Titre : Satané Potion
Rating : Euh . . . pour l'instant, on va mettre T ( juste au cas où )
Genre : Pfffffffff, j'en sais rien, moi ! Un peu de tout. Romance, aventure, humour . . .
Résumé : Ah ça, c'est déjà plus simple ( enfin question de point de vue ) . Alors, c'est : Accueillir à Poudlard pendant une semaine mes enfants qui ont fait un bon de vingt ans en arrière, je peux. Tomber amoureux de Draco Malefoy, je peux. Mais faire un bond de vingt ans en avant, je ne pense pas que je peux . . . HP/DM
Disclamer : Je l'ai oublié au chapitre dernier, mais bon, je me rattrape. Alors, comme d'habitude, tout appartient à J.K. Rowling . . . sauf ce que moi j'ai inventé ! Quoi ? Comment ça, ça vaut rien ?
Note : J'ai eu beaucoup de mal à vous écrire ce chapitre cette semaine suite à un trop plein de travail. J'ai tout de même réussit à le boucler dans les temps, mais je ne pourrais pas en dire autant pour les chapitres suivants. Il se peut donc que je ne publies plus tout les lundi, mais seulement quand j'en aurais le temps. Désolé pour ça, mais je n'y peut malheureusement rien.
Je vous souhaite tout de même une bonne lecture
Chapitre 4 : Ce que nous réserve l'avenir
Sirius était un excellent mélange de Draco et moi. Il arborait la couleur des cheveux typique de la famille Malefoy, accompagné des formidables yeux verts dont j'avais hérité de ma mère. La façon dont il était habillé connotait clairement sa classe et sa distinction, certainement enseigné par Draco Senior, et la légère lueur d'amusement que j'apercevais dans ses prunelles prouvait largement qu'il était aussi un fidèle Gryffondor.
Il s'avança dans la pièce, son regard fixé sur Draco et moi, alors que nous nous étions levés du fauteuil dans lequel nous étions précédemment avachis. Je le vis nous regarder de haut en bas, avant de fixer son regard sur nos visages, puis il sourit.
- Ca fait vraiment bizarre de vous voir aussi jeune. J'ai l'habitude de voir ces visages que sur des photographies. En tout cas, bienvenue chez nous, fit-il avec un grand mouvement de bras englobant la salle.
- Merci, dis-je en me frottant l'arrière de la tête.
Puis, il se désintéressa de nous, avant de se tourner vers James et Gabrielle.
- Vous deux, vous avez intérêt à vous tenir à carreau dans les jours qui viennent parce que je peux vous dire que ça barde à l'étage en-dessous. Je n'avais encore jamais vu Père perdre son sang-froid à ce point-là. Il paraît que vous les avez espionner il y a quelques jours ?
Les jumeaux échangèrent un regard gêné.
- Qu'est-ce que vous avez entendu ?
La discussion devenait intéressant tout à coup. On allait peut-être savoir pourquoi on était arrivé ici finalement, et sans passer par nos deux doubles.
D'un regard autour de moi, je compris que je n'étais pas le seul à être suspendu aux lèvres des trois aînés Potter-Malefoy. Mes amis et les plus jeunes de mes enfants étaient eux aussi entièrement concentrés sur les trois autres.
- Euh . . . , hésita Gabrielle, en fait . . . On a . . . tout entendu.
James affirma les dires de sa sœur par un hochement de tête frénétique et Sirius grimaça.
- Ah ouais, ça explique que papa et Père soit aussi . . . Paniqués. Ils ne m'ont pas dit exactement ce qu'il s'était passé, alors vous allez le faire.
Puis, il partit s'installer sur le canapé où il n'y avait plus personne.
- Alors ? Questionna-t-il.
- On ne peut rien te dire Sirius, puisque les autres sont là, fit James sur le ton de l'évidence.
Les autres, c'était nous ?
- Ah oui, j'oubliais que Père ne veut pas qu'ils sachent.
Ok, les autres, c'était bel et bien nous.
- Dites, ça vous dirait de faire de ne pas parler comme si nous n'étions pas là ? Intervint soudain la voix d'Hermione, irritée. Dites le tout de suite si on vous dérange.
