Titre : Satanée Potion
Rating : Euh . . . pour l'instant, on va mettre T ( juste au cas où )
Genre : Pffffffffffffffff, j'ne sais rien moi ! Un peu de tout. Romance, aventure, humour . . .
Résumé : Ah ça, c'est déjà plus simple ( enfin, question point de vu ). Alors c'est : Accueillir à Poudlard pendant une semaine mes enfants qui ont fait un bond de vingt ans en arrière, je peux. Tomber amoureux de Draco Malefoy, je peux. Mais faire un bond de vingt ans en avant, je ne pense pas que je peux . . . HP/DM
Note de l'auteur : Ouah, je suis trop fière de moi, je n'ai même pas mis deux semaines pour l'écrire ! :D Aors hein, on dit merci qui ? lol Je tiens tout de même à vous prévenir que ce chapitre n'a pas été corrigé puisque ma bêta est en vacances, il sera donc remplacé quand elle sera revenue ( enfin, plus exactement, quand moi je serais revenue de mes vacances ). J'espère que cet interlude vous plaira, autant qu'il m'a plu de l'imaginer et - surtout - de l'écrire.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 14 : Interlude n°2
Février 2006 :
L'hôpital St Mangouste était, curieusement bondé, en ce jour de la St Valentin. Le jour de la fête des amoureux était-elle une si bonne date pour faire du mal à ceux que l'on aimaient ? Pour faire une crise de jalousie ?
Comme cet homme, à qui il manquait visiblement les bijoux de famille. Ou cette femme dont les cheveux étaient continuellement en flammes sans jamais brûler. Leur moitié n'avait pas été comblée par le cadeau trouvé au pied du lit ce matin au réveil ? Ou n'y en avait-il eu point ?
- Papa ?
Tiré de mon inspection de la salle d'attente par la petite voix de Sirius, je me tournai vers lui. Mon fils tirait sur ma robe, son doudou à la main et suçant son pouce, une habitude que l'on avait un mal fou à lui faire passer à présent qu'il allait avoir sept ans.
- Oui, mon grand ?
- Où il est Père ? Il vient quand ?
Je le pris dans mes bras et l'installai sur le siège à côté de moi avant de lui expliquer :
- Il est chez tante Ginny, tu te rappelles ? Il est parti chercher James et Gabrielle.
- Et le bébé, c'est quand qu'il arrive ?
Je ris devant la moue boudeuse et enfantine de mon aîné.
- Bientôt, Sirius, très bientôt. On attend Père et ensuite on pourra aller le voir.
- Tout le monde ?
- Oui, tout le monde. Père, James, Gabrielle, toi et moi.
- Et Max ? Et Cissy ? Et Jenny ? Ils ne viennent pas le voir, eux ?
Je secouai négativement la tête.
- Ils sont trop jeunes, Siri, ils le verront quand il rentrera à la maison avec nous.
- Aujourd'hui ? Demanda-t-il encore.
- Non, demain. Les médicomages devront le garder pour vérifier qu'il va bien.
- Pourquoi il n'irait pas bien ?
Je soupirai.
J'adorais mon fils, mais il y avait franchement des fois où il était exaspérant à tout vouloir savoir.
- C'est seulement une précaution, Sirius, peut-être qu'il ira très bien.
- Et tonton Sev ? C'est quand qu'il arrive ?
Mais il s'arrêtait jamais ce gosse !
- Je ne sais pas, il est peut-être déjà là, ça se trouve.
Et si c'était le cas, j'espérais pour lui qu'il aurait la judicieuse idée de me le faire savoir rapidement !
- Là où ?
- Bon écoute, Sirius, papa est fatigué, alors arrête avec tes questions d'accord ? Et je ne sais pas où est Severus.
Blessé, mon fils décida de me bouder. Je levai les yeux au ciel, exaspéré. En face de moi, une vieille dame me fit un sourire rassurant.
- Profitez qu'il vous parle, bientôt ce sera tout le contraire, et les seuls fois où il vous adressera la parole, ce sera pour vous dire que vous êtes un père incompétent et vieux jeu.
Je rigolai.
- Il n'a que six ans, je ne pense pas que la crise d'adolescence soit si proche.
- Oh, méfiez-vous, ça vient plus vite qu'on ne le pense.
Nous nous sourîmes, puis mon attention fut attiré vers les cheminées, où j'avais entendu une petite voix fluette crier :
- PAPA !
