Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Bon... Pardon déjà... Je n'avais plus d'ordi pendant plusieurs semaines, j'étais en partiel, j'avais mon permis donc plein d'heures de conduite... Bref, j'ai tout cumulé. Mais je suis de retour ! En espérant (comme à chaque fois) pouvoir poster plus rapidement que la dernière fois.
J'espère que le chapitre vous plaira, à bientôt j'espère.
Marysol
Chapitre 28
Il avait l'impression d'être sur un nuage. C'était très agréable comme sentiment. Cela durerait-il ? Il n'en était pas sûr, mais il essayait de s'en préoccuper le moins. Il voulait profiter tant que cela durait.
S'il était bien, il réalisa au bout d'un moment qu'il manquait quelque chose pour que ce soit vraiment parfait : il était seul. Il avait perdu son attrait à la solitude, il n'appréciait plus quand on le laissait seul trop longtemps. Bien évidemment, il ne voulait pas être entouré de dizaines de personnes juste une ou deux, juste ses amis juste Severus.
Oui, c'était ça le problème. Il n'y avait pas Severus. Où était-il ? Il avait l'impression qu'une éternité s'était passée depuis la dernière fois où il avait eu la chance de le voir.
Il fallait qu'il sorte d'ici. Il se mit à courir pour essayer de sortir de cet endroit blanc, totalement blanc. Mais il aurait pu faire du sur place ce n'aurait rien changé. Sa magie ne lui fut d'aucune utilité non plus. Elle était là, mais elle se déplaçait dans son environnement sans jamais rien rencontrer pour la faire réagir. Alors il cria, il cria aussi fort qu'il put mais rien ne se passa.
Etait-il mort ?
Il n'y avait plus qu'une seule pensée qui occupait son esprit actuellement. Il était mort, tout simplement. Pourquoi ? Comment ? Qui ? Il était censé être le sorcier le plus puissant du monde à présent, comment avait-il pu être tué ? Lui, Harry Potter, qui avait survécu à la mort tant de fois. Pourquoi maintenant, quand il avait enfin trouvé le bonheur ?
Il s'effondra au sol, recroquevillé sur lui-même. Pourquoi…
HPSSHPSSHPSS
— Je vous ai dit qu'il va bien ! S'exclama Hermione, éreinté par le Maitre des Potions.
— Et je vous dis qu'il est en train de bouger dans son sommeil et que tous ses sens sont en alertes alors qu'il dort.
— Vous voyez quelque chose qui va l'attaquer ici peut-être ? Il fait un cauchemar, ça arrive. Ca va passer, arrêtez donc de vous inquiéter pour tout.
Une réplique cinglante ne demandait qu'à sortir, mais il se força à la garder pour lui. Hermione n'était définitivement pas la personne à énerver en ce moment car sans elle, il ignorerait sûrement toujours de quoi souffrait son amant.
Cela faisait 2 semaines qu'il savait ce qu'il avait, et le sentiment comme quoi il n'irait jamais mieux ne voulait le quitter. D'autant plus qu'il ne pouvait désormais plus rester à surveiller son état toute la journée merci Dumbledore qui l'avait menacé de renvoi –non pas qu'il voulait garder son post, mais il avait besoin de cet argent.
Il ne devrait d'ailleurs pas tarder à partir à nouveau. Il avait cours dans peu de temps et il se devait de donner tous ses cours à présent. Bien sûr il ne se retenait pas pour venir vérifier son état à chaque pause, et parfois même pendant ses cours quand ses idiots d'élèves travaillaient, ou du moins essayaient vainement de faire une potion convenable.
C'est dans le dépit qu'il s'approcha de sa cheminée pour rejoindre Poudlard. Au moins, les deux heures à venir étaient les seules de la journée, il serait donc tranquille. Jusqu'au lendemain…
Mais comme si avoir cours n'était pas suffisant, une surprise des plus belles l'attendait dans ses appartements.
