« Parce qu'ils ont peur de moi. »

« Mokona ne comprend pas pourquoi personne ne veut lui dire son voeu...Mokona risque de bouder de nouveau!

- Tu sais, dit Shaolan, j'ai lu beaucoup de livres et à chaque fois que le héros faisait un voeu, il ne devait le dire à personne ; sinon ça ne marchait pas.

- Mais on n'est pas dans un livre! Mokona veut savoir!

- Désolé..., reprit Shaolan, mais je crois qu'il ne vaut mieux pas.

- Et de toute façon, intervint Kurogané, ça ne te servirait à rien de le savoir...Ta sorcière ne t'a jamais dit que la curiosité était un vilain défaut?

- Yuuko c'est Yuuko, et c'est pas MA sorcière...Fye! Kurogané embête Mokona!

- Oui...

- Fye-san, on peut faire une pause si vous voulez.

- Non, on continue. »

On ne va pas déjà s'arrêter, ça ne fait que dix minutes qu'on a quitté cette place triangulaire...Que je tienne au moins une heure entre chaque pause, c'est raisonnable, et comme ça je ne les retarderai pas trop. Parce que le problème si on s'arrête, c'est que je risque de ne plus pouvoir repartir. Alors, on continue. Hé hé, Kurorin me regarde encore d'un air bizarre : je sais que je l'énerve, mais qu'est-ce que j'y peux moi, si j'ai de la fièvre? Ce n'était pas un choix délibéré. Heureusement, j'ai l'impression que ça se calme un peu ; j'ai moins la tête qui tourne, mais j'ai toujours aussi chaud et soif surtout. J'ai les joues tellement rouges que j'ai l'impression qu'elles sont peintes. Mes jambes tremblent encore, ça, je ne peux plus rien y faire, mais au moins j'arrive à avancer. Pour l'instant. Alors pas de pause. Shaolan a l'air inquiet et je sais que Mokona l'est aussi, la seule différence c'est qu'il s'active à faire la conversation...Mon rôle habituel. En parlant de rôle, je me demande bien ce que contient cette fiole...Luyrqa aurait au moins pu mettre une étiquette dessus! Tiens, c'est vrai que je vais un peu mieux, je fais de nouveau de l'humour...En tout cas, ça doit être un liquide précieux pour qu'il ne soit contenu que dans un si petit récipient...Un liquide précieux, voire rare...Il vaut mieux en prendre soin. Je le mets dans ma poche...Tiens, il y a moins d'herbes au sol...Ou alors elles sont moins hautes qu'avant, j'arrive a voir mes pieds. C'est bizarre, je marche d'une drôle de façon...Sans doute la fatigue. Pourtant ce n'est pas compliqué de mettre un pied devant l'autre et de...

« Aïe! Je viens de foncer dans le dos de Kurogané...Ah là là...

- Regarde devant toi.

- Oui...Il n'a pas l'air grincheux, pas plus que d'habitude...Kuro-pon, pourquoi tu t'arrêtes?

- J'ai une question.

- Oui? Oulà, il ne réagit même pas au surnom, ça doit être sérieux.

- Je me demandais comment tu as pu réussir ton épreuve dans un état pareil...

- Eh bien, c'est Mokona qui a tout fait!

- Sérieusement.

- Tu sais...ce n'était pas une épreuve physique comme toi et Shaolan avez pu en avoir...En fait c'était une énigme...C'est tout...Juste une pauvre énigme...

- Je vois...

- J'ai une question moi aussi.

- Hm.

- Pourquoi tu es en colère dès que quelqu'un est faible? »


« L'oracle décidera de sa vie ou de sa mort. »

Après ça, ils n'ont plus rien dit et sont redescendus. Je n'ai entendu le bruit de la calèche qu'environ un quart d'heure après. Je n'ai plus essayé de me lever, et même si je l'avais voulu, j'étais trop tétanisée par ce que je venais d'entendre pour oser faire le moindre mouvement. Je me suis résignée et me suis finalement endormie. Cela fait maintenant au moins une heure que je suis réveillée et je n'ai encore vu personne : ni le médecin qui nous accueille, ni Ashta. Pourtant, il fait jour...Enfin, on est sous terre, donc les lumières artificielles sont allumées pour faire croire qu'il fait jour. Et vu les bruits que j'entends dehors, la matinée est déjà bien engagée...Ca ressemble à des bruits de foire, de marché. Je ne veux pas aller à la fenêtre en plein jour, je risquerais de me faire prendre...Et je préfère que personne ne sache que je peux à peu près me déplacer...Un petit atout pour moi. Ah, j'entends des bruits de pas dans le couloir. La porte s'ouvre...

