Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Bonjour !

Avec beaucoup de retard et pas vraiment d'excuses autre que "je n'avais pas le temps", voici le nouveau chapitre. Il n'en restera plus énormément suite à celui-ci. Peut-être deux ou trois, je ne sais pas encore.

Bonne lecture !

Marysol


Chapitre 41

Severus n'avait pas fermé l'œil depuis trois jours. Il était à deux doigts d'aboutir sa potion de localisation et il était hors de question que quelque chose d'aussi futile que le sommeil vienne l'arrêter dans sa tâche.

Dumbledore observait la scène depuis un coin du salon. Les cours étaient désormais finis à Poudlard et il pouvait donc veiller pleinement sur Severus tandis que l'Ordre cherchait à retrouver leur Survivant. Malheureusement, les efforts étaient toujours réduits à néant par Ombrage ou Malfoy père qui avaient main mise sur tout ce qu'il se passait au Ministère. Ainsi, par la moindre action de recherche ne pouvait être entreprise. Surtout depuis l'article de la Gazette. La population sorcière était convaincue que l'absence de Potter était due à cet article et que, par conséquent, il se faisait tout simplement discret. S'ils savaient…

Une exclamation le coupa dans ses réflexions.

— Severus ? appela doucement Dumbledore. Des améliorations ?

— Ca y est… J'ai une localisation…

Le potionniste n'attendit pas une seconde de plus. Il se précipita sur son armoire à potions et y mit tout ce qui pourrait être utile à son amant. Quelques vêtements se rajoutèrent aux flacons et, baguette à la main, il s'apprêta à quitter la maison. Mais Dumbledore veillait.

— Pas si vite, Severus. Vous ne pouvez pas y aller seul. Qui sait ce que vous trouverez là-bas.

— Et vous allez m'accompagner peut-être ? ironisa-t-il.

— Non, mais les membres d'Ordre, si. Laissez-moi une heure. Profitez-en pour vous reposer un peu, mangez quelque chose.

— Je ne le laisserai pas là-bas une minute de plus, siffla l'homme. Je ne vous empêche nullement de me rejoindre, mais je ne vous attendrai pas.

Sans attendre plus longtemps, Severus quitta la bâtisse d'un pas rapide et transplana à la seconde où il quitta les barrières de protection. Dumbledore, après un rapide passage dans le laboratoire de potions, pour connaitre cette fameuse position, partit à la suite de Severus. Il s'arrêta juste le temps d'envoyer un Patronus à Remus, Minerva, Alastor et plusieurs autres qui pourraient fortement les aider pour leur demander de se rendre au quartier général de l'Ordre. Albus ferma les yeux et transplana au Square Grimmaurd, espérant pouvoir trouver une aide suffisante là-bas.

HPSSHPSSHPSS

A la seconde où Severus atterrit, il comprit où il se trouvait. La potion ne lui avait donné que la capacité de transplaner au bon endroit, sans lui dire où celui-ci se trouvait. Il faisait donc face au manoir Malfoy qui avait quelque peu perdu de sa luxure passée. Pourtant, même pas un an ne s'était écoulé depuis la chute du Seigneur des Ténèbres. Perdre son post Ministère ne l'avait sûrement pas aidé à garder son train de vie. Mais le compte en banque de Lucius Malfoy n'était pas sa priorité première.

Il s'avança dans l'allée défraichie afin d'atteindre la porte qui s'ouvrit à son approche. Comme quoi, les autorisations n'avaient pas été modifiées depuis la fin de la guerre.

Baguette à la main, il parcourut du regard le grand hall. Si Harry était bel et bien ici, il devait être dans les cachots. Entouré du silence, il parcourut escaliers et couloirs sans jamais croiser âme qui vive. Une fois arrivé dans les geôles, un « Homonium Revelio » passa ses lèvres afin de savoir si Harry était ici. Peut-être aurait-il d'abord dû lancer ce sort sur la maison complète avant de s'y aventurer. Quel idiot faisait-il… Sa fatigue, sa peur son amour, le rendaient négligeant.

Deux personnes se trouvaient en bas. Ce qui était beaucoup trop peu pour surveiller Harry. Il allait tout de même vérifier et repéra en effet deux Mangemorts qui jouaient aux cartes avec une bouteille sur la table. Qui surveillaient-ils alors ? Sûrement une créature magique que son sort ne pouvait repérer. Il ne poussa pas son interrogation plus loin et commença par se rendre dans la salle à manger qui servait de salle de réunion. Déserte. Son exploration le mena ensuite au premier étage où se trouvaient les chambres de Mangemorts qui logeaient ici. Du moins, à son époque. Une nouvelle fois, il ne croisa personne. Il s'en assura même en lançant un nouveau sort de localisation qui lui confirma que personne ne se trouvait à cet étage. Etaient-ils tous morts ? Ne restaient-ils qu'Harry ?

