Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
La suite sera en ligne dans 1 semaine, en espérant que ce chapitre vous plaise :)
Marysol
Chapitre 32
— Mr. Potter, juste à l'heure, l'accueilli-t-elle. Comme quoi tout n'est pas gravé dans la pierre.
Il ne fit pas de commentaire. Ce n'était pas le moment de la provoquer encore plus.
— Que souhaitez-vous que je fasse, professeure ?
— Nous allons discuter, Mr Potter. Je ne peux laisser passer vos trop nombreuses absences. Ainsi que divers choses qui sont parvenues à mes oreilles. Cependant, je souhaite, avant tout, entendre votre propre version sur les différents problèmes que vous avez pu rencontrer.
— Oui, oui, bien sûr.
Il essaye de se remémorer toutes ses absences depuis le début de l'année. Il y en avait eu tellement…
— J'ai été absent les nuits en début d'année car j'allais voir quelqu'un. Cependant ça n'influait pas sur mes présences en cours. Par la suite j'ai raté plusieurs jours pour raisons personnelles dont, je suis navré, mais je ne vous donnerai pas la raison. J'ai ensuite été malade durant un mois et je suis désormais de retour. J'ignore ce que vous pouvez vouloir savoir de plus ?
— Pourquoi avoir cru que vous étiez au-dessus du règlement ? A pouvoir vous absenter de la sorte ?
— Je ne l'ai pas cru. Il n'est pas spécifié que nous ne devons pas transplaner dans le château. J'ai été malade donc je n'ai pas choisi d'être absent. Vu que c'était un virus moldu je n'ai pas été soigné dans le monde sorcier donc personne n'a été au courant.
Elle ne répondit pas et bu une gorgée de thé.
— Où étiez-vous ce midi ?
Son cœur rata un battement. Non, non, non ! Il n'avait pas prévu cette question !
— Je… Je travaillais à la bibliothèque.
Idiot, murmura une voix dans sa tête.
— Non, Mr Potter. Vous n'étiez pas à la bibliothèque. Ni dans votre dortoir ou salle commune. Ni même dans la Grande Salle pour déjeuner. Le dernier endroit où l'on vous a vu c'est les cachots de potions, pour une retenue. Et je sais que vous étiez dans les appartements du professeur Snape quand je suis venu le voir. Et…
Il se releva en titubant, manquant de s'effondrer au sol.
— Potter… Commença McGonagall.
— Comment… Comment vous…
Sa vision se brouillait, il commençait à voir des points noirs.
— Potter, calmez-vous. S'il vous arrive quelque chose Merlin sait ce qu'il pourrait me faire.
Il glissa le long du mur, tentant de contenir sa magie qu'il sentait au bout de ses doigts. Sa respiration était erratique, difficile. Il était bien trop occupé à essayer de se contrôler pour remarquer le chat bleuté qui partit en courant sous la porte.
Elle resta immobile à l'observer. A la fois terrifié par cette magie qu'elle voit émaner de son corps comme une aurore boréale dorée et tout aussi subjuguée par cette beauté. Que pouvait-elle faire ? Qu'avait-elle fait ? Elle ne pouvait laisser passer quelque chose comme ça, elle devait lui en parler. Comment aurait-elle pu le faire différent ? Elle ne pouvait prévoir sa réaction…
Son regard resta sur lui plusieurs minutes, jusqu'à ce que la porte claque violement sur un Severus hors de lui. Il ne s'attarda qu'une seule seconde sur la professeure de métamorphose qui ne souhait que disparaitre sous son bureau.
— Que lui avez-vous ? Grogna-t-il en s'accroupissant à côté de lui.
— Je… Je lui ai dit que je savais pour vous, murmura-t-il semblait commencer à disparaitre sous son bureau.
Il ne s'occupa pas de répondre. Il ne lui aurait que hurlé dessus. Il reporta son attention sur Harry qui tremblait encore mais dont la magie c'était calmée.
— Harry, tu m'entends ?
— Elle… Elle sait, gémit-il en plongeant son regard vert perdu dans le sien.
— Je sais. Ca va aller, je te le promets.
— Non… Sev, elle sait…
Il l'aida à se relever, glissant un bras dans son dos. Sans surprise il dû le retenir pour éviter qu'il ne retombe.
