Titre : Tout ce sait rien ne s'oublie

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sauf Snape dans mes rêves), et ils appartiennent à JK Rowling

Rating : M

Bonjour à tous,

Avec du retard (pour changer) ce nouveau chapitre.

Je ne vais pas mentir, c'est le dernier. J'ignore quoi en penser, mais je sais que je ne pourrai pas porter cette fiction plus loin. Je posterai un épilogue dès que possible avec des explications sur pourquoi une fin un peu brutale.

En attendant, bonne lecture et merci d'être toujours là.

Marysol Cx

Chapitre 42

Un gémissement franchit les lèvres du jeune sorcier quand celui-ci reprit conscience de son corps. Pourquoi avait-il mal de la sorte ? Il était dans les bras de son maitre, son maitre qui lui faisait l'amour. Son maitre qui lui avait fait mal… ? Sa fesse sembla lui brûler soudainement alors qu'il se souvenait du geste.

Malgré son envie de retomber dans les limbes du sommeil, il se força à entrouvrir les yeux dans l'espoir de le voir. Mais ce n'était la chambre de son maitre. Pourtant, elle lui semblait familière, avec ses lourdes teintures vert foncées. Ce vert était le même que les sapins qu'il observait de sa chambre… Sa gorge se serra. L'avait-il relégué à une autre chambre ? En avait-il eu marre de lui ? Ne l'avait-il pas satisfait… ?

Il voulut se redresser, quitter cet endroit pour parcourir le manoir à la recherche de cet homme qui était sa seule raison de vivre. Il devait le retrouver, il allait en devenir fou !

Mais si son cœur et son esprit voulait partir à tout prix, son corps refusait maladivement qu'il sorte du lit. Il essaya, plusieurs fois, mais n'allant jamais bien plus loin que de mettre se mettre sur les coudes pour retomber lourdement dans les oreillers la seconde d'après. Finalement, il se contenta de se recroqueviller sur lui-même, serrant entre ses bras un morceau de la couette qui était imbibée d'une odeur réconfortante.

Plusieurs heures passèrent sans qu'il ne retrouve le sommeil, sans qu'il ne vienne le voir, sans que personne ne lui apporte des nouvelles ou même quelque chose à boire ou à manger. Il se sentait si seul… Un sanglot passa ses lèvres alors que ses derniers instants dans les bras de son maitre refaisaient surface dans son esprit. Non, il ne pouvait pas rester seul, il n'en pouvait plus !

Il ignora son corps qui hurlait de douleur, sa brûlure qui lui faisait si mal, comme si elle saignait, alors qu'il se trainait hors du lit. Un bruit sourd résonna à ses oreilles. Il s'immobilisa, espérant si fort que ce soit son maitre. Mais la douleur qui envahit son coude et son crâne lui firent comprendre qu'il avait lui-même provoqué ce son en tombant du lit.

Désespérément, il commença à ramper vers la porte entre ouverte. Où était-il… ?

— Harry ?

Son cœur manqua un battement. Son maitre !

— Harry, tu es réveillé ?

Non… Non, non, non ! Ce n'était pas son maitre ! Pourquoi n'était-ce pas lui ?! Pourquoi l'avait-il abandonné ?! Pourquoi l'avait-il laissé seul… ?

La porte s'ouvrit doucement dévoilant un homme qui lui était familier. Pourtant, son maitre ne lui laissait jamais voir ceux qui venaient dans leur chambre. Il baissa les yeux. Il ignorait s'il avait le droit de le regarder, mais il ne voulait pas prendre le risque. Il pensait qu'on lui donnerait un mot de son maitre, ou une assiette. Mais il n'en fut rien. Des bras forts attrapèrent son corps. Durant une seconde, il s'imagina rester là pour toujours. C'était confortable, rassurant, chaud comme étreinte. Oui, il aurait pu rester là. Mais le regard noir qui croisa le sien le rappela à sa réalité. Ce n'était pas son maitre. Et il aimait être là. Pourquoi… ? Il ne pouvait pas ! Son maitre allait lui en vouloir, il allait le décevoir ! Il ne pouvait pas rester dans ses bras qui l'approchaient du lit.

