Titre : Satané Potion
Rating : Euh . . . pour l'instant, on va mettre T ( juste au cas où )
Genre : Pfffffffff, j'en sais rien, moi ! Un peu de tout. Romance, aventure, humour . . .
Résumé : Ah ça, c'est déjà plus simple ( enfin question de point de vue ) . Alors, c'est : Accueillir à Poudlard pendant une semaine mes enfants qui ont fait un bon de vingt ans en arrière, je peux. Tomber amoureux de Draco Malefoy, je peux. Mais faire un bond de vingt ans en avant, je ne pense pas que je peux . . . HP/DM
Note de l'auteur : Non, vous n'avez pas la berlue ! Ceci est bel et bien un nouveau chapitre de Satanée Potion. Satanée qui s'écrira dorénavant avec un "e" puisque ma toute nouvelle bête-lectrice m'a fait remarquée que potion était un nom féminin . . . et que donc, ça s'accorde . . . --'. Vous pouvez donc, tous en choeurs, remercier chaleureusement avec moi Fantogomas (ma bêta, pour ceux qui ne suivraient pas) pour ce chapitre SANS FAUTES HONTEUSES ! cours se cacher dans un coin Mea Culpa pour tous les autres chapitres qui doivent être truffés de fautes ! Et pendant que j'y suis, mea culpa aussi pour le un mois d'attente . . . en fait, plus d'un mois, même. Vraiment désolé !
Mais bon, le principal c'est qu'il soit là. Alors je vous souhaite à tous une agréable lecture !
Chapitre 10 : (Sans) bagarres
J'éclatai de rire à la blague de Seamus.
- Elle est bien bonne, hein ? fit-il, lui aussi mort de rire, en se tenant à mon épaule pour ne pas tomber à terre.
Mon rire redoubla d'intensité au souvenir de son histoire drôle, accompagné de celui de Ron et Dean, puisque ce dernier venait de raconter à son tour la blague à mon meilleur ami.
Nous attendions devant la porte de la classe de potions, deux semaines après que j'eus pris la décision de ne plus répondre aux attaques des Serpentard. Etrangement, cela m'avait laissé beaucoup de temps libre que j'avais mis à disposition pour m'entraîner à différents sorts d'attaques et de défenses, pour le plus grand bonheur de Dumbledore qui avait parut ravi de me voir prendre cette initiative.
Le silence s'installa soudain dans le couloir, signe que les Serpentard nous rejoignaient.
Je soupirai.
Malgré le fait que j'avais cessé de répondre à toutes leurs provocations, mes camarades, eux, ne faisaient pas pareils. Ce qui était bien dommage.
Sachant parfaitement ce qui allait suivre, je m'écartai un peu et rejoignis Hermione qui lisait un livre de sorts de défense pour moi. Elle était devenue mon professeur attitré.
- Tu trouves des choses intéressantes ? lui demandai-je.
- Rien que tu ne connaisses déjà, fit-elle en refermant violemment son bouquin. Je crois qu'à présent tu vas devoir te contenter de la pratique.
J'affichai un grand sourire.
Cette perspective n'était pas pour me déplaire.
- Hermione ?
Nous nous retournâmes tout deux à l'interpellation.
C'était Blaise Zabini, qui s'avançait vers nous.
Conséquence tout à fait inattendue de mon refus catégorique de continuer à me battre avec Malefoy, Blaise, son meilleur ami, s'était rapproché d'Hermione et moi, lui aussi commençant à en avoir assez de nos rixes quotidiennes. Ce qui faisait qu'il passait parfois un peu de temps avec nous, comme maintenant. Sauf qu'il ne l'avait encore jamais montré en public, préférant d'habitude la discrétion d'un coin sombre de la bibliothèque.
- Est-ce que tu aurais fait ton devoir de Runes anciennes, par hasard ? continua le métis.
- Oui, pourquoi ? s'étonna ma meilleure amie en le voyant s'approcher.
D'un simple coup d'oeil, je remarquai que les élèves autour de nous regardaient Blaise et Hermione discuter, les yeux ronds.
