Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Avec un peu de retard, la suite.
Bonne lecture !
Chapitre 37
Pour la première fois depuis longtemps, Harry avait le sentiment que sa vie suivait son cours, sans interférences, sans mage noir démoniaque à essayer de le tuer, n'ayant plus à faire face aux manigances et insultes des Serpentards, n'entendant plus des désagréables remarques de son professeur de potions pendant les cours. Ses journées s'écoulaient tranquillement, normalement. Même Ombrage semblait avoir décidé de les laisser en paix.
Bien sûr, elle montrait toujours le bout de son nez de temps à autre, mais Harry ne s'était plus retrouvé une seule fois à l'infirmerie ou en retenue depuis déjà trois semaines. Un record ! Lui et Severus avaient eu peur pendant un temps qu'elle ne prépare un mauvais coup, mais Dumbledore leur avait avoué avoir fait pression sur le Ministère pour qu'elle calme ses ardeurs et arrête d'utiliser de la magie noire sur les élèves de Poudlard. Il semblait que le Directeur avait eu l'influence nécessaire pour que le Ministère force l'Inquisitrice à seulement surveiller ce qu'il se passait dans Poudlard. Mais cette fonction ne l'intéressant guère, elle avait tout simplement déserté le château la plupart du temps.
Ce n'avait pas été pour déplaire au jeune couple qui pouvait désormais vivre leur idylle en paix. D'ailleurs, ce dernier profitait actuellement pleinement de cette paix, car étant allongé dans le jardin du Square Grimmaurd, s'embrassant tendrement sous le soleil de ce début de mai qui restait présent, malgré l'heure tardive. Ils avaient découvert récemment que le jardin était magiquement protégé des intempéries et du vent, le rendant parfait pour passer du temps entre amoureux.
— Severus, murmura Harry en embrassant doucement son cou. Tu sais à quel point je tiens à toi, n'est-ce pas.
— Mmm… Que veux-tu, Potter ? Comprit-il immédiatement, commençant à connaitre son amant comme sa poche.
Harry frissonna en s'entendant être appelé par son nom. Son amant savait parfaitement comment refroidir la situation ou montrer son mécontentement.
— Je… Une semaine de plus pour le devoir de potions, quémanda-t-il en déposant plein de baisers sur la mâchoire de son professeur.
— Même pas en rêve.
— Mais, Severus ! J'ai pas eu le temps, j'ai dû m'occuper de James à cause de la pleine lune.
— Je sais bien, Harry. Je te rappelle que je ne t'ai pas vu du weekend à cause de ça. Mais ce n'est pas pour autant que tu n'as pas eu le temps de faire ta rédaction. Tu as eu toutes les vacances pour cela. Et d'après Lupin, James fait parfaitement ses nuits et est calme la journée. Alors qu'as-tu donc fait pour ne pas avoir le temps de faire un devoir que tu aurais déjà dû faire depuis longtemps ?
Qu'avait-il fait… En voilà une bonne question. Dire à son amant qu'il avait été se promener avec James dans le Londres moldu et sur le Chemin de Traverse, était-ce la juste chose à faire ? Nan. Severus le ferait sûrement dormir dans son dortoir pour le punir de son inconscience. Bien sûr, il avait utilisé un sortilège pour changer son apparence, mais ce ne serait jamais assez pour convaincre son ainé qu'il ne les avait pas mis en danger.
— Je n'ai juste pas vu le temps passer, mentit Harry en soupirant, résigné par son sort.
Jusqu'à ce qu'une nouvelle idée vienne pointer dans son esprit.
— Je vais donc devoir le faire ce soir, et ça risque de me prendre une partie de la nuit ! C'est dommage, moi qui voulais passer du temps avec toi… Je vais devoir finir cette rédaction que je dois te rendre demain matin. Enfin, c'est comme ça, c'est la vie. D'ailleurs, je vais aller commencer tout de suite ! Il est déjà dix-huit heures et je…
Mais il n'eut pas l'occasion de se lever pour aller rédiger ses quarante centimètres de parchemin sur l'utilisation des différents composants de l'Amortentia ou même de finir sa phrase. Il se retrouva plaqua au sol, sous le corps d'un professeur de potions pour le moins mécontent.
— Sale Gryffondor manipulateur. Je devrais te laisser partir.
— Pourquoi ne pas le faire ? Se renseigna Harry d'une voix innocente.
— Parce que je ne rêve que de te faire l'amour depuis que tu es parti vendredi. Alors je ne vais pas te laisser partir comme ça.