— Pourquoi ? Demanda froidement Severus. Que vous est-il passé par la tête ? Quand vous êtes-vous dit que cela serait une bonne idée ?
— Je voulais le prévenir d'être vigilant, que le Ministère surveillait ce qu'il se passait dans le château. Qu'il ne devait plus transplaner.
— Et vous avez cru qu'il ne la savait pas déjà peut-être ? Que le Sauveur du Monde Sorcier ne saurait pas être vigilant et discret quant à ses déplacements ?
Harry s'était glissé dans les bras de son amant qui était clairement en colère. Au moins il pouvait se permettre cela dans cette situation pour le moins problématique.
— J'imagine que Dumbledore le sait, et ce depuis longtemps.
— En effet. C'est lui qui m'en a fait part.
— Et du fait qu'en parler à Harry pourrait être utile ?
— Non, bien sûr que non, mais je pensais que…
— Vous pensiez que c'était une bonne idée c'est ça ? Et bien non, ce n'était pas une bonne idée. Dumbledore le savait depuis longtemps et j'en étais convaincu. Et je savais qu'il fermait les yeux pour notre sécurité ! Car s'il n'est pas au courant de quelque chose, personne ne peut l'être ! Il vous a mis dans la confidence sûrement pour éviter toutes les remarques à Harry quand il viendrait à être absent de son dortoir, pour ne pas éveiller les soupçons. Si vous aviez souhaitez en parler à quelqu'un c'était à moi ! Et je lui en aurais fait part. Mais vous, vous avez décidé que de lui en parler directement, alors qu'il est celui qui risque le plus si jamais ça s'apprend. Parce qu'il maitrise moins bien l'Occlumancie que moi, qu'il est plus exposé, qu'il reste toujours des Mangemorts dans la nature ! Et surtout, en lui disant, ça confirme les soupçons que l'on aurait pu avoir sur vous. Et si quelqu'un se retrouve à fouiller votre tête, il aura la confirmation qu'il cherchait !
Dire que la professeure de métamorphose était pâle était un euphémisme. On aurait pu croire à un cadavre. Le cadavre de quelqu'un mort de peur. Harry n'avait pas bougé pendant ce temps. Il était resté dans les bras de son amant, accentuant de temps à autre la pression sur son bras, pour l'inciter au calme.
— Pas un mot à qui que ce soit, conclu-t-il avec un dernier regard noir. Et pour votre information, est au courant, uniquement Miss Granger. Me suis-je bien fait comprendre ?
— Oui, parfaitement, murmura-t-elle en déglutissant.
— Je pense que nous sommes d'accord pour dire que la retenue de Mr Potter est finie.
Elle confirma d'un léger hochement de tête alors qu'elle s'effondrait sur son fauteuil. Severus glissa une main dans le dos de son amant pour l'inciter à avancer. Ce dernier obtempéra non sans un regard en arrière sur sa professeure qu'il n'avait jamais vu dans un tel état.
Ils marchèrent silencieusement jusqu'aux cachots, ne croisant que quelques ombres d'élèves qui semblaient disparaitre dès qu'ils se rendaient compte de l'identité de la personne qu'ils allaient croiser.
La porte à peine claquée, Harry s'effondra dans les bras de Severus qui le retint avec regard tout autant surpris qu'inquiet. Il le prit dans ses bras pour l'emmener jusque dans sa chambre. S'il devenait difficile de quitter Poudlard sans que le Ministère ne soit au courant, il pouvait totalement dormir dans ses appartements sans que quelqu'un d'autre que McGonagall ne soit au courant, et pour elle, le problème semblait réglé.
Il n'était pas inconscient, il semblait juste mourir de fatigue. Entre la métamorphose qu'il avait dû faire le matin même –il lui avait raconté- leurs activités qui lui avait fait faire une sieste une partie de l'après-midi et enfin, ce coup de stress des plus violents qui avait dû l'épuiser. Il n'était pas étonnant qu'il ne souhaite que dormir. Il lui retira ses vêtements alors que son regard endormi se posait sur lui.
— Tu restes ? Murmura-t-il.
— J'arrive dans un instant, promit-il en quittant la chambre.
Il quitta la chambre, fermant la porte derrière lui avant de se diriger vers la cheminée.
