Fièvre

« HUMAIN ! »

Le sol tout autour de Fye et Mokona se mit à trembler, mais aucune lumière ne jaillit cette fois. Les pierres des murs de la crypte étaient tellement secouées que certaines se détachaient et tombaient dans un grand fracas. C'est ça ! C'est la solution ! Enfin nous allons sortir d'ici, et je vais enfin pouvoir me reposer un peu…Le magicien, qui de toute façon ne tenait plus bien sur ses jambes, ne mit pas longtemps à se retrouver par terre. Mokona se blottit alors tout contre son torse et ferma bien fort les yeux. Puis soudainement, tout redevint blanc et calme, comme au début, quand ils avaient rencontré Luyrqa. Et justement, la voix de ce dernier s'éleva dans le silence environnant :

« Je vous félicite, vous avez réussi cette épreuve ; le parchemin était en réalité un leurre destiné à différencier les personnes sachant réfléchir de celles qui se contentent de prendre les choses sans y apporter de réflexion. Vous avez un fort esprit de réflexion, et c'est ce qui vous a sauvé. Maintenant, humain, dis-moi quel est ton vœu ?

- Un…vœu ?

- Tu as réussi, je suis donc obligé d'exaucer ton vœu. Choisis-le bien. »

Un vœu ? Tout ce que je souhaite pour l'instant c'est de ne plus avoir chaud…Et être moins fatigué…Ou alors pouvoir dormir justement…Mais…

« Mokona ne peut pas faire un vœu, n'est-ce pas ? »

Pourquoi voudrait-il faire un vœu ? Qu'est-ce qu'il a dans la tête ?

« Non, répondit Luyrqa. Car c'est l'humain qui a trouvé la solution. »

Ah…Alors il faut que ce soit moi…Je voudrais…

« Je…Je voudrais…et…

- Accordé. »


Kurogané et Shaolan commençaient à s'impatienter devant la statue du dragon. Ils étaient tous les deux fatigués du fait de leurs épreuves, et même s'ils supportaient mieux la chaleur que Fye, l'air lourd ne les aidait pas à récupérer leurs forces. Ils s'étaient assis depuis un petit moment, car étant debout, ils ne cessaient de tourner en rond, ce qui les énervait réciproquement. De plus, comme chacun le sait, la patience n'est pas le grand fort de notre ninja.

« Punaise ! Qu'est-ce qu'il fout avec son dragon ? Une manucure ou quoi ?

- C'est vrai que cela fait longtemps que nous attendons, répondit Shaolan. C'est quoi une manucure ? J'espère que Fye va bien, il n'avait vraiment pas l'air en forme avant que les statues ne s'illuminent.

- Ouais…Il avait même l'air carrément mourant tu veux dire oui…Ce baka n'a pas dit qu'il avait trop chaud...Comme si on pouvait le deviner nous ! J'ai pas les dons de princesse Tomoyo moi…

- Il ne voulait certainement pas nous ralentir, c'est pour ça qu'il n'a rien dit.

- N'empêche que là, il nous ralentit quand même…Foutu mage… »

C'est à ce moment que la statue de Luyrqa prit une couleur rouge vif, forçant Shaolan et Kurogané à fermer les yeux. Ils entendirent un bruit sourd, comme quelqu'un qui tombe, et puis le calme revint au sein de cette mystérieuse place triangulaire.

« Fye ! cria Mokona. Fye ! Fye !

- Qu'est-ce qui se passe ? intervint Shaolan.

- Shaolan ! Kurorin ! Fye a dit son vœu au dragon, et puis il y a eu une grande lumière et depuis Fye ne se réveille plus !

- Fye-san, dit Shaolan qui s'était rapproché. Vous m'entendez ? Fye-san !

- Oui Shaolan…chuchota Fye, rouvrant les yeux.