- Euh, Mione, c'est bon, calme-toi, intervint tout de suite Ron avant de se tourner vers Sirius et les jumeaux. Mais elle . . .
Mon meilleur ami fut interrompu par une voix inconnu.
- . . . A raison, c'est très malpoli de parler ainsi des personnes qui sont avec vous.
Nous nous tournâmes alors d'un seul bloc vers le nouvel arrivant . . . Enfin la nouvelle arrivante.
D'à peu près ma taille, des yeux d'une couleur chocolat pétillant et les cheveux toujours aussi indisciplinés, Hermione Granger ( ou plutôt Weasley ) se tenait sur le pas de la porte, les poings sur les hanches, fusillant Sirius du regard. Sa robe de sorcière d'un jolie bleu pervenche soulignait ses courbes généreuses, celle d'une femme dans la fleur de l'âge. Ma meilleur amie était très belle, et je comprenais que Ron est soudain la bouche grande ouverte. Un coup de coude plutôt rude de la part de sa petite amie suffit à le ramener sur Terre.
Je pouffai un peu à cette intervention : Hermione était jalouse d'elle-même.
- Bonjour marraine, que me vaut l'honneur de ta visite ? Demanda Sirius avec un grand sourire effronté en direction d'Hermione Senior.
Celle-ci le fusilla du regard, ses yeux plissés, puis elle dit d'une voix douce où était sous-entendu une extrême irritation :
- Mon cher filleul, sache que tu es attendu depuis près de dix minutes dans la bibliothèque. Aurais-tu oublié, par le plus grand des hasards, qu'une réunion commençait dans moins de deux minutes ?
Les yeux de Sirius pétillèrent d'amusement et je me délectai de ce spectacle.
Je n'avais aucune envie d'intervenir, préférant me repaître de ce que je voyais, en profitant un maximum. Ce n'était pas tous les jours que je pouvais voir et vivre mon avenir. Mes amis semblaient faire de même, car eux aussi avaient les yeux rivés sur les autres. Hermione elle-même buvait du regard la scène que jouait son soi plus vieille.
- Bien sûr que non, tantine, j'allai justement vous rejoindre.
- Ne m'appelle pas comme ça ! Fusèrent deux cris outrés et féminins d'une même voix.
Les deux Hermione se regardèrent interloquées, sous mon regard amusé. Puis, la plus vieille gémit de désespoir avant de lever les yeux au ciel et de se détourner en marmonnant :
- Merlin, où sont donc passer mes dix-sept ans.
A ce stade, je ne pus m'empêcher de pouffer enter mes lèvres étroitement serrés. Je ne fus d'ailleurs, pas le seul, au vu des têtes de Draco, Blaise, Ron et Ginny. Notre réaction amusa les enfants et énerva Hermione.
- Ne vous avisez pas de vous moquer ! Intervint-elle. Je vous signale qu'on a pas encore vu la tête qu'ont la plupart d'entre vous.
Cela calma instantanément Blaise, Ron et Ginny. Mais pas Draco et moi. Après tout, nous nous étions déjà vu et nous n'avions pas à nous plaindre.
- Draco, Harry, attention à ce que vous allez faire, nous menaça Hermione, les yeux plissés, exactement dans la même position que son elle plus vieux quelques minutes plus tôt.
Pourtant, son ton à peine voilé ne réussit qu'à nous achever Draco et moi, et nous nous écroulâmes lamentablement de rire, ne pouvant plus nous retenir. Nos enfants nous accompagnèrent bien vite, suivit de peu par nos amis, bien qu'eux riaient un peu jaune, les mots d'Hermione encore en tête.
- Désolé, Mione, m'excusai-je entre deux crises de rire, mais tu peux tout de même avouer que c'était vraiment tordant !
Pour toute réponse, je ne reçus qu'une exclamation de dédain et un boudage en bonne et due forme.
- Bon, et bien moi je vous laisse ou je vais me faire lapider, annonça Sirius en se levant. Surtout, ne faites pas de bêtises ! Nous prévint-il ensuite avant de quitter la pièce.
Le départ de Sirius laissa un grand blanc dans la salle, pendant lequel nous nous regardions, ne sachant trop quoi faire. Thomas profita de ce petit intermède pour venir me rejoindre, puis il se serra contre moi en me souriant.
