Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
(Presque) à l'heure !
Pour me faire pardonner, et vous allez être heureux, je repasse temporairement au rythme d'un chapitre par semaine.
J'en ai actuellement 3 chapitres et demi de prêts donc je peux me permettre de le faire pour le moment.
J'espère que ce chapitre vous plaira et à dimanche !
Marysol
Chapitre 31
— Mr Potter, je suis ravie de vous compter parmi nous de nouveau. Mais la prochaine fois, essayez d'être à l'heure, cela vous évitera une retenue, ce soir, 20h. Asseyez-vous.
Harry prit place à côté d'Hermione en essayant de ne pas remarquer les regards posés sur lui. Premier cours depuis un mois, il arrivait en retard… Ce n'était même pas sa faute, Severus avait refusé de le laisser partir en lui sortant comme argument qu'il était toujours malade, que ce n'était pas sage de partir ainsi.
— Pourquoi tu es en retard ? Murmura Hermione.
— Il ne voulait pas que je parte… Soupira-t-il en sortant ses affaires de son sac. Dire qu'il me faisait la morale sur mes retards en cours à l'époque.
Elle ne répondit pas, mais son regard en disait long. Bien sûr qu'elle ne cautionnait pas ce comportement, d'autant plus que ce n'était pas Harry qui avait agis de la sorte, mais que pouvait-elle dire ou faire ? Elle préféra alors ne pas répondre mais lui en reparlerait tout de même par la suite, afin que cela ne se reproduise pas.
Le cours continua de se dérouler, la partie théorique les occupant pendant près d'une heure. Mais quand vint la pratique, Harry sut au regard de sa professeure qu'il servirait une nouvelle fois de présentateur. Il aurait aimé pouvoir refuser, mais il était arrivé en retard, déjà collé, et donc pas en position de marchander quoi que ce soit.
Il se leva en effet quelques instants plus tard. Bien évidemment, il n'avait pas écouté le début du cours et ne savait donc absolument pas ce qu'il allait devoir faire.
— Bien, Mr Potter, expliquez-nous comment vous allez vous y prendre si vous veniez à devoir respirer sous l'eau.
La métamorphose animale… Pouvait-il se permettre de la taquiner ? Au pire il serait collé un soir de plus, mais il avait envie de s'amuser un peu, quitte à devoir faire le cobaye.
— Déjà je demanderais à Neville de la Branchiflore. Ensuite je créerais une bulle d'eau autour de mon visage.
Bien évidement tout le monde rit et Neville lui lança un petit sourire, sûrement heureux de voir qu'il n'avait pas oublié qu'il lui avait clairement sauvé la vie il y a déjà 3 ans.
— A l'aide de la métamorphose, Potter. Avez-vous déjà oublié dans quel cours vous vous trouvez ?
— Non, professeur. Mais mes idées me semblent plus simples.
Avant qu'elle n'ait le temps de s'énerver sur lui il reprit :
— Je remplacerais mes voies respiratoires par des branchies, mais avec une bassine d'eau à côté si jamais cela marcherait. Ensuite, je serais avec quelqu'un car ne pouvant pas parler sous l'eau. Sinon je peux métamorphoser ma tête entière pour qu'elle soit celle d'un requin, par exemple.
— Ravie de voir que sans être présent à mon cours pendant 1 mois vous savez toujours raisonner plutôt logiquement. Montrez-nous à présent. Et vous me donnerez la formule utilisée par la suite, sans la prononcer pour vos camarades. Qu'eux aussi cherchent un peu.
Il soupira intérieurement. Il ne savait plus créer ses propres sorts désormais. Il ne les formulait plus et n'en avait pas besoin pour obtenir ce qu'il voulait. Mais il avait tout de même des restes inoubliables des années passées et il ne lui fallut pas plus de trois minutes pour trouver le sort qu'il pensait correct. Il invoqua un bac d'eau face à lui pour les raisons évoquées précédemment. Il se maudit à cet instant de ne pas avoir coupé ses cheveux depuis le début de l'année scolaire. Ils étaient longs et une fois mouillés ils perdaient toute forme. Mais il n'avait pas vraiment le choix. Il alla lui murmurer le sort qu'elle accepta d'un hochement de la tête mais sans desserrer les lèvres pour autant. Il ne préféra ne pas risquer un coup de fatigue trop important et utilisa sa baguette pour lancer le sort qui passa à peine le bout de ses lèvres.
