Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Mes excuses pour la journée de retard, j'étais occupée tout le weekend...
J'espère vous poster la suite la semaine prochaine.
Marysol
Chapitre 33
Comment… Il ne pouvait lâcher des yeux Dolores Ombrage. Il n'avait besoin de mots pour savoir la raison de sa présence. La 5ème année se rejouait dans sa mémoire. Elle avait le même regard que ce jour-là, quand elle avait eu l'audace d'interrompre Dumbledore. Puis son regard se posa sur lui. Rempli de colère et de haine. Elle était là pour lui –pour eux… ?-, et elle ne partirait pas tant qu'elle n'aurait pas ce qu'elle était venue chercher.
— Harry, murmura Hermione, avance s'il te plait.
Il n'y avait plus qu'eux au milieu de l'allée, tous les autres étudiants étaient partis s'asseoir. Il brisa enfin le contact visuel avec cette femme qui était, aux yeux de tous, un monstre sans âme.
Rien ne fut dit. Tous mangèrent, burent finissant par oublier leur présence. Mais pas Harry, qui n'avait encore touché à rien. Il ne lui avait fallu que quelques secondes pour identifier le problème : un sérum de vérité, très faible, dans tous les aliments. Il pourrait lutter contre sans soucis, mais il n'aurait pas pris le risque. Il faisait plus confiance à Severus qu'à son jugement en matière d'empoissonnement.
Puis, enfin, vint l'annonce. Dumbledore ne se leva pas, ne parla pas. C'était la preuve ultime qu'il n'avait pas eu son mot à dire dans cette triste histoire.
— Mes chers enfants, commença Dolores Ombrage de sa fameuse voix mielleuse. Je suis ravie de vous voir ou revoir aujourd'hui. Durant les derniers mois, nous avons constaté, grâce au soutien indéfectible de votre cher Directeur, que cette école se laissait grandement aller depuis la chute de Vous-Savez-Qui. Ainsi, il a été décidé, suite aux merveilleux résultats obtenus grâce à ma présence, il y a déjà 2 ans de cela, qu'un poste d'Administratrice et de Contrôleuse du règlement à Poudlard me serait offert. Vous aurez ainsi la joie de me voir durant vos cours et repas, pendant vos promenades dans le château et le parc, pour m'assurer que tout se passe pour le mieux pour vous. J'ose espérer que vous accueillez cette nouvelle avec autant de joie que moi. Je suis certaine que les derniers mois de cette année scolaire ne seront que des plus magnifiques, ensemble, n'est-ce pas ?
Un long silence accueillit sa déclaration. Les élèves échangeaient de rapides, mais inquiets, regards entre eux. Qu'allait-il se passer avec cette femme de retour dans l'école ?
— A présent, je vous laisse retourner dans vos dortoirs respectifs. Bien évidemment, un appel sera fait, afin de s'assurer que le règlement est respecté.
Personne ne protesta. Personne ne pouvait de toute façon.
— Oh, et une dernière chose. Si n'importe qui, a connaissance d'une quelconque infraction au règlement, il est prié de venir m'en faire part à l'aide d'une note déposé à mon bureau.
Quand bien même Harry n'écoutait pas les pensées de ses camarades, une vague de culpabilité arriva dans son esprit.
Voilà l'usage de la potion utilisée. Elle permettait de forcer les élèves à révéler les méfais dont il avait connaissance. Seuls lui et Hermione étaient au courant pour leur couple. Seuls eux deux n'avaient pris cette potion. Allaient-ils devoir être regardant sur tout ce qu'ils mangeraient à l'avenir ? Il parlerait avec Severus pour un antidote. Il était évident que cette action ne serait pas unique. Désormais, chaque repas serait effectué avec cette potion dans les plats. Il leur faudrait alors avoir de quoi la contrer. Ils ne pouvaient éviter de manger à chaque repas.
Ils quittèrent la Grande Salle en silence. Il vu plusieurs élèves (majoritairement les plus jeunes) se diriger vers l'ancien bureau d'Ombrage, sûrement pour confesser différents méfaits… Il ne pouvait qu'espérer que Ron n'irait dénoncer diverses choses à propos de lui. Mais il semblait, vu l'âge des élèves qui y allaient, que les plus jeunes, donc les plus faibles, étaient plus facilement influençables. Malgré tout, Ron était un sorcier avec un minimum de puissance mentale.