- J'ai un souci avec l'une des runes, je crois que je l'ai mal traduite et ça fausse le sens de la phrase.
Je déconnectai à ce moment-là. Les devoirs de Runes ne m'intéressaient pas, puisque je ne suivais pas personnellement ce cours.
De manière étrange, mon regard se posa automatiquement sur Malefoy . . . dont le comportement me parut bizarre.
Pourquoi donc regardait-il Blaise de cette manière ? J'aurais plutôt pensé qu'il aurait été outré et en colère de voir son ami discuter avec Hermione, mais non. Il avait plutôt l'air . . . jaloux. Mais de quoi, ça c'était un mystère.
En le regardant, me revint en mémoire les évènements des derniers jours. Ca ne lui plaisait pas que je ne réponde plus à ses provocations. Quand il me bousculait, je le regardais à peine, quand il m'appelait, je faisais comme si je n'avais rien entendu, quand il m'insultait, je ne répondais pas. Et au bout de deux semaines, je crois bien qu'il en avait assez que je l'ignore, car il devenait de plus en plus hargneux.
- Entrez ! rugit soudain la voix de Rogue en ouvrant sauvagement la porte de sa classe.
Ouh la, il avait l'air d'être à prendre avec des pincettes . . . Enfin, c'était pas comme si on n'avait pas l'habitude, non plus. Mais là, c'était plus que d'ordinaire, rien qu'à voir la veine battante sur sa tempe.
Je me dirigeai vers ma place habituelle pour m'installer, à l'instar de mes camarades, quand la voix de Rogue claqua sèchement dans l'air, prononçant des mots qui me glacèrent le sang.
- Réorganisation des places. Attendez que je vous nomme les nouveaux binômes.
Un silence à couper au couteau envahit la salle.
Ca sentait pas bon ça, pas bon du tout. Qu'est-ce qu'il lui prenait de nous réorganiser ?
Et ce fut là, qu'il donna les binômes . . . Et que les Gryffondor se retinrent de gémir de désespoir et les Serpentard d'hurler d'horreur. Pourquoi mettre un représentant de chaque maison dans les binômes ? Il voulait une Troisième Guerre Mondiale ou quoi ?!
- Avant qu'un seul d'entre vous ne fasse une remarque déplacée, grinça-t-il des dents derrière son rideau de cheveux gras, sachez que cette . . . idée nous vient du directeur. Alors prenez vos places.
Nous obéîmes . . . en grognant.
- Et en silence !
Plus un bruit.
La mort dans l'âme, et me demandant comment j'allai survivre à ces deux heures de Potions, je m'installai au deuxième rang . . . avec Malefoy.
Nota bene : penser à remercier chaleureusement Dumbledore pour cette formidable idée.
J'entamai alors un rituel nécessaire vieux de . . . deux semaines. Et répétai mon mantra.
Ne pas s'énerver et rester calme en toutes circonstances.
- Potter, je te demanderai la plus grande concentration - si tant est que tu en es capable - pour que je puisse avoir une bonne note à ce devoir, c'est compris ? Alors tu gardes tes sales paluches de Gryffondor loin du chaudron, et tout ira bien.
Ne pas s'énerver et rester calme en toutes circonstances.
- Potter, passe-moi la figue séchée.
Ne pas . . .
- T'appelle ça éplucher, Potter ? C'est du travail de sagouin !
. . . S'énerver et . . .
- Potter, un singe aurait fait mieux !
. . . Rester calme en . . .
- Mais c'est pas vrai, Potter, t'as deux mains gauches ou quoi ! Et je t'ai dit de ne pas t'approcher du chaudron !
. . . Toutes circonstances.
- Des lamelles de deux millimètres, Potter, deux millimètres. Pas centimètres. On a oublié de t'apprendre à lire ou quoi ?! Ce qui expliquerait pas mal de choses, d'ailleurs, surtout l'absence d'intelligence dans ton regard.
NE PAS . . .
- Potter, mais c'est pas vrai ! Tu cherches à saboter la potion ou quoi ?! Et reste loin du chaudron !
. . . S'ENERVER ET . . .
- Où est l'essence de Burmap ? Potter, t'as oublié d'aller la chercher ! Lève tes fesses !