- Ouf…j'ai vraiment eu peur ! Surtout qu'avant nos épreuves vous aviez vraiment l'air…

- Fye a de la fièvre ! C'est ça que Mokona veut dire depuis tout à l'heure ! Mais personne ne laisse parler Mokona ! »

Un silence gêné s'installa entre les quatre compagnons…Mokona avait l'air plus que fâché, mais inquiet pour Fye en plus, ce qui lui donnait un drôle d'air.

Mokona sait des choses graves, mais personne ne l'écoute…Heureusement que nous sommes de nouveau ensemble, parce que Fye ne va pas bien, et puisqu'il a de la fièvre, il aura tout le temps chaud…Il ne va pas guérir vite…Et puis Mokona en a assez de se faire couper la parole, à chaque fois par ces dieux en plus…Mokona est en colère !

En boudant tout seul, il avait tourné le dos aux trois voyageurs…Kurogané avait l'air de s'en moquer, mais…

Bah, qu'il boude après tout ! C'est pas mon problème si il est de mauvaise humeur…Et puis non ça m'énerve ! Si il fait la tête juste parce qu'on ne l'a pas écouté, on ne va pas pouvoir voyager ensemble longtemps. Et si il décidait de retourner chez cette sorcière, en nous laissant dans un monde, comme ça, n'importe où ? Ah ça non, ça se passera pas comme ça…Alors, je le laisse bouder maintenant, qu'il se calme, mais si dans dix minutes il n'a toujours pas fini de tirer la tronche, il va voir comment je les cuisine moi, les manjuu…Mwhahaha !

L'air satisfait qu'arborait Kurogané surprit Shaolan, qui ne comprenait pas que l'on puisse avoir l'air si heureux dans un moment pareil.

Mais pourquoi est-ce que Kurogané sourit comme ça ? Il n'y a rien de drôle à ce que Mokona soit fâché contre nous…Sans oublier Fye qui est malade et Sakura qui se trouve je ne sais où… On ne sait même pas si elle est encore…si elle est encore en vie…Non…Je ne dois pas me laisser aller ainsi…Nous allons soigner Fye, et partir à la recherche de la princesse…Mais pour cela, nous avons besoin de Mokona, lui seul sait dans quelle direction se trouve la plume qu'il a senti en arrivant dans ce monde.

« Mokona…Tu es vraiment en colère contre nous ?

- Hm…Non ! Mokona n'arrive pas à être longtemps en colère contre ses amis !

- Tant mieux alors ! Je suis rassuré. Fye-san, est-ce que ça ira ?

- Non ! Coupa Mokona. Fye a vraiment de la fièvre ! Normalement il faut rester allongé quand la fièvre est forte : c'est Yuuko qui l'a dit !

- Eh bien, comme si on avait besoin de ça, râla Kurogané.

- Désolé, répondit Fye…Mais ça va aller ! Je m'allongerai une fois que nous aurons retrouvé Sakura-chan, c'est promis Mokona. En attendant…Shaolan…Euh…je crois que j'ai besoin d'un coup de main pour me mettre debout ! »

Une fois relevé et à peu près stabilisé sur ses jambes tremblantes, Fye essaya tant bien que mal de faire bonne figure face à ses compagnons…Ca va être dur…Et très long surtout …Mais je ne dois pas abandonner ! Et alors qu'il baissait les yeux, il remarqua un objet au sol, juste devant ses pieds.

« Mokona…Qu'est-ce que c'est ? »

Mokona sautilla jusqu'aux pieds de Fye et prit l'objet : c'était une fiole de verre transparent, remplie d'un liquide bleuté.

« C'est une fiole, dit-il…Peut-être pour le vœu que tu as fait, Fye !

- Je ne vois pas le rapport avec mon vœu…

- Moi non plus, intervint Kurogané, mon objet n'a aucun sens.

- C'est cette brassière ? interrogea le magicien.

- Hm.

