Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Et je n'ai que DEUX jours de retard et j'en suis fière !

Non mais vraiment, je l'ai terminé dimanche soir et il fallait juste que je le corrige du coup j'ai pas trop de retard.

J'espère qu'il vous plaira et j'essayerai de poster le suivant aussi rapidement.

Marysol Cx


Chapitre 29

— Ca fait du bien de te revoir Harry ! S'exclama Hermione en le serrant dans ses bras.

Elle ne le lâcha pas tout de suite, profitant de son meilleur ami qui repointait enfin le bout de son nez à Poudlard.

— Tu as plein de choses à me raconter. Mais…

Son regard se posa sur les nombreuses personnes présentes dans la salle commune. Plusieurs les regardait, murmurant entre elles, sûrement pour savoir la raison du retour d'Harry.

— Oui, Hermione, plus tard. Nous irons à la maison ce soir, si tu veux.

— Et lui ? Demanda-t-elle en rougissant légèrement.

— Ca ne le dérangera pas, la rassura-t-il. Ne t'inquiète pas. Il souhaitait te revoir en plus. Mais je dois revenir dormir ici, donc ce ne sera pas trop long.

— Très bien, je te laisse faire ! A présent, viens que je te montre un peu tout ce que tu as raté.

Ils allèrent prendre place à une table libre, Hermione étala de nombreux livres et parchemins sur la table et commença à lui expliquer ce qu'il s'était passé au cours des dernières semaines. Par chance, il y avait eu les vacances de février qui venaient tout juste de se finir, il n'avait donc pas raté grand-chose. Grâce à ces vacances, il avait également pu passer deux semaines avec Severus chez lui à plein temps, ne voyageant plus en cheminée et n'attirant plus le Ministère et les Aurors.

Il ne fallut pas très longtemps pour qu'il rattrape le cours des choses. Il n'avait pas eu besoin de plus d'un essai pour tout ce qui était pratique. Il avait travaillé à chaque fois sans baguette pour voir ses limites actuelles, et il avait été ravi de voir qu'il était à peine fatigué. Il n'aurait tout de même jamais cru qu'une maladie moldue puisse interférer autant avec sa magie et son corps et le mettre dans un tel état. Mais c'était passé, et à présent il n'y avait pas de raisons qu'il rattrape un tel virus. De toute façon, il se doutait bien que Severus ne le laisserait pas repartir faire le tour des hôpitaux de ci-tôt… Mais il aurait le temps de marchander plus tard, il n'avait aucun doute qu'il saurait faire tourner les choses à son avantage.

Il bloqua soudainement toute pensée, sentant quelque chose qui n'allait pas. Il ne pouvait se permettre de se frayer un chemin dans les pensées de ses camarades, mais il restait à l'écoute des conversations.

— Tu m'as l'air dans la Lune Harry. Tu veux que je te laisse rejoindre Se… Sa phrase s'étouffa dans sa gorge à la seconde où Harry leva la main.

— Chut, j'ai l'impression que quelqu'un essaye de nous écouter. Je n'ai pas encore récupérer toutes mes capacités je n'arrive pas à savoir qui ni comment. Mais ça ne m'étonnerait pas que ce soit lui à nouveau. Enfin…

Il se leva, suivit d'Hermione qui rangea ses cours dans son sac.

— Souhaites-tu venir maintenant ? Et diner avec nous ? Demanda-t-il en retrouvant son sourire.

— Ca ne dérangera pas tu es sûr ? Et pour la cuisine ?

— Ils seront heureux de cuisiner tu le sais bien. Surtout pour toi, ils t'adorent.

— D'accord, merci Harry.

Il lui répondu d'un sourire sincère qui était le plus souvent réservé à Severus, et parfois à elle. Mais personne d'autre n'avait vu ce sourire depuis déjà des mois. Il refusait de se laisser abuser une nouvelle fois. Il s'empara de sa main et ils rejoignirent à travers le château le parc et enfin l'enceinte de Poudlard, ayant discuté tout le long de la vie à Poudlard pendant son absence, des ragots et potins d'amour. De choses douces et futiles qui avaient fait un bien fou à Harry.

