Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie
Auteur : Marysol Cx
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling
Rating : M
Avec du retard, mais il est là !
Bonne lecture
Chapitre 40
Un froid anormal l'entourait. Il n'avait jamais froid. Un feu dans la cheminée ou les bras de Severus étaient toujours là pour l'empêcher de s'enrhumer. Mais là, Harry avait la forte impression qu'il devrait passer plusieurs jours à prendre de la Pimentine. S'il s'en sortait vivant, bien sûr.
De ce qu'il avait réussi à entendre et voir –c'est-à-dire pas grand-chose-, des Mangemorts étaient présents pas très loin et semblaient plus que satisfait de sa présence ici. Quoi de plus surprenant ? Harry Potter, assassin du Seigneur des Ténèbres, à leur merci. Quel beau cadeau !
Le jeune sorcier savait qu'il devait sa présence ici à la délicieuse Ombrage qui avait le plus malencontreusement du monde laissé sa cellule ouverte juste quand Lucius Malfoy passait dans les parages. Bien évidemment, quelques instants après il avait été sonné avec une drogue ou une potion quelconque et transplané dans un endroit où personne ne le retrouverait jamais. Mais ça, c'était sans compter sur son amant qu'il savait déjà en train de retourner ciel et terre pour le retrouver. Du moins, c'était ce qu'il se disait pour garder espoir et continuer de lutter contre les potions circulant dans son organisme, le privant de toute magie.
Mais plus les heures passaient, plus les jours passaient, et plus son espoir s'amoindrissait. Et ne pas savoir ce qu'on lui voulait le détruisait presque autant que l'attente. Pourquoi était-il ici si ce n'était pas pour le torturer ou pour l'apporter à leur chef ?
Et il n'était pas traité comme un hôte qu'on souhaitait voir rester. Harry était suspendu par les poignets dans un cave, où le froid avait eu raison de sa santé au bout de trois jours, si ses calculs étaient bons on ne le nourrissait qu'une fois par jour, très peu. La seule chose qu'il recevait en quantité, c'était de puissantes potions pour empêcher sa magie de fonctionner. Autant dire que sa situation était assez précaire.
Mais aujourd'hui, quand lui apporta à manger –un simple quignon de pain— il remarqua un changement. Les Mangemorts le regardèrent manger avec difficulté, n'ayant qu'une seule main de libre. Bizarrement, il se disait que plus en prendrait de temps à manger, plus il le regretterait pas la suite.
Puis, il fut détaché. Comme il s'y attendait, ses jambes ne le portèrent pas et il s'effondra lamentablement au sol.
— Dehors, Potter, grogna-t-on en l'attrapant par le bras pour le trainer hors de sa cellule.
Greyback, pensa froidement Harry. Bien sûr que le loup garou était toujours à la solde de son maitre. Il faisait partie des rares Mangemorts qui n'avaient pu être arrêté.
Quand le lycan le relâcha, du sang coulait tranquillement le long de son bras. Il se demanda pendant une seconde s'il n'avait pas fait exprès de le blesser pour l'affaiblir un peu plus.
Autour de lui se trouvaient tous ceux qui avaient échappé à la Justice : Malfoy père, Avery, les jumeaux Carrow, Greyback, Lestrange ; et de nombreux jeunes hommes et femmes qu'il n'avait jamais vu. Et leur nombre l'effraya. Peut-être étaient-ils cinquante dans cette pièce. Comment, en même pas un an, les rangs avaient pu grandir à ce point ? N'était-il jamais mort... ? Mais il l'avait tué ! Il était tombé devant lui, sous sa baguette !
— Je crois que notre petit Potty commence à prendre peur, s'amusa Greyback en glissant un ongle sous son menton pour le forcer à le regarder dans les yeux. Je suis sûr que tu te poses plein de questions, et que tu meurs de peur à l'idée de savoir notre maitre toujours en vie. Mais je pense qu'il sera beaucoup mieux placé pour répondre à tout cela.
Comme si tout avait été répété des dizaines de fois à l'avance, la porte s'ouvrit et rentra un magnifique et jeune homme. Son cœur s'arrêta.
