Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Désolée pour les 2 jours de retard, j'ai juste totalement oublié de poster puis je n'avais pas le temps de corriger...

J'espère que le chapitre vous plaira, j'ai beaucoup aimé l'écrire

Bonne lecture :)


Chapitre 25

— Harry, tu dois arrêter, le supplia Hermione. Tu vas finir par te tuer à faire ça. Je sais que tu veux aider les gens, mais tu dois penser à toi avant toute chose.

— C'est bon Hermione, je maitrise maintenant. Je me suis entrainé pendant un mois avec le professeur Snape à St Mangouste, et ça fait deux semaines que je le fais dans les hôpitaux moldus sans soucis. Je peux bien le faire ce soir encore.

— Sauf que ça fait 3 nuits que tu y vas, que tu n'as pas dormi la nuit dernière, et que tu as manqué de t'évanouir quand tu es arrivé ici. C'est hors de question !

A une époque, il aurait flanché et aurait accepté de rester au château cette nuit. Mais depuis 2 mois il était en couple avec Severus Snape, et il avait appris pendant ce temps à tenir tête, et pas qu'un peu, à d'autres personnes. Alors la voir le teint rouge, les poings serrés, et le regard froid ça ne lui faisait plus rien du tout. Même s'il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir de ne pas l'écouter, alors qu'il sait qu'elle s'inquiétait pour lui pour son bien.

— Hermione, ça va aller, ne t'inquiète pas. Je sais ce que je fais, et le professeur Snape est affirmatif quant au fait que je peux régénérer plus vite maintenant, donc même si je fatigue un peu trop, je me reposerai une heure ou deux et je pourrai transplaner. Promis, ça va aller.

— Mais… Commença-t-elle.

— Tu fais ça pour sauver des enfants qui mourront dans le mois, l'interrompu-t-elle d'une voix douce. Des parents qui n'ont rien demandé d'autre qu'une vie avec leur famille, des victimes d'accidents qui n'avaient rien fait. Laisse-moi y aller.

Il la manipulait en disant ça. Bien sûr c'était pour la bonne cause qu'il le faisait, mais le dire de cette manière lui faisait prendre conscience de ce qu'il ne pourrait pas faire si elle l'empêchait d'y aller.

— Je… Très bien, céda-t-elle. Mais je veux que tu viennes me voir quand tu seras rentrée. Je serais incapable de dormir si je ne sais pas si tu es bien rentré.

— Promis Hermione, sourit-il. Maintenant, je file. A tout à l'heure !

Il disparut après avoir déposé un léger baiser sur sa joue. Il n'avait pas particulièrement apprécié se servir de ses sentiments pour qu'elle le laisse partir mais il ne savait pas comment faire autrement. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas laisser ses gens souffrir plus longtemps que nécessaire. Déjà qu'il vivait presque un combat interne chaque soir de sortie pour savoir où aller… Il lui avait fallu l'aider d'Hermione pour comprendre qu'il y avait des services d'oncologie que dans certaines hôpitaux, et de pédiatrie dans d'autres, et qu'il devrait se concentrer sur ceux-ci majoritairement. Même s'il ne pouvait créer trop de miracles au même endroit. Bien que, pour la plupart des cas, il ne contentait de redonner suffisamment de force au corps pour qu'il combatte de lui-même et que la maladie disparaisse dans les semaines ou mois à venir. Il n'y avait que quelques rares cas où il les faisait guérir immédiatement : des nouveaux nés, des femmes enceintes, des parents célibataires avec des enfants qui avaient besoin d'eux.

Il atterri dans le hall d'un hôpital où il avait déjà été les premiers jours. A l'époque il n'avait pu soigner qu'une dizaine de personnes, ne contrôlant pas complétement sa magie.