—Que puis-je pour vous ? Grogna Severus qui ne prit pas la peine de le saluer, comme s'il méritait ce geste.
— Mon cher Severus, comment allez-vous ?
Il prit place dans un fauteuil, sans y avoir invité. Severus ignorait encore ce qui le retenait de lui jeter un sort ou juste de le pousser hors de ses appartements.
— Mr le Directeur, vous êtes actuellement dans mes appartements, sans mon autorisation, et sans la moindre gêne. J'ose espérer que la raison de votre présence est d'une importance primordiale.
— J'y viens mon ami, j'y viens.
« Ami » répéta Severus dans sa tête, un air pour le moins dégouté sur le visage.
— Eh bien, venez-y rapidement, j'ai cours.
— Allons, ce n'est pas à moi que vous allez faire croire que vous souhaitez y aller. Enfin, je ferai vite. Le Ministère m'a informé d'un transit pour le moins important, et anormal, au niveau de votre cheminée. Ils ont donc souhaité que je me renseigne quant à ces voyages. Rassurez-moi Severus, vous ne voyagez pas autant pour des raisons obscurs ?
— J'utilise ma cheminée, dans mes appartements, pour mes propres raisons. Si le Ministère a peur, qu'il envoie des Aurors vérifier mes destinations. Je suis sûr qu'il aura énormément de volontaire. Maintenant, Albus, je vous prierais de quitter mes appartements.
Son regard glaçant et sa main crispée sur sa baguette finir de convaincre le directeur de s'en aller, rapidement.
Si l'envie d'aller donner son cours était faible auparavant, elle était désormais négative. Mais il n'avait malheureusement pas le choix. Il ne souhaitait pas d'une nouvelle colère de McGonagall quant à ses absences.
Il n'eut pas le moindre scrupule à faire violement claquer la porte du cachot, effrayant les 4èmes années qui étaient déjà tous présents, et qui s'étaient tus à la seconde où il était apparu.
— Votre travail est au tableau (il agita sa baguette). Je ne veux pas un bruit.
Il s'assit –se lassa tomber était plus juste- sur sa chaise, s'attirant quelques regards, mais il n'eut pas le courage de réagir. Il avait bien d'autres choses en tête. Le Ministère ne lâcherait pas l'affaire de la sorte. Il avait fait le fier devant Dumbledore, pour que ce dernier le laisse tranquille, mais il ne serait pas laissé en paix pour autant. Il n'était pas sans savoir que le Ministre Thicknesse, ayant été contrôlé par Voldemort, vouait une haine sans nom aux derniers Mangemorts en vie, et tout autant à ceux comme lui et Lucius, qui s'était détourné du Lord. Alors s'il avait une opportunité pour le faire emprisonner, ou même le faire afficher publiquement… Il n'y manquerait pas.
Heureusement qu'Harry ne serait pas en état d'assister à ses problèmes avant plusieurs jours, au moins il n'irait pas mettre son nez dedans et ainsi risquer de les dévoiler, causant encore plus de problèmes.
La porte des cachots claqua soudainement.
— Qu'est-ce qui…
Trois Aurors entrèrent dans la pièce.
— Se passe… Finit-il en un murmure.
Non, non, non. Ils ne pouvaient venir maintenant. Ils pouvaient venir, mais quand il aurait pu mettre Harry à l'abri. Mais là, ils allaient forcer sa cheminée à les emmener au manoir, ils découvriraient Harry. Ils l'accuseraient d'essayer de le tuer. Il finirait à Azkaban. Il ne pouvait pas prévenir les elfes pour qu'ils le déplacent à Pré-Au-Lard.
Il était fichu.
HPSSHPSSHPSS
— Maitre Harry, vite, il faut vous réveiller.
Quoi... ? Non, il voulait dormir…
— Harry Potter, le Ministère arrive avec Monsieur Severus, il faut partir, vite.