« Bien le bonjour jeune captive...La nuit vous a-t-elle été agréable?

- Oui... »

Point négatif : parler me fait toujours autant mal à la tête ; la fièvre n'a pas dû beaucoup baisser. Point positif : je comprends de mieux en mieux ce qu'Ashta me raconte.

« Oserai-je tirer les rideaux? »

Je hoche la tête. Il se dirige vers la fenêtre et d'un seul coup, ouvre les rideaux, ce qui me fait cligner les yeux pendant un petit moment.

« Je vous prie de bien vouloir m'attendre un instant (bien que je doute fort de votre capacité de locomotion à l'instant même). Je m'en vais chercher votre collation du matin. »

Il ferme la porte, et je ferme les yeux. Maintenant que la pièce n'est plus dans le noir, mon mal de tête est pire que jamais. Quant à ma jambe...J'essaye de retarder toujours plus le moment où je devrai la bouger, car j'ai comme l'intuition que ma petite promenade nocturne n'aura servi qu'à rouvrir la plaie...Fichue lance. Mais pour l'instant, ça ne me fait pas mal...

Ashta revient, je rouvre les yeux. Il pose le plateau sur la table de chevet et entreprend de me redresser dans le lit. Comme la veille, je me laisse faire ; de toute façon, je n'y serais pas arrivée pas toute seule. Je suis assise maintenant, et mon regard se pose sur mes jambes étendues devant moi. Ashta ne me fait pas passer le test de la cuillère aujourd'hui, rien qu'à voir ma tête il doit avoir compris qu'il faut encore me donner la bectée. Il me présente une tartine...Du pain, avec quelque chose qui ressemble à du miel dessus. Je mords dedans, tout en fixant mes jambes...Elles sont croisées au niveau des chevilles, la jambe droite sur la gauche...C'est bien du miel, mais il a un goût un peu moins sucré que celui dont j'ai l'habitude...Quand est-ce que j'ai croisé les jambes moi? Sûrement en dormant...Zut, la tartine est déjà finie ; elle était meilleure que le potage d'hier soir en tout cas...Ah, de l'eau! Ca fait une éternité que je n'ai rien bu!

Mais il y a une chose qui me chiffonne...Je ne sais pas quoi...Je sens que quelque chose n'est pas normal...C'est mes jambes...Je n'arrête pas de les fixer...Pourtant tout va bien, il n'y a pas de sang sur les couvertures...Allons, calme-toi Sakura, tu paniques juste à cause de ce que tu as entendu hier soir...Tiens...Peut-être que je pourrai en parler à Ashta, il n'a pas l'air si méchant finalement...Je vais lui demander (en toute innocence) ce qu'est l'oracle, et nous verrons bien ; de toute façon je n'ai rien à perdre.

« Euh...Ashta?

- Qu'y a-t-il pour votre service?

- Eh bien...Fichu mal de crâne...Je me...demandais... »

Et là je réalise ce qui ne va pas, cette chose qui me turlupinait depuis tout à l'heure...J'ouvre grand les yeux sous le coup de la surprise, et Ashta me fixe avec un air dubitatif (où est-ce que j'ai appris ce mot moi?)...Et puis la surprise fait place à la panique, et je panique tellement que j'en arrive même à faire une phrase complète, malgré ma fièvre et mon mal de tête.