Il rejoignit la pédiatrie tranquillement caché sous sa cape d'invisibilité. Lors de sa dernière venue il avait vu un petit garçon atteint d'une maladie inconnue donc qu'il ne savait pas du tout comment guérir. Parce qu'il ne pouvait pas arriver, donner sa magie, et tout remettre en place. Il savait pour un cancer que sa magie devait trouver les cellules mutées et les détruire puis en créer de nouvelles bonnes pour une maladie qui détruisait les globules blancs, juste détruire les mauvais et en créer de nouveaux pour une maladie de peau ou d'organes, reconstituer ses derniers. Mais ce petit garçon, il dépérissait alors que tous ses organes allaient bien et ses cellules aussi. Il comptait donc regarder son dossier plus profondément pour essayer de trouver quelque chose. Il n'avait pas fait de cours de médecine à Poudlard, mais il s'était énormément renseigné sur le sujet ces dernières semaines, alors il avait dans l'espoir de pouvoir le sauver.

Il s'arrêta au cours du chemin pour sauver plusieurs personnes qui ne demandaient pas trop de magie. Il voulait vraiment aider ce garçon. Il avait entendu les médecins parler de lui, c'est ce qui lui avait donné envie de l'aider coûte que coûte. Ce petit de 18 mois était orphelin, sûrement abandonné car sa famille n'avait pas les moyens pour le soigner. Il était ici depuis 6 mois, avec personne ne lui rendant visite, et une chambre triste au possible.

Il transplana à l'intérieur de la chambre et lança un sort qui empêcherait quiconque de voir à l'intérieur et qui le préviendrait si quelqu'un s'apprêtait à rentrer. Il put alors retirer sa cape. Habituellement il ne le faisait pas, mais il ne pouvait s'empêcher de compatir pour cet enfant. Il avait besoin de réconfort et de tendresse, même quelques instants. Il regarda cet enfant qui le fixa immédiatement de ses grands yeux verts.

— Tu penses que tu as les yeux de ta maman ? Murmura-t-il en s'approchant.

Il fit apparaitre un nounours que l'enfant attrapa immédiatement, plongeant son regard dans celui de la peluche. Pendant qu'il jouait avec, n'ayant sûrement jamais eu quelque chose comme ça dans les mains, il prit le dossier au bout du lit, découvrant au passage avec stupeur que l'enfant n'avait pas de nom. Pas même de prénom. Il se sentit encore plus mal en voyant ça. S'il n'avait pas eu une enfance facile, qu'allait être la sienne s'il n'arrivait pas à le guérir ? Si jamais il arrivait à survivre… Il devait faire quelque chose, il n'avait pas le choix.

Pendant l'heure qui suivit il lut le dossier plusieurs fois, faisant parfois une recherche ou deux dans une encyclopédie médicale qu'il avait toujours avec lui quand il sortait ainsi. Il lui fallut lire les dernières pages avec toutes les analyses sanguines pour comprendre que le problème n'était pas au niveau des organes ou des cellules, mais dans le sang en général. Son sang comportait deux groupes sanguins, chose que les médecins ne semblaient pas avoir remarquée… Dans ce cas c'était simple, il suffisait de faire disparaitre les globules rouges comportant un type d'hématies caractéristiques d'un groupe sanguin, et ne garder que les autres. Mais ce qu'il lui faisait peur, c'était le fait que de nouvelles cellules du mauvais groupe sanguin pourraient apparaitre par la suite. Mais pour ça, il pourrait toujours revenir régulièrement. Déjà, il fallait que ça marche une première fois. Que ce garçon arrête de recevoir des perfusions tout le temps. Ou alors les perfusions n'étaient pas du bon sang ? Il lui en donnait un, différent de celui de son corps, donc les deux se mélangeaient. Pourtant une personne ayant ça est supposée mourir ? Il avait dû en recevoir plusieurs, alors comment pouvait-il avoir survécu ?

Il aurait pu se prendre la tête des heures en essayant de comprendre pourquoi, mais le garçon répondit de lui-même à sa question, quand il fit la peluche voler à quelques centimètre du visage du garçon.

— Tu es un sorcier, murmura-t-il. C'est pour ça que tu es toujours vivant. C'est pour ça qu'ils t'auraient abandonné ?

