Mirage of Blaze est en une série de 40 LIVRES écrite par M. Kuwabara… en japonais…
Concernant cette fic comme toujours, je demanderais aux personnes sensibles de l'éviter…
Quand aux homophobes, vous ne devriez jamais lire une de mes fics!
Comme d'habitude je mène une guerre sans relâche contre les fautes mais elles ont tendance à m'adorer.
Précision: J'ai eu beaucoup de difficultés à mettre ce chapitre... Le staff de effectuait des changements sur le site,
d'après ce que j'ai pu en comprendre... C'était écrit en anglais.
Un chap plus léger mais toujours assez sombre...
On se refait pas!
En tout cas, je décline toutes responsabilités envers ceux qui viennent d'effectuer un copieux repas.
:x
Karman
Les Délices Gastronomiques de Takaya Ougi
Je ne suis pas retourné à l'école.
Je ne redouble pas… de justesse.
Naoé m'a contacté il y a quatre jours, une semaine après l'épisode avec Chiaki.
Il m'a donné rendez-vous dans un hôtel très discret.
A sa seule vue, j'ai immédiatement oublié tous mes doutes!
Rhalala!
Je ne sais pas comment gérer le fait que mon esprit se mette à planer, oui, à planer quand il s'approche de moi. Je suis tout chose.
Stupide… Stupide…
Il n'empêche que ce sentiment est réellement euphorique… du moins durant les trois premières secondes succédant mon entrée dans la pièce.
…
…
Je n'ai même pas pu l'embrasser.
Il n'a fait que regarder sa montre pour m'informer de mes trente secondes de retard puis m'a ordonné de m'allonger sur le ventre.
…
…
J'ai obéis.
Les deux heures suivantes n'ont été que douleur.
J'ai quand même moins saigné.
Alors qu'il était sous la douche, son portable s'est mit à sonner.
J'ignore encore pourquoi aujourd'hui mais, j'ai répondu. C'était cette femme. Naoé m'a littéralement arraché le portable des mains et je me suis pris une gifle… Sa conversation a duré ce qui me sembla être une éternité. Je l'ai même entendu rire, je crois qu'il l'a invité à dîner au restaurant.
…
L'homme que j'aime finit de s'habiller puis s'en va sans même me toucher un mot. Moi, je reste prostré là, la bouche en sang. Je dois me vêtir.
X
()J'allais oublier.
X
Naoé.
Il est revenu pour moi.
X
()Une punition s'impose pour le geste que tu as eu envers Chiaki. Comme tu le sais sans doute, les décisions en ce qui concerne le groupe ne relève plus de ta compétence. As-tu un problème avec ça?
X
Mon père spirituel m'a dénié.
X
()Non… Tu ne veux pas rester encore?
()Pour quoi faire? Le sexe avec toi est insipide, je doute même que tu arrives à me donner une once de plaisir en me suçant.
X
Je refuse de te perdre. Je suis prêt à tout, même à me ridiculiser, c'est le seul moyen d'apprendre.
Alors…
Je me jette à ses pieds. Les mains tremblantes, je m'attaque à son pantalon. Je n'ose relever la tête pour le regarder, il est sûrement à deux doigts de me frapper… Dieu, l'image que je lui présente doit être écoeurante…
Moi, soumis… entièrement nu, sa semence coulant encore le long de mes cuisses.
…
Je ne sais pas y faire, en le prenant dans ma bouche, je l'enfonce trop profondément et je manque de m'étouffer. De la salive s'échappe d'une des commissures de mes lèvres…
Rouge de honte, j'ose lever les yeux.
Naoé me fixe… Ses magnifiques yeux violets me dévisagent étrangement…
Je suis trop nul, n'est-ce pas?
Mais si je m'avoue vaincu… cette femme qu'il côtoie aura gagné sur toute la ligne.
Je ne veux pas le perdre!
Alors, je recommence mon pitoyable manège… ma main à la base de sa hampe fière, je le prends dans ma bouche sans le quitter des yeux…
Je suis terrifié et mortifié à la fois, au moindre mouvement de mécontentement, je veux pouvoir fuir à l'autre bout de la chambre… Je suce, lèche… les bruits que je fais avec ma bouche sont obscènes.