— Bureau de Dumbledore, demanda-t-il en lançant une poignée de poudre de cheminette
Il attendit quelques secondes avant qu'une image ne se forme dans l'âtre.
— Severus, que puis-je pour vous ?
— Ignorez-vous réellement ce qu'il vient de se passer ? S'étonna-t-il en levant un sourcil. Le professeur McGonagall a pris pour étant une bonne idée de mettre Potter au courant de sa connaissance à propos de nous.
— Eh bien ? Cela a-t-il posé problème ? S'étonna le Directeur lisait un papier, sans vraiment se préoccuper de son interlocuteur.
— Vous devez vous moquer de moi ? S'énerva Severus. Pensez-vous que cette information soit anodine ? Sans conséquence pour nous deux si jamais quelqu'un l'apprenait ?
— Severus, vous devez vous calmer. Rien ne grave ne risque d'arriver. Minerva est une personne de confiance, tout comme Mis Granger. De plus, nous savons tous protéger nos esprits bien au-delà des capacités des hommes du Ministre. Alors soyez sans crainte et n'allez pas imaginer que j'ai laissé cette information à porter de Minerva sans avoir calculé les risques auparavant.
Son regard de braise –c'était le cas de le dire- le fixa quelques instants, cherchant une faille dans laquelle le Ministère pourrait s'infiltrer. Mais cela lui semblait correct. Pour le moment.
— Avez-vous besoin d'autre chose Severus ?
— Non, ce sera tout. Bonne nuit, Mr le Directeur.
— Bonne nuit Severus.
Il resta longtemps devant la cheminée à se demander quoi penser. En simple, tous savaient que tous savaient. Miss Granger serait bien vite au courant. De ce fait, l'information ne pourrait sortir de ce groupe. Il avait confiance en ces personnes. Tout comme Harry. S'il pensait le vieux comme étant gâteux, il n'en restait pas moins un esprit puissant qui savait ce qu'il faisait. Harry était à même de garder le secret. Mais son esprit n'était pas des plus forts. Cependant, il pourrait toujours s'échapper en cas de problème. Miss Granger était très intelligente et il ne se faisait pas de soucis pour elle. Le problème pouvait rester Minerva. Elle s'inquiétait bien trop pour Harry pour savoir rester neutre dans cette histoire et ainsi agir comme si de rien n'était. Mais ils n'avaient désormais plus le choix. Ils ne pouvaient qu'attendre et espérer que la fin de l'année arriverait sans trop d'encombres. Par la suite, tout serait bien plus simple. Il l'espérait en tout cas.
HPSSHPSSHPSS
— Mais dis-moi ! S'il te plait ! Supplia Harry en tournant autour de son amant.
— Arrête donc de bouger de la sorte sinon il n'y aura rien.
Harry soupira mais arrêta tout de même, ce laissant tomber sur le lit de sa chambre, au manoir. Depuis plusieurs minutes il observait Severus faire des valises. Et il l'avait regardé faire dans les cachots pendant déjà une demi-heure ! Mais il refusait de lui dire la raison. Tout ce qu'il savait, c'est qu'ils allaient quelque part tous les deux. Il l'avait même empêché de voir le contenu de leur sac, pour qu'il ne sache pas dans quel climat il se rendait.
Il ne comprenait pas la raison de ce voyage. Il n'aurait pas pensé que Severus était du genre à faire surprise de la sorte. Mais il ne s'en plaignait pas, loin de là !
Il commença alors à jouer avec sa magie pour s'occuper. Il créait de petites boules de lumière et les faisait voler dans la pièce. C'était un entrainement qu'il s'imposait depuis son retour à Poudlard, trois semaines plus tôt. S'il ne pouvait en créer qu'une petite dizaine de stable au début, désormais il y en avait une cinquantaine qui volait entre la chambre, la salle de bain et l'escalier qui menait au premier étage. Cela n'attirant pas l'attention de son compagnon, il en envoya une lui pousser doucement la tête. Son rire remplit la pièce quand le regard désapprobateur de Severus se posa sur lui.
— C'est bon, on devrait avoir tout, annonça-t-il, faisait disparaitre d'un coup toute source de lumière. On va aller à une plateforme de transport, et là-bas, on prendra un Portoloin.
— Et là je saurai où on va ! S'exclama Harry avec un immense sourire.