« Je ne sens plus ma jambe gauche! »


« Pourquoi tu es en colère dès que quelqu'un est faible? »

Je ne me retourne pas...Je sais que ce foutu mage attend une réponse, mais je ne sais pas quoi dire...Pourquoi je suis en colère? C'est vrai que ça m'énerve, les gens malades, faibles...Ils ne font que ralentir les autres, et c'est en général à cause d'eux que tout un groupe tombe en embuscade, ou doit risquer sa vie parce qu'il y en a un qui s'est fait enlever ou je ne sais quoi d'autre...Tout ça parce qu'ils n'ont pas osé dire qu'ils n'étaient pas bien...Mais pourquoi est-ce que les gens ne me disent jamais rien? Je peux pas deviner moi si ils sont malades! Peut-être qu'ils ne disent rien parce qu'ils ne veulent pas me ralentir, et aussi parce qu'ils savent que je ne devine rien...Ils ne disent rien parce qu'ils savent que je ne remarque rien...Pourquoi je ne remarque rien? Parce que je ne fais pas attention...C'est sûrement ça...Mais c'est pourtant pas compliqué de faire attention aux autres, pourquoi je n'y arrive pas? Sûrement que je m'isole trop...C'était déjà comme ça avec les autres gardes de Tomoyo, j'étais seul devant, alors forcément, le gringalet qui suit pas là-bas au fond, moi je peux pas le voir...Mais pourquoi j'étais seul devant, moi? J'aurais pu être seul derrière, et voir tous les autres...Les autres...Sôma m'avait dit un jour qu'ils avaient peur de moi...C'est pour ça que j'étais seul devant, ils voulaient m'avoir à l'oeil...Bande de trouillards...

« Alors? Pourquoi tu es en colère dès que quelqu'un est faible? »

Je me retourne, et le regarde...Il essaye encore de sourire alors qu'il est crevé et fiévreux...Ce type me rend dingue, mais je vais quand même lui répondre.

« Parce qu'ils ont peur de moi.

- Hein? »

Malgré la fatigue, ses yeux se sont quand même ouverts en grand, l'air de dire « c'est quoi le rapport! », et ce stupide sourire s'est enfin fait la malle (il était temps). C'est vrai que ma réponse n'a pas de sens pour lui...Mais il n'aura rien d'autre.

« Parce qu'ils ont peur de moi. C'est tout, et si tu comprends pas tant pis, j'ai pas envie de t'expliquer... »

Je tourne les talons et vais rejoindre le gamin ; lui aussi est seul devant...C'est une place ingrate, mais Mokona est avec lui, il peut au moins discuter avec quelqu'un. Il est moins seul que je ne l'étais.

« Kurogané-san! Mokona dit que la plume n'est plus très loin.

- Avec un peu de chance, Sakura se trouve au même endroit...J'aime pas trop ça, donner des faux espoirs au gamin, mais lui ça le rassure.

- Oui, j'espère...

- Kurogané est malade aussi? demanda Mokona

- Non, pourquoi?

- Alors c'est au tour de Kurogané de porter Mokona! »

Cette fichue boule de poils...Elle n'en rate pas une. Et hop, sur ma tête, comme ça t'as une vue panoramique, vas-y te gêne pas...Elle adore ça c'te bestiole, se percher sur ma caboche et diriger son petit groupe à grands coups de "c'est par là!" ou de "Mokona sent la plume dans cette direction!"...Bah, chacun ses p'tites réjouissances, je m'en fous...Mais il y a une chose que je ne supporte pas...

« C'est pas bientôt fini de se trémousser comme ça? Ma tête c'est pas une piste de danse!

- Ca non - et il me répond en plus maintenant… - une piste de danse c'est beaucoup plus joli, et en plus le plancher est droit! La tête de Kurogané elle est toute bossue! Kurogané a reçu trop de coups en se battant!

- Espèce de...

- Kyaaaa! Fye! Kurogané a attrapé Mokona! Fye! ...Fye? »

Mais Fye ne répondait pas. Pu..., où est-ce qu'il est encore passé?


« Comment cela, vous ne sentez plus votre jambe gauche?

- Je ne la sens plus, plus de sensation et... »

Je n'y arrive plus...Je me laisse retomber en arrière, contre le dossier du lit et je pleure. Je ne sens plus ma jambe, ça veut dire qu'elle est morte. Ils vont devoir me la couper et j'aurais une canne jusqu'à la fin de mes jours, ou une jambe de bois, ou rien du tout et je devrais boiter, sautiller, et forcément tomber, trébucher, me faire mal, me casser l'autre jambe et...