X
()Merde!
X
Naoé vient de jurer et la seconde d'après, je manque de m'étouffer avec sa semence… Je ne sais pas quoi faire… J'avale ce qui peut l'être mais le reste m'a atterrit sur le visage.
Mon dieu…
Mon dieu…
Cela ne fait même pas cinq minutes, ça ne pouvait pas être mauvais à ce point? Son regard se pose sur le lit encore en désordre puis sur moi.
X
()Je te promets de tout arranger… Laisse-moi juste essayer encore, cette fois je te jure de te faire du bien… Tu n'auras qu'à me guider un tout petit peu…
X
Je suis presque soulagé lorsque son désire se manifeste à nouveau mais il se détourne et se rajuste.
X
()Je te l'ai dis… ton incompétence dans ce domaine atteint des sommets.
X
Je veux qu'il reste encore… juste un tout petit peu.
X
()Alors… prends-moi… ça au moins c'est mieux, non? S'il te plait reste avec moi.
X
Le son de ma voix est déplorable!
A l'évidence, mon amour pour lui m'a changé pour le mieux.
Je me suis fais une raison, dans ce rapport, je suis à l'évidence la femme et en temps que telle je dois rester à ma place. Du temps de Naoé, les épouses étaient serviles. Peut-être est-ce ce qu'il attend de moi…
C'est une mise à l'épreuve…
X
Il m'attrape par les cheveux et m'oblige à me remettre debout, c'est évidemment douloureux…
X
()Tu me dégoûtes!
X
L'instant d'après, il m'assène un coup, puis deux, puis trois puis… J'en perds le compte mais après un dernier en pleine face, je rends les armes…
A mon réveil, je suis seul, nu étendu sur la moquette. Après une courte prière à mes jambes pour qu'elles consentent au prix d'un grand effort à me porter, je me lève. Une douche brûlante me remet un peu les idées dans le bon ordre. Me vêtir est un nouveau calvaire, j'ai mal partout. Je vérifie que mon apparence est bien celle du bon vieux Ougi Takaya… Et non… Je recommence mon manège, mes mains devant mon visage, je pense très fort à mon ancienne apparence. (L'hématome sur ma joue ne disparaît pas.) En fait, j'en ai marre de faire ça… Peut-être qu'après les vacances, je pourrais revenir comme ça… Concernant la perte de poids, je mentirais et prétendrais avoir été malade. Pour mes cheveux, c'est facile, un nouveau look… Pour les centimètres perdus et le fait que je ressemble à un autre… je ne sais pas…
X
Des coups à la porte viennent m'interromprent dans mes pensées existentielles. C'est un garçon d'étage, apparemment dans un quart d'heure, je devrais libérer la chambre. Pourquoi attendre? Je m'en vais mais je sens son regard peser sur moi. A l'évidence, il pourra régaler en potin sa réunion de commères. Je me retourne pour lui faire face car je déteste être dévisagé de la sorte.
X
()Quoi t'es pas content?
()Pardon ?
()Allez, fais pas ta mijaurée! Je te donne ce jolie billet si tu m'en tailles une. Crois pas être le seul étudiant à venir arrondir ses fins de mois ici. Allez… A ce que je vois, c'est un violent ce client-là. Il te faut quelqu'un qui puisse te porter assistance dans de pareilles cas, non?
X
Ce type… Il me prend pour une pute… Sa main… Sa main se pose sur mon bras… alors qu'un écho assez brutal surgit dans mes pensées…
Encore…
Un souvenir…
Non, pas maintenant…
S'il vous plaît…
Mais je ne suis déjà plus là…
X
X
Un enfant de six ou sept ans, le dernier d'une grande famille en train de se faire rouer de coups par trois de ses aînés.
()Saburo, fils de putain.
()Saburo, fils indigne.
C'était une chanson qu'ils chantaient lorsque grand frère Ujiteru n'était pas là pour leur en faire passer l'envie.