Je me levai à temps pour réceptionner ma fille aînée âgée de cinq ans, Gabrielle, qui se pendit à mon cou en me plaquant un baiser collant sur la joue droite avant d'entamer son babillage incessant :
- Père a dit que le bébé il venait. Il est ici ? J'ai un p'tit frère ? Une p'tite soeur ? Il est où ? Il est comment ? Il me ressemble ? Tonton Sev' il est où ? Et tante Hermy ? On peut voir le bébé ? Et . . .
- Gabrielle, laisse papa tranquille, s'il te plait, fit soudain la voix de mon sauveur en arrachant l'enfant de mon cou.
Il la posa à terre puis s'approcha de moi et me fit une légère bise.
- Tu colles, dit-il, amusé.
- Dis ça à ta fille, répliquai-je alors que Drago passait une main câline en bas de mon dos. Je suis sûre que Gin' a encore gavé les petits de bonbons.
- Elle a essayé mais je suis arrivé à temps pour leur éviter la torture, fit-il avec un sourire.
- Ca nous évitera la nuit blanche parce qu'ils seront malades.
Drago rit, puis il se détourna de moi pour se pencher vers Gabrielle qui criait.
- Siri, arrêtes de me tirer les cheveux, t'es méchant ! Père !
Soupirant, Drago sépara les duellistes, calant Gabrielle sur sa hanche pour la mettre hors de portée de son frère.
- Sirius, pourquoi est-ce que tu tires les cheveux de ta soeur ? Voulut-il savoir.
A ce moment-là, je sentis un petit corps chaud se serrer contre ma jambe, et je baissai la tête pour admirer la splendide chevelure bicolore de James. Suçant son pouce, il s'était accroché à la jambe de mon jean noir, regardant la scène comme moi. Reportant mon attention sur Drago, je câlinai la tête de James qui se serra encore un peu plus contre moi.
- Mais, c'est Gaby qu'a commencé, gémit Sirius, elle m'a collé un bonbon dans les cheveux.
Il montra du doigt le méfait de sa petite soeur, une dragée surprise grise tachetée. Cachant son visage dans le cou de son père, elle dit :
- Je l'ai pas fait exprès, Père.
Je pouffai discrètement.
Si elle ne l'avait pas fait intentionnellement, j'étais curieux de savoir alors comment la sucrerie avait attiré sur le crâne de son frère.
- Gaby, soupira Drago en l'éloignant assez de lui pour la regarder dans les yeux, arrête d'embêter ton frère, tu veux ? Il ne t'a rien fait, alors cesse tes bêtises, compris ?
- Oui Père, répondit piteusement Gabrielle, avant que mon époux ne la pose à terre et qu'elle vienne se coller à ma seule jambe de libre.
- Harry, on va monter, fit Drago en prenant Sirius par la main non sans jeter un regard goguenard aux deux pots de colle. Rejoignez-nous dès que tu le pourras.
Je le fusillai du regard, alors qu'il s'éloignait en s'esclaffant. Je me mis alors en marche, trainant deux poids lourds avec moi sous les regards amusés et moqueurs de l'assistance. Encore heureux que la maternité se trouvait au rez-de-chaussée.
Quelques minutes plus tard, j'étais arrivé sur place et je jetai un oeil anxieux sur la porte close derrière laquelle je savais qu'un chaudron bouillonnant était sur le point de nous délivrer notre petit dernier. Ca avait beau être notre cinquième naissance, je ne pouvais m'empêcher d'angoisser pour le septième de nos enfants, celui pour lequel j'avais dû me battre ongles et griffes contre Drago qui trouvait que six c'était bien assez.
- Papa ?
La voix de Gabrielle me ramena dans le couloir, et je la regardai, face à moi à côté de son jumeau duquel elle tenait la main. Quand ils me regardaient ainsi tout les deux, j'arrivais à sentir cette magie particulière qui les habitait, cette puissance sous-jacente mélangé à l'innocence de leur enfance.
Je leur souris et leur présentai chacun une main :
- On va le voir ce nouveau membre de la famille ?
Ils me tendirent tout deux ce sourire doux que j'adorais et attrapèrent mes mains, avant que l'on n'entre dans la salle de travail.
La pièce était étouffante et légèrement embrumée. Plutôt petite puisqu'elle n'accueillait généralement qu'un chaudron de grande taille et occasionnellement quelques personnes. Les murs d'un blanc éclatant reflétait les flammes du feu sous le récipient crépitant.
