Titre : Satané Potion
Rating : Euh . . . pour l'instant, on va mettre T ( juste au cas où )
Genre : Pfffffffff, j'en sais rien, moi ! Un peu de tout. Romance, aventure, humour . . .
Résumé : Ah ça, c'est déjà plus simple ( enfin question de point de vue ) . Alors, c'est : Accueillir à Poudlard pendant une semaine mes enfants qui ont fait un bon de vingt ans en arrière, je peux. Tomber amoureux de Draco Malefoy, je peux. Mais faire un bond de vingt ans en avant, je ne pense pas que je peux . . . HP/DM
Disclamer : Je l'ai oublié au chapitre dernier, mais bon, je me rattrape. Alors, comme d'habitude, tout appartient à J.K. Rowlin . . . sauf ce que moi j'ai inventé ! Quoi ? Comment ça, ça vaut rien ?
Note de l'auteur : Voilà le chapitre deux. Je vous mets à suivre le récapitulatif des enfants et de leurs parents, hitoire de vous rafraîchir un peu la mémoire. Faut pas croire, c'est traître ce machin-là.
Harry Potter/ Drago Malefoy :
- Sirius Potter-Malefoy (18ans) ancien Gryffondor. Blond aux yeux verts. Fait des études de Médicomage.
- James Potter-Malefoy (17ans) Serpentard et Gabrielle Potter-Malefoy (17ans) Gryffondor. Blonds et bruns aux yeux gris et verts.
- Maxime Potter-Malefoy (15ans) Serpentard. Blond aux yeux gris.
- Narcissa Potter-Malefoy ( 13ans) Serpentard et Jennifer Potter-Malefoy (13ans) Serpentard. Brunes aux yeux verts.
- Thomas Potter-Malefoy (11ans) Gryffondor. Brun aux yeux gris.
Bébés " chaudrons ", nés d'une relation homosexuel.
Hermione Granger/ Ronald Weasley
- Sarah Weasley (17ans) Gryffondor. Cheveux bruns ébouriffés et yeux vert pâles.
Nicolas Weasley (13ans) Gryffondor. Roux avec des yeux marrons piquetés de vert.
Nymphadora Tonks/ Remus Lupin
- Philippa Lupin (15ans) Serdaigle. Cheveux bleus ( pour l'instant ) et les yeux dorés ( elle adore les yeux de son père donc ne les change quasiment jamais )
Blaise Zabini/Genevria Weasley.
- Zachary Zabini (17ans) Serpentard. Métis aux yeux verts en amande, plutôt grand.
- Rachel Zabini (15ans) Gryffondor. Métisse et aux yeux en amandes noirs mais piquetés de verts.
Fred Weasley/ Angel Bones
- Christopher Weasley (16ans) Gryffondor. Cheveux roux tombant aux épaules et des yeux couleurs noisettes pétillants.
George Weasley/ Cho Chang
- Carrie Weasley (16ans) Serdaigle. Longs cheveux bruns et des yeux d'un noir obsidienne chaleureux.
Bill Weasley/Fleur Delacour
- Fabrice Weasley (14ans) Poufsouffle. Blonds aux yeux bleus ( comme sa mère )
- Marie Weasley (11ans) Gryffondor. Rousse auburn, les yeux d'un vert très prononcé, ressemblant beaucoup à son père mais possédant tout de même la beauté vélane.
Percy Weasley/Pénélope Deauclaire
- Flora Weasley (16ans) Gryffondor Blonde, les cheveux bouclés aux yeux bleus
- Samuel Weasley (13ans) Serdaigle Roux les cheveux bouclés les yeux verts.
Charlie Weasley/ Ana Salomon
- Fabien Weasley (19ans) ancien Serdaigle Brun aux yeux verts. Travaille actuellement au Ministère au bureau de liaison des Gobelins.
- Ivan Weasley (15ans) Gryffondor Bruns aux yeux verts.
à- Rosa Weasley (11ans) Serdaigle et Rébecca Weasley (11ans) Gryffondor Rousse aux yeux bleus
Pansy Parkinson/Théodore Nott
- Patricia Nott (15ans) Serpentard Brune, les yeux marrons
- Mathéo Nott (11ans) Serpentard Brun les yeux bleus
Seamus Finnigan/Dean Thomas
- Nathan Thomas-Finnigan (16ans) Gryffondor Métis aux yeux bleus
- Ellen Thomas-Finnigan (15ans) Gryffondor Métisse aux yeux bruns
- Sydney Thomas-Finnigan ( 13ans) Gryffondor Métisse aux yeux bleus
Et je vous souhaite une bonne lecture !
