Titre : Satané Potion
Rating : Euh . . . pour l'instant, on va mettre T ( juste au cas où )
Genre : Pfffffffff, j'en sais rien, moi ! Un peu de tout. Romance, aventure, humour . . .
Résumé : Ah ça, c'est déjà plus simple ( enfin question de point de vue ) . Alors, c'est : Accueillir à Poudlard pendant une semaine mes enfants qui ont fait un bon de vingt ans en arrière, je peux. Tomber amoureux de Draco Malefoy, je peux. Mais faire un bond de vingt ans en avant, je ne pense pas que je peux . . . HP/DM
Disclamer : Je l'ai oublié au chapitre dernier, mais bon, je me rattrape. Alors, comme d'habitude, tout appartient à J.K. Rowling . . . sauf ce que moi j'ai inventé ! Quoi ? Comment ça, ça vaut rien ?
Note : Salut à tous ! Comme vous le savez, les mises à jour ne seront plus régulières vu que je vais terminer cette fic dans les règles de l'art. Je pense que vous serez tous contents d'apprendre qu'après l'effacement de mémoire, je vous ferai une nouvelle rencontre Harry/Draco. Ne me remerciez pas, vous allez devoir patienter ! Bien fait pour vous ! lol
Allez, bonne lecture à tous !
Chapitre 7 : Se battre pour sauver des vies
Étonnement, les couloirs de Poudlard étaient vide. Les tableaux étaient silencieux, les armures et les statues ne bougeaient plus, comme si tous étaient conscients que quelque chose de grave se passait.
Dès qu'Hermione m'avait apprit la nouvelle de l'arrivée de Lucius à Poudlard, mon sang n'avait fait qu'un tour, et je m'étais habillé en un temps record avant de me précipiter hors du dortoir. Toute la tour des Gryffondor avait été réveillé par les bruits de combat du parc, mais je n'avais croisé ni Thomas, ni Sarah. J'espérais que le benjamin de la famille était encore au fond de son lit, loin de tout ça, et que Sarah avait suivit ma fille pour l'empêcher de faire une bêtise plus grosse qu'elle. A présent, je courais à la vitesse du son dans les corridors du château en direction du dortoir des Serpentard.
- Harry, moins vite, cria Hermione derrière moi.
Je me retournai sans m'arrêter pour remarquer que mes meilleurs amis ne suivaient pas mon rythme.
- Dépêchez-vous, leur criai-je, il faut prévenir Draco !
Hermione ouvrit la bouche pour riposter, ralentissant son allure, mais je l'empêchai d'en placer une :
- Économise ton siffle, on y est presque.
Je me tournai à nouveau et évitai de justesse un pan de mur que mon dos n'avait pu voir. Nous courûmes encore sur une dizaine de mètres, puis je pilai, arrivé le premier devant le mur de pierre nu, passage vers les cachots des Serpentard.
- Et sans mot de passe, tu comptes faire comment ? Fit Hermione, essoufflée, mais les bras tout de même croisés sur son torse, me montrant son mécontentement.
Je l'ignorai, et filai un coup de pied dans le mur.
- T'as intérêt de me laisser passer si tu veux pas que je te fasse exploser ! Criai-je à l'encontre du passage.
Il n'y eut pas un mouvement.
Je jurai copieusement, sous les cris indignés d'Hermione et le regard respectueux de Ron.
- Je ne te connaissais pas un vocabulaire aussi développé, Harry, plaisanta mon meilleur ami.
J'inspirai profondément, essayant d'endiguer ma colère qui menaçait d'exploser à tous moments. Il me fallait réserver cette explosion pour cette enflure de Mangemort qu'était Lucius Malefoy.
- Désolé Ron, mais comme le dit le proverbe " aux grand maux, les grands remèdes ". Et ce putain de passage de mes deux ne veut pas . . .
Je ne terminai jamais ma phrase. L'ouverture de la porte cachée m'en empêcha. Et je me retrouvai nez à nez avec Blaise.
- Il me semblait bien avoir entendu la voix mélodieuse d'Harry, fit-il avec un grand sourire.
Puis, il reprit, plus sérieusement.
- Je crois que tu devrais monter, Draco est en train de nous péter un câble.
Je n'attendis pas la suite, si suite il y avait, et m'engouffrait dans la salle commune surpeuplée, que je parcourus rapidement avant de descendre dans les dortoirs. Je pénétrai dans celui étiqueté septième année, et m'arrêtai devant le spectacle qui s'offrit à mes yeux.