Ma mère… était une Grande Courtisane(1), sa beauté sans pareille avait conquis le Seigneur Hojo. En la prenant avec lui, ces autres femmes virent cela d'un très mauvais œil. Elle avait tout pour elle, jeunesse, beauté, une intelligence fine. Jusqu'à mes cinq ans, avant sa mort… je me rappelle que chaque soir, je devais quitter le giron de ma mère qui devait se préparer pour son Seigneur. Il l'aimait à n'en point douter, et ce, malgré son passé que les autres épouses ne manquaient pas de lui rappeler…
X
X
J'adorais ma mère mais…
Je ne suis pas comme elle…
Pas une seule fois je n'ai donné mon consentement à ce qui m'a été imposé.
Il est vrai qu'en étant otage, j'ai dû me soumettre très souvent…
Je n'ai jamais eu le choix…
En fait si…
Obéir ou avoir mal…
Obéir et avoir mal…
…
Quand je reprends mes esprits, je suis allongé sur le lit, le poids d'un corps inerte m'écrasant…
C'est ce type.
Je le repousse écoeuré, il n'est pas mort, juste évanouit. J'ignore ce qui a bien pu se passer mais je remercie le ciel et ses déités. Je me sauve sans demander mon reste.
Une fois dans la rue je réalise que j'ai vraiment très faim, bien entendu, j'ai tout juste de quoi regagner la maison.
…
Stop!
…
Par dieu, j'ai faillis me faire violer par un pervers et voilà tout l'effet que ça me fait?
L'habitude…
Oui je n'y vois que cette seule explication.
X
Au détour d'une rue, j'aperçois Haruie.
Naoé m'a vraiment mis sous surveillance, il doit s'inquiéter pour moi.
Je me hâte de rentrer, il est hors de question que je cause plus de soucis à tout le monde… surtout à présent que je suis devenu inutile.
X
X
A la maison, tout est pareille. Ma sœur me jette un regard étrange en passant à côté de moi.
Je roule des yeux et me rue sur le frigo.
Manger… Manger… Manger… Manger…
Ma petite sœur chérie vient de préparer des onigiri(2), je lui en chipe deux puis m'empare du bocal a demi plein d'azuki (3). Je recouvre mes deux boules de riz de cette douce confiture puis je délaisse mes baguettes et m'empare d'une fourchette. Après une courte indécision, je me mets à écraser le tout, le mélange prend une couleur étrange… En rigolant, je rajoute de la confiture de haricot rouge (azuki). C'est fou ce que la perspective d'un bon repas peut vous rendre votre bonne humeur. Je goûte lentement au mélange: saumon, riz, algue, confiture de haricot… ma foi… c'est bon… même excellent… Dieu, ce que ça peut-être délicieux!
X
Je lève la tête en sentant un regard peser sur moi.
X
()Miya… Tu es un vrai cordon… vert?
X
Oui, elle a le teint verdâtre… C'est pas beau à voir.
X
()Miya?
X
J'avale une bouchée et la voit se sauver une main sur la bouche.
J'vous assure…
Les femmes sont pas nettes…
Elle doit avoir ses règles…
J'devrais aller voir si elle ne s'est pas noyée dans les WC…
Pas avant d'avoir finit mon assiette…
Au fait, il reste encore beaucoup de Onigiri… et plus du tout d'azuki… mais bon, le beurre de cacahuète pourrait faire l'affaire saupoudré d'un peu de Eki-tô (4).
…
…
A suivre…
(1)Jusque vers la moitié du 18e siècle, on pouvait consommer à plusieurs niveaux la prostitution, soit dans les rues, soit dans les maisons closes des quartiers chauds. Les reines de cette époque étaient les Tayû ou Grandes Courtisanes, qui surclassaient les autres autant par la finesse de leurs manières que par le luxe dont elles faisaient étalage.
(2)Boule de riz (salée) fourrée au saumon (j'ignore si d'autres variantes existent), entourée d'algue.
(3)Pâte de haricot rouge sucré azuki.
(4)Sucre liquide
/Cuisine/confiserie.htm
Dernière révision: Sainte-Rose le Lundi 19 Mai 2008 21H42