Mon cœur sembla vouloir s'envoler à ce geste. Les enfants m'avaient tellement manqués que c'était un réel bonheur de pouvoir à nouveau les voir, leur parler, les toucher. Je n'avais jamais demandé autant et j'étais plus que comblé.
- Bon eh bien, maintenant que nous sommes là et que nous risquons de voir des choses que nous ne devrions pas apprendre, vous pourriez peut-être nous en dire un peu plus sur notre avenir non ? Dit Blaise en allant s'asseoir dans l'un des fauteuils.
Je regardai les jumeaux, puis Maxime et les jumelles.
Ces dernières échangèrent un sourire ravie puis, d'un mouvement, se tournèrent vers leurs aînés en les suppliant du regard.
- S'il vous plaîîîîîîîîît ?
J'éclatai de rire devant les têtes qu'elles affichaient.
Draco prenait la même expression quand il voulait quelque chose que je lui refusais.
Gabrielle soupira alors que James levait les yeux au ciel. Maxime lui, se contenta de tirer un pouf d'un coin de la pièce et de s'installer auprès de Blaise dans l'attente évidente de quelque chose.
- De toute façon, maintenant qu'ils sont là, autant qu'ils en sachent un maximum, plaida Gabrielle en regardant son frère avec un petit sourire d'excuse.
Celui-ci hocha la tête en formant les mots " Père " et " écorchés vifs " puis s'installa avec ses sœur sur le canapé et les poufs qu'ils délogeaient des recoins sombres de la pièce. Draco et moi reprîmes places sur le fauteuil.
- J'ai hâte de savoir ce qu'ils vont nous apprendre, lui murmurai-je dans le creux de l'oreille.
- Moi pas, rétorqua-t-il. Surtout si les nouvelles sont aussi bonnes que tout à l'heure.
Hum, oui, effectivement, de ce point de vue-là . . .
- Qu'est-ce que vous aimeriez savoir ? Demanda Gabrielle.
- Premièrement, que sommes nous devenus ? Voulut savoir Hermione, curieuse.
Ce fut James qui répondit.
- Eh bien, d'après ce que je sais, vous avez tous les six passés vos ASPIC's avec plus ou moins de brio à la fin de votre septième année. Malgré la guerre et la bataille finale qui avait eu lieu peu de temps auparavant, vous avez réussi à vous concentrer sur vos études et à réussir vos examens. Ensuite, Tante Hermy ( une espèce d'exclamation étouffé par Ron résonna du côté de ma meilleure amie ) a décidé de s'engager un peu plus dans la S.A.L.E et s'est faite engagé au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques. Aujourd'hui, elle en est la directrice et a une cinquantaine de personne sous ses ordres. Parmi ces plus brillantes avancés, il y a eu la libération des elfes qui maintenant sont payés au salaire qu'ils veulent et qui, si ils le souhaitent, peuvent avoir des congés. La plupart d'entre eux font comme si la loi n'était jamais passé. Elle a aussi, entre autre, réussit à faire valoir les droits des loups-garous qui sont aujourd'hui reconnus comme des sorciers à part entière par la plupart des nôtres. Ça n'a pas été facile mais elle a réussit.
- Tante Ginny est journaliste à la Gazette du Sorcier, continua Gabrielle. Elle parcourt souvent l'Angleterre ou les autres pays pour pouvoir écrire des articles qui lui tiennent à cœur. C'est elle qui a rédigé le fameux l'article qui narrait ce qui s'était passé pendant le bataille finale, et la plupart des lecteurs ont applaudis son travail, ce qui lui a valu une place de journaliste bien chaude dans les bureaux de la Gazette dès sa sortie de Poudlard. Mais elle a tout d'abord refusé, préférant travaillé dans un journal du nom du Chicaneur qui n'a pas tenu deux ans, et ensuite à commencer son travail de pigiste pour la Gazette.
- Le Chicaneur n'a pas tenu ? S'étonna Ginny, le sourcils froncés. Mais, et Luna, elle ne l'a pas reprit ?
- Qui ça ? Demanda Gabrielle.
- Luna Lovegood, reprit Ginny. Son père est le rédacteur en chef du Chicaneur, et elle sait déjà qu'elle reprendre son travail par la suite. Pourquoi ne l'a-t-elle pas fait ?