Janvier 1998
Les vacances de Noël touchaient à leurs fins et le parc de Poudlard étaient recouverts d'une bonne couche de neige. Quelques Poufsouffle faisaient une bataille de boules de neige contre une bande de Serdaigle. Notre petite troupe, lui, était installé au bord du lac gelé.
Depuis la venue et le départ de nos enfants quatre mois auparavant, bon nombres de choses avaient changés chez nous. Tout d'abord, le nombre de rixes entre les maisons Serpentard et Gryffondor avaient considérablement diminués, voir carrément disparus. L'entraide était de mise aussi, mais pour une toute autre raison, lié à la guerre de plus en plus en présente. Enfin, le plus important, nos enfants avaient permis un rapprochement entre deux groupes d'amis que personne n'auraient imaginés voir ensemble avant : le nôtre et le leur.
Pansy et Ron discutaient sérieusement comme à leur habitude, un peu à l'écart du groupe. Depuis peu, ils nous avaient apprit qu'ils avaient envie de faire un tour du monde culinaire, et qu'à leur retour, ils seraient plus qu'heureux d'ouvrir un restaurant sur le Chemin de Traverse ou à Pré au Lard.
Hermione et Théo étaient assis non loin de nous, discutant d'un nouveau bouquin qu'Hermione avait prêté au jeune homme d'un auteur moldu. Notre Miss-je-sais-tout avait rendu le Serpentard accro aux écritures " impurs " comme il se plaisait à les décrire pour se moquer de son père, Mangemort reconnu et en fuite depuis Octobre dernier, alors qu'il avait été vu en train de torturer une famille de Sang Mêlé.
Juste devant nous, Blaise aidait Ginny sur son devoir de Potion qu'elle devait rendre au professeur Rogue au retour des vacances. Tout deux étaient allongés dans la neige sur la cape de Blaise, et de temps à autres, la main de ce dernier dérivait jusqu'à caresser l'une des courbes du corps de sa petite amie.
Enfin, Draco et moi étions adossés au saule pleureur, domaine attitré à notre groupe aux yeux de tous. Enfin, c'était Draco qui y était adossé, moi je me pelotonnai contre son torse, lieu beaucoup plus agréable à mon goût. Surtout depuis qu'il avait ouvert sa cape pour me permettre de me rapprocher un peu et qu'il nous y avait enfermer. Je pouvais donc nicher tout à loisir mon visage dans son cou et respirer cette odeur musqué qu'il dégageait, parfum dont je ne pouvais jamais me repaître.
Comme je l'avais pensé au tout début de notre relation, il était ma drogue. Et moi, la sienne. Et je ne souhaitais aucune cure de désintoxication.
Je passai une main câline sur sa cuisse et penchai légèrement la tête en arrière lui dérobant un baiser. Je sentis son sourire amusé quand mes lèvres effleurèrent les siennes.
- Tu sais où en est la potion avec ton parrain ? Demandai-je à Draco.
Cette question revenait régulièrement entre nous, et bien que je savais que le premier de nos enfants ne devait pas venir au monde avant deux ans, je ne pouvais m'empêcher de l'interroger tout les jours, voir plusieurs fois par jour.
- Il y travaille encore, Harry, soupira Draco. Laisse-lui le temps de s'y concentrer, il y arrivera, tu le sais très bien. Tu devrais plutôt penser à toutes les bonnes choses que nous ferons avant d'avoir la charge de sept enfants sur les bras.
Je souris.
Il disait vrai, je devrais plutôt concentrer mon attention sur les quelques mois de liberté qu'il nous restait avant l'apparition d'un bébé appelé Sirius. Enfin, liberté, c'était vite dit. Depuis quelques semaines, les tueries de Voldemort s'étaient faites de plus en plus sanglantes, de plus en plus rapprochés. J'aurais bien aimé savoir pourquoi, mais jamais Gabrielle n'avait daigné me parler de comment j'avais tué mon ennemi. Elle m'avait seulement dit qu'à son époque, il était six pied sous terre et que tout le monde s'en portait bien mieux.
Draco était à présent autant au courant qu'Hermione et Ron à propos de la prophétie. J'avais répugné à le lui cacher plus longtemps, et nous en avions longuement discuté. Il était inquiet pour moi, forcément, mais j'arrivai à le rassurer en lui rapportant ce que nous avait apprit nos visiteurs du futur : que je l'avais définitivement mis K.O. dans leur présent. Généralement ces discussion se terminaient par une joyeuse partie de jambes en l'air. Ce qui expliquait sûrement pourquoi je remettais souvent le sujet sur le tapis. Le sexe avec Draco c'était comme le chocolat : plus j'en prenais, plus j'en voulais. Je comprenais donc mieux la réputation de chaud lapins que nous avaient décrit les enfants à propos du couple que nous devenions dans le futur.