Un sourire fleurit sur les lèvres du dit Gryffondor alors qu'une bouche chaude et humide venait l'empêcher d'émettre la moindre protestation. Oh oui, lui aussi avait envie de Severus. D'autant plus qu'il était insatiable en ce moment à cause du stress, chose dont son professeur ne semblait pas s'être plaint…
Harry glissa ses bras autour du corps de son partenaire et les fit transplaner directement dans la chambre de Sirius qui était désormais la sienne quand il venait à Londres. Il avait retiré tout signe d'appartenance à Gryffondor de la pièce, ne supportant plus les retroussements de lèvres de Severus à chaque fois qu'ils venaient ici. La chambre était désormais dans des tons bordeaux et beiges, convenants parfaitement aux deux amants.
Mais actuellement, la couleur des draps n'était que le cadet de leurs soucis. La seule chose dont ils souhaitent se préoccuper était le corps de l'autre.
— Voyons, Harry, que vais-je te faire…
Severus léchait doucement la carotide du jeune homme bloqué sous lui, provocant des légers sursauts et soupirs régulièrement. Soudainement, les lèvres migrèrent vers le torse du Gryffondor qui fut débarrassé de son t-shirt d'un coup de baguette. Quelques coups de langue plus tard, cette dernière tournait autour d'un téton, provocant de nombreux soupirs chez le plus jeune.
— Severus… gémit Harry, en pure perte face aux sensations qu'il ressentait. Si c'est pour me punir, c'est réussi…
Un léger rire souleva la poitrine de Severus qui faisait totalement ça pour punir son amant. Bien sûr, il n'allait pas continuer à le frustrer longtemps. Mais, pour le moment, le sentiment qui parcourait son corps était pour le moins satisfaisant.
Une de ses mains migra à son tour, mais pour rejoindre le pantalon d'Harry qui devenait relativement étroit. Elle entama un léger massage au travers du tissu, faisant parvenir un glapissement et de nombreux soupirs à ses oreilles.
Severus, de son côté, commençait à se sentir réellement à l'étroit. Sachant que son amant était bien trop perdu dans de délicieuses sensations pour se soucier de lui, il retira ses vêtements d'un coup de baguette, lâchant un léger soupir de soulagement en sentant son sexe finalement libre. De sa deuxième main, il entama un lent va et vient sur sa propre virilité. Le regard d'Harry se posa sur cette main qui remplissait le rôle qui était habituellement le sien ce qui le fit gémir de plus belle.
— Dis-moi tout, Harry, murmura Severus en mordillant le lobe de son oreille. De quoi as-tu envie ?
— De toi… Je te veux juste toi, gémit-il en enfouissant ses mains dans les longs cheveux de son partenaire.
— Ce n'est pas très précis tout ça. J'espère que tu sauras être plus compréhensible dans ton devoir.
— Severus, s'il te plait…
— Dis-le, ordonna le professeur en faisant un suçon sur son épaule.
— Je… Je veux tes doigts, avoua-t-il en rougissant légèrement.
La main qui était auparavant sur le sexe d'Harry se déplaça jusqu'à la bouche de ce dernier qui les prit sans hésiter entre ses lèvres pour les humidifier. L'un comme l'autre se délectaient de cette situation qui était un avant-goût plus qu'agréable compte tenu de ce qu'ils feraient après.
Quand Severus jugea que ses doigts étaient assez humides, il les fit quitter la bouche d'Harry et les emmena s'aventurer entre ses fesses. Sous lui, Harry ne faisait plus que gémir et soupirer, et cela n'allant pas en s'arrangeant quand un doigt glissa à l'intérieur de son corps et entama un léger vas et vient. Le deuxième le rejoignit rapidement, étirant la peau plus qu'habituée de son amant qui ne ressentit pas la moindre pointe de douleur.
Au-dessus, Severus n'en menait pas large non plus. Il ne rêvait que de s'enfoncer dans son amant, de le faire gémir et crier de plaisir jusqu'au moment où ils auraient tout juste la force de respirer.
— S'il te plait, j'en peux plus… gémit Harry en se tortillant sous lui.
Il n'en fallu pas plus pour faire craquer le Maitre des Potions habituellement si calme et contrôlé. D'un sort murmuré, il lubrifia son sexe et lança un sort de contraception pour finalement se positionner devant l'entrée d'Harry qui gémissait faiblement. Le plus jeune enfouit les mains dans les longs et doux cheveux de son partenaire pour l'embrasser tendrement alors que ce dernier faisait lentement glisser son sexe en Harry. Ils restèrent immobiles pendant plusieurs secondes, s'enivrant de ce moment de tendresse où ils étaient enfin au plus proche.