— Pardonne-moi de te faire marcher jusqu'ici, dit-il avec un sourire désolé, une fois à la grille. Mais je ne peux plus utiliser la cheminée de Severus et je ne veux pas risquer que le Ministère ait connaissance de mes transplanages dans le château, pas avec ce qu'il s'est passé.

— Ne t'inquiète pas Harry. Je sais bien que tu n'y es pour rien. Allez, allons te changer les idées pour de bon.

Elle s'empara de son avant-bras et lança elle-même le transplanage vers le manoir Potter. Sans être étonnée, elle du retenir Harry quand leurs pieds retrouvèrent le sol, ce dernier n'étant pas encore remis et la longue marche qu'ils avaient dû faire l'avait fatigué. Comme à chaque fois qu'elle venait, elle ne pouvait s'empêcher d'être émerveillée par cet endroit. Elle ne doutait pas que le hall devait être plus grand que sa propre maison par exemple. Pourtant l'endroit ne paraissait pas trop grand. Les murs étaient couverts de tapisseries et tableaux, plusieurs portes –toutes ouvertes- remplissait le restait des murs. De grandes fenêtres diffusaient une lumière blanche et douce. Mais surtout, un lustre pendait au milieu du hall, donnant une splendeur infini à la pièce.

— Miss Granger, la salua-t-on, la faisant sursauter.

— Professeur, répondit-elle en rougissant.

Un espion restait un espion, se dit-elle en se promettant d'être plus vigilante à l'avenir. Il pouvait surgir de nulle part.

— Elle peut diner avec nous, Severus ?

— Si ça ne dérange pas les elfes de préparer pour trois, je n'y vois pas d'inconvénients. Et si je te refuse tu iras passer la soirée avec elle, je n'en doute pas une seule seconde.

Hermione sourit en entendant Harry rire. Cela faisait longtemps, cela faisait du bien.

Elle les suivit quand ils se dirigèrent vers un des salons, celui qui était dans des tons gris et bleus. Un feu brûlait déjà dans la cheminée et un service à thé les attendait. Un nouveau sourire orna ses lèvres quand elle vu Harry se blottir contre Severus une fois assis. Elle ne pouvait pas encore juger leur relation avec du recul, Snape restant son professeur et le professeur ayant mené la vie dure à Harry pendant 6 ans mais de ce qu'elle voyait, cette relation était bénéfique aux deux.

— Je suppose que tu veux savoir ce qu'il s'est passé avec le Ministère ? Demanda Harry en servant trois tasses de thé.

— Evidement, Harry. Il s'est raconté tellement de choses dans Poudlard que je ne savais plus qui croire.

— Que s'est-il dit ? Demanda Severus avec un regard contrarié.

— Eh bien… Elle prit une gorgée, étonnée par le goût, mais ne fit pas la remarque. Que les Aurors vous avaient emmené de force, que vous aviez tenté d'utiliser votre baguette. Ensuite, que la porte étant restée ouverte, ils avaient entendu ce qui s'était dit. J'ignore ce qu'il s'est dit, mais tous les élèves racontent que vous entretenez une liaison avec quelqu'un extérieur à Poudlard, d'où les accusations de déplacements.

— Bien, cela brouillera les pistes pour nous. Quant aux explications, permettez que je vous les fournisse à la place d'Harry. Comme vous le savez, cette cheminée a été utilisée de manière importante pour que je puisse savoir comment allait Harry. Le jour où les Aurors sont venus, Dumbledore était dans mes appartements, juste avant le début de mon cours, pour m'avertir que le Ministère s'intéressait à moi. J'ignore si il l'a fait afin d'avoir des réponses ou uniquement pour me prévenir. Bien que je doute qu'il ne soit pas déjà au courant. Par conséquent, j'ai envoyé un message à Lana pour qu'elle s'occupe de déplacer Harry en lui sûr car je ne doutais pas que des hommes envoyé par le Ministre viendraient sans tarder. Cela n'a pas manqué, bien que j'eue nié la raison supposée de mes déplacements aux Aurors. Suite à cela, ils se sont rendus au manoir avec moi, découvrant avec colère qu'il n'y avait personne et uniquement des affaires m'appartenant. Ils sont donc repartis, bien qu'ils reviendront sûrement avec un mandat de perquisition si jamais les trajets en cheminée reprennent. C'est la raison pour laquelle Harry ne doit plus transplaner dans Poudlard. Nous ne pouvons pas risquer une nouvelle venue des Aurors. Ils vont sûrement surveiller le moindre de mes déplacements désormais, dans l'espoir de trouver des Mangemorts disparus. Je ne serais d'ailleurs pas étonné qu'ils mettent le manoir sous surveillance. Heureusement, ils ne trouveront jamais le nom du propriétaire légitime, celui-ci étant connu que par les Gobelins.