- Je pense, dit soudain Shaolan, que nous ne trouvons pas encore de sens à nos objets car il n'en n'ont pas encore…J'ai eu cette griffe ; je ne sais pas encore quoi en faire…Mais je crois que le moment venu, elle me servira à accomplir mon vœu…

- Mokona veut connaître les vœux de tout le monde ! Kurogané, Shaolan, Fye…Qu'est-ce que vous avez souhaité ? »

Les trois personnes concernées, à cette question, eurent toutes un sourire et tournèrent les yeux vers Mokona.


Quelque chose…Quelque chose de froid sur mon front…De froid et de mouillé…Mais je n'arrive pas à ouvrir mes yeux pour regarder ce que c'est. J'ai l'impression que mes paupières pèsent des tonnes, j'ai l'impression que je ne pourrai plus jamais rouvrir les yeux. J'entends bouger quelqu'un à côté de moi. Une main rugueuse et poisseuse enlève la chose froide et mouillée, puis se pose doucement sur mon front. Je sursaute un peu.

« Ne vous agitez pas, jeune humaine : vous êtes en proie à une forte poussée fiévreuse, sans aucun doute provoquée par le projectile que votre mollet à eu la délicatesse d'accueillir tantôt. Projectile que, soit dit en passant, notre aimable médecin ci-présent à eu la courtoisie de retirer afin d'éviter toute infection, gangrène, risque d'amputation, dégénérescence motrice, mais aussi et surtout par souci esthétique, voire pratique. Vous serez heureuse, je pense, d'apprendre que la lance est bien entendue revenue entre les mains de son propriétaire qui se trouvât fort contrit de la voir maculée de sang humain…Ce sur quoi son collègue et ami lui a alors fait remarquer, et ce avec justesse, que « qui ne souhaite pas devoir récurer ses outils n'a pas intérêt à les utiliser à des fins salissantes ». Que de paroles sensées pour des subalternes…Mais je m'égare. Demoiselle, je vous saurai gré de ne point bouger tant que vos anticorps sont en action dans votre organisme…Et connaissant les stratégies de défense du système immunitaire humain, je dirai que cela s'applique pour les trois jours à venir ; cela nous laissera ainsi plus de temps que nécessaire pour nous connaître réciproquement. Maintenant, reposez-vous. Je vous réveillerai à l'heure du souper, lequel vous ne serez peut-être pas en état de déguster, mais il nous faudra bien essayer. Au revoir (et que la grande plume vous protège en cette épreuve contraignante et quelque peu désagréable). »

Et Ashta sortit, laissant Sakura seule et plus fiévreuse que jamais. Il avait posé une nouvelle serviette humide sur son front.

Je…J'ai…J'ai rien compris ! Si, que j'avais de la fièvre et que je ne devais pas bouger, que la lance est heureuse avec son garde et qu'on mange de la soupe ce soir. Donc, je suis encore aux mains de ces nains, et pire…Nous avons sûrement passé la porte qui donnait sur la ville. Je suis prise au piège ici…et avec cette blessure, je ne pourrais pas courir avant un bon bout de temps. Je peux oublier une évasion…Je vais encore devoir attendre que les autres viennent me sauver. Si ils me retrouvent…Ce qui risque d'être dur, six pieds sous terre. Mais peut-être qu'il y a une plume ici : dans ce cas, il leur suffira de suivre Mokona, et ils me trouveront…Oui, ils me retrouveront. Et quand ils me retrouveront, je dois être capable de les suivre sans les ralentir, c'est la seule chose que je puisse faire pour l'instant…Alors je vais écouter ce nain…Je vais me reposer un peu…

« Jeune fille ! Je suis navré de vous arracher à ce cher Morphée, mais il est grand temps de redonner des forces à votre métabolisme ! »

Je crois que ça veut dire qu'il faut que je mange, je sens une odeur de potage. J'arrive à peine à ouvrir les yeux, mais la lumière est trop forte, alors je les referme. Je sens ce nain…c'est quoi son nom déjà ? Ashta je crois…Je sens Ashta qui passe un bras sous mon dos et qui me redresse un peu. Ca me stresse de ne rien voir, ça m'inquiète…