- Hey, Harry ! m'interpella soudain Ron, attirant mon attention vers lui et Pansy. Tu crois que tu nous laisserais organisé le buffet de votre mariage ?
Un grand blanc suivit cette question.
Ron parut croire qu'il avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas au vu des regards tétanisés que nous arborions Draco et moi.
- Oui, enfin, se justifia-t-il en s'empourprant, c'est vrai quoi, vous vous mariés dans un futur proche, non ?
Draco et moi éclatâmes de rire.
Ce n'était pas ça qui nous avait surpris. C'était le fait que Ron veuille organiser le buffet de notre mariage. Lui parmi tout les autres qui avait eu le plus de mal à accepter notre relation.
- Si ça peut te faire plaisir, Ron, allez-y ! Organiser le ce buffet ! Lui criai-je par dessus les éclats de rire de Draco et des autres qui avaient suivit la discussion.
Je secouai la tête, amusé quand je le vis se pencher vers Pansy, tout deux déjà prêt a appeler les grossistes et tout ce qui s'ensuivait.
Je me réinstallai contre Draco et il attrapa l'une de mes mains avec laquelle il se mit à jouer. Je fermai alors les yeux, m'abandonnant totalement, fatigué.
Depuis le début du mois d'Octobre, Dumbledore m'avait fait reprendre mes cours de combat entamés l'année précédente. J'apprenais à esquiver et à lancer des sorts, commençant par les plus simple pour terminer par les plus dangereux. J'étais à l'étape du Doloris et comme je n'avais pas la cruauté nécessaire à le jeter correctement, mon enseignant ( ce cher professeur Rogue ) utilisait les stratagèmes les plus bas pour me mettre en colère et me donner envie de me venger. Le dernier essai avait été concluant et la pauvre araignée, cobaye du jour, était morte après deux secondes de sorts. J'en avais encore des frissons de dégoûts. Heureusement que Draco m'avait ensuite réconforté.
- Bon, nous on va vous laisser, fit Théodore en se levant, suivit par Pansy.
J'avais ouvert les yeux quand il avait parler.
- Où allez-vous ? Demanda Blaise.
- J'ai rendez-vous avec Flitwick, répondit Théo, et ensuite avec Pansy on va aller se balader dans le parc.
Personne ne dit rien. Nous avions tous besoins de nos moments de solitude, et les autres ne disaient rien quand l'un des couples s'éloignaient du reste du groupe.
- Amusez-vous bien, leur souhaita Hermione alors que Ron la rejoignait et que le couple s'en allait.
Le calme revint sur notre groupe, ponctué des chuchotements de Blaise et Ginny et de la plume qui grattait le parchemin. Ron et Hermione, comme Draco et moi, regardaient le paysage sans se parler.
Draco passa sa main dans mes cheveux, d'humeur câline, son menton posé sur mon épaule.
Je sentais que ce soir, 'Ryry allait avoir droit à une super nuit !
Soudain, quelque chose dans l'air changea. Il faisait plus lourd et je trouvais que tout était étrangement silencieux. Je n'entendais plus le bruit du vent dans les branches du saule. Et l'air ambiant picotait agréablement sur ma peau, bien qu'au fond de moi je savais que ce n'était pas normal.
Blaise et Ginny se redressèrent, s'asseyant, et Ron et Hermione me jetèrent un regard interrogateur. Mais j'ignorais tout autant que ce qu'il se passait.
Il apparut alors dans l'air des jets de lumière brillante, tournant autour de nous.
Nous ne mîmes pas longtemps avant de nous lever et de tous nous rejoindre, intrigués et légèrement apeurés de toute cette manifestation magique.
- Quelqu'un sait ce qu'il se passe ? Fit la voix un peu tremblotante de Ginny.
- On dirait de la magie, fit Hermione, peu sûre d'elle.
Nous la regardâmes tous comme si elle venait d'une autre planète.
- Non, je veux dire, rectifia-t-elle alors qu'elle prenait conscience de sa bourde, on dirait des traces de magies. Un peu comme les lueurs qui sortent des baguettes. Sauf que là, elles viennent de nulle part.
Elle s'interrompit car les traits lumineux se rapprochent de nous. Puis, soudain, au lieu de tourner, ils fusèrent d'un bel ensemble sur nous et je fermai les yeux, attrapant la main de Draco, la lumière étant trop forte. Un drôle de picotement parcourut mon corps et je sentis comme un drôle de dé placement d'air contre ma peau.
