas de folies, je ne suis même pas sûr que tu puisses vraiment les guérir. Mais tu vas pouvoir aider des personnes mordues par des créatures magiques qui en ont pour des mois à recouvrer la santé, ou des personnes victimes de sortilèges inconnus. Mais ce qui est sûr, c'est que si tu n'essaies pas, tu n'arriveras à aider personne. Es-tu près à tenter le coup ?

Sur le moment, il eut envie de se jeter dans ses bras. Mais le monde autour d'eux les en empêcha. Heureusement, d'ailleurs, qu'il avait changé et que de nouvelles photos de lui n'avait pas circulé, où il aurait tout de suite été assailli. Après tout, il n'avait pas fait la moindre apparition publique depuis la mort de Voldemort. Sans sa scolarité à Poudlard, beaucoup aurait sûrement pensé qu'il était devenu fou ou qu'il avait été tué par un Mangemort voulant venger son maitre. Mais sa médiatisation ne lui avait pas manqué, loin de là.

Severus, par cette idée et cet exercice, lui offrait une chance de racheter comme il pouvait tous les morts causées par la guerre dont il était la cause à la base. Il ne savait pas combien de temps il lui faudrait pour y arriver, pour exploiter ses capacités au maximum, mais il allait y arriver pour ces personnes qui ne méritaient pas leur sort, et pour lui, pour se pardonner son passé.

HPSSHPSSHPSS

— Harry, je veux que l'on soit bien clair là-dessus : tu ne reviendras pas sans moi.

— Je peux aider ses gens ! S'écria-t-il. Je ne vais pas les laisser souffrir juste parce que tu ne peux pas te libérer pour venir avec moi.

Severus soupira et se frotta les tempes. La discussion risquait d'être longue. Mais il n'allait pas lâcher l'affaire. Pas après l'état dans lequel il avait fini le soir même.

— S'il t'arrive quoique ce soit, que tu es trop fatigué pour transplaner, pour revenir au château ou que tu t'évanouies. Tu imagines ce qu'il se passerait ? Les médecins devraient te garder, et la presse finirait par savoir que c'est toi, que tu soignes des personnes grâce à ta magie et à partir de là, tu redeviendrais un animal de foire. Tu as réussi à échapper depuis 6 mois à la presse parce que tu avais physiquement changé, et qu'ils ne savent pas où te chercher quand tu n'es pas à Poudlard. S'ils te retrouvent, tu ne pourras pas changer à nouveau, surtout que maintenant tu aimes ton style. Alors, pour une fois, écoute-moi vraiment. Tu ne reviendras pas ici sans quelqu'un pour t'accompagner.

— Dans ce cas je peux venir avec Hermione ! S'exclama Harry, avec un air radieux.

Un soupir passe de nouveau les lèvres du Maitre des Potions. Il n'avait pas vraiment pensé à qui que ce soit en disant ça. La seule personne à qui il faisait confiance était Lucius, mais Harry n'avait pas la moindre confiance en lui, il savait juste qu'il avait changé de camp en voyant que Draco avait été sauvé par Harry.

— Je… A une condition, céda-t-il. Qu'elle me prouve qu'elle est capable de transplaner avec toi sans que tu fasses le moindre geste. Qu'elle puisse te ramener au manoir ou à Pré-Au-Lard, que je prenne le relais après. En échange, tu me dis quand tu y vas, et dès que tu peux, tu me dis ce que tu as pu faire. Marché conclu ? Et ce ne sera pas la peine d'essayer de me le cacher, je le saurais s'il y a des guérisons miracle d'accord ?

Harry n'hésita pas une seconde et lui sauta dans les bras pour conclure l'accord. Severus sursauta, mais ne le repoussa pas. Après tout, il était son compagnon à présent.

— Très bien, maintenant, va te reposer. On se voit demain midi, d'accord ? Ne viens pas à la fin du cours, je ne veux pas que certains commencent à se poser des questions. En revanche, tu peux venir demain soir, comme d'habitude, dis que tu as cours.

— D'accord, acquiesça-t-il, bien d'un peu déçu. Je comprends.

Il comprenait, en effet, mais il trouvait tout cela un peu trop radical. Comme si quelqu'un allait remarquer qu'il restait à la fin des cours de potions. Il avait le droit de poser une question à son professeur. Mais il n'allait pas commencer à protester. Son professeur l'avait déjà accepté dans ses appartements, son intimité, et par extension une partie de sa vie il ne pouvait pas en demander trop, pas encore.

— Allez, viens-là, soupira-t-il en ouvrant ses bras, réalisant qu'il avait été un peu brusque avec son amant.

