Mirage of Blaze appartient à M. Kuwabara

Je demanderais aux personnes sensibles d'éviter cette fic.

Quand aux homophobes, z'êtes encore là O_O ?

Comme d'habitude je mène une guerre sans relâche contre les fautes mais elles ont tendance à m'adorer.

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Takikaté:

Tu sauras touuut en temps et en heure.

Maintenant fais comme je dis avant de lire ce chapitre

Inspire… Expire… (bis)

Inspire… Expire… (bis)

Devient une montaaagne de sérénité…

Moi, je pars en vacance genre au pérou en emmenant le strict minimum: gilet par balle,

fourgon blindé, détecteur de mine anti-personnel et consort…

Est-ce je deviens fooolle?

J'aimerais bien…

^o^'

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Karman

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Rush (partie 2)

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Je me réveille le corps un peu ankylosé, l'esprit égaré…

Je suis étendu sur un lit à baldaquin. Les draps sont de couleur émeraude avec des motifs de divinités brodés dessus.

J'écarte un peu les rideaux transparents.

La hauteur du plafond me surprend. Il est recouvert de fresque dans son intégralité.

M'asseoir me demande un plus grand effort que je ne l'aurais cru.

La chambre où je me trouve est vaste. Le lit est surélevé, il faut gravir une marche pour y accéder. Les meubles sont tous en bois exotique, rehaussés de dorure pour la plupart.

X

Mon corps me paraît plus mince.

J'ai les ongles recouverts d'un vernis transparent et des motifs dessinés au henné sur ma main gauche. Sur la droite, il y a bien entendu le tatouage. Je suis vêtu d'un yukata blanc. L'étoffe soyeuse est très agréable sur ma peau.

Le tapis est doux et moelleux sous mes pieds qui portent eux aussi des tracés.

X

Il y a une odeur de brûlé dans l'air mais autre chose me dérange… cette absence de son.

Pas un bruit, rien!

Je me relève en agrippant fermement le montant du lit.

C'est encore plus difficile de mettre un pied devant l'autre… comme s'il y avait une mauvaise synchronisation entre mes membres et mon cerveau.

J'ai du mal à me souvenir de choses élémentaires.

En me concentrant, je parviens à me rappeler des derniers évènements tragiques qui ont eu lieu.

Les larges dalles sont froides, j'aurais peut-être dû mettre les pantoufles, après tout…

Non, car cela m'aurait demandé un effort supplémentaire que je ne pouvais fournir.

Je tourne la poignée de la porte. Elle doit bien faire deux mètres cinquante de haut.

Lorsque j'arrive à la franchir, je dois m'appuyer contre le mur durant cinq bonnes minutes pour reprendre mon souffle. Le long couloir est éclairé à l'aide de flambeau.

Dieu, rien que le fait de sortir de cette pièce m'a épuisé.

Les émanations sont plus fortes.

J'avance toujours tout droit.

Je ne compte plus les fois où j'aurais pu tourner à droite ou à gauche.

Le silence en devient réellement inquiétant. Je sais que je respire bruyamment, j'ai même certainement crié à cause de la douleur omniprésente dans mes membres, je n'ai pourtant perçu aucun son. C'est comme si j'étais dans un espace confiné qui absorbait le moindre bruit.

Cela me déstabilise d'autant plus!

J'ai l'impression d'avancer depuis des heures, avant d'entrevoir la sortie en forme d'arc.

Je m'arrête encore une fois pour reprendre mon souffle, de la sueur coule le long de mon visage.

Encore un pas…

Deux…

Trois…

Et voilà!

Mes yeux qui se sont habitués au faible éclairage mettent un temps pour s'adapter à la très forte luminosité. Je suis donc aveuglé durant quelques secondes mais lorsque je pose le regard sur cette gigantesque salle soutenue par de hautes colonnes…

C'est l'enfer que je découvre.

Je dois rêver…

Forcément…

Des tentures brûlent.

Sur le sol, il y a énormément de cadavres…

Ils portent pour la majorité des turbans ou alors des habits chamarrés.

Ce sont les miens… ma nouvelle famille.

On éradique mon clan!

Je vois encore leurs âmes fuir et certaines se faire exorciser sans aucune pitié par les deux possesseurs du clan Uesugi. Ils sont accompagnés par d'autres qui savent se battre.

C'est une pure boucherie…

Il y a tellement… tellement de sang répandu sur le sol.

Pourquoi…

Comment avons-nous pu en arriver là?

Soudain, mon sixième sens… instinct de survie… appelez ça comme vous le désirez, se met à carillonner.