Je m'approchai de Drago, et comme lui, je dirigeai mon regard vers la substance rosâtre sensée reproduire le liquide amniotique d'une mère. En face de nous, Severus était déjà présent, prêt à extraire l'enfant à heure dite.
- Prêts ? nous demanda-t-il inutilement.
J'hochai de la tête, de plus en plus excité et de plus en plus anxieux, alors que j'empêchai Gabrielle de s'approcher trop près du chaudron.
- Il est dedans le bébé ?
Je ne lui répondis pas, trop occupé à regarder les gestes de Severus qui s'apprêtait à déchirer la membrane fragile pour mettre au monde notre enfant. Je sentis la main de Drago serrer mon bras, lui aussi impatient et angoissé.
La lame du poignard en argent découpa soigneusement la membrane rose et un liquide transparent s'écoula par l'ouverture, alors que Severus plongeait les mains à l'intérieur. Il en ressortit un petit paquet beige recroquevillé sur lui-même, qu'il prit entre ses mains, avant de le suspendre par les pieds et de lui donner une légère tape sur les fesses. Le nourrisson vagit alors, recrachant le liquide présent dans son organisme. Severus le remit à l'endroit, et passa l'enfant à une infirmière qui était resté caché dans l'ombre tout ce temps.
- Pas de complication ? Demanda alors anxieusement Drago dans un souffle, alors que je lâchai les mains des jumeaux et que je m'approchai de la table à langer où l'infirmière baignait l'enfant qui pleurait toujours de toute la force de son petit corps.
- Je peux le laver ? Lui demandai-je, les mains et la voix tremblante.
La femme se tourna vers moi, surprise, puis me sourit avant de faire signe de la remplacer. Je plaçai alors une main sous la tête du bébé, la tenant hors de l'eau, et attrapai l'éponge moelleuse que je passai sur son corps pour enlever les traces du liquide amniotique.
- Vous savez comment vous avez l'appeler ? Me demanda l'infirmière en surveillant mes gestes.
Je lui souris, au comble du bonheur, repensant au divers prénoms auxquels nous avions pensé au cours des mois, Drago et moi, et le seul qui nous avait plu pour un petit garçon :
- Oui, il s'appellera Thomas.
oOo
Août 2004 :
Baillant sans même m'en cacher, je passai une main fatiguée dans mes cheveux et m'écroulai sur ma chaise de bureau.
Je venais de passer plus de dix jours d'affilées dans la Salle des Prophéties à mettre à jour toutes celles énoncées durant les six années précédentes, sans rentrer chez moi et ne m'arrêtant que de brefs instants pour manger et dormir dans mon bureau. Ma famille me manquait. Je voulais rentrer plus que tout, et profitez de la semaine de congé que l'on venait de m'octroyer.
Jetant un oeil sur mon bureau bordélique (on ne change pas une équipe qui gagne !), je remarquai un petit tas de lettres qui m'attendait. Il y en avait bien trois ou quatre. Et elle n'sétaient pas là une heure auparavant. Autre curiosité, d'habitude le courrier arrivait au Manoir.
Intrigué, je me saisis de la première et découvris mon nom tracé par l'écriture aristocratique de Drago.
Mais pourquoi donc m'avait-il écrit ? Etait-ce si urgent que ça ne pouvait pas attendre mon retour ? Ou alors, il était arrivé quelque chose à l'un des enfants ?!
Paniqué à l'idée que ce soit ça, je décachetai l'enveloppe sans douceur et dépliai le minuscule morceau de parchemin :
N'oublie pas, nous sommes le 3 Août.
. . .
Mais qu'est-ce qu'il voulait bien pouvoir me dire par là ?!
Je secouai la tête, un peu perdu, puis passai à l'enveloppe suivante. Même expéditeur. Pourquoi donc Drago m'envoyait-il tout ces messages ?
Harry, il est midi passé et tu n'es toujours pas là, où es-tu ?
Là ?! Mais là où ? Qu'est-ce qu'il me voulait ?
Je jetai un oeil à la pendule accroché au dessus de la porte : elle indiquait midi trente passé. A mon avis, j'étais plus qu'en retard à ce je ne savais quoi, vu son empressement.
J'attrapai la lettre suivante et ô surprise ! elle était de Drago. Je la décachetai.