— Non… gémit-il. Veux pas…

Il devait s'éloigner, ne plus laisser cet homme le regarder lui et son corps, il ne lui appartenait pas !

— Harry, je ne vais pas te faire de mal. Je veux juste…

— Non… répéta-t-il en essayant de s'éloigner autant loin que le permettaient ses maigres forces.

— Regarde-moi, Harry, c'est moi.

Deux mains se posèrent de part et autre de son visage, forçant son regard à se poser sur ces traits qui étaient si familiers… Le regard était aussi noir que la cendre, et pourtant, tant d'émotions semblaient graviter à l'intérieur. Il y avait de la peur, de l'espoir, de la… tendresse ? Etait-ce comme cela que ça s'appelait ? Il n'en avait jamais vu dans le regard de son maitre… Et pourquoi voyait-il cela ? Il ne savait même pas de qui il s'agissait ! Pourquoi savait-il que son maitre n'en avait pas pour lui ? Pourtant, il lui avait fait l'amour tant de fois. Alors pourquoi ce regard noir lui faisait ressentir tant de choses ?

— Tu me reconnais ? murmura-t-il en caressant sa joue d'un pouce.

— Je…

Il n'arrivait pas à savoir s'il le connaissait vraiment. Aucun de ses souvenirs ne lui montrait cet homme. A vrai dire, il n'avait aucun souvenir avec un autre homme que son maitre. Cette réalisation lui fit peur. Il n'avait pourtant pas vécu qu'avec son maitre. N'est-ce pas ?

Il cherchait dans son esprit, il avait le sentiment de creuser dans sa mémoire, et à mesure qu'il s'approchait de ce qu'il voulait savoir, un mal de tête de plus en plus puissant s'emparait de lui. Mais il voulait savoir ! Il forçait, il avait mal, si mal ! Mais il voulait savoir, il devait savoir.

Ses pensées explosèrent. Un cri passa ses lèvres. Il n'y avait plus qu'un seul mot qui flottait dans son esprit : Severus.

HPSSHPSSHPSS

Le réveil fut dur. Beaucoup plus dur que tous ceux qu'il avait eu à vivre depuis des semaines. Il s'était habitué à un corps chaud à ses côtés chaque matin. Un corps qui lui donnait tant de plaisir. Un corps si parfait. Mais pas aujourd'hui.

Aujourd'hui, il était seul. Il se retourna dans le lit dans l'espoir d'attraper un oreiller pour le remplacer puis se rendormir. Mais tout ce qu'il trouva fut le sol. Et pas un sol confortable comme il côtoyait parfois durant leurs ébats. Un grognement passa ses lèvres fines alors qu'il se relevait. Il n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait. La pièce était très sombre, relativement exigüe vu la taille du lit sur lequel il se trouvait quelques instants auparavant et des échos qui se propageaient autour de lui au moindre mouvement.

Une pensée le traversa durant une seconde. Cet endroit lui rappelait les geôles où il s'était quelques fois retrouvé. Non… Il ne pouvait pas être en prison quand même ? Il ne pouvait pas ! Ils n'avaient pas pu l'avoir !

De rage, il abattit son poing sur le mur face à lui alors qu'un cri passait ses lèvres.

— Du calme, là-dedans ! cria-t-on.

— Ouais, ta gueule.

— Y en a qu'ils veulent dormir !

— Où suis-je ?! hurla-t-il en cherchant désespérément une sortie.

Ses mains rencontrèrent finalement une porte en métal avec une toute petite ouverture vers le bas. Comme une boite aux lettres, pensa-t-il en se souvenant de son enfance.

— On t'a dit de la fermer ! lui répondit-on sur un ton sec. Sinon tu peux toujours crever pour manger !

Il retint de justesse un nouveau cri. Comment osait-on l'enfermer ?! Qui avait eu l'audace de faire de lui, Tom Jedusor, son prisonnier ?!