« Calmez-vous voyons! Ce n'est pas en cédant à vos émotions que nous réglerons le problème épineux qui s'offre à nous. Allez, stoppez le débordement soudain de vos glandes lacrymales, épongez-moi tout liquide superflu de votre visage et respirez à fond. »

Je fais ce qu'il me dit et bizarrement, cela me calme aussitôt. Et même si ma tête est encore plus lourde qu'avant, j'arrive à faire un faible sourire à mon ravisseur. Il me sourit aussi : c'est étrange un nain qui sourit, mais ce n'est pas moche, juste...bizarre. Je pense que si j'avais été en pleine forme, j'aurai éclaté de rire. Ashta se place au pied du lit et tire les couvertures.

« Maintenant, analysons la situation »

Il prend ma cheville droite entre ses mains (poisseuses, malheureusement) et me demande si je les sens. Je réponds que oui, que c'est la gauche que je ne sens plus, mais il rétorque que le meilleur moyen de parvenir à ses fins est d'analyser une par une les données du problème (en l'occurrence ici, mes jambes) afin de ne pas passer à côté de quelque détail important pour la résolution de celui-ci. J'acquiesce, bien que n'ayant pas tout compris cette fois-ci, et il pose ma jambe sur le matelas. Il saisit maintenant ma cheville gauche.

« Je ne sens rien.

- Et ici? Il vient de poser une main sous mon pied.

- Non...J'ai la tête qui tourne.

- Et là?

- Oui...Sa main est juste au-dessus de la plaie.

- Bien...Ma chère, il se trouve que mon esprit a formulé une hypothèse tout à fait intéressante et probable quant à la raison de cette perte subite et localisée de sensation. Or, toute hypothèse demande vérification, mais je me dois de vous prévenir que celle-ci risque d'être douloureuse. Néanmoins, êtes-vous consentante? »

Je fais signe que oui...Tout ce que je veux c'est sentir ma jambe de nouveau. Ashta prend une grande respiration, me regarde, me lance un « désolé » peu rassurant et empoigne ma jambe, juste sur la blessure.

« AAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!

- Fort bien, fort bien! Mon hypothèse semble être validée. »

M'en fous de son hypothèse! Il vient d'appuyer comme un malade sur ma blessure (qui pour le coup s'est rouverte, le pansement est déjà rouge). Je me sens vraiment mal, je crois que je ne suis pas loin de m'évanouir. Je regarde ce nain fou déblatérer ses phrases incompréhensibles tout en agitant ma cheville droite encore et toujours insensible : il ne semble pas se rendre compte que je ne vais pas tarder à tomber dans les pommes. Je sens mes yeux qui se ferment tout doucement comme au ralenti et, encore plus doucement, je sens mon corps glisser sur le côté et ma tête se poser juste au bord du lit, où je sombre dans l'inconscience, persuadée qu'Einstein est encore en train de s'amuser avec ma cheville.


« Fye-san! Fye-san!

- Ca ne sert à rien, me dit Kurogané. Il doit être dans les vappes quelque part. Suffit de faire demi-tour.

- Oui. »

Alors nous revenons sur nos pas, en repérant les traces que nous avons laissées. Mais je ne me souviens pas avoir fait autant de chemin sans m'être retourné au moins une fois pour voir si Fye suivait...La dernière fois il était...

« Kurogané-san, la dernière fois que je me suis retourné, Fye et vous étiez en train de discuter devant cet arbre.

- Hm. »

J'arrive devant l'arbre en question. Mis à part le fait que je n'ai jamais vu un arbre aussi imposant (il faudrait au moins vingt personnes pour en faire le tour), je ne remarque rien d'inhabituel. Je repère facilement par terre les traces de pas de Kurogané et Fye, un peu plus profondes que les autres car ils s'étaient arrêtés. Je commence à faire le tour de l'arbre. Je regarde sur les branches, même si je sais pertinemment que Fye n'aurait pas pu grimper dessus dans son état. Je fais encore quelques pas et...

« AAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!