Chéri, je commence sérieusement à m'impatienter. Je sais que tu es surchargé de travail, mais tu pourrais faire un effort, non ? Alors, dis à ton patron que ta famille t'attend impatiemment et ramène tes fesses !
De plus en plus étonné et déboussolé, je chopai la dernière lettre du paquet et l'ouvris. Une écriture en caractère majuscules me sauta aux yeux, histoire de bien me faire comprendre que ma moitié était bien furieuse.
HARRY JAMES POTTER-MALEFOY, OU ES-TU VERACRASSE DEBILE ?! JE TE JURES QUE SI TU N'ES PAS ICI DANS LES DIX MINUTES QUI SUIVRONT CE MESSAGE, TU OCCUPERAS LE CANAPE JUSQU'À LA MAJORITE DU DERNIER DE NOS ENFANTS !
Noooooon, pas le canapé ! Où où ? Où est-ce qu'il est ? Où est-ce qu'il m'attend ? Qu'est-ce qu'il y a de si important le 3 Août ?
Bon, réfléchissons. L'anniversaire d'un des enfants ? Non, Sirius était du mois de Mars, les jumeaux, de Juin, et Maxime, d'Avril. Notre anniversaire de mariage tombait en Février, donc ce n'était pas ça non plus. L'anniversaire d'un de nos amis ? Non. Un mariage ? Non plus, ils étaient tous déjà mariés. Une naissance alors ? Non plus, le fils de Ron et Hermione était né en Mars, et celui de Percy en Juin. Alors quoi ? Pourquoi Drago s'excitait-il ainsi ?!
Soudain, on toqua à la porte. Je me levai, m'approchai et l'ouvris. Un hibou pénétra dans le bureau, survola mon plan de travail et y laissa tomber une enveloppe rouge vif avant de ressortir précipitamment. Je refermai brusquement la porte derrière lui, et m'avançai craintivement vers mon bureau et la Beuglante fraîchement déposé dessus.
Question à mille points : Était-elle de Drago ?
Bon, comme j'étais un brave Gryffondor (qui n'avait tout à coup plus grand-chose de brave), je l'attrapai et l'ouvri', prêt à subir les foudres de l'Enfer.
Mr Potter-Malefoy, retentit la voix susurrante de mon aimé, n'auriez-vous pas, par le plus grand des hasards, oublié ce qu'il devait se passer en cette date importante du 3 Août 2004 ?
Bah . . . Il semblerait que si.
Puis, la lettre reprit, Drago s'égosillant :
C'EST POURTANT BIEN TOI QUI M'A CASSE LES NOIX POUR AVOIR UN CINQUIEME ENFANT, NON ? ALORS POURQUOI N'ES-TU PAS LA LE JOUR DE LA NAISSANCE ?! JE TE . . .
Il s'arrêta, coupé par quelque chose. J'entendis des murmures derrière lui, puis sa voix fut de retour, mais légèrement contrite cette fois-ci.
Oh. Héhé, mon coeur, tu vas rire mais, je crois que j'ai légèrement oublié de te prévenir que la naissance était prévu pour aujourd'hui. Comme tu as passé ces dix jours enfermés dans ton travail, et que je ne l'ai su qu'il y a une semaine, eh bien . . . Hum . . . Au fait, félicitation, tu es papa de deux adorables jumelles. Les enfants et moi t'attendrons impatiemment à la maison. Je t'aime. . . . Oh putain, je vais me faire tuer.
La lettre disparut dans une gerbe de flammes et je restai à fixer le vide, quelques secondes après sa combustion, totalement scotché par ce que je venais d'apprendre.
Bébé . . . Jumelles . . . Deux petites filles.
Je me mis à danser dans mon bureau, au comble de la joie.
J'étais papa de deux petites filles ! Des jumelles ! Deux petites soeurs pour Sirius, James, Gabrielle et Maxime !
. . .
Drago avait oublié de me prévenir de la naissance ?!
Prenant conscience de ce que cela sous-entendait, j'attrapai ma cape et sortis en coup de vent de mon bureau.
Il allait souffrir . . .
Et voilà, le chapitre est terminé. La prochaine fois que nous nous reverrons, nous reprendrons après la demande de Drago. :p Je sais que vous attendez tous impatiemment de connaître la réponse de Ryry. :)
En attendant, vous pouvez toujours imaginé les autres naissances ;)
A plus.
Kissous les gens :x