. . . RESTER CALME EN . . .
- Potter, où est-ce que t'as vu qu'il fallait découper la queue de rat ? Laisse-moi cette queue tranquille ! Mais c'est pas vrai, t'es un bon à rien, toi, tu sais rien faire de tes dix doigts !
- . . . TOUTES CIRCONSTANCES !
L'ensemble de la classe se tourna vers moi, interloqué.
Euh . . . Qu'est-ce que je faisais debout, moi ?
- Mr Potter ! beugla Rogue, puis-je savoir ce qu'il vous prend de crier ainsi dans ma classe !
Ah. Je crois bien que je venais de hurler la fin de mon mantra. Pas cool. Mais en même temps, Malefoy me tapait vraiment sur les nerfs ! Il me prenait pour quoi, son domestique ? Son chien ? Et puis, on était un binôme. Qu'est-ce qu'il n'avait pas compris dans la phrase pour qu'il veuille travailler seul ? Et je n'étais pas nul en potion, seulement . . . Je possédais un léger désavantage causé par une petite mésentente entre mon professeur et moi.
- Potter, assieds-toi ! siffla Malefoy entre ses dents, me fusillant du regard.
- Quand t'arrêteras de me prendre pour ton esclave ! ripostai-je à voix haute.
Pourquoi donc souriait-il ainsi ? Aussi . . . perversement ?
- Messieurs Potter et Malefoy, fit soudain la voix dangereusement proche de Rogue.
Je me rassis lourdement sur mon siège quand je vis que notre professeur s'était glissé jusqu'à notre table et qu'il se penchait vers nous pour parler.
- Puisque apparemment vous semblez tant apprécier discuter autour d'un chaudron, vous viendrez en retenue ce soir pour récurer ceux des premières années. A huit heures !
Il s'éloigna de nous, dans un tourbillon ridicule de cape noir.
Et une retenue de gagnée, une !
oOo
- Mon pauvre, c'est vraiment pas de chance, fit Ron avec solennité, me donnant des petites tapes dans le dos. Rogue et Malefoy d'un seul coup . . . Paix à ton âme, mon frère, je viendrais déposer des fleurs sur ta tombe tout les ans, sois en sûr.
Trop aimable.
Et on appelait ça un ami !
- Bon, je vais rejoindre Hermione, j'ai besoin d'un coup de pouce pour mon devoir de Défense Contre les Forces du Mal. En espérant qu'elle ne soit pas avec Zabini, ajouta-t-il en grimaçant. Bon courage !
Il rebroussa rapidement chemin, me délaissant au beau milieu du couloir qui menait au bureau de Rogue. Je me sentis soudainement très seul.
Et j'aurais bien aimé le rester, parce que deux heures avec pour seule compagnie Rogue et Malefoy, ce n'était pas une retenue, c'était l'enfer ! Si à ma mort, je devais aller là-bas, ça ressemblerait certainement à ce qui allait se passer dans les minutes qui allaient suivre.
Tiens d'ailleurs, quand on parlait du loup . . . Heureusement que je n'en voyais pas la queue ! (nda : sous-entendu vaseux de l'auteur, pardonnez-lui --') Encore que, vu à quoi ressemblait le peu que j'en voyais, peut-être que ce que cachait les vêtements . . .
Mais à quoi je pensais, moi ?! Ca va pas Ryry, hein, faut se reprendre, il y a du laisser-aller là !
Mais si j'en venais à me demander ce que cachait la robe de Malefoy . . . C'est que je devais sérieusement être en manque ! Fallait que je me trouve un mec . . .
- Potter.
- Malefoy.
Température : - 20 degrés Celsius.
J'espérais que Dumbledore avait deux ou trois démons du feu sous la main, parce qu'à cette allure-là, le lac ne retrouverait jamais son état d'origine pour le mois de Juin.
En le voyant, je remarquai qu'il était légèrement plus grand que moi. De quatre ou cinq centimètres certainement. Il devait donc faire dans le mètre quatre-vingt.
- Merci pour la retenue, Potter, je retiens, fit soudain Malefoy d'une voix aigre.