— Harry, quel plaisir de te revoir, susurra le bel homme et s'accroupissant devant lui. Tu as bien changé depuis notre dernière rencontre. Tu n'avais que douze ans, et tu étais bien trop faible pour venir à bout de mes pouvoirs.
— Comment... murmura le Survivant.
— De la même manière qu'avec toi, Harry. Comment mon âme a pu se retrouver raccrochée à toi ? Eh bien, parce que tu étais le seul être vivant à proximité. Quand tu as détruit mon Journal, ce n'est que l'enveloppe dont tu es venu à bout. Mon âme, elle, a trouvé refuge dans un petit serpent qui se trouvait pas loin. Un bébé basilic, pour être exact.
Un frisson traversa tout son corps quand le fameux serpent se glissa entre ses jambes.
— Il m'a suffi de retrouver mon alter ego pour récupérer un nouveau corps et je pouvais ainsi, s'il venait à mourir, continuer sa tâche. Comme tu peux le constater, je pense m'en être plutôt bien sorti.
Jedusor tourna autour d'Harry, comme s'il admirait le corps seulement couvert par un pantalon déchiré.
— Sortez, ordonna-t-il à ses disciples.
Sans poser la moindre question, tous quittèrent le hall, laissant leur maitre seul avec Harry Potter.
— Tu as bien changé, Potter. Je me souviens de toi comme un enfant chétif, mal nourri, trop petit pour son âge. Et te voilà, quelques années plus tard, resplendissant. Et que tu sois attaché, blessé, et sale ; ne change pas ta musculature ou ta stature ainsi que le fait que tu me donnes envie de planter mes dents dans ta chair si tendre.
Là, Harry commençait à prendre peur. Jedusor ne lui faisait pas peur. Mais ce qu'il pourrait lui faire alors qu'il était privé de sa magie... Et le regard qui était posé sur lui en disait beaucoup sur ce qu'il allait lui faire subir. Harry n'était pas dupe. Ils étaient seuls, lui était faible et sans magie, Jedusor jeune et puissant, voulant se venger de ce qu'il lui avait fait. Quoi de mieux qu'une torture psychologique passant par la manipulation de la chair.
Ses pensées se confirmèrent quand un collier se referma autour de son cou.
— Suis-moi, ordonna d'une voix doucereuse Jedusor.
Il n'eut même pas besoin de demander comment il devait suivre. Il se mit sur ses genoux et avança, grimaçant à chaque fois qu'il bougeait le moindre de ses muscles. Autant dire qu'il grimaçait beaucoup. Il lui suivit ainsi le jeune homme pendant plusieurs minutes, sans ne jamais croiser personne. Sa seule consolation concerna ses genoux qui n'étaient pas sur un sol rugueux ou un parquet mais sur une douce moquette.
Il savait que le but de Tom était de le détruire psychologiquement, de faire de lui une marionnette avec laquelle il allait pouvoir s'amuser. Le garder enfermer dans le sous-sol pendant plusieurs jours, avant de finalement lui faire savoir qu'il était vivant étaient bien la preuve de son envie de le pousser à bout. Ainsi, il avait eu tout le temps et le loisir de se demander qui contrôlait aujourd'hui les Mangemorts.
— Arrête-toi.
Son cœur manqua un battement quand il réalisa où Jedusor l'avait emmené.
— Debout, Potter. Et regarde-moi.
Son regard plongea dans celui bleuté de Tom. Il comprenait désormais tous les Mangemorts qui l'avaient suivi durant la première guerre. Face à lui, il avait un jeune homme splendide. Aux traits sérieux et adultes, au regard presque doux comme en cet instant. Si un sourire pouvait fleurir sur ce visage, sûrement serait-il magnifique.
Mais la baguette qui était pointée entre ses deux yeux l'était beaucoup moins.
— Legilimens, murmura-t-il sans lui laisser la moindre seconde pour se protéger.