A pas de loup, il grimpa au deuxième étage. Du bruit se fit entendre, provenant du bureau de Lucius. Son ancien ami semblait seul. Il pénétra dans le bureau dont il referma et bloqua la porte la seconde d'après. Lucius n'avait pas encore relevé la tête qu'un sortilège d'insonorisation était appliqué sur la pièce.

— Severus, salua le blond quand il remarqua sa présence. Je ne te demande pas comment tu vas.

— Où est-il ? interrogea-t-il froidement.

— Je doute que tu veuilles réellement savoir ce qui lui arrive en ce moment.

— Ne m'oblige pas à te faire du mal.

Le regard perçant parcouru le corps du Maitre des Potions.

— Sans vouloir te vexer, je doute que tu puisses m'en faire. Tu as vraiment retourné ciel et terre pour le retrouver, n'est-ce pas ?

L'ancien Mangemort commençait à en avoir quelque peu marre de la tournure que prenait cette conversation.

— Je te demande juste où il est. De manière à m'épargner du temps, et de lui épargner un peu de souffrance supplémentaire.

— Oh, je doute qu'il soit vraiment en train de souffrir, Severus.

Cette phrase, aussi anodine pouvait-elle être, lui fit comme une douche glaciale.

— Que veux-tu dire ?

Son esprit travaillait déjà contre son grès, imaginant ce que cette phrase pouvait réellement vouloir dire. Et toutes les solutions qui trouvaient lui donnaient envie de vomir.

— La chambre du Maitre, troisième étage à droite. Tu ne diras pas que je ne t'avais pas prévenu.

Severus n'en demanda pas plus. Il quitta la pièce en laissant ses sortilèges actifs, que l'Ordre puisse le récupérer quand ils arriveraient.

Pourquoi Harry n'était-il pas en train de souffrir ? Pourquoi n'allait-il pas apprécier ce qu'il allait trouver ? Pourquoi se trouvait-il dans la chambre du Maitre ? Pourquoi Lucius semblait-il si désinvolte ? Pourquoi tous les Mangemorts semblaient-ils avoir désertés ?

Il arriva presque trop vite face à cette fameuse chambre. La porte ne comportait aucun sort, si ce n'est un sort de silence. Sa main tremblante se posa sur la poignée et il poussa doucement la porte, emplit de la peur de ce qu'il allait trouver face à lui.

HPSSHPSSHPSS

— Maitre… Maitre… gémissait-on. S'il vous plait…

Le jeune homme était allongé sur le lit, bras accroché au-dessus de sa tête par un sort d'entrave. Son corps était nu, ouvert. Son esprit était vide de toute pensée, de toute émotion, de tout souvenir à l'exception d'une chose : son maitre, et le plaisir qu'il pouvait lui donner. Et il avait l'impression d'être bloqué sur ce lit, sans pouvoir se toucher, depuis une éternité. Son maitre avait eu le temps d'envoyer plusieurs missives, de prendre une douche, de manger que lui était toujours là, à attendre désespérément qu'il lui accorde de l'attention.

— Calme-toi donc. J'ai quelques affaires à terminer avant.

Jedusor était assis à son bureau, rédigeant un courrier à l'attention de ses disciples qui avaient récemment trouvé un nouveau quartier général. Rester ici devenait dangereux. C'était le même endroit depuis déjà plusieurs années et le Ministère allait bien venir par se demander un jour ou l'autre où étaient passés les Mangemorts toujours en vie. Il ne restait ici que deux nouvelles recrues pour garder les cachots où Harry devait normalement se trouver, ainsi que Lucius qui supervisait le transfert d'une partie du mobilier avec ses Elfes de maison. Et il y avait lui, et son Harry. Une fois leur nouvelle cachette rejoint, il comptait faire une annonce au Monde Sorcier pour les informer avec joie de son retour et surtout de la présence d'Harry à ses côtés. Mais cela attendrait la fin de la semaine, quand ils seraient enfin dans un endroit inlocalisable. Là-bas, il aurait une chambre bien plus grande, dans laquelle Harry aurait même son espace au pied du lit. La vision du Sauveur dormait ainsi par terre, sur un tapis à cet usage en particulier, lui donna soudainement très envie de se détourner de sa missive. Elle pouvait bien attendre quelques heures !

Il repoussa sa plume et son parchemin pour prendre en main un objet qui était arrivé le matin même et qu'il avait très envie d'utiliser. Il l'avait fait faire par un artisan moldu qui ne se doutait nullement de l'usage qui allait en être fait.

— Sais-tu ce que c'est Harry ? demanda-t-il posément en approchant l'objet du visage de son garçon.