A son plus grand désespoir, il ressentit à nouveau la sensation qu'il avait connu avec la Branchiflore : comme si un oreiller était plaqué contre son visage, mais il ne devait pas lutter. Il plongea sa tête dans l'eau et se força à respirer. Soudainement, il retrouva toutes ses capacités respiratoires. Il passa la main dans son coup pour sentir les branchies qui s'ouvrait et se fermait tranquillement. Il resta quelques minutes dans l'eau, entendant au loin les explications de leur professeur, avant de sortir de l'eau en lançant un sort pour récupérer ses poumons normaux.
Il retourna s'asseoir sous les applaudissements et le regard satisfait mais toujours froid de sa professeure. Il n'échapperait donc pas à sa retenue… Peut-être qu'elle serait plus indulgente et ne l'obligerait pas à copier bêtement un cours ou aller nettoyer des trophées à la main.
Il passa la fin du cours à somnoler sur sa chaise pendant que ses camarades essayaient vainement de changer leur main en patte. La seule ayant réussi était bien évidemment Hermione, qui se fixait avec un regard enfantin sa main, qui était devenue une douce patte de chat. Il hésita pendant un instant à lui rappeler qu'elle savait déjà le faire depuis leur deuxième année mais c'était trop facile et elle risquerait de mal le prendre par la même occasion.
Il retint un rire en voyant que Ron n'arrivait à rien, encore pire que Neville. Décidément, il n'était bon à rien sans personne pour l'épauler. Comme il s'y attendait, McGonagall vint lui crier dessus, le menaçant une retenue s'il ne faisait pas d'efforts. Ce qui refroidit grandement Harry qui ne souhaitait aucunement devoir faire une retenue avec lui, quand on voyait comment avait fini leur dernière discussion. Heureusement, le cours se termina sans encombre. Il resta tout de même à la fin du cours pour savoir en quoi consisterait sa retenue.
— Ah oui, Potter. Venez à mon bureau pour 20h, nous devons discuter. Partez maintenant.
« Discuter » il n'aimait vraiment pas ce mot. Il était convaincu que cela avait un rapport avec Severus. Cela ne pouvait être autrement. Ou était-ce à cause de ces nombreuses absences ? Peut-être. Il espérait fortement que c'était la cause de cette conversation à venir.
HPSSHPSSHPPSS
— Assis. En silence. Les consignes sont au tableau.
Les élèves sortirent leurs affaires et commencèrent leurs préparations en silence. Personne ne souhaitait énerver le Maitre des Potions. Surtout qu'avec le retour de Potter, il allait sûrement se venger sur lui.
— Il est de mauvaise humeur, murmura Hermione.
— Non, je ne pense pas, répondit Harry à voix basse.
— Granger, Potter taisez-vous. A moins que vous souhaitiez venir me revoir ce soir.
— Ca ne te dérangerait pas, rigola Hermione.
— Chut, si je me refais coller je pense que McGonagall m'en remettra une derrière.
Elle ne répondit pas mais son sourire ne disparut pars pour autant. Il ne faisait aucuns doutes que le froid et méchant Maitre des Potions n'aurait aucuns scrupules à le coller encore plus souvent que les dernières années. Mais elle ne souhaitait pas savoir en quoi consisterait sa « punition ».
Sans surprise, Ron se fit crier dessus pour son incompétence et coller le soir même. Pendant un instant Harry cru que sa soirée était bonne à supprimer de son emploi du temps mais son amant n'avait pas fini sa phrase et précisa avec un sourire carnassier qu'il rejoindrait Rusard à vingt heures. Il capta l'espace d'une seconde le regard de son amant et il ne doutait pas qu'il avait lu le soulagement dans ses yeux verts.