Il se sentit perdu pendant un instant. Que devait-il faire ? Il ne pouvait pas le prendre avec lui dans le monde sorcier, il ne savait même pas s'il y avait des orphelinats pour sorciers, et ce qu'ils valaient. Mais s'il le laissait ici, qui sait ce qu'il pourrait lui arriver s'il venait à faire de la magie devant eux.

Hermine saurait sûrement, elle qui connaissait sûrement tout ce qu'il y avait à connaitre dans ce monde. Mais avant de retourner la voir, il devait faire en sorte que ce petit sorcier aille mieux. La question qu'il se posait aussi : où irait-il s'il guérissait ? Dans un orphelinat Moldu, comme Jedusor ? Non, il ne pouvait pas laisser cela arriver. Une nouvelle fois, Hermione aurait sûrement une idée qui permettrait de résoudre la situation.

En attendant de la revoir, il s'occupa du petit, ordonnant à la magie de ce dernier et à la sienne de se débarrasser du sang qui n'était pas celui de la perfusion. Ensuite, il influencerait l'esprit d'un médecin pour qu'il réalise que son sang changeait de groupe par lui-même, mais que ce n'était pas un problème pour autant. Et en cas de suspicion il supprimerait le petit de la mémoire des médecins.

Ce fut avec difficulté qu'il quitta la chambre une fois le sorcier dans un meilleur état. Il n'avait jamais eu à faire avec des enfants auparavant. Il n'aurait jamais pensé les apprécier. Mais là, c'était différent. Il ne pouvait s'empêcher de se reconnaitre en lui. Si Dumbledore n'avait pas forcé les Dursley à le garder, ç'aurait pu être lui à la place de cet enfant. Cette pensée le suivit tout le temps qu'il passa à aider d'autres personnes. Même une fois de retour à Poudlard, pour voir Hermione, il pouvait ne penser qu'à ça.

— Harry, tu es revenu ! S'exclama Hermione avec soulagement quand elle ouvrit la porte de sa chambre.

— Oui, et j'ai besoin de toi.

— Pourquoi ?

Il ne lui expliqua pas, ne dit rien, et se contenta de transplaner avec elle dans la chambre.

— Harry ! Qu'est-ce que tu fais ? Il aurait pu y avoir quelqu'un ! S'écria-t-elle après avoir observé son environnement. Pourquoi tu m'as amené là ? Tu n'as pas réussi à le guérir ?

— C'est un orphelin, sans nom, et… Un sorcier.

— Un sorcier ?!

Elle s'approcha de lui et lança un sort sur le garçon qui rigola en voyant les étincelles.

— Ses parents étaient des moldus. Il n'y a pas eu de magie dans sa famille directe auparavant. Donc pas de parents, grands-parents, frères et sœurs, cousins et cousines. C'est très rare. Même moi, j'avais des ancêtres qui étaient magiciens.

— Il ne peut pas rester ici, mais il y a-t-il des orphelinats dans le monde sorcier ?

— Malheureusement, non… Un enfant sorcier a toujours quelqu'un : son parrain, des grands parents, des oncles ou tantes. On n'abandonne pas un enfant sorcier. Il y a un lien entre les parents et les enfants qui fait qu'ils ne peuvent pas abandonner leur enfant, parce qu'ils ressentent forcément une certaine affection pour eux.

— Qu'est-ce qu'on fait alors ? Il faut qu'on lui trouve une famille, mais où ?

— Je ne sais pas… Il faudrait demander à Dumbledore, mais j'ai l'impression qu'il n'est plus lui-même depuis la bataille finale. Comme s'il avait un peu perdu la tête, que la vieillesse le rattrape enfin. Je n'ai plus la même confiance en lui, surtout qu'il ne t'a pas parlé une seule fois en privé depuis la rentrée, alors qu'il avait dû voir que tu étais absent par moment.

Harry ne préféra pas répondre. Dumbledore avait en effet changé à son égard, mais parce qu'il avait fait ce qu'il pouvait le mettre en couple avec Severus. Il ne l'avait pas su au début, mais à force de discussion avec son amant, il avait appris que Dumbledore avait mêlé McGonagald à ça, sans jamais avouer le nom de celui avec qui il voulait le mettre.