Il continua à penser à de nombreuses choses jusqu'à leur retour au dortoir. Il devait aller voir Severus. Pas tout de suite. Pendant la nuit, il sortirait. Il devrait sortir de la tour sans passer par la Grande Dame cependant. Une fois l'appel fait (par McGonagall qui n'était pas d'humeur à être dérangée), il descendit dans la Salle Commune. A partir de là, il chercha une solution pour sortir. Il se demanda pendant un instant s'il ne pouvait sortir par les fenêtres puis voler jusqu'où bon lui semblait, mais il devrait retourner dans le château à un moment. Puis il pensa à l'elfe inconnu qui était venue lui apporter le mot de Severus. Les elfes gardaient le droit de transplaner comme à leur guise. Bien qu'il ne puisse faire venir un de ses elfes, cela pouvant être remarqué, il pouvait toujours utiliser les elfes du château. Il lui fallait cependant attendre que l'un d'eux vienne pour nettoyer. Il resta ainsi devant le feu de la salle commune, parcourant du regard la carte du Maraudeur pour s'assurer que Severus ne quitta pas ses cachots.
Ce n'est que vers deux heures du matin qu'un bruit se fit entendre.
— Bonjour, comment t'appelles-tu ? Demanda le Gryffondor en se levant.
— Je… Spoky, Mr, bafouilla l'elfe. Spoky peut-il vous aider ?
— Je pense que oui. Penses-tu pouvoir transplaner avec moi, jusqu'à dans vos cuisines. Je n'ai pas assez mangé ce soir, tu comprends ?
— Spoky ne peut pas faire ça normalement, Mr. S'il arrive quelque chose à Mr pendant le transplanage…
L'elfe triturait ses doigts, en proie un conflit interne. Il savait qui il avait devant lui. Il savait aussi que cet humain avait été un ami de Dobby. Et comme il savait ce qui avait dû pousser l'étudiant à ne pas manger ce soir.
— S'il te plait, Spoky. Si tu as besoin d'un service un jour, je te le rendrai, c'est promis.
— D'a… D'accord, Spoky va le faire, Mr. Mais uniquement parce que Mr était un ami de Dobby.
Il sourit au petit elfe qui lui tendit sa main. L'instant d'après, il était à la porte des cuisines, carte dans la main et cape sur la tête.
— Merci beaucoup, murmura-t-il en rabattant sa capuche.
Il partit rapidement en courant en direction des cachots, ne pouvant attendre une minute de plus pour le voir. Heureusement ses pieds nus ne faisaient aucun bruit au sol. Plusieurs fois il eut à faire des détours pour ne pas croiser Rusard ou des préfets en vadrouille. Mais enfin, il arriva devant les appartements de son amant. Il posa sa main sur la porte, comme il lui avait montré, et celle-ci s'ouvrit silencieusement.
— Qui est là ? Interrogea Severus d'une voix glaciale.
Il ne portait d'un pantalon, son visage était fermé, préoccupé. De nombreux papiers estampillés du sceau du Ministère, étaient éparpillés sur le bureau.
Il referma la porte et laissa sa cape glisser à ses pieds, faisant se détendre son amant immédiatement. Harry n'eut le temps de faire un pas, il était déjà dans les bras de son compagnon qui semblait avoir été des plus inquiets. Ils restèrent plusieurs minutes de la sorte. Aucun ne souhaitait commencer à parler, cela briserait ce moment, cela briserait tout ce qu'ils avaient construit ici. Mais ils devaient le faire, ils ne pouvaient continuer comme avant.
— Tu savais ? Murmura Harry.
— Je… Dumbledore me l'a appris la semaine derrière, avoua Severus d'une voix grave. C'est pour ça que nous sommes partis ce weekend. Le Ministère avait ordonné une fouille de tout le château et un contrôle des signatures magiques. La tienne était partout dans mes appartements et en partant loin elle se serait estompée et Dumbledore aurait eu suffisamment de temps pour faire disparaitre ce qu'il aurait pu rester.