Draco, habillé de pied en cap, avait la baguette dégainé, s'opposant à Gabrielle et James, essayant apparemment tout deux de le raisonner.
- Draco, baisse ta baguette, fit Gabrielle d'une voix calme, les mains tendus en avant.
- Non, répondit celui-ci d'un ton sec.
- Je te jure qu'on ne fera rien, promit-elle.
- Comme si j'allai te croire, ironisa Draco. Vous êtes exactement comme Harry, fonceur, sans vous soucier des gens qui vous entourent et qui vous aiment.
Euh . . . Je devais bien le prendre ou pas, là ?
- Bien que je vois pas du tout de quoi tu veux parler, dit Gabrielle, conciliante, je te promets que nous allons juste aller dans le parc voir ce qu'il se passe, et revenir immédiatement après.
Personnellement, je n'y croyais pas du tout à ce gros mensonge, alors j'imaginai que Draco non plus.
- Mais c'est pas vrai ! Cria-t-il à bout de patience. Vous me prenez vraiment pour un véracrasse !
Un peu, oui, Draco.
- Pas du tout, s'écrièrent James et Gabrielle - faussement - indignés.
Je vis les yeux de Draco se plisser dangereusement et je décidai d'intervenir avant qu'il n'y ait des morts.
- Soit vous nous dites la vérité, soit on vous attache, fis-je d'une voix forte en dégainant ma baguette et en allant me poster à côté de Draco.
Ils me regardèrent arriver avec des yeux ronds.
- Harry ?! S'exclama Draco. Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis venu empêcher ces deux abrutis d'aller faire une connerie du genre, aller se battre contre leur grand-père.
Long silence.
Quoi ?! J'avais dit une connerie encore ?
- Merci de me rappeler que c'est mon père qui souhaite assassiner mes propres gosses, fit Draco d'une voix aigre en me fusillant du regard.
Ah.
Euh, oui, effectivement grosse boulette là.
- Désolé, marmonnai-je, d'une voix contrite en évitant son regard meurtrier.
Il soupira.
- Non, ce n'est rien, Harry. Tu as raison, et il faut le dire avec les termes qui conviennent. De toute façon, d'ici six mois, je serai obligé de m'y faire. Et je n'ai jamais réellement aimé mon père de toute manière.
Attendri par son air résolu mais triste, je m'avançai et le pris dans mes bras. Mon blondinet préféré avait besoin d'un câlin. Il posa sa tête sur mon épaule, et je frottai tendrement son dos en signe de réconfort.
- Au cas où ça vous intéresserait, retentit soudain la voix de Blaise, je vous signale que votre interlude a permis aux jumeaux de se carapater.
Nous nous séparâmes l'un de l'autre à la vitesse de l'éclair, et d'un simple coup d'œil, je sus que Blaise disait vrai.
Ces maudits gamins s'étaient fait la belle !
Je soupirai.
- Ok, pas besoin de courir, dis-je, de toute façon, nous savons où est-ce qu'ils sont allés.
Draco me regarda comme si j'étais un abruti fini.
- Et ce n'est pas une assez bonne raison pour leur courir après ? S'exclama-t-il incrédule.
- Draco, le raisonnai-je, leurs vrais parents sont certainement là-bas. Tu crois vraiment qu'ils ne vont pas les empêcher d'intervenir ?
Il ouvrit la bouche pour riposter, mais la referma sans proférer un son. Il savait que j'avais raison.
- Allons-y quand même, dis-je, au moins pour nous assurer de ce que j'avance.
Nous sortîmes de la chambre, Blaise nous précédant, et nous passâmes dans la salle commune à présent vide.
- Bah, où est-ce qu'ils sont tous passé ? M'étonnai-je en regardant autour de moi, alors que l'on rejoignait Hermione et Ron près de la sortie.
- Ils sont partis donner un coup de main aux enseignants, répondit Hermione, le visage défait. Les plus vieux sont partis se battre.
Je ne comprenais pas. Pourquoi des élèves allaient se battre contre Malefoy ? Sa cible n'était pas Poudlard, seulement les jumeaux. Alors pourquoi les autres se battaient-ils pour une cause qui ne les touchaient pas directement ?
- Où sont Maxime et les jumelles ? Demanda Ron.
Sa question me réveilla subitement et je m'inquiétai alors pour les plus jeunes de la famille.