— Je ne préfère pas non plus. Mais que faire dans ce cas ? J'ai bien pensé à Remus, mais il est seul, et sans personne pour l'aider pendant les pleines lunes.

— Harry, Remus, il est malade, comme eux tous, tu dois pouvoir le guérir ! S'exclama Hermione, réalisant ce qu'ils auraient pu comprendre depuis des semaines.

Il prit comme une claque dans le visage en réalisant. Oui, il pouvait le guérir ! Il avait guérit des morsures des créatures mortelles à St Mangouste, pourquoi ne pourrait-il pas faire ça aussi ? Mais il ne voulait pas donner de faux espoirs au Maraudeur, il devait être sûr de lui avant. Mais là n'était pas le problème.

— Je verrai, j'essayerai de trouver comment faire. Mais là, il faut qu'on sache ce qu'on fait de ce sorcier. Je l'ai découvert parce qu'il a fait voler le nounours que je lui ai donné. Si les médecins le voient faire quelque chose, ils paniqueront, et qui sait ce qu'ils pourraient lui faire. Tout ce qu'on peut faire, c'est de brider sa magie jusqu'à ce qu'on trouve un endroit où il pourra aller. Je peux aussi faire en sorte qu'il paraisse malade donc qu'il reste ici, à l'abri.

— Dans ce cas, fais-le. Je n'ai pas d'autre idée…

Harry regretta pendant une seconde d'être encore à l'école. Il aurait aimé pouvoir s'occuper lui-même de cet enfant. Il ne l'avait pas dit à Hermione ou à Severus, il n'en avait même pas reparlé du tout mais savoir qu'il avait perdu ce qui aurait pu devenir son enfant, ça l'avait tout de même retourné. Peut-être, après ses ASPICs, il pourrait en parler à Severus, s'ils étaient toujours ensemble… Il repoussa cette idée déplaisante. Ce n'était pas d'actualité, tout se passait bien entre eux.

Hermione l'observa faire comme il avait dit, toujours aussi impressionnée par ce qu'il était capable de faire. A peine avait-il bridé sa magie, que le petit se mit à pleurer, ne pouvant plus faire voler sa peluche. La jeune fille allait intervenir, mais Harry fut le plus rapide et fit apparaitre des étincelles entre ses doigts, et dessina avec un magnifique phénix qui vola dans la chambre. Immédiatement les pleurs se calmèrent, remplacés par de doux rires.

— Il faut qu'on lui trouve un prénom, murmura Harry en tendant son doigt qui se fut immédiatement agrippé.

Hermione le regarda avec étonnement. Elle n'aurait jamais pensé qu'Harry apprécierait les enfants. Vu l'enfance qu'il avait eu, il aurait dû penser qu'il n'aurait jamais pu apprécier s'occuper d'enfants. Après, il ne s'agissait ici que de minutes, mais il semblait qu'il pourrait passer des heures ici.

— Je pense que c'est à toi et à toi seul de choisir Harry. C'est toi qui l'a sauvé, et qui va continuer de le protéger.

— J'y penserai, murmura-t-il, toujours occupé à amuser l'enfant.

Elle le laissa encore quelques minutes avant de le sortir de son monde. Il était déjà tard dans la nuit, ils devaient rentrer.

— Harry, il faut rentrer, annonça doucement Hermione.

— Je te ramène, je dois enlever le sors que j'ai lancé sur la chambre.

Il s'approcha d'elle et la transplana à Poudlard.

— Bonne nuit Hermione, dit Harry juste avant de disparaitre à nouveau.

Il apparut à nouveau dans la chambre où le garçon lança une joyeuse exclamation en le voyant revenir.

— Je reviens, je dois voir tes médecins. Je suis de retour bientôt.

Comme s'il comprenait, l'enfant lui sourit doucement. Il transplana dans le hall pour essayer de trouver un médecin s'occupant de l'enfant. Il était tard dans la nuit, mais avec sa magie il s'arrangerait pour qu'on le laisse rester et qu'il obtienne ce qu'il voulait.

— Jeune homme, puis-je vous aider ? Les visites ne sont plus autorisées à cette heure-ci.