La violence sur sort le fit tomber. Ou ne tomba-t-il que dans sa tête ? Le puissant sorcier creusa dans l'esprit de son ennemi, retournant ses souvenirs à la recherche de points sensible sur lesquels appuyer. Harry essaya, il essaya de tout son être de cacher la présence de Severus. Mais comment aurait-il pu faire alors que la moindre once de magie avait déserté son corps ? C'est ainsi que Jedusor su qu'ils étaient ensemble, qu'ils s'aimaient ; qu'ils s'envoyaient en l'air de bien des façons. Mais il ne s'arrêta pas là. Il fouilla, remonta à la mort de Sirius, à celle de Cédric, à la fuite de Pettigrow, à la Chambre des Secrets quand il avait cru le tuer, à Quirrell. Et Harry priait, il priait pour qu'il n'aille pas voir son enfance. Mais c'était peine perdue. Parce qu'il voulait tout savoir, il voulait pouvoir posséder Harry comme on possédait un esclave. C'est ainsi que le Serpentard se délecta de voir Harry se faire frapper, se faire insulter, être utilisé comme un Elfe de Maison par sa famille. Il resta à observer un jeune Harry Potter se faire durant longtemps, jusqu'à ce l'adulte ne supporte plus l'intrusion et s'évanouisse, extirpant le mage noir de son esprit.
— Tu vas être si parfait, murmura Tom en se penchant sur le corps inanimé. Tu vas être à moi, rien qu'à moi.
Sa langue glissa dans le cou du jeune homme, s'enivrant de son odeur et de son goût.
— Si parfait, répéta-t-il dans un souffle.
HPSSHPSSHPSS
Severus se réveilla en sursaut, couvert de sueur, tremblant de peur.
— Tout va bien ? s'enquit Albus qui veillait son protégé.
— A votre avis ? grogna-t-il.
— De quoi avez-vous rêvé ?
L'ex professeur s'assit sur le bord du lit et prit sa tête dans ses mains pour essayer de faire de l'ordre dans ses pensées.
— Il était revenu. Je ne sais pas comment, mais il était là, et il tenait Harry.
— Avez-vous pu reconnaitre l'endroit ?
— Ce n'est qu'un rêve, Albus, je ne suis pas médium. Et non, je ne connais pas l'endroit.
Le vieux sorcier commença à faire les cents pas dans la petite chambre du cottage que Severus occupait depuis déjà plusieurs semaines. Albus venait ici dès que son rôle de directeur lui permettait, afin de tenir compagnie à l'homme qui ne sortait plus et ne voyait donc personne. La seule chose qui arrivait encore à occuper le potionniste c'était toutes les préparations que Dumbledore lui demandait. Mais il savait que son ancien élève travaillait en même temps sur une potion de localisation, et qu'à chaque nouvel échec son visage mincissait encore plus.
Un hibou frappant à la fenêtre changea drastiquement le sujet. Il s'agissait d'un hibou d'Arthur Weasley. Ce qui voulait dire qu'il avait sûrement des informations sur Harry.
Severus n'attendit même pas qu'Albus vérifie si le colis que portait l'oiseau n'était pas piégé. Il l'ouvrit rapidement, arrêtant de respirer en voyant ce qu'il y avait dedans.
"J'ai risqué ma place et ma vie pour les récupérer. Sans parler de ce qu'il se passera si on se rend compte que se sont désormais des copies qui se trouvent dans le bureau d'Ombrage.
A."
— Qu'est-ce, Severus ? s'enquit Dumbledore en s'approchant.
— Nos baguettes, murmura Severus.
Tremblant, le compagnon d'Harry s'empara de la baguette de ce dernier et la posa sur une table.
Il prit sa propre baguette et la pointa sur sa consœur.
— Severus, que faites...
— Taisez-vous.
Durant plusieurs secondes, des murmures passèrent les lèvres du sorcier maitrisant la magie noire. Jusqu'à ce qu'une lumière blanchâtre apparaisse au bout de la baguette.
Un sanglot parvint aux oreilles d'Albus qui s'était éloigné. Severus avait le regard accroché à cette lueur, des larmes perlant aux coins de ses yeux.
— Severus ? murmura Dumbledore en approchant.
— Il... il est vivant... C'est blanc, ça veut dire qu'il est vivant.
