Titre : Satanée Potion

Rating : T, à cause du langage. Et oui, désolé de vous décevoir petits lecteurs, mais mon plan définitif ne contient pas de lemon.

Genre : Un peu de tout : humour, romance, aventure . . .

Résumé : Accueillir à Poudlard pendant une semaine mes enfants qui ont fait un bond de vingt ans en arrière je peux. Tomber amoureux de Drago Malefoy, je peux. Mais faire un bond de vingt ans en avant, je ne pnse pas que je peux . . . HP/DM

Note de l'auteur : Bon, je ne sais pas si vous avez lu le rating un peu plus haut (ça m'étonnerait beaucoup que vous l'ayez fait) alors je vous le redis : mon plan définitif ne contient pas de lemon. Et pas la peine de me soudoyer pour en avoir un, ça ne marche pas avec moi. :p Par contre, peut-être, et je le souligne hein, c'est peut-être qu'il y aura un lime . . . c'est hypothétique. Je verrai bien au moment venu.

En attendant, je suis au regret de vous dire que mon chapitre n'a pas été corrigé. Alors si ma bêta passe par ici, ce message s'adresse à elle : OUUUU EEEES-TUUUUUU ? :'( J'arrive pas à te joindre par mail. Ton stage aurait-il été si bien que tu ne sois pas revenue ? :(

Voilà, à vous chers lecteurs, il ne me rest plus qu'à vous souhaiter une agréable lecture !


Chapitre 15 : Toi et moi, une possibilité ?

- D'accord.

Ce n'était tout de même pas moi qui venait de prononcer ce mot ?

- Hein ?!

Vu la tête d'ahuri de Malefoy . . . Si.

- J'ai dit « d'accord », répétai-je, un chouia plus fort.

BOUM !

Malefoy venait de se rétamer par terre . . . Devant la classe de Sortilège entière, totalement halluciné de voir mon voisin par terre.

L'avais-je choqué ?

Me penchant sur la siège de mon voisin à présent vide, je regardai Malefoy, les fesses par terre qui me fixait comme s'il n'en revenait pas. Et il se mit à bégayer :

- Tu . . . Tu . . .

- Mr Malefoy, couina alors la voix du professeur Flitwick, attirant notre attention sur le minuscule bonhomme, avez-vous l'attention de vous relevez ou vous attendez que je vienne le faire moi-même ?

Les regards de la classe entière tournés vers nous, Malefoy se releva, pas gêné pour deux noises, et répondit :

- Nullement professeur, je suis assez grand pour le faire moi-même.

Je le fusillai du regard pour avoir oser faire une remarque sur la taille de notre professeur de Sortilèges, mais il n'en eut cure et s'assit comme si tout était parfaitement normal. Flitwick reprit alors son cours, non sans tenir mon voisin à l'oeil.

Le coeur battant - et un peu beaucoup halluciné - je repensai à ce que je venais de dire à Malefoy.

Ne venais-je pas tout bonnement d'accepter de sortir avec lui ?! Moi ?! Mais pourquoi avais-je fait ça ?! Quel genre d'idée loufoque et débile était donc passé par mon cerveau pour former le mot « d'accord » ? C'était pourtant bel et bien le mot « non » que j'avais en tête, alors pourquoi ces trois minuscules petites lettres s'étaient-elles transformés en « d'accord » ?!

Est-ce que je pouvais revenir sur ce que j'avais dit ? Est-ce que j'en avais envie ?!

Bon, introspection intérieure exigé.

Mr Potter, que pensez-vous de Drago Malefoy ?

. . .

Mouais, pas concluant. Question trop globale. Essayons une autre alors.

Que pensez-vous du physique de Drago Malefoy ?

Ah là, c'était déjà plus facile. Il y avait rien à redire, fallait croire que ce mec avait été modelé par les Dieux eux-mêmes. Impeccablement habillé, pas un cheveux de travers, une peau qui paraissait très douce (une peau de bébé ?), une cambrure de reins appréciable . . . En bref, comme je le disais plus tôt, un spécimen gay plus qu'acceptable.

Bon, et question psychique ?