HPSSHPSSHPSS

— Vous devez lui laisser du temps, professeur. Son corps et son esprit ont été mis à rude épreuve pendant plusieurs semaines. Cela n'a rien d'anormal qu'il soit encore inconscient.

— Cela fait déjà dix jours qu'il est revenu ici ! Il est bien plus fort que n'importe quel sorcier, alors comment peut-il encore être dans cet état ?!

— Je… Il y a une possibilité, qui va vous déplaire. Il se peut que son esprit et sa magie aient tellement souffert qu'il soit… Eh bien, qu'il soit impossible qu'il se réveille. Ou s'il se réveille, qu'il reste convaincu que ce qu'il a vécu récemment était sa seule vie.

Severus eut le sentiment de tomber. Comme dans un cauchemar où l'on chute lourdement et longtemps pour finalement se réveiller. Mais là, il ne se réveillait pas.

Son regard se posa sur Harry qui semblait juste endormi dans la chambre dont il était sorti quelques instants plus tôt avec le médicomage, quand leur échange avait commencé à devenir trop violent. Harry ne serait donc peut-être plus jamais son Harry ? Il chassa cette pensée aussi rapidement qu'elle était venue. Il ne pouvait pas penser à ça, il devait rester fort, pour lui, pour eux.

— Très bien, murmura Severus en repoussant la porte de la chambre. Merci de m'avoir dit.

Il ignora le médecin et ferma la porte derrière lui.

Quiconque serait passé à cet instant dans le couloir, et qui connaissait un petit peu Harry Potter et Severus Snape, car lisant les journaux ou ayant été à Poudlard n'aurait reconnu aucun des deux, même avec la plus grande concentration. Le jeune homme habituellement souriant, au visage fort et courageux était pâle, les joues creuses. Seule sa poitrine qui se soulevait lentement prouvait qu'il faisait toujours partie du monde des vivants. A ses côtés, à caresser doucement les mèches noires, se trouvait un homme donc le regard était rempli de peine, quand il avait toujours été si froid par le passé. Ses traits étaient tirés à cause de ses courtes nuits des derniers mois. Et maintenant qu'Harry était de retour à ses côtés, il n'arrivait pas à y trouver un réconfort suffisant, pas quand son amant avait passé plusieurs semaines à chauffer les draps du Seigneur des Ténèbres. Pas quand cet homme qui avait tué sa Lily, qui avait causé tant de souffrances et de morts dans leur monde, avait fait de son Harry sa chose…

Une larme solitaire glissa sur sa joue pour s'écraser sur celle d'Harry. La consolation qu'il trouvait dans toute cette souffrance était le Ministère qui n'avait eu d'autre choix que de destituer Ombrage après avoir découvert qu'elle avait participé à la capture d'Harry pour le livrer à Jedusor. Et elle n'avait même pas été soumise à l'Imperium. Bien évidemment, Severus avait reçu moult excuses de la part du Ministère en personne qui était venu lui assurer qu'Harry recevrait les meilleurs soins possibles et qu'ils seraient grassement dédommagés et qu'une enquête serait menée afin de mettre sous les barreaux tous les coupables. Plein de grands mots pour si peu d'actions à venir, il savait parfaitement. Mais cela l'importait que peu. Il savait juste que désormais, il pourrait rester dans cette chambre, sortir dans la rue, retourner à Poudlard sans risquer de se faire arrêter. Enfin, il referait tout cela, si Harry se réveillait et redevenait son Harry. Car que ferait-il si jamais son esprit avait disjoncté pour de bon ? Qu'il serait à jamais une poupée éprise de ce monstre ? Il retint de justesse un long frisson. Il ne pouvait pas se permettre de penser ainsi. Harry allait se réveiller, il allait pouvoir le serrer dans ses bras et lui dire à quel point il l'aimait, et ils reprendraient leur vie comme si rien de tout cela n'était jamais arrivé. Oui, voilà ce qui allait se passer. Harry allait se réveiller bientôt, et tout redeviendrait comme avant.

Ou pas.

HPSSHPSSHPSS

— Severus, vous ne pouvez pas rester éternellement ici, murmura Dumbledore d'une voix douce.