- Désolé Ginny, fit Gaby en secouant la tête, mais nous ne connaissons personne qui s'appellerait Luna Lovegood ou tout autre nom. Elle n'est peut-être plus en Angleterre, beaucoup de gens ont quittés le pays après la guerre pour prendre l'air et beaucoup ne sont jamais revenus. Elle fait peut-être partie de ceux-là.
- Ou de ceux qui n'ont pas survécu à la bataille, murmura Draco à côté de moi, faisant en sorte que je sois le seul à l'entendre.
Mon cœur se serra à ses mots.
Je connaissais Luna, tout comme Draco et penser qu'elle soit peut-être morte . . . Me brisait le cœur. C'était étrange de penser que peut-être, son air de douce illuminé ne faisait plus parti de ce monde.
- Oncle Blaise lui, est l'entraîneur du club de Flaquemar. Ils ont remportés les deux dernière coupes d'Angleterre au Quidditch, fit Maxime, reprenant le flambeau. Comme vous le savez déjà, lui et Tante Ginny ont deux enfants, Zachary et Rachel. Ils vivent à Londres dans un loft sur les quais de la Tamise. Comme chez nous, chez eux aussi la magie côtoie la technologie moldu, compléta-t-il en montrant d'un signe de main l'écran ultra plat qui était fixé au mur.
- Oncle Ron, reprit Narcissa avec un grand sourire, vit avec Tante Hermy, Sarah et Nicolas dans une petite maison dans un village sorcier près de Glasgow. Lui et Pansy possèdent leur propre restaurant sur le Chemin de Traverse, puis un deuxième qu'ils ont ouvert récemment à Pré au Lard. Ils ont une quinzaine d'employés à temps pleins, plus quelques saisonniers pour l'Été et les jours d'influences. Leur carte est réputé dans toute l'Angleterre et les plus grands du Ministère n'hésitent pas à y venir.
Étonnement les enfants éclatèrent de rire à cette remarque.
- Les plus grand du Ministère ! Répéta Jennifer en continuant à rire un peu. Quand on sait qui est le Ministre de la Magie, on ne se demande même pas pourquoi que c'est là que se passe les repas d'affaires les plus importants !
- Qui est Ministre de la Magie ? Demandai-je, en même temps que Ron et Ginny.
Les enfants eurent alors un sourire resplendissant et annoncèrent d'une voix forte et triomphante :
- Papy Arthur !
J'en fit tomber ma mâchoire.
Papy Arthur ?! Arthur Weasley ?!
- Attendez, attendez, modéra Ron en secouant une main alors que l'autre se tenait le front. Vous voulez dire que mon père deviendra Ministre de la Magie ?
- Oui, répondit Thomas qui s'était allongé sur le tapis moelleux posé entre les fauteuils. Et même qu'il paraîtrait qu'il a lamentablement écraser son adversaire aux précédentes élections. Enfin, c'est papa qui le dit alors il est peut-être pas tout à fait impartiale.
Je ne pensai même pas à sourire à la boutade de Thomas, trop scotché que j'étais par la révélation des enfants.
Arthur Weasley était, à cette époque, Ministre de la Magie, personnage le plus important du monde magique Anglais . . . Et je ne connaissais personne d'autre que lui pour aller à ce poste. Après tout, la famille Weasley était certainement celle qu'il fallait dans le plus hautes sphères de la politique. Ils étaient de sang-pur et mais n'avaient pas un comportement de Mangemorts . . . Oui, Arthur Weasley était parfait pour ce rôle.
- Théodore, le mari de Pansy, reprit Thomas, est infirmier à Poudlard depuis que Pomfresh à prit sa retraite. Il travaillait à St Mangouste avant mais il voulait partir depuis longtemps alors ça lui a fait plaisir quand Minnie lui approprié de reprendre le poste.
- Qui est Minnie ? Demanda Hermione, faisant écho à des pensées que je n'avais pas encore clairement formulées.
- Minerva McGonagall, répondit James, l'actuelle directrice de Poudlard.
- Et Dumbledore, qu'est-il devenu ? demandai-je à mon tour.
Pitié, Merlin, faites qu'ils ne me répondent pas qu'il était mort durant la guerre !