Puis tout s'arrêta.
Je tombai à terre en protestant sous la douleur de la rigidité du sol et j'entendis les autre faire de même. J'ouvris alors les yeux, ne sentant plus la vive lumière à travers mes paupières baissés.
Je jetai un regard sur ce qui m'entoure . . . Et agrandis les yeux d'étonnement.
Nous étions bien loin de notre parc car nous avions atterris dans une salle de bain toute blanche, entre la baignoire et le lavabo. Nous étions tous les six avachis par terre, nos membres entremêlés.
- Ron, pousse-toi, me parvint la voix grognant de Ginny.
Soudain, j'entendis la porte s'ouvrirent et, réflexe humain oblige, je tournai mon regard vers la personne qui l'avait ouverte, et accessoirement, histoire de savoir chez qui nous étions.
Je me trouvais alors face à deux visages bien connu que je pensais ne pas revoir avant une vingtaine d'années bien tassés.
Eux aussi furent abasourdis par notre présence, preuve qu'ils ne s'y attendaient pas, et ils marmonnèrent d'une seule voix :
- On va se faire tuer.
oOo
Une fois le moment d'hébétude passé, je me relevai précipitamment, dévorant des yeux les deux adolescents se trouvant à la porte.
La première était une jeune femme faisant à peu près ma taille, aux yeux vert piquetés de points bleus et aux longs cheveux dont les racines étaient d'un blond presque blanc qui fonçaient graduellement jusqu'à donner des pointes d'un noir de jais. Le jeune homme à côté d'elle, son jumeau, lui ressemblait, sauf que les couleurs de ses cheveux et de ses yeux étaient inversés.
Gabrielle et James Potter-Malefoy, tout deux âgées d'approximativement dix-sept ans, et accessoirement mes enfants sensés naître dans trois ans.
- Dites-moi que je rêve, grommela Blaise derrière moi, me laissant deviner qu'ils s'étaient tous relevés et qu'ils regardaient la même chose que moi.
Gabrielle leva alors lentement sa main et nous fit un petit coucou avec un sourire contrit.
- Salut vous, fit-elle.
- Gabrielle, souffla son frère sans nous lâcher du regard, horrifié. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- J'en ai pas la moindre idée, dit-elle sans desserrer les dents alors qu'elle continuait à nous sourire.
Je lançai un regard sur ma gauche et croisai le profil d'Hermione qui avait la bouche grande ouverte.
- Vous avez encore voyagé dans le temps ?! S'écria-t-elle.
- Euh . . . En fait . . .
Gabrielle ne put aller plus loin car un appel résonna, faisant blêmir les jumeaux.
- Gabrielle ? James ? Vous êtes là ?
Je fronçai des sourcils.
C'était bizarre, mais j'avais l'impression de connaître cette voix.
Gabrielle agita ses mains, paniquée, et se tourna vers son frère.
- Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ?
- On dit la vérité ? Proposa son frère.
Elle le regarda comme si il lui était subitement poussé une seconde tête.
- Mais t'es malade ! Lui hurla-t-elle dessus. Tu veux quoi ? Nous envoyer plus vite à la morgue ?
- Gaby ? James ? Vous êtes où ? Retentit à nouveau la voix, semblant plus proche.
Gabrielle sembla enfin prendre une décision puisque son regard se fit décidé et qu'elle se tourna vers nous.
- Vous restez ici et vous ne bougez sous aucun prétexte. On va tenter de faire au plus vite.
Elle se retourna alors, poussa son frère et referma la porte derrière elle. J'entendis le déclic caractéristique d'un verrou que l'on tourne.
- Quelqu'un a compris quelque chose à ce qui vient de se passer ? Demanda Ron qui se trouvait adossé au lavabo de porcelaine blanc, l'air hagard.
- Je crois que, hésita Hermione, assise sur le rebord de la baignoire.
- Oui, quoi ? L'encouragea Ginny, assise à ses pieds.
- Je pense que cette fois-ci, c'est nous qui avons voyagés dans le temps.
Un très long blanc suivit cette annonce.
Coupé par une voix qui résonnait dans la pièce où étaient retournés Gabrielle et James.
- Gabrielle, James, je ne me répéterai pas, alors dites-moi ce que c'était !
A la lueur des paroles d'Hermione, je reconnus la voix.
C'était la mienne, avec vingt ans de plus.
Je déglutis difficilement.
Voir mes enfants, ça allait, mais me voir, moi !
- Ce n'était rien, papa, je t'assure, fit Gabrielle,, sur un ton parfait. James et moi, on a simplement essayer . . . Quelque chose de nouveau.