« Trop…de lumière… »

J'ai à peine réussi à articuler ces trois mots…Et en plus maintenant je me sens mal…De toute façon, je suis sûre qu'il laissera la lumière comme elle est. Mais Ashta me relâche et je l'entends marcher…Un petit clic, et la teinte rougeâtre que faisaient mes paupières fermées devient noire…Il a baissé la lumière. J'ouvre un œil, puis le deuxième. Ashta est assis sur le lit, un bol de soupe fumante entre ses mains toujours aussi poisseuses. Il me tend une cuillère que je saisis avec difficulté : mes bras tremblent, je suis très affaiblie on dirait. Alors il me la reprend des mains…Je rêve, il va me donner à manger comme à un bébé…

« Je peux…manger seule…la cuillère…

- Non, répondit-il, vous ne pouvez pas manger seule…Votre bras n'a déjà plus assez de tonus musculaire pour tenir cet ustensile en l'air, alors lorsqu'il sera rempli de potage…Tout ce que vous arriverez à faire, c'est à salir les draps de notre hôte. Néanmoins, j'en conviens, il n'est pas agréable de se faire traiter de manière aussi infantile et familière, mais lorsque vous irez mieux, cette corvée ne vous sera plus imposée, ni à moi d'ailleurs. En attendant, prenons nos maux en patience et ouvrez-moi votre bouche. »

Je n'ai pas le choix et…Je dois avouer qu'il n'a pas tout à fait tort. Je dois vraiment avoir perdu beaucoup de sang pour que, blessée à la jambe, je n'arrive presque plus à bouger les bras…ce potage a un drôle de goût, et moi je dois faire une drôle de tête car ma baby-sitter me regarde bizarrement…

« Ce n'est pas à votre goût ?

- C'est…bizarre…

- Je vois…cela s'explique simplement : ce n'est pas de la nourriture à laquelle vous êtes habituée puisque cette soupe est constitué d'ingrédients que seuls les nains connaissent et cuisinent. Mais rassurez-vous, ce n'est en aucun cas toxique. »

Il ne manquerait plus que ça : empalez-moi, et comme je ne meure pas, passez donc au poison…comme ça aucune lance ne sera salie…Mais je suis trop faible pour ne pas manger, même de la nourriture inconnue. Alors j'avale…Et puis je me fais au goût…et quand je commence à trouver ça bon, il n'y en a plus. Alors Ashta se lève, me souhaite « la bonne nuit » éteint complètement la lumière et ferme la porte...Il ne la verrouille pas, il sait bien, et moi aussi, que je n'irai pas loin. Je suis si fatiguée…Mais je n'arrive pas à m'endormir…je suis inquiète, je viens de me rendre compte que je ne sais même pas dans quel endroit je me trouve…Tout ce que j'ai vu pour l'instant, ce sont les murs de cette chambre. Les murs et…la fenêtre ! Mais oui, je n'ai même pas pensé à regarder à travers la fenêtre à quoi ressemblait cet endroit. Je peux peut-être essayer. Et puis ça me donnera l'occasion de constater l'étendue des dégâts sur ma jambe.

Je lance les couvertures le plus loin que je peux, et je me redresse sur mes coudes. L'arrière de ma jambe gauche me fait mal quand je la fais glisser sur le matelas. Normal, il a un trou…Ca fait forcément mal. Mais j'ai réussi à m'asseoir au bord du lit sans crier de douleur. Je pense que c'est bon signe. Maintenant reste à voir comment ma jambe supporte le poids de mon corps quand je suis debout. Procédons doucement…Je me lève en portant tout mon poids sur ma jambe droite : je vacille un peu, la soupe n'a pas redonné tant de forces à mon « métabolisme » que ça finalement. J'attends que ma tête arrête de tourner et lentement, je m'appuie sur ma jambe blessée. Et là ça fait mal. J'ai les larmes qui montent aux yeux, mais je me retiens. Je me tiens droite normalement, le temps que la douleur passe. Mais j'ai l'impression qu'elle dure une éternité. Mais peu à peu, je sens moins le tiraillement. J'attends encore un peu pour être sûre de pouvoir marcher sans m'effondrer et je me lance. Le pied gauche d'abord. Soulever une jambe blessée, c'est lourd et très difficile. Je pose mon pied et bascule doucement mon poids dessus. Ca tire de nouveau, mais déjà moins que la première fois. Le plus dur maintenant : avancer la jambe droite…Je ne la soulève pas du sol, je la fais glisser sur le plancher. Et ainsi de suite, lentement, j'arrive à la fenêtre. Je sens de l'air frais filtrer à travers le volet. J'ouvre doucement un battant, priant pour qu'il ne grince pas trop ; Mais ça va, il ne fait même aucun bruit. Je colle mon visage tout contre le volet et je regarde dehors.