Harry s'y blottit sans la moindre hésitation, profitant encore plus de cette étreinte que d'habitude, l'initiative venant de son amant. Ce dernier était peu tactile, bien qu'il ne refuse jamais un baiser ou un câlin, il les engendrait rarement. Harry resta longtemps dans ses bras, profitant de sa force et de sa chaleur. Il avait fini par comprendre que c'était une des choses qui l'avait amené à préférer les hommes. Malgré son apparence et sa réputation d'héros, de sauveur intérieurement il n'avait jamais été très fort. Il avait manqué de tendresse dès la naissance, et auprès d'une fille, comme Cho ou Ginny, il avait eu le sentiment que c'était à lui de les protéger, à lui d'être fort. Il ne voulait pas endosser ce rôle, il n'en avait plus la force, pas avec tout ce qu'il s'était passé. Et avec Snape, il avait trouvé ce réconfort et cette force dont il avait besoin. Pour la première fois, il n'avait pas à tout porter.

Il se blottit un peu plus dans ses bras, soupira de plaisir. Il n'avait jamais été aussi bien.

— Harry ? L'appela-t-il doucement. Tu devrais retourner à ton dortoir, il se fait tard.

— Oui, en effet.

Sans qu'il ait le temps de protester, il se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa tendrement. Le baiser dura longtemps, Severus allant jusqu'à passer sa main dans les cheveux du plus jeune pour approfondir le baiser.

— Bonne nuit, gamin, souffla-t-il après un dernier baiser.

— Bonne nuit, Severus.

Et il disparut, laissant seul le Maitre des Potions, dont les joues étaient un peu plus rouges qu'à la normale.

HPSSHPSSHPSS

— Alors Potter, tu étais partit faire joujou avec un mec ?

— Ron… Soupira à voix basse Harry quand il apparut dans son dortoir. Pour ta gouverne, sache que je ne sors plus du château depuis déjà plusieurs semaines. Si je ne suis pas là, c'est juste pour ne pas avoir à te supporter, toi, ta sale tête, et tes remarques homophobes. Maintenant, bonne nuit.

Il grimpa sur son lit et tira les rideaux pour leurs lancer un sort de verrouillage. Il ne comptait pas dormir directement, il voulait auparavant profiter un peu de l'acharnement de Ron sur ses rideaux. Ce n'est que 20 minutes plus tard qu'il arrêta enfin, et 30 minutes après le calme se fit dans le dortoir. Il se leva alors pour rejoindre la salle de bain et se laver un peu. Il ne pouvait nier que guérir d'autres personnes l'avait fait transpirer et pas qu'un peu. Il repensa à ce qu'il avait fait. Ça lui paraissait tellement peu par rapport au nombre de personnes qu'il aurait pu aider, mais en même temps, il avait épargné des jours de souffrance et de soins à près de 10 personnes, toutes mordues ou griffées par des créatures magiques dangereuses. Aucunes n'avaient su ce qu'il se passait. D'un commun d'accord avec le médecin, elles étaient toutes endormies, et auraient comme explication qu'un nouveau traitement avait été découvert, mais qu'ils étaient priés, par un serment sorcier, de ne pas en parler avant qu'on ne les y autorise, ou le soin viendrait à disparaitre. Suite à cette réussite, il s'était promis d'y retourner au moins une fois par semaine, voire plus. Et une autre idée lui était venue quand Severus lui avait interdit d'y aller sans lui dire, qu'il finirait par le savoir. Comment pourrait-il savoir ce qu'il se passerait dans les hôpitaux moldus ? Là-bas il pourrait sauver des personnes, des parents, des enfants qui n'avaient rien demandé, et qui auraient des maladies que la magie pourrait soigner en une seconde. En plus, il était presque sûr que plusieurs maladies moldues pourraient être soignées par des sorts, donc par une dépense de magie moindre. Il faudrait qu'il y pense plus précisément, qu'il demande à Hermione aussi. Elle pourrait sûrement l'aider vu qu'elle avait grandi dans le monde Moldu et qu'elle avait déjà côtoyé des médecins là-bas. Oui, il faudrait qu'il s'en occupe.

Mais pour l'instant, son lit était la seule chose qu'il avait en tête. Il ne lui fallut que quelques minutes pour se nettoyer pour transplaner directement dans son lit, où il s'endormit en quelques secondes.


Que pensez-vous de la nouvelle lubie du héros ?

J'ai fait ça parce que j'ai toujours apprécié le côté pacifiste d'Harry et son besoin d'aider tout le monde. Ca a le droit à son chapitre entier parce que ça va être plutôt important dans la suite, vous verrez bien ;)

A bientôt !