— Je… Cela sert à remuer les braises, non ?

— En autre. Mais je pense l'utiliser pour quelque chose de plus… récréatif dirons-nous. Mais nous verrons ça plus tard.

Tom ne laissa pas le temps à son garçon de se poser plus de questions et l'objet fut déposé dans les braises ardentes de la cheminée.

— Alors, à quoi pensais-tu tout à l'heure, quand tu me suppliais de venir, comme la pauvre petite chose en manque que tu es.

Une main s'aventura sur son sexe qui était déjà dressé. Main qui se serra faisant gémir le jeune homme.

— Je pourrais te soulager avec ma main, avec ma bouche comme tu l'aimes tant. Ou alors venir me glisser entre tes fesses. Ou peut-être préfères-tu venir dans les miennes ? Sinon, je peux tout simplement te laisser ici, seul avec simplement tes pensées pour espérer réussir à te soulager.

— Maitre… murmura-t-il avec désespoir. Je veux seulement vous. Juste vous…

L'esprit de Jedusor se remplit de tant de fierté à l'entente de ces mots. Il avait fallu plusieurs semaines, longues, fatigantes, mais Harry avait fini par abandonner l'espoir de rester sain d'esprit et maintenant il lui appartenait corps et âme. Sa résistance lui manquait par moment, mais quand il posait volontairement ses lèvres sur son corps, il en oubliait ce petit détail. Il était plus que satisfait de ce qu'il avait fait du grand Harry Potter : un esclave sexuel dont l'unique but était de répondre à tous ces besoins.

— Tu me veux, répéta Tom en refermant sa poigne sur l'érection provoquant un léger cri chez son garçon. Je te laisse donc t'occuper de moi comme tu sais si bien le faire.

D'un geste de la main, il libéra les poignes d'Harry qui se décale aussitôt, laissant suffisamment de place à son maitre pour qu'il puisse s'allonger. Sans attendre, l'ancien Gryffondor commença à déposer ses lèvre sur le cou de son propriétaire, descendant tranquillement jusqu'à la chemise noire dont ses doigts commencèrent à défaire les boutons.

— Prend ton temps, ordonna-t-il d'une voix tranquille. Et ne t'occupe que de mon plaisir.

Si Harry ne vivait plus que pour son maitre, sûrement aurait-il grogné de mécontentement mais il vivait entièrement pour lui, alors il se contenta de ralentir.

Plusieurs minutes après, Harry bougeait tranquillement sa bouche autour du sexe de Jedusor qui le guidait à l'aide sa main glissé dans les cheveux rebelles.

— Oh oui, murmura-t-il. Tu fais ça tellement bien…

La main du plus jeune migra vers le torse de son tortionnaire pour jouer avec les tétons, mais il fut interrompu.

— Prépare-toi. Et quand tu seras prêt, tu auras le droit de me chevaucher.

— Merci, maitre, gémit-il en relevant la tête une seconde.

Ses doigts migrèrent vers son antre. Il était déjà lubrifié, son maitre ayant pris soin de lui lancer un sort quand il l'avait attaché quelques heures plus tôt. Les deux premiers doigts glissèrent sans problème, son corps étant habitué à être utilisé régulièrement. Il se pénétra au même rythme qu'il prenait la verge dans sa gorge. Un troisième doigt se rajouta rapidement et il le garda suffisamment longtemps pour être sûr de ne pas avoir mal quand son maitre serait en lui. Il savait qu'une fois unis, peu importe ce qu'il allait ressentir, son maitre ne s'arrêterait pas. Mais c'était normal, il était à lui, il n'avait qu'à bien se préparer s'il ne voulait pas avoir mal.

— Allez, c'est bon Harry. Viens sur moi.

Le sorcier se recula et Jedusor en profita pour s'asseoir contre la tête de lit. Harry n'attendit pas. Il positionna ses genoux de chaque côté du corps sous lui et se laissa tomber lentement sur l'érection tendue qui n'attendait que lui. Un long râle de plaisir passa ses lèvres quand enfin il se sentit rempli. C'était si parfait…

Il commença à bouger doucement son corps mais une main se posa sur sa hanche.

— Ne bouge pas, reste comme ça.

Bien que voulant plus de contact, Harry obéit et posa sa tête sur l'épaule face à lui pour calmer sa respiration. Pendant ce temps, Jedusor faisait venir à lui, d'un geste de la main, sa nouvelle acquisition.

— Ca va faire un peu mal, mais crois-moi, tu seras content après.

Harry n'eut pas le temps de comprendre. Un cri passa ses lèvres alors que sa peau le brûla comme jamais. Il essaya de s'éloigner de cette souffrance qui était dans son dos, mais Jedusor était plus fort, beaucoup plus fort, et le maintenait sans peine contre lui. Entre deux vagues de douleur, l'odeur de la chair brûlée parvint à son nez et ce fut trop pour son esprit. Il le savait, il allait s'évanouir, mais juste avant, il sentit Tom se vider entre ses reins.