— Quoi… ? Gémit-il en essayant de se relever.
— Ils essayant de forcer le passage de la cheminée, il vous faut partir, vite !
Severus ? Le Ministère ? Qu'est-ce qu'il se passait encore… Déjà qu'il était couché depuis plusieurs semaines, sans avoir le droit de lire la presse « pour ne pas s'inquiéter », ni sortir « pour ne pas se fatiguer encore plus ». Même s'il ne pouvait nier qu'il ne pouvait guère faire plus de quelques pas sans tomber de fatigue… Mais le fait que le Ministère semblait venir ici, c'était un autre problème que lui, cloué au lit à cause d'une stupide maladie moldue.
— Lana, on ne peut pas transplaner. Ils suivraient la trace de ma magie.
— Je suis désolée maitre, mais il va vous falloir utiliser un balai.
— Bordel…
Par réflexe il tendit la main pour faire venir son Eclair de Feu, mais comme de nombreuses fois ces derniers jours, rien ne vint. Lana remarqua l'action et revient quelques instants plus tard avec le balai, sa cape d'invisibilité, et sa baguette.
Il prit cette dernière et l'utilisa pour changer de vêtements. Si la magie sans baguette était compliquée pour le moment, il n'était pas limitée avec, pour les petites actions en tout cas. Il ouvrit la fenêtre de la chambre d'un deuxième coup de baguette.
— Votre balai ira directement à quelques kilomètres d'ici, dans un cabanon abandonné qui est à vous et qui permet de vous cacher en cas de problème. Severus viendra vous chercher vite. Maintenant partez Monsieur !
Un jour connaitra-t-il toutes ses possessions ?
Il noua sa cape et enfourcha son balai.
— Restez loin de ceux qui viennent, ils peuvent être vraiment méchants avec les elfes.
Et il partit à toute vitesse, ne pensant plus qu'au vent dans ses cheveux et à cette sensation de liberté qui lui avait tant manquée.
HPSSHPSSHPSS
— Messieurs, je tiens à vous informer que je suis en cours, je vous serais donc gré d'attendre encore un peu de temps avant de venir m'accuser sans preuves.
— Nous avons un mandat de perquisition signé par le Ministre lui-même. Alors non, Mangemort Snape, nous n'allons pas attendre.
Un soupir passa ses lèvres. Il aurait pu les tuer de manières tellement créatives s'il n'y avait pas eu des élèves dans la pièce. Et s'il souhaitait finir à Azkaban pour le restant de ses jours.
— Que souhaitez-vous voir ? Le contenu de chacune de mes fioles de potions ? La moindre des notes manuscrites se trouvant dans mes appartements ? Chaque note rajoutée de ma main dans mes livres ? Je crains qu'être trois ne suffisse guère.
— Vous savez parfaitement ce que nous voulons. Maintenant, avancez.
Il ne résista pas. Cela aurait été bien pire. Ils rentrèrent ensemble dans ses appartements. Bien évidement ils ne prirent pas la peine de fermer la porte, permettant aux élèves d'apercevoir son lieu de vie, et eux, accessoirement, qui étaient devant la cheminée.
— Maintenant, où allez-vous plusieurs fois par jour ? Demanda sèchement l'Auror qui semblait diriger les autres.
— Chez moi. Croyez-le ou non, mais je n'apprécie que peu rester à Poudlard des journées entières à sentir mes cachots vibrer sous les pas des élèves.
— Pourquoi avoir refusé de le dire au Directeur ?
— Ce dernier a insinué que j'allais voir quelqu'un, ce qui est faux. Et quand bien même cela serait vrai, il n'a pas à se mêler de ma vie privée. Tout comme vous ! Maintenant que vous avez vos réponses, je suppose que cela ne vous suffit toujours pas ?
— Non, en effet. Nous allons faire un petit tour là où vous nous dites vivre, histoire de s'assurer que tout est conforme. Après vous, Professeur.
