Disclaimer: Le monde d'Harry Potter ne m'appartient pas, il est à J.K. Rowling.
Voici (enfin) la suite, merci encore à ceux qui postent des reviews, c'est toujours très motivant.
Ici, donc, les thèmes 11 et 12, ce ne sont pas de très longs textes mais je suppose que vous avez l'habitude. je vais continuer à essayer de faire de mon mieux !
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11) Rien qu'un dernier mensonge
"Tu es mon meilleur ami, Remus. Alors laisse moi y aller"
Mais ce n'était pas vrai, Remus n'était pas son meilleur ami, c'était James. Et le loup-garou le savait lui aussi.
"Sirius, tu dois rester à l'abri... Tu n'as pas le droit de sortir.
-Ce que je dois faire c'est sauver Harry."
Parce qu'il n'avait pas pu le sauver avant. C'était cruel mais il le fallait. Vraiment.
Remus fixait la porte entrouverte par laquelle Rogue était parti. Il fronçait les sourcils, l'air de chercher quoi dire pour retenir l'animagus.
"Remus...s'il te plait."
C'est fourbe de prendre un ton aussi suppliant songea Remus, trop fourbe. Et voilà qu'il hésitait, se disait que ce n'était pas si risqué que ça. Mais il fallait suivre les instructions de Dumbledore, ne pas faillir une seconde fois, non. Dumbledore que Severus était parti chercher, qui allait bientôt les rejoindre. Dumbledore qui pouvait sauver tout le monde.
"Allons, ce n'est pas comme si Sirius n'était pas au courant du danger !", les autres prenaient son parti. Il devrait les écouter, avoir confiance. Mais non, Sirius était inconscient du danger, comme toujours, désespérément inconscient. Et Remus n'avais pas envie de se retrouver seul à nouveau.
"Allons y", dit-il finalement. Parce qu'il se sentait égoïste et faible, qu'il avait envie de réussir à avoir confiance, totalement, aveuglément en Sirius. De ne pas le trahir une seconde fois.
Et peut-être aussi parce que la détermination dans le regard de Sirius lui donnait un peu d'espoir.
"Cette fois... Cette fois je ne laisserais personne mourir"
Sirius Black ne se douta pas une seule seconde qu'il prononçait alors son dernier mensonge.
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12) Le goût du mépris
Percy aurait donné beaucoup de choses pour que ses frères passent plus de temps à l'écouter, à s'intéresser à lui ne serait ce qu'un peu. En effet son rapport sur la taille des fonds de chaudrons n'était pas forcément intéressant pour tous, mais ils auraient du comprendre que c'était important, au moins pour lui. Et faire semblant de s'y intéresser, d'écouter. Car même si il aurait sûrement remarqué que l'attention qu'on lui portait était fausse, c'aurait été moins dur.
Alors oui, il n'était pas parfait mais quand même, il a fait de son mieux. Même s'il n'a pas compris ce qui arrivait à Mr Coupton il a fait tout son possible pour qu'on l'écoute et lui fasse confiance. Au fond il ne cherchait qu'un peu de reconnaissance, de sa famille surtout.
Finalement quand il choisit de faire confiance au Ministère, tous disent qu'il les a trahis. Percy sait qu'il n'a pas trahi Dumbledore, parce qu'il est persuadé que celui-ci ne lui a jamais accordé d'importance, même si une petite partie de lui -sûrement celle qui demande de la reconnaissance- lui dit que Dumbledore accorde de l'importance à tout. Mais oui, on pourrait dire qu'il a trahi sa famille, même si en réfléchissant il se dit que ceux sont eux qui l'ont trahi en premier en le laissant de côté. Et quand il pense cela il s'empresse de s'empêcher de se souvenir des questions qu'il posait à son père, petit, sur le fonctionnement du monde sorcier, émerveillé, de Bill et Charlie qui l'aidaient à apprendre ses cours parce qu'eux aussi accordaient une importance aux études, contrairement à Fred et George.
Bill et Charlie que maman et papa préféraient...
Il ne regrette rien et se le répète chaque soir en quittant le ministère, sous les derniers avions en papier qui traversent les couloirs et les lumières qui s'éteignent unes à unes. Il ne regrette rien et la faute revient à sa famille qui n'a pas su comprendre ce qu'il choisirait. Il voulait juste de la reconnaissance, et parce qu'il ne pouvait pas l'obtenir auprès de sa famille qu'il l'a cherché ailleurs. De toute façon, qui voudrait de la reconnaissance de personnes aussi peu sérieuses que Fred et George ? Pas moi, sûrement pas moi se dit-il. Et cela sonne comme un mensonge.
Ce n'est que quand son regard croise par hasard celui de son père ou d'un de ses frères qu'il se dit que peut-être, le peu d'intérêt qu'ils lui portaient avant valait mieux que tout le mépris présent dans leur regard aujourd'hui.
Parce que le goût amer et fade du mépris dans la gorge lui semble alors insupportable, parce qu'il veut fuir et crier en même temps et que finalement ce ne sont que des paroles vide de sens qui sortent et qu'il se sent mal. Et parce qu'il a lui aussi un peu d'orgueil, comme eux tous, Percy se dit qu'il ne reviendra pas en arrière et qu'il n'y a de toute façon aucune raison de le faire, parce que ce n'est pas comme ça que le mépris disparaîtra de leurs yeux.
