Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Mes excuses pour le retard j'ai eu du mal à écrire la fin de ce chapitre

J'espère pouvoir vous poster la suite dans 2 semaines

A bientôt !

Marysol


Chapitre 26

Si Harry avait l'habitude des réveils désagréables, remerciez sa famille moldue, ce matin faisait sûrement partit des pires. Il s'était pris un saut d'eau glacé dans son lit, ayant oublié la veille de mettre un sort sur ses rideaux. Il fallait croire que Ron essayait chaque matin vu que ce matin, seul où il avait oublié, il avait réussi à se prendre un saut.

Il était vrai que, sur le coup, Ron avait énormément rit, criant à tout le monde de venir voir Potter qui était trempé. Mais c'était sans compter sur le dit Potter, qui s'était séché en quelques secondes sous les regards ahuris de ses camarades, et qui n'était clairement pas d'humeur à être indulgent avec cet idiot.

— Crois-moi, ce n'était vraiment pas la journée où il fallait venir me faire chier.

— Pourquoi ? Tu t'es fait larguer cette nuit par ton mec donc t'es triste ?

— Non, j'ai sauvé des vies cette nuit donc je suis fatigué. Et si je peux sauver des vies, je peux aussi en prendre donc fous moi la paix.

Il ne releva pas le dévoilement de sa sexualité. D'une part parce que personne ne le croirait et d'autre part parce qu'il s'en fichait, personne ne pourrait jamais deviner qui était son compagnon.

Il se dirigea vers la porte du dortoir pour rejoindre Severus et pouvoir ainsi finir sa nuit contre lui, ou au moins dans son canapé, mais c'était sans compter sur Ron qui ne semblait pas décidé à le laisser partir et qui le repoussa violement quand il passa à côté de lui, le faisant tomber à terre.

Harry resta immobile quelques secondes, essayant de se calmer pour ne pas frapper ou jeter un sort des plus violant à cet idiot qui avait été un jour, il ne savait comment, son meilleur ami. Il aurait pu transplaner, mais ça aurait été lui donner raison. Le mieux à faire était de rester calme et d'attendre qu'il s'énerve suffisamment pour que ses camarades lui ordonnent de se calmer.

— Alors Potter, tu attends quoi par terre ? Que quelqu'un vienne te la mettre dans la bouche Comptes pas sur moi pour ça. Mais sinon vois avec le bâtard graisseux, je suis sûre que lui il aime ça. Qu'est-ce que tu en dis ?

C'en était trop.

HPSSHPSSHPSS

— Je dois dire, Mr Potter, que je suis malgré tout, je suis impressionné par les progrès que vous avez fait en Sortilèges et en Métamorphose. Mais les essayer sur Mr Weasley, même si la provocation était des plus violentes je n'en doute pas, n'était pas une bonne idée pour autant. Qu'a-t-il fait d'ailleurs ?

Harry ne répondit pas, se contentant de jouer avec la boule de magie qui était dans sa main. Il n'avait pas envie de lui répondre. Elle savait peut-être pour eux mais il n'allait pas lui en parler pour autant. Elle soupira en voyant qu'il n'était pas décidé à parler.

— Mr Potter, vous n'êtes pas sans savoir que si vous ne me dites pas ce qu'il s'est passé, je serai obligé de croire Mr Weasley sur parole et ainsi vous punir, vous et vous seul. Et au vu de ce que vous lui avez fait, les retenues ne suffiront pas, surtout si Molly Weasley sans mêle. Avec la place qu'a Arthur au Ministère aujourd'hui, ils pourraient vous trainer justice. Alors pour l'amour de Merlin, parlez Potter !

— Il a insulté Severus ! S'écria Harry qui se releva d'un coup, la magie qui était dans sa main prenant soudainement une lueur pourpre.

— Il m'a insulté, m'a humilié ! Lui et sa famille se sont servis de moi et de mon argent depuis des années. Vous savez comment Ginny a réagi quand elle a appris que je ne voulais pas d'elle il y un an ? Elle m'a insulté, a dit que ça ne se passerait pas comme ça, que je l'épouserais coûte que coûte. A telle point qu'elle a essayé de me faire boire des filtres d'amours pendant toute l'année dernière. Sa mère m'a pris à part pour me faire comprendre que j'avais besoin d'une femme pour s'occuper de mon foyer et avoir des enfants. La seule chose qui faisait rester Ron, je pensais que c'était notre amitié, mais au final, c'était uniquement dans l'espoir de me casser avec sa sœur. Quant à Severus, il ne le connait pas, il ne sait rien de lui, personne ne le connait réellement, et il ose porter des jugements sur lui, il ose l'insulter alors qu'il n'est rien comparé à lui. Alors oui professeur, je l'ai ensorcelé et transformé en fouine mais je pense que vous ne pouvez que me donner raison actuellement.

Il avait enfin d'hurler, de frapper quelque chose, quelqu'un. De pouvoir défouler sa rage et sa magie.