- Ce sont des Potter-Malefoy, fit une voix derrière Ron et Hermione, où croyez vous qu'ils soient ?
Nous nous retournâmes tous pour voir Ginny apparaître, tenant Thomas par la main. Ce dernier se sépara de la jeune fille pour courir vers moi, et il se blottit contre moi, pleurant à chaudes larmes.
- Tu vas les sauver n'est-ce pas ? Sanglota-t-il contre mon ventre. Tu vas tuer Lucius et tu vas ramener tout mes frères et sœurs, et mêmes mes papas, hein ?
Je ne sus quoi lui répondre et jetai un regard perdu et suppliant à mes amis.
Ce fut Hermione qui me sauva en décollant Thomas de mon corps et en le prenant par les épaules pour le forcer à lui faire face.
- Thomas, écoute. On va faire notre possible pour ramener les autres, d'accord ? On va aller prévenir tes parents qu'ils sont sortis, mais en contrepartie, tu dois nous jurer que tu vas rester ici bien sagement. Nous n'arriverons à rien si on s'inquiète pour toi. Alors tu vas aller dans la Grande salle et tu nous y attendras, d'accord ? On t'y rejoindra dès que possible.
Thomas hésita un peu pour la forme, puis il acquiesça de la tête.
- On va t'accompagner jusque là-bas, fit Draco, et ensuite nous irons chacun de notre côté.
- Oui, approuvai-je d'un vigoureux hochement de tête. Nous irons plus vite si on se sépare.
Décidés, nous sortîmes de la salle commune des Serpentard, et nous dirigèrent vers la Grande salle.
oOo
Le bruits de l'extérieur étaient assourdissants. Et les combattants bien plus nombreux que je ne l'aurais pensé. Partout les gens se battaient en duel ou à plusieurs. Parfois les chances étaient équilibrés, d'autres fois non. Beaucoup étaient déjà à terre, les plus vaillants ne pouvant s'occuper d'eux, trop occupés à se battre pour sauver leur vie. C'était alors des élèves, certainement ceux des première années, petits et passant inaperçus, qui ramenaient les corps et les blessés vers le château.
- Merlin, c'est affreux, entendis-je balbutier Ginny à côté de moi.
- C'est la guerre, répondit Blaise d'une voix triste et basse.
Nous étions en haut des marches extérieurs, menant à la lourde porte de bois, regardant le combat se déroulant sous nos yeux. Dans le tumulte des cris de douleurs, de rage, de victoire, de sorts, il était impossible de reconnaître qui que ce soit, de voir où étaient les gens que nous recherchions. La nuit était profonde, lune noir au dessus de nos têtes, étoiles scintillantes masqués par de lourds nuages. Il allait pleuvoir. Seuls les rayons de sorts éclairaient par intermittences la désolation du spectacle.
- Allons-y maintenant, avant que nous ne changions d'avis, marmonna Ron. Je sens mon courage légendaire de Gryffondor en train de prendre la fuite.
Sa plaisanterie ne dérida personne, même pas lui.
- A tout à l'heure, marmonnai-je avant de descendre précipitamment les marches.
Je filai aussi vite que possible, ne voulant pas m'attarder. Je savais qu'aucun d'entre nous ne mourraient aujourd'hui - ou en tout cas, j'espérais ne pas me tromper - mais je me faisais tout de même beaucoup de souci pour eux.
Bonne chance mes amis.
Baguette à la main, je fonçai au milieu des combattants, essayant de repérer un visage connu parmi tout ces étrangers, quelqu'un que je connaissais dans mon temps ou l'un de mes enfants que je ramènerai en sûreté, par la peau des fesses si il le fallait. J'évitai les sorts me frôlant, les mouvements de bras et de jambes désordonnés des adversaires, les corps parsemant l'herbe, me faufilant pour essayer de repérer quelqu'un, quelque chose qui me renseignerait sur une personne à qui je pourrai aller parler.
- A terre !
Le cri retentit derrière moi, et j'eus tout juste le temps de m'écraser le nez dans l'herbe avant qu'un rayon de couleur noir ne me passe au dessus de la tête. Je ne voulais même pas connaître ses effets.
Je me retournai sur le dos, et vis un homme de haute stature s'écrouler sur le sol, les jambes formant un angle bizarre et hurlant de douleur. Son attaquant se précipita ensuite sur moi et je tendis ma baguette, paré à toutes éventualités.