— Comment comptez-vous faire du coup ? Demanda-t-elle, peinée d'apprendre qu'ils allaient de nouveau être face à des problèmes.

— Ma cape d'invisibilité, des sorts de protection, la Carte des Maraudeurs.

— Parce qu'elle la connait ? S'étonna Severus.

— Bien sûr. Je l'ai depuis 4 ans, forcément qu'elle l'a connait.

— Qui d'autres ? Demanda-t-il un peu précipitamment.

— Euh… Les jumeaux Weasley, Remus, Ron. Ginny peut-être. Je ne sais plus vraiment…

Un soupir répondit à sa liste.

— Fais bien attention dans ton dortoir. Si jamais quelqu'un te la vole ou même la consulte, ça cossera bien des problèmes.

— Je la garderai toujours avec moi, ce sera plus simple, assura Harry fermement, clôturant le sujet. Maintenant, Hermione, continue ton histoire sur les jumelles Patil. Je veux savoir ce qu'il s'est passé.

Severus soupira silencieusement, faisant sourire les deux Gryffondors mais cela ne les empêcha pas de continuer leur discussion. Ils n'en eurent fini que quatre heures et un diner plus tard. Et encore. C'est Severus qui fit stopper la soirée quand Harry manqua de finir au sol en se levant de sa chaise. A peine s'était-il retrouvé dans les bras de Severus qu'il s'était endormi, sous le regard attendri d'Hermione qui utilisa exceptionnellement la cheminée du Manoir vers Poudlard, pour rejoindre son dortoir.

Pendant un instant Severus hésita à retenir la jeune fille pour lui dire de ramener Harry à son dortoir, mais sa bouille endormi et son corps chaud contre le sien eurent raison de son peu de volonté à le faire partir. Il transplana alors à l'étage pour l'allonger dans son –leur ?- lit. Il n'eut pas de scrupules à lui retirer ses vêtements, l'ayant vu en sous-vêtements de nombreuses fois ces dernières semaines. Il retira les siens par la suite et se glissa sous la couette ou son amant était déjà. Amant qui vint se coller à lui, le réchauffant et le faisant se sentir plus que bien. Son Harry –oui, il était à lui- était allongé sur lui, la tête dans son cou, une de ses mains dans ses cheveux. Il glissa doucement une des siennes dans ses cheveux noirs jais et toujours aussi désordonné. Il l'aurait presque entendu ronronner alors qu'il massait son cuir chevelu. Cela n'aurait tenu qu'à lui, il l'aurait réveillé pour l'embrasser et plus encore. Mais il se doutait qu'avec les évènements récents, Harry n'était pas encore capable, physiquement en tout cas, de lui offrir ce qu'ils devaient désirer tous les deux. Mais il était patient. Il était prêt à l'attendre une vie entière s'il le fallait.

HPSSHPSSHPSS

— Albus, nous devons parler de ce qu'il s'est passé ! Entendit-on raisonner avec force dans le bureau directorial, faisant crier Fumseck. Il est temps que vous arrêtiez de m'éviter.

— Enfin, Minerva, je ne vous évite pas. Un bonbon au citron ?

— Suffit ! S'écria-t-elle. Voilà plus de dix jours que je vous cours après, vous voyant disparaitre à chaque détour de couloir à la seconde où vous me voyez. Maintenant, nous allons parler de ce qu'il se passe dans ce château.

— De quoi souhaitez-vous parler Minerva ? Demanda Dumbledore avec un sourire. Tout de même pas des jumelles Patil ? Ce n'est pas bien grave ce qu'il s'est passé.

— Je veux parler de Potter et de Severus ! N'allez pas me faire croire que vous n'êtes pas au courant, Albus !