Ouille, là, c'était moins facile. Bon, d'accord, il avait l'air . . . Sympa . . . à ses moments. Je l'avais déjà vu de mes propres yeux et nous étions apparemment capable de rester plus de quelques secondes dans la même pièce sans chercher à nous étriper. Ô miracle ! Et puis, que Blaise soit en aussi bon terme avec lui prouvait qu'il ne pouvait pas être si méchant que ça. Et peut-être était-il un petit ami très appréciable, finalement ce Drago Malefoy, et le côtoyer autrement que comme un ennemi serait certainement profitable . . . Pour Dumbledore ! Lui et sa manie de réunification des Maisons, et gna gna gna . . . Commençait à radoter le pauvre vieux.

Et point le plus délicat . . . C'était un Malefoy. Et qui disait Malefoy disait . . . Mangemort. Et honnêtement, Harry Potter sortant avec un Mangemort, cela n'avait-il pas un certain côté . . . Ironique ?

Une soudaine douleur vive dans le bras me sortit de mes pensées, et je jetai un regard étonné un mon bras dénudé . . . Sur lequel apparaissait une marque rouge.

M'avait-on frappé ?

- Ah, enfin, tu daignes m'accorder un peu d'intérêt.

Ah oui, j'oubliais que Malefoy était mon voisin. Et que, bien entendu, c'était lui qui venait de frapper parce que je ne l'écoutais pas.

- Tu voulais ? Demandai-je en prenant soin de vérifier que Flitwick ne nous regardait pas.

- Viens-tu bel et bien d'accepter de sortir avec moi ?

NON, NON, NON . . .

- Oui.

Mais ce n'était pas possible ! Cette bouche n'en faisait-elle donc qu'à sa tête ?! Quand le cerveau dit non, la bouche doit aussi dire non !

- Oh.

Minute . . . C'était Malefoy qu'avait l'air aussi . . . Heureux . . . De ma réponse ?

Je glissai un oeil sur la classe, mais tout semblait normal.

Pourtant, j'avais la désagréable impression d'être passé dans la quatrième dimension. Allez savoir pourquoi . . .

- Bien, alors . . . Tant mieux.

Si tu le dis.

Aussi gêné l'un que l'autre, nous nous concentrâmes - enfin ! - sur le cours de Sortilège.

Les deux heures passèrent à vitesse absolument . . . Lente. Pire qu'en potions, et ce qui n'était pas peu dire. D'habitude Rogue était le champion quand il s'agissait de faire paraître deux heures de cours de potions pour le double, mais là . . . Là ! C'était franchement interminable !

Contre qui se rebiffer pour cela ?

Contre le professeur qui n'avait cesser de nous surveiller du coin de l'oeil - et d'ailleurs, pas forcément que du coin - pendant toute l'heure, contre les élèves qui n'avaient apparemment rien de mieux à faire que de nous regarder comme des bêtes curieuse, Malefoy et moi, ou contre Malefoy lui-même ?

Parce que, allez savoir pourquoi, à chaque fois qu'il me frôlait, qu'il me regardait ou qu'il n'avait qu'un vague geste dans ma direction, j'en ressentais des frissons incroyable. Une sensation que je voulais absolument continuer à ressentir.

Il y avait vraiment des fois où je me demandais si l'esprit ne s'était pas gouré de corps, tellement ils étaient si peu en symbiose. Quand l'un disait oui, l'autre disait non, et l'inverse était valable. J'allais finir par croire que j'étais schizo . . .

Enfin, la sonnerie retentit - ô cloche libératrice ! - et je m'empressai de fourrer négligemment mes affaires dans mon sac avant de quitter la classe au plus vite.

Manque de bol, la personne que je souhaitais absolument éviter m'attrapa par le bras avant que j'ai pu faire deux pas et me tira hors de la salle sans que qui que ce soit est pu dire quelque chose ou agir. Ce qui faisait que Ron et Hermione me regardèrent passer devant eux, la bouche grande ouverte, mais sans faire un seul geste, trop étonné de voir Malefoy me trainer derrière lui d'un air décidé. Et on appelait ça, des amis . . .

- Je m'en doutais, grommelait Malefoy alors qu'il me tirait toujours pas le bras sous les regards éberlués des élèves nous regardant passer.

J'essayai tant bien que mal de me défaire de sa poigne, mais ce mec avait une force insoupçonné. Elle était où sa salle de gym que j'aille m'y inscrire . . .

- Je m'en doutais que t'allais tenter de te carapater dès que la sonnerie retentirait, grommelait donc Malefoy. T'es même pas capable d'assumer tes propres décisions.