Albus se contenta de guider Severus jusqu'à sa chambre. Sans même s'en rendre compte, il avala la potion qui était posée contre ses lèvres. Quand il fut sûr que son protégé était endormi, Dumbledore s'empara de la baguette d'Harry qui luisait toujours. Il devinait assez facilement le sort que Severus avait utilisé. Sûrement en aurait-il fait de même s'il n'avait pas été devancé. La seule chose qui aurait changé c'était le sort utilisé. Et celui de Dumbledore était bien plus puissant et permettait de savoir dans quel état se trouvait le propriétaire de la baguette. C'est donc avec horreur qu'il découvrit qu'Harry était vidé de toute sa magie, proche de la mort, et souffrant de tout son être.
HPSSHPSSHPSS
Harry sanglotait silencieusement alors que son corps était entre les mains du jeune Voldemort. Non qu'il souffrait, loin de là. Jedusor prenait bien soin de lui faire ressentir un plaisir sans nom. Mais son esprit était sur le point de disjoncter alors qu'il s'entendait gémir sous les attouchements du meurtrier.
— Laisse-toi aller, Harry, susurra-t-il. Je sais que tu aimes ce que je te fais.
Le Gryffondor si peu fier se contenta de faire un faible "non" de la tête.
La prise sur son corps se resserra, collant son dos humide de sueur au torse de Jedusor. La main qui se trouvait sur un de ses tétons se retira soudainement et Harry se sentit mourir en ressentant du manque.
— Ne crois-tu pas que c'est à toi de me faire plaisir, maintenant ? Après tout ce que je t'ai fait, tu peux bien me rendre la pareille.
Jedusor relâcha Harry qui s'effondra sur le lit, tremblant. Il était dégoûté de lui-même, de ce que son corps lui faisait ressentir, de son esprit qui lui disait de se laisser faire, que ce serait moins douloureux. Le Survivant se recroquevilla sur lui-même, dans l'espoir vain que Jedusor le laisse en paix.
— Tss, tss, tss. C'est bien dommage. Tu sais ce qu'il va se passer.
— S'il te plait, gémit-il. Laisse-moi... Tue-moi, si c'est ce que tu veux... Mais arrête ça...
— Oh non, Harry. Je ne vais pas arrêter. Je n'arrêterai jamais. Impero !
Son esprit se vida. Il ne restait plus rien. Il aurait été même un capable de se souvenir qui il était. Il se mit à obéir aux ordres qui résonnaient dans sa tête. Sans poser de questions, il se mit sur les coudes, ouvrit sa bouche et commença à lécher tranquillement le sexe bien réveillé de l'homme qui le contrôlait comme une marionnette.
Jedusor, entre deux gémissements, se félicitait intérieurement. Depuis déjà plusieurs jours, il utilisait Harry à son bon vouloir. Et même s'il devait le mettre sous Imperium pour avoir ce qu'il voulait, ça ne retirait rien au fait que le garçon réagissait sous ses caresses. Il se donnait dix jours avant qu'il ne craque et devienne la parfaite poupée.
Il s'agrippa aux cheveux noirs qui bougeaient au-dessus de lui et le força à accélérer le rythme. Dieu qu'il était parfait. Cela aurait été encore plus parfait qu'il n'aime pas les hommes, il aurait pu le briser un peu plus. Mais ainsi, il était déjà doué avec ses langues comme avec ses mains.
Il allait détruire ce garçon. Il voulait le voir souffrir, le faire devenir un moins que rien, une simple chose sur laquelle il aurait le contrôle. Le grand Harry Potter ne serait bientôt qu'une poupée sexuelle qui aurait pour seul et unique but de le servir.
Et quand tous apprendraient ce qu'il était advenu de leur Sauveur, ils auraient peur, tous peur. Ils allaient se ranger de son côté ou mouraient tous. Il allait les dominer tous, moldus, sorciers, faibles et puissants pauvres et riches. Tous seraient à ses pieds ! Et tout ça car Harry Potter avait été trop faible pour lui résister.
Vous avez évidemment le droit de me haïr, et vous voulez ne pas être contente du temps que je mets à poster, vous pouvez aller jeter un oeil sur mon profil et vous verrez les résumés de mes prochaines fictions qui me prennent du temps.
Merci de me suivre !
Marysol