Severus lui sourit et tendit sa main afin qu'ils transplanent ensemble. D'un dernier coup d'œil il s'assura qu'il n'avait rien oublié et réduit la valise afin qu'elle rentre dans sa poche.
HPSSHPSSHPSS
— Vous êtes sûr, Albus ? Ils sont partis loin d'ici ? S'enquit la directrice des Gryffondors.
— Oui, Minerva. Severus l'a emmené en Italie pour le weekend. Ils seront loin et à l'abri.
— Qu'allons-nous faire ? Nous ne pouvons accepter cela.
Le vieil homme –qui semblait faire son âge en cet instant- bu une gorgée de thé avant de répondre, cherchant quoi dire dans cette situation des plus délicates.
— Nous n'avons pas le choix. Ce n'était qu'une question de semaines avant qu'ils se décident à agir. Nous devrions nous exister heureux d'avoir eu autant de temps. Il ne reste que 3 mois avant la fin des cours, sans compter les vacances. Ils n'auront pas à se cacher trop longtemps. Tout ira bien.
— J'espère que vous avez raison Albus.
HPSSHPSSHPSS
— Alors, comment était-ce ? Demanda Hermione avec envie quand il arriva dans la salle commune.
Ils étaient rentés que quelques minutes plus tôt. Il avait tout juste eu le temps de poser ses affaires que Lana était apparu pour le prévenir qu'Hermione l'attendait dans la salle commune.
— Magique, résuma Harry. Il m'a emmené en Italie.
Les yeux d'Hermione s'illuminèrent, elle savait tout ce qu'il y avait à faire dans ce pays.
— On a visité des monuments construits par des sorciers, que les Moldus pensent à eux. Je nous ai emmenés sur le Colisée, au sommet de la Basilique St Sophie. On a visité des souterrains, différentes maisons. Celle de De Vinci qui était un sorcier, je n'étais même pas au courant. En bref, c'était magnifique. J'ignore pourquoi il a fait ça mais c'était vraiment incroyable.
— Je suis vraiment contente pour toi, Harry, lui assura-t-elle avec un sourire.
— Et… On pensait à partir pendant les vacances. On en sait pas encore où, mais juste partir.
— C'est génial ! S'exclama-t-elle.
— Mais tu seras seule, finit-il. Et…
—Tais-toi donc, Harry Potter, ordonna-t-elle sèchement, rappelant le professeur McGonagall. Je survivrai deux semaines. Profite du temps que tu peux passer avec lui. De toute façon je devrai réviser mes ASPIC pendant ce temps.
Il l'a pris tendrement dans ses bras, pour la remercier pour tant de gentillesse.
Le tableau de la Grosse Dame s'ouvrit soudainement et le silence se fit immédiatement.
— Merci à tous de vous rendre dans la Grande Salle, ordonna leur Directrice de maison. Le Ministère à une annonce à faire.
— Il s'est passé quelque chose durant le weekend ? Demanda Harry, surpris par la situation.
— Pas à ma connaissance. Il y avait des personnes étrangères à Poudlard dans le château, mais rien n'a été dit.
Il ne répondit pas. Cela n'annonçait rien de bon. La dernière fois que le Ministère était venu mettre son nez dans le château c'était pour arrêter Severus. Mais si une annonce était faite à tous les élèves, c'était sûrement pour un problème de sécurité ou quelque chose ça, n'est-ce pas ?
Ils suivirent les élèves de leur maison, silencieusement. Même Ron, qui était juste derrière eux, n'osa pas faire de remarque. La situation n'était donc pas à prendre à la légère. Etait-il au courant de ce qu'il se passait par son père. Peut-être.
Sur le chemin, rien ne vint les déranger. A l'exception de deux « pops » très rapprochés, et un papier qui apparut dans sa main.
« Ne mangez rien et ne buvez rien ! »
Il montra le papier à Hermione alors que son propre visage blanchissait. Bien sûr qu'il avait reconnu l'écriture de Severus.
— Qu'est-ce que cela veut dire ? Murmura Hermione alors qu'ils rentraient dans la Grande Salle.
— Cela veut dire, murmura Harry, que l'on va avoir de gros problèmes, alors que son regard restait fixé sur le Ministre, plusieurs aurors et Dolores Ombrage.
Review ? :D