D'un léger coup de rein, Harry ramena son amant à la réalité. Sans attendre, il commença à bouger, allant d'abord tout doucement, afin de faire monter le plaisir. Mais, rapidement, ce ne fut plus assez. A tel point qu'Harry renversa Severus pour s'asseoir sur ses hanches.
— Eh bien, je ne pensais pas que tu avais autant envie, se moqua doucement Severus.
— Oh, tais-toi donc ! ordonna Harry en fondant sur les lèvres rougies de son ainé qui ne pensait même plus à se moquer de son partenaire.
Harry bougeait ses hanches, prenant appui sur le torse de Severus pour monter et descendre sur cette colonne de chair brûlante qui leur donnait tant de plaisir.
— Harry… se mit à soupirer Severus alors que ses tétons se faisaient innocemment caresser.
Comme pour se venger, du moins c'est comme ceci que le vu Harry, son sexe se fit emprisonner par une main qui le masturba au même rythme que ses mouvements de hanches. Les petits cris qui passaient ses lèvres se firent plus nombreux, plus forts, à tel point qu'il sentit sa gorge le brûler. Mais c'était tellement bon ! Beaucoup trop bon pour qu'il puisse tenir.
— Sev… croassa-t-il entre deux cris. Je… je vais pas…
— Viens mon amour, viens pour moi.
Ce furent les mots de trop. Son corps se tendit, son esprit se vida et il jouit en criant son plaisir entre les doigts de Severus qui se déversa dans Harry en un long gémissement.
Ils restèrent immobiles, profitant de ce moment de calme et de tendresse.
Harry laissa ses pensées dériver alors que sa main caressait doucement le torse légèrement humide de son amant. Il avait du mal à réaliser tout ce qu'il s'était passé dans sa vie ces derniers mois. Si on lui avait dit, l'été dernier, qu'il finirait par apprécier son professeur de potions et pire encore, l'aimer ! Il aurait sûrement demandé à faire interner cette personne. Et pourtant, ils étaient là, ensembles, juste après s'être aimés. Ils avaient eu le droit à bien des problèmes, il avait eu le droit à bien des problèmes mais bon, il était Harry Potter, il ne pourrait sûrement jamais vivre tranquille. Mais, maintenant qu'il y avait goûtée, il préférait mille fois une vie tourmentée et chaotique, entourée de personnes qui l'aimaient, plutôt qu'une vie fade et pauvre de tout. Faire arriver Severus dans sa vie n'avait pas été simple ni tranquille, mais il ne regrettait pas. Jamais il ne pourrait regretter, car il avait envie trouvé quelqu'un qui voyait Harry en lui, et non pas Harry Potter, le Survivant. Quelqu'un qui détestait mais Harry Potter, et qui ne voulait que Harry. Et cela lui convenait parfaitement. Bien sûr, que ce quelqu'un soit son professeur honni de potions était particulier, mais il était Harry Potter après tout, il n'avait jamais rien fait comme les autres !
Il imagina un instant la tête de ses parents et de son parrain là-haut. Sûrement que Lily était en train de sourire tendrement et Sirius et James se frappaient la tête contre tout ce qu'ils pouvaient en maudissant Merlin pour cet affront.
James… Un nouveau sourira passa sur ses lèvres. James Lupin, qui avait été officiellement adopté par Remus quelques jours auparavant, à sa plus grande joie. Cet enfant était peut-être de son sang, mais Severus avait eu raison de considérer Remus comme sa plus grande chance de grandir normalement. Il avait désormais un père qui tenait à lui plus qu'à la prunelle de ses yeux et un parrain –lui-même !- qui s'occupait de lui quand son père était pris par ses problèmes de fourrure. Harry adorait passer du temps avec cet enfant qui illuminait ses journées dès qu'il apercevait son regard vert rempli d'amour. Severus en était presque jaloux de voir un nouveau James s'imposer dans sa vie. Mais il avait vite eu fait de le rassurer à l'aide de quelques caresses bien placées une fois qu'ils étaient rentrés à Poudlard.