- Est-ce que ça va ?
Je soupirai imperceptiblement et baissa ma baguette pour attraper la main tendue de Draco Senior.
- Ca va, merci de m'avoir prévenu.
- J'avais plutôt intérêt si je veux que mon passé reste ce qu'il est.
Pas faux.
- Qu'est-ce que tu fais-là ? Me demanda-t-il, tout en stupéfiant un homme qui se précipitait sur nous.
- Je suis venu vous prévenir que tous vos enfants, sauf Thomas, sont sur le champ de bataille.
Il se figea, ses yeux anthracite fixés sur les miens.
- Je savais bien qu'on aurait dû a les attacher ! S'écria-t-il alors, me faisant sursauter.
Il tendit sa baguette derrière moi et jeta un sort informulé. Je me retournai et vis ce qui semblait être une femme, allongée par terre, les mains crispées sur son visage, ivre de douleur.
Mais quels genres de sorts pouvaient bien employés Draco Senior ?
- Aide-moi à les retrouver, me dit-il en m'attrapant par la main pour me forcer à le suivre entre les combattants. A deux se sera mieux. Pendant que tu t'occupes de les repérer, moi je nous protège, ok ?
- Euh, ok.
Et commença alors une chose que je n'aurais jamais imaginé. Moi, cherchant mes futurs enfants sur un champ de bataille occasionné par mon futur beau-père, protégé par le futur de l'homme que j'aimais, et tout ça pour sauver mes enfants d'une mort certaine voulu par leur grand-père.
Est-ce qu'on pouvait me permettre d'aller me recoucher ?
Je m'abaissai pour éviter un jet de lumière rouge, puis un second jaune, et ensuite un vert. Ce dernier m'arracha un frisson, conscient de ce qu'il aurait pu faire de moi. Je jetai un regard autour de moi, continuant d'avancer dans le sillage de Draco Senior, mais je ne voyais pas assez bien malgré ma vue parfaite. J'avais peur de louper quelque chose d'important, de ne pas voir à temps l'un ou l'autre des enfants ou une personne en danger. Tout autour de moi, les gens se battaient, évitant les sorts tout en tentant d'abattre son adversaire. Et bien malgré moi, une fois le choc passé, j'étais impatient de me battre. Je voulais en découdre, m'en prendre à tout ceux qui prétendaient vouloir faire du mal aux gens que j'aimais. J'ignorai si mes amis allaient bien, si les enfants, leurs parents et leurs amis allaient bien.
- Harry ?
Draco Senior s'était arrêté sous un arbre à la lisière de la Forêt Interdite. Nous nous étions éloigné des combats, mais j'avais l'impression d'y être encore.
- Tu as vu quelque chose ? Me demanda-t-il.
Je secouai la tête.
Je n'avais rien vu, repéré personne.
Il soupira.
- Ok, on y retourne, m'apprit-il, mais cette fois, nous allons jusqu'au château et tu t'y mettras à l'abri.
J'ouvris la bouche pour protester mais il me bâillonna de sa main avant que j'ai pu émettre un seul son.
- Sans discuter, fit-il d 'une voix dure. Tu sais qu'on ne peut pas se permettre de te perdre, tu n'as pas encore accompli la prophétie. Et ton Draco me tuerait si il savait que j'ai laissé quoi que ce soit t'arriver.
Je faillis lui demander comment il pouvait en être aussi sûr . . . Jusqu'à ce que je me rappelle que mon Draco, c'était lui plus jeune. Les paradoxes temporels commençait doucement à me faire griller les quelques rares neurones qui me restait.
Il repartit et je lui emboîtai le pas, pas vraiment certain d'avoir le choix de toute façon. Nous fendîmes la foule comme la première fois, et je ne cessai de regarder autour de moi, essayant d'intercepter une pose, une odeur, un son qui me permettrait de reconnaître quelqu'un.
Puis, miracle . . .
- Là ! Criai-je par dessus le tumulte en agrippant la robe déchiré de Draco Senior. Maxime et les jumelles, sont là, lui répétai-je en lui montrant de la main trois petite silhouettes combattant vaillamment pour sauver leurs vies.
Draco se précipita sur le combat, fou de rage et je le suivis. Son premier sort écarta ses enfants de leur adversaire, et il s'interposa entre eux et la combattante. Oui, combattante . . . Bellatrix Lestranges.