— Maintenant, professeur, si vous le permettez, je vais m'en aller avant de détruire votre bureau.

Mais son professeur regardait derrière lui. Elle regardait la personne qui était là depuis le début de la discussion, si on pouvait appeler ça une discussion. Une personne qui était estomaquée par ce qu'elle venait d'entendre. Jamais il n'aurait pensé que les roux qui avaient causé tant de problèmes à son compagnon et surtout, plus que tout, il avait pris sa défense. Il n'avait pas besoin de lui pour le protéger ou pour répondre à sa place, mais c'était une preuve de plus qu'il tenait réellement à lui, et il avait tellement besoin de ses preuves car il ne pouvait comprendre pourquoi il était avec lui. Pourquoi le Sauveur était avec lui, le Mangemort.

Soudainement, les objets arrêtèrent de vibrer, l'air sembla moins lourd et les mains d'Harry arrêtèrent de scintiller d'une manière menaçante. Il ne laissa pas le temps à ses deux professeurs de réaliser ce qu'il se passait. Il prit Severus contre lui et disparu dans la seconde.

HPSSHPSSHPSS

Il fallut quelques instants à Severus pour prendre conscience de ce qu'il venait de se passer. Il était dans la chambre d'Harry au manoir, chambre dans laquelle il n'avait pas été depuis déjà plusieurs mois, et ce sans Harry qui avait disparu juste après avoir sauté dans ses bras.

Il ne comprenait que vaguement ce qu'il venait de se passer. D'après ce qu'il avait entendu, cet idiot de Weasley l'avait provoqué et il avait répliqué, et quand on connaissait Harry, il avait répliqué avec rage et presque passion. Mais il devait être en colère actuellement, à un point où il ne pouvait plus garder le contrôle sur sa magie. Tout ce qu'il pouvait faire c'était attendre qu'il se défoule et aller le voir pour savoir comment il allait.

Ce qui était sûr c'est que ce n'était pas de tout repos d'être l'amant d'Harry Potter. Pas parce qu'il était Harry Potter, mais parce qu'il était Harry, et qu'il ne pouvait pas tenir en place, rester calme, ou ne pas mettre tout son cœur et son énergie dans quelque chose. Et pour ce quelque chose il pensait fortement à ses nuits passées dans les cliniques et hôpitaux moldus pour aider des gens qui ne sauront jamais qui fut leur sauveur. Bien sûr qu'il savait qu'il y allait tous les soirs, mais pouvait-il vraiment l'en empêcher ? Déjà il ne pouvait pas, jamais il n'aurait pu le retenir, et ensuite il ne voulait pas. Son amant était heureux ainsi, il oubliait de cette manière tout le mal qu'il avait été causé pendant la guerre et dont il se sentait responsable. Il n'approuvait juste pas qu'il ne lui dise pas, comme s'il avait peur de quelque chose… Il apprenait à le connaitre, mais Severus ne pouvait s'étonner de savoir son protégé peu sûr de lui quant à lui avouer qu'il lui avait menti. Vu la réputation qu'il avait et a toujours, ce n'est que justifié. Il espérait juste qu'un jour Harry comprenne qu'il n'était en rien celui qu'on disait qu'il était.

Il attendit pendant 20 minutes, à penser à lui et à leur relation avant de réaliser que cela faisait déjà 20 minutes et qu'Harry n'était jamais aussi long. Il n'hésita pas une seconde quant à ce qu'il devait faire. Bien sûr il serait sûrement blessé s'il descendait alors qu'il ne contrôlait pas, mais il ne s'en préoccupait guère.

Il quitta la pièce rapidement, sa cape volant dans son dos et ses traits durcis par la peur. Étonnement, la salle n'était pas fermée et cela aggrava encore plus sa peur. Il poussa doucement la porte s'attendant au pire et il découvrit quelque chose qui pouvait s'en rapprocher.
Harry était allongé au sol, immobile, un peu de sang coulant le long de sa tempe. Sans réfléchir, il se précipita sur lui, essayant de ne pas imaginer le pire. Comment pouvait-il être blessé ? Ce n'était pas possible, sa magie n'aurait pas dû permettre ça !

Il semblait comme endormi. Son souffle était lent et régulier. Mais un sort rapide lui apprit que sa magie était quasiment à zéro, ce qui était quasiment impossible au vu de la quantité habituelle qu'il avait.

Il observa la blessure, soupirant de soulagement en voyant qu'elle n'était que superficielle. Mais il n'aurait pas dû avoir la moindre blessure. Elle aurait dû cicatriser depuis longtemps ! Mais ce n'était pas le problème le plus urgent pour le moment. Il le porta jusqu'à la chambre ou il retira ses vêtements d'un sort après l'avoir allongé. Il vu alors son corps et sentit son ventre se serrer à la vue des cicatrices témoignages de son passé, et des bleus dont la présence était également anormale.