Je ne me donnai même pas la peine de lui répondre. A quoi bon de toute manière ? Cela ne ferait qu'engendrer une autre dispute, ce que je souhaitais à tout prix éviter.
Le silence s'installa. Quelques minutes passèrent ainsi et, jetant un oeil à ma montre, je me demandai pourquoi Rogue était en retard. Ce n'était pas son genre. D'habitude, il était plutôt même pressé de me voir en retenue. Peut-être était-ce à cause de la présence de son chouchou ?
- Potter ?
Je relevai la tête, étonné d'entendre Malefoy m'appeler, sans aucune animosité dans la voix. Sa tête était tournée légèrement vers la gauche, ne me permettant pas de voir ses yeux, ainsi qu'une bonne partie de son visage.
- Oui ?
- Pourquoi Blaise vous parle-t-il maintenant ?
J'haussai les sourcils.
C'était bien un truc auquel je ne m'attendais pas.
- C'est parce que j'ai décidé d'arrêter de me battre avec toi.
Malefoy se tourna vivement vers moi, les sourcils froncés. Je continuai donc mon explication, sans lui laisser le temps d'ouvrir la bouche.
- Blaise en avait lui aussi marre de nous voir nous quereller, il a apprécié que je cesse de répondre à tes piques, et tout naturellement, il en est venu à nous rejoindre lorsque nous travaillions à la bibliothèque. Apparemment, dans la salle commune des Serpentard, ça descend pas mal en flammes les Gryffondor, et il ne supporte pas ça.
Je vis Malefoy ouvrir la bouche pour riposter, mais je ne lui laissai pas le temps d'en placer une.
- Je te rassure tout de suite Malefoy, c'est pour la même raison qu'Hermione et moi avons désertés notre salle commune. J'ai mieux à faire que d'écouter les 20 meilleures blagues à faire aux Serpentard.
Malefoy referma sa bouche, sans prononcer un mot. Il parut réfléchir quelques instants, le regard vrillé sur le mur au-dessus de moi. Puis il planta son regard dans le mien et me demanda le plus naturellement du monde :
- Pourquoi tu ne réponds plus à mes attaques ?
Quoi ?!
- Qu'est-ce que tu . . . ?
Il ne me laissa pas finir ma question.
- Tu ne réponds plus à aucunes de mes attaques, qu'elles soient verbales ou physiques ! Pourquoi ? s'énerva-t-il en se rapprochant de moi. Qu'est-ce que je t'ai fait pour que tu m'ignores ainsi ? Je DETESTE que l'on m'ignore, Potter !
Pendant sa tirade, il s'était tellement rapproché de moi que nos nez se frôlaient dangereusement . . . faisant augmenter mon rythme cardiaque.
Malefoy l'ignorait, mais j'étais gay, et une distance aussi courte entre moi et un autre garçon - même si c'était mon pire ennemi - donnait du fil à retordre à mon sang-froid.
Il était vrai qu'en mettant de côté le fait que c'était Malefoy, l'enveloppe corporelle était . . . à croquer. Alors, avec en plus mes hormones qui avaient décidées de sortir s'éclater ce soir, ce n'était pas vraiment une chose à faire que de venir se coller à moi.
- Je . . . Euh . . . Je . . .
Bravo, dix points pour la maison Gryffondor en récompense de l'éloquence parfaite de Mr Harry Potter !
Les deux yeux gris de Malefoy plantés dans mes orbes verts me rendaient . . . Bizarre. D'où venait cette sensation de chaleur dans ma poitrine ? Pourquoi j'avais l'impression qu'une nuée de coléoptères avait élu domicile dans mon estomac ? Et surtout, quelle était cette sensation de plénitude qui me donnait envie de lui sourire béatement ?!
- Potter ! Malefoy !
Malefoy s'écarta de moi comme s'il s'était brûlé et son regard évita le mien. Rogue nous dévisagea, suspicieux. Son regard en disait long : il s'interrogeait sur le pourquoi du comment de notre promiscuité. Mais il eut la présence d'esprit de ne faire aucune remarque.