Sa main se posa sur l'épaule de son professeur qui était prostré sur le même lit depuis des semaines.

— Allez-vous en, Albus.

— Je… J'aimerais pouvoir m'en aller, et vous deux avec moi. Mais nous savons que ce n'est pas possible, pas encore du moins. Mais j'ai besoin de vous à l'école. Les cours reprennent bientôt et…

— Non, répondit Severus d'un ton sec et sans appel. Tant qu'il sera ici, je n'y retournerai pas.

— Vous saviez que c'était une possibilité, qu'il ne se réveille ja…

— Sortez, grogna-t-il en pointant sa baguette vers le visage du vieil homme.

— Severus…

— Sortez ! hurla-t-il en se relevant. Je ne veux plus vous voir ici ! Depuis le début vous n'en avez que faire de lui, de nous ! Si je ne l'avais pas cherché, il serait encore entre les mains de Jedusor, avec ce monstre à lui faire je ne sais quoi ! Ca va bientôt faire trois mois qu'il est ici, et les seuls fois où vous êtes venu, c'était pour me parler à moi de Poudlard et essayer de me convaincre de partir d'ici. J'ignore ce que vous cherchez à faire, si pour vous Harry n'a plus aucune importance à vos yeux maintenant qu'il détruit a Voldemort, que Jedusor dont on ignorait tout est sous les barreaux et que tous les Mangemorts ont été arrêtés mais moi, je tiens à lui. Donc vous allez me faire le plaisir de quitter cette chambre et de ne plus y revenir à moins que vous souhaitiez prendre des nouvelles de lui. Me suis-je bien fait comprendre ?

— Severus… murmura Albus.

Le directeur semblait ne pas avoir entendu un traitre mot de ce que Severus venait de lui balancer. Son regard était fixé sur Harry.

— En avez-vous au moins quelque chose à foutre de ce que je vous dis ?

— Severus… gémit une voix qu'ils n'avaient pas entendue depuis des semaines.

Le professeur s'immobilisa. Etait-ce…

— Tu cris fort…

En l'espace de quelques secondes, Dumbledore se dépêcha de quitter la pièce, Severus lâcha sa baguette qui roula au sol, et s'effondra sur le lit où il emprisonna le visage d'Harry entre ses mains

— Tu… tu es…

Une larme glissa sur la joue du plus âgé.

— Fatigué, compléta Harry en appuyant sa tête sur la main posée sur sa joue. Et j'ai soif…

Severus réagit immédiatement et lui tendit un verre avec une paille qu'Harry but doucement pendant plusieurs secondes.

— S'est passé quoi ? interrogea-t-il d'une voix plus claire.

— Tu… ne te souviens pas ?

— Non… enfin…

Son regard se perdit dans le vide quelques secondes alors qu'il fouillait ses souvenirs.

— Je suis pas sûr… On était dans la Grande Salle et Ombrage a voulu nous arrêter sans vraiment de raison. Après… je…

Son visage s'assombrit, ses yeux s'agrandirent.

— J'étais… j'étais au manoir Malfoy. Avec… Mon dieu…

Harry posa son regard dans celui de son amant, à la recherche d'un soutien, ou d'une vérité bien moins lourde. Mais il n'y trouva rien d'autre que de la colère et de la peine.

— Jedusor… J'étais avec lui, et il…

— Harry, ne te force pas, ce n'est pas grave si tu ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé,, murmura Severus qui tentait de se calmer.

— Non ! Je… je dois me souvenir ! Je… S'il te plait, Severus. J'ai besoin, je… je dois…

— Calme-toi, Harry.

Bien que peu sûr de la réaction qu'il pourrait avoir, Severus s'allongea sur Harry pour le serrer contre lui et le rassurer autant qu'il le pouvait dans une telle situation. A son plus grand soulagement, le jeune homme se laissa aller dans l'étreinte.

— Je… je me souviens de ce qu'il m'a fait… Au début, je résistais, et après… Je comprends pas… Je l'ai laissé faire, j'obéissais même ! Pourquoi j'ai fait ça, Sev ? Pourquoi j'étais comme ça ?