— Minerva, leurs chamailleries ne me concernent plus. Harry est adulte, il doit apprendre à les gérer de lui-même. Quant aux absences d'Harry, il a été malade. Vous ne pouvez pas venir me voir dès qu'un de vos Griffons n'est pas bien.

— Taisez-vous, Albus, le stoppa-t-elle sèchement. Taisez-vous, immédiatement.

Etonnement, il se tue, laissant Minerva s'énerver sur lui encore un peu.

— Potter a été absent pendant les deux semaines avant les vacances. Avant cela il a manqué plusieurs jours de cours, sans jamais les justifier à ses professeurs. Quand bien même il n'a pas besoin de venir en cours pour maitriser les sorts qui sont demandés aux ASPIC, il ne peut se permettre un tel laissé aller. Quant à Severus, n'allez pas croire que je n'ai pas eu vent de la visite des Aurors dans ses cachots. Ni de ses changements d'humeurs en fonction des absences et présences de Potter dans Poudlard. Tout comme je sais que Severus lui a donné de nombreux cours particuliers en début d'année. J'étais également là quand il a du s'occuper d'un Potter hors de lui, prêt à détruire mon bureau. Severus, s'occuper de Potter. Un professeur, ancien Mangemort, qui a participé à la mort des parents du Survivant, et le dit Survivant partageant du temps ensemble, semblant se comprendre, agir en fonction de l'autre. Si au début je pensais l'idée de les faire mieux s'entendre plutôt intéressante, pour le bien de tout le monde, je n'ai jamais signé pour les faire se rapprocher à ce point. Bon sang Albus faites au moins semblant de m'écouter !

Le Directeur ne répondit pas tout de suite, il continua à boire son thé. Il pensa à sa réponse et à la meilleure manière d'expliquer la situation au professeure qui était pour le moins sur les nerfs.

— Je pense, Minerva, qu'il faut les laisser vivre. Je sais depuis déjà bien longtemps qu'il ne se passe pas rien entre nos deux amis. Tout comme je sais qu'ils doivent se douter de ma connaissance là-dessus. Mais je ne veux pas que cela se sache, ma chère. Les faire se rapprocher était une erreur, du moins de le faire aussi tôt. Voyez comme le Ministère a réagi en apprenant qu'il utilisait de manière un peu trop importante sa cheminée. Si jamais quelqu'un vient à se douter de quelques choses entre eux, cela pourrait avoir des conséquences pour le moins funestes sur l'école et sur ses occupants, au vu de la détermination du Ministère. Je n'ai donc pas « rien vu », Minerva. Je souhaite que l'on pense que je ne vois rien, car si je ne vois rien, il n'y a rien. A présent, personne ne doit savoir. Pas tant que l'année scolaire est toujours en cours. Suis-je clair ?

Elle s'était effondrée dans un fauteuil et sa colère était totalement retombée. Elle n'aurait jamais imaginé que cela puisse aller aussi loin. Le but était de ne plus entendre Severus se plaindre de ses élèves dès qu'il rentrait dans la salle des professeurs, et surtout qu'il arrête de se plaindre de Potter. Tout comme elle ne voulait plus voir passer des billets de retenues presque toutes les semaines. Et de la même manière qu'elle souhaitait que Potter puisse aller en cours sans se faire reprocher sa simple existence. Mais jamais, au grand jamais, elle avait voulu les pousser à se rapprocher au point où ils semblaient désormais vivre l'un en fonction de l'autre. Mais avait-elle vraiment le choix ? Ce qui était fait était fait, elle ne pourrait rien y changer. Elle ne pouvait que faire ce que Dumbledore voulait et faire comme si de rien était. Et éventuellement en toucher quelques mots à Potter pour qu'il soit vigilant.

Elle quitta le bureau directorial peu de temps après, lorsqu'ils eurent échangé quelques mots sur la situation et comment agir à Poudlard. Albus resta longtemps à son bureau, immobile, réfléchissant à ce qu'il avait manqué. Il avait manqué quelque chose, il en était sûr. Mais il n'arrivait pas à savoir quoi, et il avait l'intime sentiment que cela allait causer bien des problèmes à l'avenir.


Bientôt ce que tout le monde attend (ou pas) bientôt !

Marysol