— J'ai entendu dire qu'il y avait un enfant ici qui n'avait pas eu la moindre visite depuis son arrivé. Je ne suis pas d'une association ou quoique ce soit, mais je me suis dit que ça pourrait lui faire du bien. Je sais ce que c'est de grandir sans amour et sans personne, croyez-moi.

— Je comprends bien, mais je ne peux pas vous autoriser à être ici en dehors des heures de visites.

— Vous êtes sûr ? Insista-t-il.

Son esprit s'immisça le plus doucement possible dans celui du médecin, le faisant changer d'avis.

— Hé bien… C'est vrai qu'il n'a pas l'air très heureux, et un peu de tendresse l'aidera sûrement à guérir.

— Merci, vraiment. Et si j'en ai le droit, puis-je savoir tout ce que vous savez sur son passé ? Pour comprendre ce qu'il s'est passé.

Il s'attendait à devoir influencer à nouveau son esprit, mais le médecin accepta directement, justifiant cela par le peu d'informations qu'ils possédaient. Harry apprit alors qu'il avait été trouvé dans une banlieue du Surrey mais qu'il avait été emmené à Glasgow, où ils étaient actuellement, pour pouvoir être soigné dans un service plus adapté. Les vêtements qu'il portait et le panier dans lequel il avait été laissé, avaient été stockés dans l'armoire de la chambre dans un carton ils avaient essayé de les jeter mais pour une raison bizarre à chaque fois que quelqu'un les avait mis à la poubelle, ils s'étaient retrouvé à nouveau dans l'armoire, alors ils les avaient laissés là.

— Restez autant de temps que vous voulez. Mais essayez de ne pas vous attachez trop à lui. Ça fait 6 mois qu'il est ici, et son état de santé n'est pas très encourageant.

— Ne vous en faites pas.

Il partit et rejoignit la chambre de l'enfant. Il était presque sûr qu'avec l'aide de sa magie, il arriverait à retrouver les parents de cet enfant. Il s'empara des objets dans le placard, ressentant une sorte de familiarité par rapport à cette panière. Il avait sûrement du en voir une semblable un jour. Il lança dessus un sort d'appartenance, qui à sa plus grande surprise de le dirigea vers nulle part. Comme si cet objet n'avait pas de propriétaire, ou alors que c'était l'enfant le propriétaire légitime. Il croisa les doigts pour qu'il n'en soit pas pareil pour les vêtements, et c'est avec joie qu'il vit une douce lumière émaner du vêtement. Il reposa ce dernier dans l'étagère en se disant qu'il irait voir la personne en question samedi, donc demain, pour être sûr de pouvoir s'expliquer avec elle. En attendant, il comptait bien s'occuper un peu de ce garçon qui n'avait jamais reçu l'attention qu'il méritait.

Ce n'est que 2h plus tard qu'il quitta la chambre, emportant avec lui le vêtement et espérant qu'il ne disparaitrait pas, mais au pire il reviendrait le chercher. Il savait que ça ne lui apporterait pas grand-chose de savoir qui étaient les parents de cet enfant, mais il ne pouvait pas s'en empêcher pour savoir les raisons réelles de cet abandon. Savoir s'ils l'avaient au moins aimé quelques temps ou si dès le début il avait été un fardeau…

Il relégua cette pensée dans un coin de sa tête, ce n'était pas le moment de s'en occuper, il devait dormir avant. Il pensa également à Severus. Devait-il lui dire ? Il prendrait mal le fait qu'il lui ait caché ses sorties nocturnes, et n'aurait-il pas peur que de parler de cet enfant ne soit qu'un stratagème peu subtil pour lui faire croire qu'il voulait un enfant ? Il ne voulait pas prendre le moindre risque. Pour l'instant, il garderait ça pour lui. Severus n'avait pas besoin de tout savoir, et il n'avait pas non plus à s'en occuper, c'était son problème.


Promis, dans le prochain chapitre on sera un peu plus dans un Snarry que dans un "Snarry où il n'y a pas de Snarry"

A bientôt ;)