Ce fut à ce moment-là, sous mon regard absolument halluciné que nous croisâmes le professeur Dumbledore. Il resta tout d'abord à nous regarder passer, sans rien dire puis, au moment où je me disais qu'il allait reprendre mon bourreau à l'ordre, il passa son chemin, secouant la tête tout en murmurant :

- Je ne comprendrais jamais rien aux jeux de ces jeunes.

Filez-moi une hache que je l'abatte, ce vieux sénile !

L'espoir du monde sorcier se faisait enlever sous ses yeux, et il ne levait pas un seul petit doigt ?!

Je me sentis alors propulser en avant, et je me cognai - plutôt violemment d'ailleurs - contre une table branlante. Je me redressai à temps pour voir Malefoy sceller la porte d'un sort. Ma seule chance d'évasion était fichu.

- Bon, fit Malefoy en rangeant sa baguette dans la poche de sa robe, je crois que tu ne vas pas me laisser le choix. Acceptes-tu de gentiment m'écouter, Potter ?

NON, NON, NON, NON !

- Ok, mais fais vite.

Abruties de putain de lèvres ! Pas capable de faire correctement leur travail !

Malefoy tira une chaise jusqu'à lui et s'y installa à califourchon, me faisant signe de m'asseoir à mon tour.

Bon, il semblait pas trop inamical, alors je pouvais peut-être lui laisser le bénéfice du doute. En même temps, je n'avais pas trop le choix vu que j'étais enfermé dans cette pièce et qu'il se trouvait entre moi et la sortie. Une bagarre pour mon sésame de sortie était à exclure : j'étais trop fatigué pour ça.

Je m'installai à mon tour, mais à distance raisonnable du Serpentard, et plantai mon regard dans le sien d'un air décidé.

Il pouvait commencer quand il le voulait, j'étais tout ouïe.

- Bon, commença-t-il par soupirer. Ca ne va être facile pour aucun de nous deux - et surtout pour moi.

Continue toujours tu m'intéresses.

- Tu ne vas pas aimer ce que je vais te dire . . . Et moi j'ai une trouille atroce de te le dire. Et je t'interdis de te foutre de ma gueule, Potter, c'est clair ? Ajouta-t-il hargneusement. Je ne l'ai pas choisit alors t'écoute et même si t'es pas content, tu apprend à fermer ta grande gueule.

Holà, pas besoin d'être vulgaire, je sais me tenir quand même . . . Parfois.

Il prit une grand inspiration et déclama :

- J'ignore pourquoi c'est tombé sur toi, pourquoi parmi toutes les personnes constituant le monde et à échelle plus petite, cette école, il a fallu que ça tombe sur ta détestable personne mais le fait est que . . . Que . . .

Je lui fis signe de la main de continuer.

Ce n'était pas le tout mais j'avais un déjeuner à prendre moi ! Et des cours aussi après, mais c'était moins important.

Mais Malefoy ne semblait pas prêt à me confier le fond de sa pensée. Et étrangement, il rougissait. Décidément, j'en aurais vu des vertes et des pas mûres aujourd'hui.

- Malefoy, as-tu l'intention de terminer ta phrase ? finis-je par m'impatienter. Parce que j'aimerais bien aller déjeuner. De plus, Ron et Hermione . . .

- Je t'aime.

- . . . Doivent m'atten . . . Hein ?

NDA : Alors, là, j'avoue que j'ai été très tenté de couper ici. :D Mais je ne suis pas si sadique. Enfin presque . . .

oOo

Je lâchai mon sac contre le mur et m'y adossai, me laissant glisser contre lui jusqu'à ce que mon fessier se retrouve collé au sol. Le coeur battant, je ne quittais pas des yeux Malefoy, qui se trouvait face à moi, planqué derrière la Gazette du Sorcier du jour - tenue à l'envers suis-je obligé de préciser.

Je t'aime.

Comment ce con avait-il pu me lâcher une bombe pareille et se casser en courant l'instant d'après ?

Et moi qui étais resté prostré comme un abruti pendant dix minutes, à regarder le vide qu'il avait laissé sur sa chaise, le temps que je comprenne parfaitement ce qu'il m'avait dit. Que je comprenne et que j'assimile tout ce que cela sous-entendait : c'est-à-dire un maximum de problèmes.

Oui parce que, après que mon coeur est fait un looping vertigineux à l'annonce de cette nouvelle, j'avais bien dû me forcer à m'interroger sur le pourquoi du comment des réactions de mon corps en présence de mon -plus tant que ça - ennemi. Et, mauvaise nouvelle - ou pas d'ailleurs - le fait était que je pouvais hypothétiquement ressentir un chouia de quelque chose pour lui.