Actuellement, il ne lui restait plus que deux mois de cours d'ailleurs. Le mois dernier, il avait eu beaucoup de mal à réaliser et surtout à admettre qu'il ne lui restait que dix semaines pour assimiler toute la théorie qu'il avait ignoré depuis le début de l'année. Severus et Hermione lui avaient bien fait comprendre qu'il était seul sur ce coup, et qu'il assumerait jusqu'au bout sa bêtise. Bon, ce n'était pas si grave que ça et Severus l'avait rapidement prit en pitié et l'avait aidé à travailler sa théorie pendant toutes les vacances, ce qui avait été assez rapide malgré tout, bien que perdre ses vacances à travailler avait légèrement démoralisé Harry qui était bien content du weekend qu'il venait de passer, tout d'abord avec James puis avec Severus.
Il ne lui restait également plus que deux mois à supporter Ombrage. Ombrage qui était définitivement trop calme à son goût. Pas qu'il s'en plaigne, loin de là ! Sa main garderait une assez profonde cicatrice comme cela, pas besoin qu'elle vienne la rouvrir encore quelques fois. Mais il avait le sentiment que tout cela cachait quelque chose de mauvais. Il avait évidemment fait part de ses doutes à Severus qui les avait balayés d'un geste de la main, lui assurant que Dumbledore serait au courant si elle prévoyait quelque chose, et que, par conséquent, ils seraient prévenus immédiatement. Il avait donc essayé de reléguer tout cela dans un coin de son esprit, mais resterait tout de même à l'affut du bonbon rose et de ses mauvaises intentions pour les quelques semaines qu'ils restaient.
Pendant les vacances, ils avaient discuté de ce qu'ils adviendraient d'eux après qu'Harry a fini son année à Poudlard. Ce n'était pas les projets de l'été qui leur posaient problème. Ils aviseraient sur le moment. Non, ce qui les préoccupait était les mois après les vacances. Harry viendrait-il vivre à Poudlard ? Devraient-ils officialiser leur relation pour cela ? Ou vivraient-ils chez Harry et Severus irait tous les jours à Poudlard ? Et concernant leur relation, devait-il la rendre publique une fois les ASPIC passés ? Car ce n'était un secret pour personne que toutes les jeunes filles et même les jeunes hommes que son cœur était, vraisemblablement, encore à prendre. Rien que pour éviter de nombreuses lettres –qui étaient actuellement filtrées comme il était à Poudlard-, Harry avait été tenté, au moins, de révéler l'existence d'un compagnon, sans le nommer. Mais Severus, protecteur dans l'âme, avait rappelé à Harry que plusieurs Mangemorts courraient toujours et que cela pourrait les mettre en danger. Le sujet n'avait pas été abordé de nouveau par la suite. Il avait encore un peu de temps après tout.
En parlant de temps, il semblait que son professeur de Potions n'avait pas oublié l'heure qu'il était.
— Harry, murmura Severus en déposant un baiser sur les cheveux noirs de son amant. N'as-tu pas un devoir à me rendre demain ?
L'étudiant répondit d'un grognement et se blottit un peu plus contre Severus qui n'eut pas le cœur le faire partir de là. Une soirée de plus, c'est tout ce qu'il aurait, se promit-il en essayant d'ignorer le regard vert et brillant qui était planté dans le sien. Ce gamin serait sa perte, pensa-t-il en déposant un nouveau baiser sur les lèvres rouges de son amant qui ronronna de plaisir en glissant ses mains vers son bas ventre.
HPSSHPSSHPSSHPSS
— Maitre Harry ! Maitre Harry, réveillez-vous !
— Qu… quoi ? murmura Harry, encore endormit. Que fais-tu là, elfe ?
En effet, un petit elfe était sur le lit et le tirait fermement par le bras pour le faire bouger.
— Vite, Harry Potter ! Maitre Severus est en danger !
— Quoi ?! hurla Harry en se relevant soudainement, faisant tomber l'elfe. Que se passe-t-il ? Répond-moi !
— Il est dans la Grande Salle, monsieur Harry, dépêchez-vous !
Harry ne réfléchit pas. Il s'empara uniquement de sa baguette et tourna sur lui-même pour transplaner et secourir son amant.
S'il avait fait attention, s'il s'était interrogé pendant une seconde sur l'identité de cet elfe au lieu de se jeter dans la gueule du loup, comme au Ministère, peut-être aurait-il pu éviter une catastrophe. Mais il était déjà trop tard car à la seconde où il atterrit à l'entrée de la Grande Salle, un violent sortilège le frappait dans le dos et son esprit s'embruma.
La suite dimanche prochain ;) (merci de ne pas trop crier sur l'auteure en review :p)