- Shaolan, qu'est-ce qui t'arrive?

- Je...Je suis tombé! Il y a un fossé derrière cet arbre et...j'ai retrouvé Fye! »

Plus exactement : je suis tombé sur Fye. Le pauvre était déjà mal en point, il fallait encore qu'il tombe dans un fossé et qu'en plus je lui tombe dessus. Je me relève le plus vite possible pour arrêter de l'écraser. Il est étendu au sol, face contre terre. La chute a du faire mal. Kurogané est arrivé au fossé.

« Ca va?

- Moi oui, mais Fye a l'air inconscient. Je me demande pourquoi on ne l'a pas entendu crier.

- Peut-être qu'il s'est évanoui avant de tomber. »

Mokona saute de la tête de Kurogané et vient me rejoindre. Il a l'air inquiet, encore plus qu'avant. Je caresse doucement sa tête ; lui aussi a besoin d'être rassuré.

« Mokona, on va le retourner, d'accord?

- Oui, Mokona va aider du plus fort qu'il peut! »

Je saisis doucement Fye par les épaules et le fais rouler sur lui-même. Mokona est de l'autre côté et pousse comme si sa vie en dépendait. Bien sûr, sa vie n'en dépend pas, mais peut-être celle de Fye : si il est resté longtemps le visage au sol, il a très bien pu étouffer. Mais il respire, même s'il est inconscient...Et il l'est vraiment bien, inconscient, parce qu'il ne réagit même pas un petit peu au mouvement. Son visage est crispé, on voit nettement qu'il souffre. Mokona s'approche et pose une patte sur son front. Celui-ci doit être brûlant, car il la retire tout de suite.

« La fièvre est encore montée.

- Pourtant, dit Kurogané, il avait l'air d'aller mieux tout à l'heure.

- Quand j'avais beaucoup de fièvre quand j'étais petit, il arrivait que je sois en meilleure forme que lorsque la fièvre était faible. Mon père disait que ça arrive, parce que la sensation de chaleur que donne la fièvre engourdit tout le reste du corps, et on a l'impression d'avoir moins mal. C'est sans doute ce qui est arrivé à Fye...

- Ton père savait beaucoup de choses, Shaolan! dit Mokona.

- Oui! Je souris. Mais...Je regarde Mokona.

- Mais quoi?

- Que Fye se soit évanoui avant ou après être tombé, on l'aurait entendu si il s'était manifesté ; il aurait crié en tombant, ou nous aurait appelé pour nous dire qu'il se sentait mal. Alors pourquoi n'a-t-on rien entendu? »

Je lève les yeux vers Kurogané : il a l'air songeur, comme toujours lorsqu'il soupçonne quelque chose. Mokona le remarque aussi et sort du fossé pour se poser sur son épaule. Je soulève la tête de Fye du sol et la pose sur mes genoux. Je vais attendre un peu pour voir s'il se réveille, sinon il faudra que nous le sortions d'ici en le portant. Je regarde à nouveau en direction de Kurogané : Mokona a posé sa patte sur sa joue, mais pour une fois il ne s'énerve pas. Il fixe Fye depuis tout à l'heure, avec ce même air songeur et soudain, il ferme les yeux, soupire et murmure :

« Parce qu'ils ont peur de moi. »

Fin du chapitre 8

Auteur : hin hin hin ! 8 pages les amis ! C'est le plus long chapitre ! Je suis toute survoltée !

Kurogané : ouais ben calme-toi un peu...

Auteur : mais je suis calme. Et puis j'ai le droit d'être contente non ? D'autant plus que lundi c'est ma rentrée et que je vais beaucoup, mais alors beaucoup moins rire…

Ashta : à chaque rentrée ses nouvelles peines et …

Auteur : ouais ouais c'est ça, attends je prends le dico

Sakura : commence à saouler celui-là

Auteur : mais tu vas voir, il va bien s'occuper de toi dans le chapitre 9

Sakura : pourquoi, qu'est-ce qui va m'arriver encore ?

Auteur : (air songeur) ça n'a pas été facile à trouver, mais je suis fière du résultat. Bref, à samedi prochain pour le chapitre 9 ! Reviews pleeaase !