- Et ce quelque chose de nouveau, il n'aurait pas un rapport avec votre magie par hasard ?
C'était moi où la question paraissait quelque peu bizarre ?
- Eh bien . . . Si, un peu, avoua Gabrielle avec beaucoup de mauvaise volonté.
J'entendis quelqu'un prendre une longue inspiration comme pour calmer ses nerfs.
- Qu'est-ce que l'on vous a dit, votre Père et moi ?
- Ne jamais, jamais utiliser notre magie sans votre accord et sans adultes compétents pour assurer nos arrières, récitèrent James et Gabrielle d'une voix monotone comme une poésie bien apprise depuis des années.
- Bien. Alors, pourquoi vous n'avez pas sagement obéit ?
- Parce que nous sommes des Potter-Malefoy ? Tenta James.
- Très drôle, James, fit sarcastiquement la voix de mon double.
Puis, il soupira.
- Rassurez-moi, vous avez juste fait un peu de lumière, et il n'y a rien de changer dans ce manoir ?
- Rien du tout, assurèrent d'une même voix James et Gabrielle.
J'entendis mon double éclater de rire.
- Je ne vous crois pas du tout, fit-il quand il eut fini. Alors montrez moi immédiatement les dégâts que vous avez fait.
Il y eut un silence de l'autre côté de la porte. Je remarquai alors que, comme moi, les cinq autres s'étaient approchés de la porte pour écouter.
- C'est à dire que . . . , commença Gabrielle d'un ton hésitant. Je ne suis pas sûre que ça te plaise.
- Ca, je n'en doute pas un instant. Dites-moi seulement que le manoir n'a subit aucun dommage, ou Draco qui se trouve dans le salon - et vous pouvez me remercier pour ça - m'écorchera vif.
- Le manoir n'a subit aucun dommage, assura Gabrielle. Par contre, je ne jure pas de notre santé quand tu l'auras découvert.
- Alors finalement on le lui dit ? Fit la voix surprise de James.
- Tu comptais arriver à cacher ça comment ? Je te rappelle qu'on reprend Poudlard dans deux jours.
James émit un grognement approbateur.
- Puis-je voir ce que vous avez fait maintenant ? Demanda mon double.
- Dans la salle de bain, couina Gabrielle.
Il y eut le déclic annonciateur qu'on déverrouille une porte, et nous nous reculâmes précipitamment.
Comme dans un fil au ralenti, je vis la poignée de la porte s'abaisser et le battant s'écarter doucement du reste du mur.
La porte s'ouvrit en grand, laissant passer . . . Moi.
Avec vingt ans de plus.
Et sans me vanter, j'étais vachement bien conservé.
Les cheveux d'un noir de jais toujours aussi indisciplinés ( on ne change pas une équipe qui gagne ) bien que plus longs puisqu'ils frôlaient les épaules, ce qui limitait les dégâts, les yeux toujours aussi verts, le teint toujours halé et, sous la frange, j'apercevais la cicatrice en forme d'éclair sur le front, bien que plus fine que celle que j'arborais. Par contre, les vêtements n'étaient pas les mêmes que les miens. Finit les habits moldus, je portais une véritable robe de sorcière couleur blanche, ouverte sur un chemise du même ton et un jean noir sur des bottes qui semblaient faites en peau de dragon.
Quand il nous vit ( et accessoirement qu'il nous reconnu ) sa mâchoire tomba. Il resta quelques secondes à nous dévisager et son regard se posa sur moi. Je lui tendis un petit sourire intimidé.
Mine de rien, ce mec c'était moi avec deux décennies de plus !
Puis il sembla reprendre contenance, se recula et ferma la porte derrière lui.
J'échangeai un regard interrogateur avec mon voisin de droite, c'est à dire Blaise, et reportai mon attention sur la porte quand elle se rouvrit sur mon double.
Il parut abattu quand il nous vit à nouveau, ses épaules s'affaissant et un soupir s'échappant de sa bouche.
- Papa ? Tenta timidement la voix de Gabrielle derrière lui.
Il ne répondit pas, plongé dans ses pensées.
Puis, sans cri égard, il se redressa, nous adressa un sourire flamboyant et d'un ton de voix joyeux mais légèrement hystérique nous dit :
- Bienvenue en 2018 !
Voiloù !
Alors normalement, au chapitre suivant, on aura la réaction de Père Drago. Et sans doute autre chose, mais je ne sais pas encore quoi, c'est pas écrit, et en plus, j'y vais un peu à l'aveuglette pour ce qui ne fait pas aprtie des grandes lignes de l'histoire. Comme on dit, advienne que pourra !
A la semaine prochaine tout le monde !
Bisous !