Il avait eu raison en se disant que ce voyage surprise n'était pas du genre de Severus. Mais cela avait été un bon moment, c'était le plus important.
— Officiellement, elle est ici pour veiller au respect du règlement. Dumbledore n'a pas eu d'autre version. Mais nous pensons, pour en avoir discuté avec lui toute la soirée, que c'est lié à moi. A nous, plus précisément. Nous pensons que le Ministère se doute de quelque chose, ou, du moins, essaye de trouver quelque chose pour nous discréditer. Nous ne savons pas qu'ils se doutent de quelque chose entre nous. Donc s'ils vont chercher ce que nous avons pu faire séparément ou individuellement. Cependant, dans les deux cas, nous devons être des plus vigilants.
Ils prirent place dans le canapé, devant la cheminée, restant cependant enlacés.
— Comment as-tu fait pour venir ici ?
— Un elfe du château qui est venu nettoyer notre dortoir. Je lui ai demandé de me faire sortir, comme je ne pouvais passer par la Grosse Dame sans que cela se sache, du moins je suppose.
— En effet. J'ai reçu ce soir toutes les modifications apportées dans le château par la présence d'Ombrage. Désormais, elle saura si un transplanage autre que celui d'un elfe a lieu. Si un élève quitte son dortoir en dehors des périodes autorisées. Si un élève se déplace dans les couloirs la nuit sans l'autorisation directe d'un professeur, ce qui ne pose pas de problème pour toi, vu que tu as la mienne.
— Comment ça ?
— Il suffit d'une autorisation verbale. Les dispositifs du château prennent en compte que tel élève possède telle autorisation. Mais Ombrage ne peut pas les voir. Dumbledore ne voulait pas qu'elle sache dès qu'un élève était collé, ou allait voir son Directeur de Maison pour un problème personnel. Mais je doute que cette règle tienne longtemps… Enfin, nous verrons en temps et en heure comment faire si cela vient à disparaitre. En attendant, continue à demander de l'aide aux elfes, je suis sûr qu'ils ne refuseront jamais. Mais change tout le temps, qu'on n'en accuse pas un de complicité elle est capable de tout…
Harry ne répondit pas. Qu'avait-il à répondre à cela ? Il allait devoir faire attention à tout de nouveau… Pouvait-il dire qu'il préférait quand Voldemort était sa menace principale ? Peut-être dirait-il ça dans quelques semaines…
— Quelque chose a été mis dans les repas n'est-ce pas. J'ai ressenti une telle vague de culpabilité quand elle a demandé à tout savoir. Je n'avais jamais senti ça…
— J'ai analysé un peu de nourriture après le repas. Les professeurs n'avaient rien. De toute façon ils sont trop forts pour être influencé par une telle potion. Mais les élèves, les plus jeunes surtout, ne pourront plus rien lui cacher. Il s'agissait d'une sorte de dérivé du Veritaserum, mais… intuitive dirons-nous. Elle force les gens qui l'ont prise à révéler la réponse à des questions qui leur sont pas posées directement. Je ne connaissais pas. Mais ce n'est pas une potion simple à concevoir. Le Ministère doit donc avoir un Maitre des Potions plus compétents que les derniers. Pour autant, ce n'est pas une potion difficile à contrer. Je me refuse à te laisser la prendre, quand bien même tu pourrais y résister facilement. On ignore encore quels sont les effets à long terme et tu ne leur serviras pas de cobaye. Je comptais travailler sur un antidote cette nuit mais vu que tu es là… Je ferai cela demain. Tu ne risques rien en étant exposé à une simple dose.
Harry acquiesça doucement, ne sachant quoi répondre face à tant de nouvelles informations et de nouveaux problèmes.
— En attendant, essayons d'oublier ce tyran là-haut, proposa Severus qui montra son premier sourire de la soirée.