- Draco, cracha-t-elle, telle une injure en le voyant.
Elle avait changé, beaucoup changé. Son visage était marqué par les cicatrices et les rides, ses lourds cheveux étaient coupés court sur sa nuque en un carré désordonné, et son corps malingre prouvait un manque de nutrition. Pourtant, ces yeux délavés par la fatigue morale et physique possédaient encore cette lueur de folie meurtrière. Elle demeurait une combattante dangereuse.
Je rejoignis les enfants, ne lâchant pas le combat du regard.
Draco et Bellatrix étaient entraînés dans une sorte de danse mêlées d'éclairs de couleurs que tout deux évitaient avec un grand soin, non sans cesser d'harceler l'autre. Les plus courants étaient les rouges, parfois accompagnés de noirs ou de jaune, ainsi que de mauves. Mais le plus étrange était que jamais le vert ne faisait son apparition. Étrange, Bellatrix aimait pourtant tellement donné la mort . . .
- Harry, tu as vu James et Gabrielle ? Me hurla Maxime.
Je me tournai vers lui.
Sa robe de sorcier qu'il avait enfilé par dessus son pyjama était déchiré de partout et il lui manquait la manche gauche. Tout le côté droit de son visage était en sang, mais il semblait pourtant bien portant.
- Non, on ne les a pas trouvé. Mais vous, comment ça va ?
- Narcissa à la cheville cassée, je pense, elle ne peut pas marcher. Jennifer a quelques égratignures, mais ça va dans l'ensemble.
- Et toi ? Ton visage ?
- Une simple blessure, je ne la sens déjà plus.
Je hochai de la tête et me tournai à nouveau vers le combat.
Durant ce laps de temps pourtant très court, Draco avait réussit à prendre l'avantage sur sa tante. Elle faiblissait, n'évitant plus les sorts avec une telle dextérité, et Draco en profitait pour la bombarder de sortilèges plus coriaces. Enfin, il incanta un Stupéfix et Bellatrix s'écroula à terre, inconsciente.
Je me levai, et aidai Maxime à soulever sa sœur pendant que Draco ligotait sa tante et la faisait léviter à nos côtés.
- On va au château, nous hurla-t-il. Jennifer, tu fais léviter Lestranges pendant que je nous protège des sorts.
Il passa devant, à peine fatigué par son combat et nous le suivîmes tel des petits moutons suivant leur berger. Il nous fit fendre les combats rapidement et nous mena jusqu'aux marches.
- Allez dans la Grande Salle, Théo a dû installer les blessés là-bas. Il s'occupera de Cissa dès qu'il en aura le temps. Ne ressortez sous aucun prétexte ! Nous prévint-il avec un regard flamboyant.
Ces enfants acquiescèrent. Je restai silencieux.
Il n'était pas mon père - heureusement ! - et n'avait pas conséquent aucuns ordres à me donner. Et il le savait.
Il fit demi-tour et replongea au cœur de la bataille, alors que nous gravissions les marches jusqu'à la lourde porte de bois ouverte. Nous la dépassâmes et grimpâmes le grand escalier de marbre avant de pénétrer dans la Grande Salle bondée. Les blessés gémissaient, hurlaient, pleuraient aux milieux des infirmiers et des médicomages qui tentaient de les soigner dans la mesure de leurs moyens.
Quelqu'un avait fait du bon boulot pour avoir réussi à envoyer tout ce personnel aussi rapidement. Même les Aurors étaient là.
Nous installâmes Narcissa sur une chaise toute proche, et son frère et sa sœur restèrent à côté d'elle.
- Restez-là, leur dis-je, je vais voir si je ne peux pas trouver les jumeaux.
Maxime acquiesça et je retournai dehors.
Mais je ne dépassai pas le hall d'entrée.
Là, au bas des escaliers de marbre, se trouvait Gabrielle, me tournant le dos. Une brise venant de nulle part soulevait légèrement ses cheveux et faisait claquer ses vêtements moldus. Une aura de puissance et de magie l'entourait invisiblement.
Et devant elle, se trouvait Lucius Malefoy.
Et j'avais beaucoup de mal à croire qu'il avait passé autant de temps en prison.
Et un cliffangher ! Un ! :D
Mais oui, moi aussi je vous aime. En plus, vous ne savez pas quand viendra la suite, et j'ignore moi aussi quand est-ce que je l'écrirai.
A bientôt !
Bisous :x