Pas que je l'aimais à la folie et que j'allais lui déclamer des poèmes vomitif, hein, juste que . . . J'avais peut-être ce quelque chose niché au fond, tout au fond de mon coeur, qui faisait qu'il battait un petit peu plus vite à sa vue. Quand et comment ce truc là était apparu ? Aucune idée, mais le fait était que c'était là et que ça semblait être parfaitement à son aise et pas prêt de partir du tout.

Enfin bref, on était dans une belle pagaille quoi. Et fallait peut-être que je lui parle, non ? Et que je lui dise que j'aimerais bien essayer quelque chose avec lui - en dépit de tout les problèmes que cela allait forcément soulever.

Triturant le fil de laine qui dépassait de mon chandail, je remarquai alors qu'il avait légèrement baissé son journal, juste assez pour laisser paraître ses yeux - ses magnifiques orbes grises - avant de retourner se planquer derrière dès qu'il remarqua que je le regardais.

Ca n'allait pas m'aider ça. Surtout que je voulais en finir avant que quelqu'un n'arrive. Et il restait très peu de temps avant la fin du déjeuner - que je n'avais pas prit du coup, soit dit en passant.

- Malefoy, tentai-je.

Il ne broncha pas.

- Tu tiens ton journal à l'envers, je te signale.

Toujours rien.

- C'était gentil ce que tu m'as dit tout à l'heure.

- Va te faire foutre, Potter.

Ah, petite amélioration. Il me parlait, même s'il ne me regardait toujours pas. Alors, tentons le rentre-dedans bourrin, tel qu'il l'avait fait.

- J'aimerais bien, mais t'as pas l'air d'être d'accord.

Un regard abasourdi fit son apparition au dessus des pages de la Gazette.

- Quoi ? Demanda-t-il.

- Bah oui, fis-je comme si c'était l'évidence même sans lâcher son regard, j'aimerais bien aller me faire foutre, mais la seul personne que j'accepterai dans mon lit se borne à se cacher derrière un journal qu'il tient à l'envers !

Cette fois-ci il comprit le sous-entendu et rangea la Gazette dans son sac, non sans me regarder d'un air dubitatif.

- Ce n'était pas gentil, Potter, c'était la vérité, dit-il enfin.

J'acquiesçai d'un signe de tête, soudainement gêné, et rougis en baissant les yeux, ne pouvant plus soutenir son regard de braise.

- Alors, euh . . . Eh bien, comme je te l'ai dit en cours de Sortilège tout à l'heure . . . Je veux bien essayer . . . Avec toi, je veux dire.

Triturant encore mon fil de laine, je ne me rendis compte qu'au tout dernier moment que Malefoy s'était rapproché de moi.

- Je me doute que c'est avec moi que t'as envie d'essayer. Ce n'est certainement pas d'un elfe de maison que tu parles . . . Harry.

Son souffle tout proche et effleurant mes lèvres me laissa pantelant . . . Puis pris d'un instinct sauvage, j'agrippai fermement son visage et le rapprochai jusqu'à ce que nos lèvres se touchent . . . Et qu'enfin, elles se caressent.

Oh Merlin . . . merci !

BOUM !

Interrompus dans notre activité tout à fait plaisante, Mal - Drago et moi nous tournâmes d'un seul mouvement vers la droite, d'où était parvenu le son.

Là, se trouvait Blaise et Hermione, nous regardant, les yeux ronds . . . Et à leurs pieds, le corps inanimé de Ron.

Et merde . . .


Je l'ai fait. Ca a été dur, mais JE L'AI FAIT ! Ils sont ensembles, enfin !

Ce qui signifie, je suis sûre que vous l'avez compris, que la fic touche à sa fin. Il reste deux ou trois chapitres à écrire si je m'en tiens à mon plan. Alors, voilà, j'espère que vous n'aurez pas été trop déçu par ce chapitre parce que perso, je le trouve . . . je sais pas . . . bizarre. Mais c'est peut-être parce que je sais que la fin approche :'( Et réellement cette fois-ci, pas comme avec L'immense privilège d'être parents.

Bref, je vous dis donc à bientôt !

Bisouxxxxxxxxxxx tout le monde !

P.S. : petite pensée pour le groupe Within Temptation dont les chansons m'ont accompagné durant l'écriture de ce chapitre ( fallait bien au moins ça pour me tenir éveiller cette nuit --')