— Si parfait… entendit-il avant de sombrer pour de bon, là où la douleur n'existait plus.

HPSSHPSSHPSS

La vision qu'il avait face à lui donna envie à Severus de partir en courant, de se laver les yeux jusqu'à en devenir aveugle, de mettre ce souvenir dans une Pensine pour l'oublier à jamais. Mais il resta là, immobile, à regarder son amant –ou du moins celui qui l'avait été un jour- se faire prendre avec joie. Il avait eu le temps d'en observer bien assez pour avoir envie de devenir fou. Mais il n'avait pas été assez rapide pour empêcher l'homme avec qui il était de le marquer comme on marquait un esclave… Etait-ce qu'Harry était devenu ici ? Il ne chercha pas à comprendre. Tout ce qui lui importait était de sortir Harry d'ici, quand bien même ce dernier n'en avait plus rien à faire de lui.

— Stupefix !

Le sort fusa, frappa Jedusor qui avait lâché Harry en pleine poitrine. Severus s'approcha, baguette toujours pointée vers ce monstre, cherchant à savoir de qui il pouvait bien s'agir. Pas un Mangemort qu'il avait connu, il en était certain. Pourtant, le visage lui était familier sans qu'il puisse mettre un nom dessus. Un sort d'entrave s'ajouta au Stupefix, afin d'être sûr qu'il ne viendrait pas à se libérer tout de suite. Finalement, il put s'intéresser à l'état de santé d'Harry. Il commença par vérifier qu'il respirait toujours, qu'il était simplement évanoui. Il apposa ensuite un sort sur la brûlure pour la stabiliser, mais rien n'assurait qu'il pourrait la soigner. Il fallait juste espérer que la magie d'Harry pourrait s'en occuper convenablement. Son corps avait maigri, perdu ses formes qui témoignaient de ses années de Quidditch et d'entrainement au combat. Une des fioles qu'il avait emportée glissa entre les lèvres d'Harry afin de lui permettre de reprendre des forces dès maintenant.

Un bruit sourd et des cris retentirent au rée de chaussée. L'Ordre venait sûrement d'arriver. Voulait-il qu'une seule personne de plus voit Harry dans cet état de nudité ? Ou qu'ils voient cet homme nu, témoignant sans le moindre doute de ce qu'il avait fait à son compagnon ? Il en était hors de question. D'un coup de baguette, Harry eut son corps d'habiller avec les vêtements que Severus avait apporté, et l'autre homme fut habillé de ses vêtements tombés au sol. C'est à cet instant que Severus comprit, quand le corps du monstre qui s'en était pris à son amant fut habillé. Tom Jedusor. Qui même ainsi immobile et impuissant, dégageait la même classe que lorsqu'il l'avait rencontré des années auparavant.

Comment Jedusor pouvait-il être ici ? Voldemort était mort ! Ou était-ce son fils ? Un descendant dont personne n'aurait entendu parler ? Ou bien un Horcruxe qu'ils auraient oublié ?

Sa tête commençait à lui faire beaucoup trop mal pour qu'il puisse réussir à trouver une réponse qui tenait la route. Alors il se contenta de prendre Harry dans ses bras et de descendre dans le hall où Dumbledore se trouvait, déconcerté par la situation.

— Severus ! Vous allez bien ! C'est invraisemblable, c'est endroit est désert. Seulement trois Mangemorts, dont Lucius Malfoy qui semblait s'attendre à notre arrivée.

— Oui, c'est le sentiment que j'ai eu aussi.

— Et comment va Harry ? Etait-il seul ?

— Je vous laisse aller voir de vous-même ce que j'ai trouvé. Vous risquez de ne pas aimer, Albus. Je ramène Harry chez moi.

— Severus, ce n'est pas raisonnable. Il devrait voir un méde…

— Je ramène Harry chez moi, répéta-t-il d'une voix soudainement beaucoup plus froide.

Severus mit fin à la discussion en s'éloignant pour rejoindre la porte et pouvoir enfin transplaner. Il ignora royalement les amis d'Harry qui était là ou Remus. Et tous ceux qui murmuraient sur son passage pour savoir pourquoi était-ce lui qui était venu le sauver. Dumbledore aurait vite fait de leur dire la vérité. Pour l'instant, la seule chose qui comptait, c'était Harry et l'état dans lequel il se réveillerait, ce qui faisait plus peur que jamais à Severus.

Son Harry était-il toujours son Harry… ?


Je sais, je suis monstrueuse. Vraiment.

Review ? :D