Il fit venir de la salle de bain une bassine d'eau et une serviette pour nettoyer la plaie. Elle n'était en effet pas profonde, mais voir qu'elle ne s'était toujours pas refermée l'alarmait. Comment avait-il pu se vider de sa magie à ce point ? Il avait dû sortir pendant la nuit, comme à son habitude, mais jamais cela l'affaiblissait à ce point, et il n'avait pu écouler toute sa magie pendant son accrochage avec cet idiot de Weasley. Ou était-ce parce qu'il était rentré complètement vidé de ses forces ce matin et qu'ayant à peine dormit il n'avait régénéré suffisamment ? Il ne savait pas, et cela lui déplaisait énormément.

Il veilla sur lui toute la journée, ne se souciant pas d'aller donner ses cours. Il ignora également les hiboux d'Albus qui venaient taper avec énormément de délicatesse contre la fenêtre de la chambre, l'étonnant –et l'effrayant un peu- en voyant qu'Harry ne se réveillait pas malgré ce bruit.

Il lui fallut attendre le soir, après avoir essayé par tous les moyens possible de savoir comment il allait, pour qu'il daigne enfin ouvrir les yeux. Ainsi, à l'instant même où Severus remarqua qu'il se réveillait, il replaça sur son visage un masque de semi-passivité, ne voulant pas lui montrer à quel point il avait été influencé par son état préoccupant.

N'importe qui aurait trouvé normal qu'il s'inquiète ainsi pour Harry, pour son compagnon, mais il ne voulait pas qu'on découvre ses faiblesses. Et il ne voulait pas qu'Harry sache à quel point il était devenu sa plus grande faiblesse en l'espace de quelques semaines.

— Sev… ? Murmura Harry qui peinait à ouvrir les yeux.

Comment avait-il su que c'était lui ? Avait-il… sentit sa présence ?

— Je suis là, dit-il d'une voix douce qu'il ne connaissait pas lui-même.

— S'est passé quoi ? Gémit-il alors qu'il essayait de se relever un peu, en vain.

— Il semblerait que tu te sois vidé de ta magie. Après, j'attendais de toi la raison de cela. Je doute qu'un accrochage avec un idiot de rouquin ait pu te fatiguer à ce point. Ai-je tort ?

— Je… J'étais à l'hôpital, cette nuit.

Avec l'aide de Severus il put s'asseoir en s'adossant au bout du lit et en profita pour déposer un chaste baiser sur sa joue qui fit esquisser un sourire à Severus.

— Qu'as-tu fais pour que cela te mettes dans cet état ?

Harry ne répondit pas tout de suite. Devait-il lui en parler ? Il avait peur de se faire traiter d'inconscient à laisser ainsi un bébé sorcier parmi les moldus. Mais qu'aurait-il pu faire d'autre ? Il n'allait quand même pas le ramener avec lui. Quand bien même il aurait apprécié le faire car ce petit était vraiment adorable. Mais ce n'était pas vraiment le souci.

— J'ai soigné un bébé, un orphelin, et j'ai dû dépenser beaucoup de magie pour lui, et… Je pense qu'il continue de m'en prendre maintenant.

— Pardon ?

Oui, le grand Severus Snape n'avait pas mieux à répondre à cette phrase. D'où un Moldu avait pu vider sa magie et continuer de le faire ? A moins… Non, il lui avait dit qu'il n'irait plus pour ne pas se faire remarquer.

— Tu n'étais pas à St Mangouste pourtant ?

— Justement non…

— Harry qu'as-tu encore fait ?

Dans le monde entier il ne devait y avoir qu'un seule bébé sorcier malade dans un hôpital Moldu et il avait fallu que ce soit son compagnon qui tombe dessus.

Il vu Harry tenter un petit sourire de « pas fait exprès » et sa colère, bien que très faible, retomba immédiatement. Il avait voulu aider, c'était tout, il n'y était pour rien.

— Il était tout seul et malade et avec personne qui lui rendait visite, donc je lui ai donné une peluche et il s'est mis à la faire voler… Alors j'ai bloqué sa magie et il doit essayer d'en refaire donc ça puisse dans la mienne pour l'en empêcher. Et vu que je n'en avais déjà plus beaucoup hier soir et que ce connard m'a énervé et que j'ai dû me calmer après… Je dois…

Mais Harry vu la fin de sa phrase s'étouffer dans sa bouche alors qu'une violente quinte de toux le prenait. Il ne fallut que quelques secondes, mais horriblement longues pour l'un comme pour l'autre, pour que cela se calme. Cela aurait pu s'arrêter là, Harry aurait juste pu prendre un verre d'eau et la vie aurait continué comme s'il ne s'était rien passé mais le sang qui couvrait désormais sa main et le bas de son visage semblait en avoir décidé autrement.


(Frapper l'auteure n'avance à rien)

(Je vous embrasse)

Marysol