— Il a gardé sa soirée cette fois, mais j'ai peur qu'il ne puisse pas toujours envoyer ses retenues ailleurs, murmura Hermione à un Harry qui acquiesça, s'étant déjà fait la même réflexion.
Le reste du cours se passa sans nouvel accrochage. Sans surprise, il se contenta d'un hochement de tête devant sa potion qui correspondait exactement à ce qu'il avait demandé. Hermione eut le droit au même traitement. Ron en revanche, fit face à un reniflement dédaigneux. Les autres élèves reçurent pour certains un commentaire et Draco un regard satisfait.
— Potter.
Sa voix résonna dans la salle, immobilisant tous les élèves qui rangeaient leurs affaires.
— Votre potion était bien trop réussie pour que vous l'ayez fait tout seul. Restez donc ce midi pour me la refaire.
Les rires des Serpentards remplirent le cachot alors qu'ils partaient. Il capta le regard moqueur de Ron. S'il avait pu se permettre il aurait ris à gorge déployée. Il allait passer un moment des plus agréables quand Ron pensait qu'il allait risquer le Doloris s'il travaillait mal.
La porte claqua à l'instant où le dernier élève quitta la salle.
— Elle était si mauvaise que ça ? Demanda Harry, la voix volontairement remplie de tristesse.
— Idiot, lança simplement Severus en se dirigeant vers son bureau puis vers ses appartements. Harry verrouilla les portes derrières lui. Comme à son habitude –ce qui exaspérait Severus- il retira ses chaussures et sa cape pour les déposer sur une chaise –alors qu'il aurait pu les ranger bon sang !- en ignorant comme toujours son regard réprobateur.
— Je ne pourrai pas être là ce soir, lança Harry, pour se débarrasser de ce problème au plus vite.
— Tu as réussi à te faire coller… Soupira Severus qui retira sa robe pour apparaitre en chemise et en pantalon –peut-être trop moulant pour la concentration d'Harry.
— Ce n'est pas ma faute ! Se défendit-il. Je suis arrivé en retard, et ça, c'est à cause de toi.
— Si tu le souhaites, je te laisse dormir dans ton dortoir. Comme ça, tu ne seras pas en retard.
— Mais… Ce n'est pas ça… Gémit Harry qui ne voulait pas perdre son droit de dormir avec lui.
— Oh, tais-toi donc.
Severus s'approcha rapidement de lui et le plaqua contre son corps. Sa main se glissa dans ses cheveux en bataille pour rapprocher leurs visages.
— Regrette-tu ? Murmura-t-il en frôlant ses lèvres.
— Comment pourrais-je ? Répondit-il en scellant leurs bouches.
Leurs corps se collèrent, se frottèrent leurs mains fouillaient sans fin les cheveux de l'autre.
— Maintenant que tu m'as laissé goûter à ton corps, attends-toi à ça souvent, souffla Severus en embrassant son cou.
— Je n'y vois aucun inconvénients, gémit-il en laissant sa tête aller en arrière.
L'ainé glissa ses mains le long du corps d'Harry pour lui retirer son pull qui tomba au sol. Il rattrapa ses lèvres quasi immédiatement alors que ses mains continuaient à le déshabiller, s'attaquant à sa cravate puis à sa chemise qui tombèrent également à leurs pieds. Harry se laissa totalement faire quand il se fit pousser jusqu'au mur en pierre froid contre lequel il se retrouva plaqué. Le froid le fit frissonner mais les baisers brûlants de son amant lui faisaient oublier ce mur contre lequel il était bloqué par le corps de son partenaire.
Ils s'immobilisèrent soudainement quand quelqu'un frappa à la porte. Harry ne portait plus qu'un pantalon et la chemise de Severus était presque retirée.
— Il y a…
— Chut, reste là, j'arrive.