Ses longs doigts virent se glisser derrière la nuque d'Harry qui frissonna. Oui, c'était le meilleur moyen d'oublier tout cela. Il attrapa les lèvres de son professeur tant aimé et savoura ce moment de sérénité tout autant qu'il savourait les dites lèvres. Severus ne supporta pas bien longtemps de le sentir aussi loin de lui et l'attira contre lui pour qu'il soit assis sur ses genoux. Le fait qu'il ne portait pas de chemise et qu'il pouvait ainsi le caresser autant qu'il voulait dès le début les excitaient d'autant plus. Il ne fallut pas bien longtemps pour qu'Harry perde son t-shirt aussi. Il ne portait plus qu'un jogging qui ne cachait rien de son état. Ils avaient passé le weekend à s'envoyer en l'air mais ils s'en fichaient, ce n'était pas assez. Ce n'était jamais assez ces derniers temps.
Harry se releva juste le temps que son pantalon et son boxer tombent au sol. Ses mains se posèrent sur le jean de son amant pour le faire tomber à ses pieds également. Il se rassit sur ses genoux, posant ses fesses sur l'érection de son amant qui déglutit à ce contact. Leurs bouches se retrouvèrent de nouveau, leurs langues jouant ensemble, leurs dents mordillant parfois les lèvres de l'autre.
Un glapissement passa les lèvres du plus jeune quand il sentit un doigt se glisser délicatement en lui. Il se sentit fondre quand le doigt en question alla caresser son point G. Un deuxième le rejoint rapidement mais Harry commençait à s'impatienter. Comme s'il avait besoin d'être préparé après le weekend qu'ils avaient passé.
Son amant se rendit vite compte de ce besoin de plus et retira ses doigts qui virent se poser sur son sexe. Harry releva ses hanches l'espace d'un instant et vint se rasseoir sur le sexe dur et tendu de Severus qui laissa tomber sa tête en arrière dans un râle de plaisir. Ils commencèrent à bouger leurs hanches les faisant gémir de concert. Non, ils ne pourraient décidément jamais s'en lasser.
Les mains se Severus virent se poser sous les fesses de son partenaire pour le faire bouger à son envie, provoquant encore plus de gémissements dans la pièce. Harry se laissait totalement faire, n'étant plus maitre de lui-même tellement les sensations qu'il ressentait étaient fortes. Et quand Severus vint poser une main sur son érection brûlante se fut la fin de la retenue qui aurait pu lui rester. Son corps commença à trembler, les cris se mêlaient aux gémissements tandis que son amant essayait de contenir les siens.
L'ainé se cambra soudainement, plantant ses ongles dans les fesses de son amant et serrant encore plus fort son érection. Il se libéra en lui alors qu'Harry haletait de plus en plus. Severus se retira rapidement et avant que son amant ait le temps de protester, il le força s'allonger sur le canapé et prit dans sa bouche son sexe qui ne demandait qu'à être choyé.
Il n'eut pas besoin de beaucoup de coups de langues pour le faire venir, se déversant sur son torse couvert de perles de sueur.
— Je ne te cache pas que j'adore ta langue, murmura Harry qui avait fermé les yeux.
Severus répondit d'un petit coup de langue sur le téton de son amant qui frissonna. Il prit dans ses bras son étudiant qui était tout de même léger. Il put observer au passage son tatouage qui se montrait de plus en plus souvent à lui ces derniers temps.
Harry fit un petit geste de la main et il se sentit tout de suite beaucoup plus propre. La magie était quand même quelque chose d'incroyablement pratique. Il sentit également se retirer la fine protection sur son propre sexe. Si Harry avait pu une fois, même s'il ne comprenait pas comment, tomber enceint ils ne pouvaient pas prendre le risque de nouveau. Il n'était pas un sorcier assez puissant pour cela. Et il ne souhaitait pas non plus d'enfants…
Il chassa cette pensée et allongea Harry qui commençait à s'endormir sur le lit. Il enfila un pantalon et mit un boxer à son amant avant de le glisser sous la couette. Il avait réussi à lui changer les idées, à le faire sourire de nouveau mais son travail à lui n'était pas fini. Il n'avait pas fini d'étudier tout le règlement pour savoir sur quoi Ombrage pourrait les avoir. Il retourna donc dans le salon, mais laissant tout de même la porte de la chambre ouverte pour qu'il sente sa présence pas trop loin.
La fin de l'année scolaire promettait d'être longue et laborieuse…
Que serait une St Valentin sans un lemon ?
Review ? :D