Le regard vert larmoyant se planta dans celui de son amant. Severus caressa doucement les longs cheveux noirs d'Harry avant de finalement répondre.

— Il a joué avec ton esprit. Personne n'arrivait à savoir quels sorts ou quelles potions il avait utilisé. Tu n'étais plus toi-même dans ces moments. Mais maintenant, c'est fini. Tu t'es réveillé, tu vas bien, Jedusor a été attrapé, nous sommes de nouveau ensemble. C'est tout ce qui compte, d'accord ?

— Je… Oui, tu as raison.

Harry se blottit un peu plus dans les bras de Severus qui se refusait à le lâcher ne serait-ce une seconde, de peur qu'il disparaisse. Ils restèrent plusieurs minutes immobiles. Severus n'avait qu'une peur : qu'Harry ne se rendorme et ne lui soit arraché pour encore plusieurs mois. Harry, lui, essayait plus que tout de ne pas se souvenir de tout ce que Jedusor lui avait fait subir, mais c'était en vain.

— Mr Potter ? J'ai entendu dire que vous étiez réveillé.

Le Médicomage qui s'occupait d'Harry venait de rentrer dans la chambre. Un sourire de soulagement ornait son visage fatigué.

— Professeur Snape, puis-je vous demander de sortir ? Je…

— Non. Je reste ici.

— Mr Potter ? Cela vous dérange-t-il qu'il soit là ?

— Non, il peut rester.

Pendant plusieurs minutes le médecin s'activa autour de son patient, lança différents sorts, tâtant plusieurs parties de son corps en se renseignant sur les sensations qu'il ressentait. Harry eut le droit à plusieurs questions sur son sommeil, s'il se souvenait de quelque chose durant les dernières semaines, apprenant par la même occasion qu'il avait dormit plus de trois mois…

— Je reviendrai vous voir dans la journée, conclut-il en rangeant sa baguette. En attendant, reposez-vous, ne faites aucun effort et n'essayez pas encore de faire de magie, il est trop tôt. Suis-je clair ?

— Oui, docteur, acquiesça Harry en attrapant la main de Severus qui était revenu à ses côtés.

Le médicomage quitta la chambre rapidement, laissant les deux hommes ensemble.

— Si jamais tu veux en parler… commença Severus d'une voix douce.

— Non, se fit-il coupé sèchement, mais avec un léger sourire. Je ne veux pas. Je préfère ne pas essayer de me souvenir finalement. Je me doute parfaitement de ce qu'il a pu me faire, ce n'est pas la peine de ressasser tout ça encore et toujours. D'ailleurs, où… où est-il maintenant ?

— A Azkaban, sous haute surveillance. Privé de toute magie, en attente d'un procès pour déterminer ses réels implications car il est « seulement » Tom Jedusor, et par le Seigneur des Ténèbres. Ils ne savent pas par quel bout prendre ça. Peut-être que maintenant que tu es réveillé ça avancera un peu.

Harry ne répondit pas. Il voulait juste le voir disparaitre de sa vie pour de bon. Peut-être bientôt. Il voulait pouvoir vivre sa vie comme il l'entendait, sans personne à se mettre en travers de sa route pour lui dire que ses décisions étaient mauvaises, pas dans l'intérêt commun, ou contre-nature.

Peut-être que dans quelques semaines il pourrait vivre de nouveau dans les appartements de Severus, repassant ses ASPICs en candidat libre, puis intégrer une école qui lui plaisait réellement. Ne pas devenir Auror comme tout le monde le voulait et comme tout le monde s'y attendait. Peut-être qu'il arriverait à faire ça.

Son regard croisa celui de Severus et il comprit que lui aussi souhaitait une vie simple, rien qu'à eux deux.

— Bientôt, c'est promis, murmura Severus en déposant un baiser sur son front alors que ses yeux se fermèrent et qu'il se laissa glisser dans un doux sommeil qu'il espérerait réparateur. Après tout, il comptait bien refaire de la magie dès que possible. Il était bien un sorcier, non ?