Il referma rapidement sa chemise et s'assura que rien ne trainait dans le champ de vision que pourrait avoir le visiteur. Il prit une profonde inspiration et entrebâilla la porte.
— Severus, je vous dérange ?
Il ne répondit mais son regard noir et pénétrant répondit pour lui.
— Que voulez-vous ? Demanda-t-il froidement.
— Je cherche Mr Potter. Miss Granger m'a dit qu'il était en retenu avec vous.
Harry se figea dans le salon. Il ne fallait absolument pas qu'elle rentre. Que se passerait-t-il si elle rentrait ? Il transplanerait, Severus il lancerait un Oubliette. La porte claquant le fit sursauter violemment. Il s'apprêtait à transplaner mais stoppa son geste en voyant Severus être seul.
— Comment… Murmura Harry qui était choqué de le voir revenir seul.
— Je sais être convaincant, tu sais. Je lui ai dit que tu étais partit après avoir détruit une partie des cachots, donc que ce n'était pas le moment pour me déranger.
Severus prit son amant dans les bras, constatant qu'il tremblait légèrement. Sa main glissa dans ses cheveux pour le rassurer. Peut-être devrait-il lui aussi avoir peur de se faire découvrir… Peut-être n'avait-il pas peur parce qu'il était convaincu que Dumbledore savait déjà et que donc cela ne poserait aucun problème.
Le Maitre des Potions commença à lui embrasser le cou pour le faire penser à autre chose. Ça ne servait à rien de s'inquiéter. Elle n'avait rien vu et personne ne pourrait savoir tant qu'ils seraient vigilants.
Ses doigts se perdirent dans son dos pour y apposer de douces caresses alors que ses lèvres se perdaient de nouveau dans son cou. Ses mains se déplacèrent pour rejoindre ses reins et enfin se poser sur ses fesses qu'il serra, provoquant un gémissement chez son amant. Harry donna un petit coup de hanche, faisant sentir son envie. Les mains de Severus changèrent alors de côté et commencèrent à lui retirer son jeans tandis qu'Harry glissait ses mains dans les cheveux doux bien plus que gras de son ainé. Son jeans tomba à leurs pieds et son boxer ne mit que quelques instants à suivre. Sa main se referma autour de son érection, le faisant manquer de glisser le long du mur. Il apposa de lents vas vient, sans se soucier des gémissements de supplication de son amant qui avait de plus en plus de difficulté à tenir debout. Et, sans prévenir, Severus se laissa tomber à genoux et prit dans sa bouche le sexe brûlant d'Harry qui ne put retenir un cri de plaisir.
Pendant les minutes qui suivirent, Harry ne pouvait compter que sur les mains de Severus sur ses hanches pour tenir debout. Les mains du Griffon étaient dans les cheveux longs et noirs et tiraient parfois dessus quand le plaisir devenait trop intense. Il ne lui fallut pas longtemps pour cambrer et se libérer entre les doigts de Severus qui s'était reculé en sentant ses cheveux être tirés fortement. Il se releva et plaqua son amant qui ne tenait plus debout contre lui.
— Comment… Comment tu sais faire ça ? Murmura Harry qui essayait de reprendre son souffle.
Severus rigola alors qu'Harry remettait son jeans et son boxer.
— Ne crois pas que je t'ai attendu pour commencer à être avec des hommes. J'ai eu de nombreux amants quand j'étais jeune, mais jamais rien de bien sérieux, se sentit-il obligé de préciser. Mais par conséquent j'ai eu le temps d'expérimenter.
— Je n'aurais pas cru, avoua Harry avec une petite moue gêné.
Severus sourit de nouveau sans répondre. Ce à quoi Harry répondit par un bâillement.
— Repose-toi là si tu le souhaites, proposa Severus. Tu seras mieux que dans ton dortoir.
Il n'eut pas besoin de le dire deux fois. Harry s'allongea sur le canapé et posa sa tête sur les genoux de son amant qui n'eut pas son mot à dire. Mais pouvait-il vraiment dire quelque chose ?