- Vous avez deux heures pour nettoyer les chaudrons qui sont dans cette salle, dit-il en ouvrant la porte de la pièce. Et sans baguettes, ajouta-t-il en tendant sa main pour que l'on les lui remette.
De mauvaise grâce, je déposai ma baguette dans sa paume tendu (c'était quand même Rogue !), imité par Malefoy, et nous pénétrâmes dans la pièce.
- J'aimerais qu'à mon retour le travail soit terminé et bien fait . . . Et qu'il n'y ait aucun indice qui laisserait penser que vous vous êtes battus.
La porte claqua sur ces bonnes paroles.
Bon, allez, c'était parti pour deux heures de joie intense.
Avisant le tas de chaudrons qui dépassait les tables dans un coin de la pièce, j'empoignai un seau d'eau, une brosse dure et un morceau de savon, puis me dirigeai vers la montagne de « vaisselle ». Je m'assis à même le sol et me mis à la tâche, sentant Malefoy faire de même à ma droite.
- Tu n'as pas répondu à ma question, fit-il alors que je venais de finir de décrasser mon premier chaudron.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Malefoy ? J'en ai marre, c'est tout. Ca t'amuse, toi, de te prendre des retenues à longueur de journées et d'atterrir constamment à l'infirmerie ? Moi non, et surtout, j'ai des choses plus importantes auxquelles penser.
- Je suis ton ennemi, dit-il, c'est-ce que l'on doit faire.
Je secouai la tête.
- Non, Malefoy, tu n'es pas mon ennemi.
Je le vis se tendre bizarrement à mon côté.
- Mon ennemi, c'est Voldemort, et une fois qu'il sera six pieds sous terre, je compte bien ne plus jamais avoir d'ennemi personnel. C'est bien trop fatiguant, et ça demande beaucoup trop de travail.
Je coulai un regard sur ma droite . . . C'était moi ou bien il venait vraiment de sourire à ma petite touche d'humour ?
- Tu considères vraiment le Seigneur des Ténèbres comme ton ennemi personnel ? s'étonna-t-il. Rien que ça, Potter, tu ne prends pas pour de la merde.
J'eus un petit rire désabusé qui le fit se tourner vers moi, étonné.
- Crois-moi, Malefoy, je préférerais largement que ce ne soit pas le cas. Mais c'est lui qui est venu tenter de m'assassiner alors que j'avais à peine un an, et c'est encore et toujours lui qui cherche à m'éliminer à chaque fois que l'on se croise de près ou de loin. C'est lui qui a fait de moi ce que je suis aujourdhui.
Et surtout, c'était lui qui avait donné un sens à la prophétie. Mais ça, Malefoy n'était pas en droit de le savoir.
Le silence se réinstalla, plus profond, plus long.
Les chaudrons défilèrent, deux, quatre, six, dix.
J'en étais à mon onzième, quand la voix de Malefoy s'éleva à nouveau.
- Si . . ., hésita-t-il, s'attirant mon regard étonné de le voir ainsi, avec les joues un peu rosées. Si je décidais, un jour, comme ça, par hasard, de faire comme Blaise, et . . . d'en avoir assez de l'ambiance de ma salle commune. Est-ce que . . . toi et . . .Granger, accepteriez que je me joigne à vous ?
Je clignai des yeux plusieurs fois, abasourdi.
- Tu veux dire . . . à la bibliothèque ? Avec Blaise ?
- Oui.
J'en restai sans voix, quelques instants.
- Eh bien (raclement de gorge gêné), si tu veux. Enfin, je veux dire, dans la limite où tu viens pour travailler et non pas pour nous embêter.
- Bien.
Il retomba dans son mutisme.
Et moi je restai à le regarder, sans voix, ma main qui tenait la brosse, en l'air.
Il venait de se passer un truc étrange. Plus qu'étrange même. Ne venait-il pas, par un vaste détour, de me proposer une trêve ? Que j'avais acceptée ?
Merlin, comment en étions-nous arrivés là ?
Voilà, c'est fini ! Le chapitre est terminé, je vous dis donc à bientôt (peut-être --') pour le suivant.
Gros bisous tout le monde ! :x