La chambre donne sur une grande rue bordée de hautes maisons d'au moins trois étages. D'ailleurs, vu ma position, je dois être au deuxième étage. La rue n'est pas pavée, il n'y a pas de trottoir, mais des dizaines de lampadaires l'éclairent. Elle est en fait juste constituée de terre et de pierres. Tous les volets de toutes les maisons sont fermés, et il n'y a personne dehors…C'est vraiment lugubre, comme mort. Soudain, j'entends un bruit…Comme des chevaux…Mais qu'est-ce que des chevaux feraient sous terre ? Les bruits se rapprochent, je les verrai bientôt…Ils sont là. Ce ne sont pas de chevaux, mais des ânes…Bien sûr, les nains ne peuvent pas monter de vrais chevaux, ils sont trop petits. Ces ânes tirent une sorte de calèche noire avec le même dessin que sur les brassières de nains : ma plume ! Je regarde plus attentivement…il y a des gens dans cette calèche : deux nains, tous les deux bien habillés et avec une sorte de couronne sur la tête…Peut-être le roi et la reine. La calèche s'arrête juste devant le bâtiment où je me trouve. Ils descendent et entrent ; un autre nain leur avait ouvert la porte et avait refermé derrière eux.

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai un mauvais pressentiment. Alors, tout aussi doucement qu'avant (mais en essayant quand même de ne pas traîner), je regagne mon lit, et me blottis sous les couvertures. J'entends des bruits de pas et des chuchotements dans le couloir. Mieux vaut faire semblant de dormir. La porte s'ouvre. Mon cœur s'accélère tellement que j'ai peur qu'on ne l'entende. Je reconnais la voix d'Ashta : il ne parle pas assez dort pour que je puisse entendre. Puis une autre voix intervient, masculine elle aussi. Elle paraît calme, mais a une tonalité très dérangeante, voire mauvaise. Là non plus je n'entends rien, à part les mots « fantastique » et « certes » répétés sans cesse. Puis une troisième personne prend la parole : une femme. Elle ne chuchote pas, mais ne parle pas beaucoup. Elle n'a dit que dix mots. Dix mots qui me font froid dans le dos et qui ne présagent rien de bon pour la suite. Dix mots que j'aurai préféré ne pas entendre. Dix mots qui me condamnent.

« L'oracle décidera de sa vie ou de sa mort. »

Fin du chapitre 7

Auteur : ça y est les trois épreuves sont terminées, mais pas l'histoire heureusement.

Sakura : c'est quoi cette manie de s'acharner sur les héros ?

Fye : je confirme, ce n'est pas vraiment drôle.

Auteur : peut-être, mais ça vous rend plus attachants !

Fye et Sakura : si tu le dis…

Shaolan et Kurogané : en tout cas, elle nous a épargné pour l'instant…

Mokona : MuZuN a fait boude Mokona ! Mokona est content car les Clamp ne le font jamais bouder !

Auteur : en voilà au moins un qui est content lol. A samedi prochain pour la suite ! Et puis au moins une petite review ce serait gentil ! J'ai bavé pour ce chapitre ! Bye bye !