3 petits textes de 150 mots sur les deux soeurs Evans qui appartiennent bien sûr à J.K. Rowling, ainsi que tout le monde d'Harry Potter
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Gardez admirations et jalousie, jamais je n'en voudrais.
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On lui a dit qu'elle est merveilleuse, intelligente et cultivée, jolie et raffinée... Elle se demande s'ils le pensaient vraiment. Car si elle était tout cela, si elle était parfaite elle aurait sûrement pu réussir à se réconcilier avec Pétunia, à empêcher Severus de plonger totalement dans le monde si sombre et mauvais où il doit sûrement encore être, à comprendre Peter, l'empêcher de les trahir, ou au moins savoir qu'il ne fallait pas lui faire confiance. Elle pense à tout cela avant de recevoir le sort de mort venu du Seigneur des Ténèbres, et elle s'en veut encore plus, car Harry sera lui aussi tout seul par sa faute...
Alors elle leur jette leur admiration et leur jalousie, elle n'en a pas besoin, parce que c'est déjà assez dur de penser à ses erreurs sans qu'en plus on vous croit parfaite.
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Et ma culpabilité dans tes yeux...
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Pétunia n'avait pas été vraiment méchante avec lui, ni gentille en fait. Il n'y avait rien que de la neutralité, du néant dans ses sentiments pour le gamin. Ou presque.
Elle l'avait élevé, nourri, puis apris à faire la cuisine, le ménage parce qu'il fallait bien lui faire faire quelque chose. Elle s'était parfois faché contre lui, quand Dudley glissait, qu'un marron lui tombait accidentellement sur la tête lors de leurs promenades en forêt. Bien sûr, elle trouvait Dudley bien plus adorable, peut-être parce que c'était son enfant, peut-être parce qu'il était normal et peut-être parce qu'il ne chantonnait pas les comptines sur les fées que la maitresse leur avait aprises.
Mais quand elle regardait Harry dans les yeux, elle se sentait un peu coupable.
Finalement, elle décida que cela faisait trop mal et ne le regarda plus.
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Le temps qui file sous tes doigts lorsque tu veux l'arrêter.
-Les balançoires grincent sous le vent et la pluie froide. Elle se dit qu'elle n'aurait pas du revenir. Non, vraiment pas.
Dans ce tout petit parc qui a bercé leur enfance, dans ce triste parc où elles se sont séparées... et voilà qu'elle se met à renifler, à pleurer stupidement.
Quand elle apperçoit un peu plus loin, une grande silhouette noire au nez crochu, elle prie presque pour voir la chevelure rousse de Lily flotter sous cette brise et pour la voir apparaître sur cette balançoire qui bouge toute seule. Comme si le temps s'était arrêté.
Alors elle aimerait rien qu'un instant avoir des pouvoirs magiques, remonter le temps et ne plus jamais revenir.
Finalement, l'homme en noir part, et la petite fille normale se retrouve à nouveau toute seule. Elle se sent bête. Un peu.
Pétunia soupire. Elle devra oublier, encore une fois.
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