Il était fichu.
HPSSHPSSHPSS
S'il avait fait le fier les premières minutes, il se cramponnait à présent comme il pouvait à son balai, essayant de ne pas tomber, trop fatigué pour réussir une action si facile dans le passé. Il volait depuis une quinzaine de minutes et priait pour que le vol se termine bientôt.
Il souhaitait plus que tout être retrouver ses capacités passées. Il n'en pouvait plus d'être capable de rien. Hermione lui avait dit plusieurs fois que c'était normal, que ça irait bien au bout de quelques semaines, mais entendre ce discours depuis plus d'un mois était presque tout aussi éreintant que la maladie. D'autant plus que depuis, ils avaient à peine échangé un baiser avec Severus, ce dernier étant en cours la plupart du temps et lui dormant le reste du temps. Il ne pouvait même pas dormir avec lui, faisant des cauchemars qui le rendaient violent… Il ne comprenait d'ailleurs pas l'origine de ces derniers. Ils étaient informes, silencieux mais pourtant ils lui procuraient une peur panique et rien qu'y penser le faisait frissonner de nouveau.
Ses sombres pensées furent rapidement chassées par la cabane qui apparut soudainement dans son champ de vision –il venait sûrement de passer la protection qui la dissimulait. Il atterrit avec difficulté, manquant de tomber quand ses jambes engourdies touchèrent le sol. Il posa sa main sur la poigner qui vibra légèrement à son contact et s'ouvrit. A sa plus grande joie, la cabane n'était pas une cabane abandonnée comme il l'avait pensé, mais elle comportait un lit, entre autre, mais c'était tout ce qui comptait maintenant. Il verrouilla la porte d'un coup de baguette et se laissa tomber comme une masse dans le lit où il s'endormit directement.
HPSSHPSSHPSS
— Bien. Très bien. Estimez-vous heureux Professeur. J'ignore qui vous a prévenu que nous venions, mais vous n'aurez pas autant de chance la prochaine fois. Nous trouverons ce que vous manigancez !
Les Aurors disparurent, le laissant estomaqué dans le hall du manoir. En arrivant, il n'avait pas reconnu l'endroit. Tout avait été métamorphosé dans une ambiance beaucoup plus noire et sinistre. Une chambre avait même été créée au rez-de-chaussée pour ne pas qu'on s'interroge sur l'absence de cette dernière.
— Lana, appela-t-il toujours choqué.
— Maitre ?
— C'est… C'est vous tout cela ? C'est vous qui avez changé tout ?
— Oui, Maitre. Nous sommes liés à cette maison, nous savons à l'instant même où la personne le pense qu'il prévoit de s'introduire ici. Nous savions que le Ministre allait envoyer des hommes donc nous avons mis Maitre Harry en lieu sûr et changer l'endroit pour qu'il ressemble à votre maison. Avons-nous bien agis maitre ?
— Oui… Oui, bien sûr… Harry, tilta-t-il quelques instants plus tard. Où est-t-il ?
— Dans une petite cabane protégée pas très loin d'ici. Je vous y emmène ?
— Oui, s'il te plait.
Il attrapa la petite main et se retrouva dans un cabanon dans lequel Harry était assoupi sur le lit.
— Merci Lana, je me débrouillerai maintenant.
Le maitre des potions s'agenouilla au bord du lit, observant son amant endormi, les traits détendus, un léger sourire aux lèvres. Des mèches de cheveux retombaient sur son front. Sa poitrine musclée se soulevait lentement. Ses lèvres lui donnaient envie de le réveiller afin de pouvoir l'embrasser tendrement.
— Tu es incroyablement magnifique, murmura-t-il en embrassant son front.
S'il n'avait pas fermé les yeux pour savourer ce doux moment, il aurait pu voir le sourire d'Harry s'agrandir encore plus.
Sont mignons hein ?