- Il a prit sa retraite il y a quinze ans, fit James ( merci Merlin ! ) et depuis, plus personne ne l'a revu. Il paraîtrait qu'il s'est retiré sur une île déserte du pacifique où il se fait dorer la pilule.
Une image bizarre de Dumbledore en maillot du début du vingtième siècle s'imposa à mon esprit et je m'amusai pendant quelques secondes à l'imaginer en train de pêcher sur des rochers ou se construire une cabane dans les arbres . . .
Je me secouai mentalement la tête.
Ce n'était pas vraiment le moment de penser à ce genre de trucs !
- Papa travaille au Département des Mystères, il est devenu Langue de Plomb, reprit alors James.
DE QUOI ?! Et mon rêve de devenir Auror alors ?!
- Il n'est pas Auror ? s'étonna Hermione en me jetant un regard incisif.
- Non, répondit James. Après la guerre, il a décidé que finalement le métier d'Auror ne lui convenait pas. Il en avait déjà trop vu, et ne voulait pas passer sa vie avec l'étiquette " héros du monde sorcier " collée sur le front. Du coup, il a prit des cours de Runes et d'Arithmancie par correspondance pendant un an et à décider de devenir Langue de Plomb. Inutile de préciser qu'ils étaient plus qu'heureux de le voir débarquer là-bas.
- Tellement heureux d'ailleurs, qu'ils le surchargent de travail pour éviter qu'il est dans l'idée de démissionner, ironisa Gabrielle.
- Et Père, continua James comme si sa sœur n'était pas intervenue, est l'actuel Directeur du Bureau des Aurors.
Un ange passa. Dansant la macarena. En string léopard.
- QUOI ?! S'écria Draco en même temps que moi, une fois le choc passé.
Non mais, attendez ! C'était quoi ce bordel ?! C'était mon rêve à moi de devenir Auror pas celui de Draco ! Où est-ce qu'on avait merdé, hein ?! A quel endroit on avait loupé le coche de la normalité ?
- On peut savoir pourquoi j'ai eu l'idée absolument stupide de devenir Auror ? Demanda Draco d'une voix doucereuse.
- Après la guerre, tu as prit conscience qu'Harry était la cible privilégié de nombreux partisans de Voldemort. Ton amour pour lui t'as poussé à choisir le métier qui t'aiderait à atteindre ton but qui était de le protéger contre vent et marées. Et contre toute attente, je me suis mis à adorer mon boulot.
Les derniers mots avaient été dit d'une voix lasse et consterné.
Nous nous retournâmes pour constater que c'était Draco Senior qui se trouvait sur le pas de la porte et qui venait de les prononcer.
- T'as choisi ce boulot pour protéger Harry ? Fit Draco d'un air sceptique. Mais aux dernière nouvelles, il était tout sauf incapable de se protéger de banals Mangemorts.
Je vis Draco Senior m'envoyer un regard incisif.
- Tu dis ça parce que tu ne le connais pas encore assez, et surtout parce que chez vous, Voldemort est encore en vie. Mais crois-moi, le vrai Harry Potter est bien loin de ce que tu penses.
Je déglutis difficilement.
Oui bon, ce n'était pas parce que je sortais avec Draco depuis trois mois qu'il connaissait tout de ma vie et l'inverse était aussi valable. Par exemple, nous évitions tout deux d'aborder le sujet de notre enfance, ce que j'appréciai grandement. Le fait que cette guerre me collait une trouille monstre et que je répugnai à tuer un homme ( si tant est que c'était un homme ), il l'ignorait aussi.
Je vis Draco me lancer un regard curieux du coin de l'œil, mais j'évitai soigneusement de croiser son regard, me mordillant la lèvre inférieur.
- Trêve de bavardages, reprit Draco Senior, je suis venue vous chercher.
Je redressai la tête, intrigué.
- Tout nos joyeux visiteurs sont conviés à la première réunion de l'Ordre du Phœnix de ces vingt dernières années, conclut-il avec un sourire ironique et un mouvement de la main vers la sortie.
Au prochain chapitre, nos voyageurs feront connaissance avec l'Ordre du Phoenix au complet . . . enfin, celui de 2018 :D
A plus !
Bisous