Je tourne la tête et n'ai que le temps de voir une lame foncer dans ma direction.

Je suis paralysé mais un homme que je ne connais pas s'interpose.

Il s'écroule mort sur le coup, la lame fichée en plein cœur.

Je vois son âme s'élever presque immédiatement… Elle me sourit. Je tends instinctivement la main mais elle s'en est déjà allée vers une nouvelle renaissance de possesseur certainement.

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Tout à coup, un corps bute contre le mur à ma droite.

Shrey

Un filet de sang s'épanche d'une blessure à sa tempe.

Il bloque in extremis la lame d'un Katana qui aurait fait voler sa tête.

Naoé

Le regard violet sur moi me fait chanceler, il déborde de fureur et de… haine?

X

Mon amour est vêtu tout en noir.

J'ignorais qu'il savait se battre aussi bien au corps à corps. Mais pourquoi devrais-je m'en étonner de la part de celui qui fut l'un des vassaux de Kenshin?

Nouvelle feinte…

Contre attaque…

Mon ange noir pose de réelles difficultés à Shrey qui me hurle quelque chose mais, je n'entends rien.

Je n'ai d'yeux que pour Naoé qui ne me quitte plus du regard.

Son aura exsude une telle souffrance que mon cœur en est gelé.

X

Cinq hommes surgissent de je ne sais où.

Ils agissent de concert en attaquant Naoé.

Shrey, lui, en profite pour me soulever.

Nous fuyons par ce même couloir mais après quelques pas, il me dépose délicatement.

Je m'aperçois alors qu'il est blessé à la jambe gauche.

Mon ami me parle encore mais je suis définitivement sourd…

Un éclat de lucidité le traverse.

Sa main entre en contact avec mon visage et je le vois psalmodier une suite de syllabes assez rapidement.

Son touché est d'abord froid puis ses pensés déferlent en moi.

Cela n'a duré que quelques secondes…

X

Shrey se retourne subitement.

Mon ange de la mort court vers nous à une allure surhumaine. Il déploie sa longue lame dans l'espace exiguë afin de porter un coup violent, au moins qui fera ployer son ennemi.

Sa lame rencontre le mur.

Le bout malmené se brise…

Ricoche…

Puis la douleur…

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai mal… J'ai très mal…

Les deux autres se sont figés…

Un liquide remonte le long de ma gorge, je vomis une petite mare de sang.

En inclinant la tête, je comprends pourquoi je souffre autant.

Le morceau de katana brisé de Naoé est allé se ficher dans mon torse.

Mon dieu…

Mon bébé…

Pas maintenant…

X

Shrey se moque bien de Naoé à présent!

Il n'a d'yeux que pour moi et à cause de cela, il se prend un coup de poing en plein visage.

Sa tête heurte le mur, il s'écroule et ne bouge plus mais je sais qu'il est vivant. Deux autres personnes arrivent par le couloir: Yasudé Nagahidé et Kakisaki Haruie…

X

J'ai mal mais je profite de cette seconde pour fuir…

Je fais aussi vite qu'il me l'est possible.

Je ne peux pas me permettre de mourir si facilement.

Grâce à la mémoire de Shrey, je sais que beaucoup de mois se sont écoulés!

De longs mois durant lesquels j'ai été plongé dans un profond coma. La guerre qui avait débuté au japon s'est poursuivie jusqu'ici, en Inde. Malgré notre connaissance du terrain, nous étions clairement désavantagés puisque j'étais dans l'incapacité d'intervenir. Bien entendu, il nous incombait de faire en sorte que les simples mortels n'aient jamais connaissance de ce qui se jouait devant leurs portes.

Refusant le moindre pourparler, les Uesugi se sont montrés impitoyables.

La connaissance de ce temple est un secret gardé depuis presque une éternité par nos membres. Je plains la pauvre âme qui a probablement dû se faire torturer.

Les souvenirs de Shrey sont confus, où peut-être est-ce moi qui ai du mal à faire le tri…

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Mon yukata est imbibé de sang.

Un sang qui coule comme une fontaine le long de mon corps.

X

Je suis dans mon neuvième mois. Grâce à leurs dons, lui et Sohail ont continué à fortifier mon corps, sinon, je n'aurais jamais pu me mettre debout.

L'attaque a commencé il y a une heure.

Deux de nos hélicoptères ont été sabotés. Le troisième se trouve dans une cachette au beau milieu de la forêt.

C'était la mission de Sohail, faire décoller l'engin et m'emmener alors que les miens retenaient les assaillants.

Personne ne s'attendait à ce que je sorte de mon coma!

Ce palais est vaste, rien que la grande salle donne sur une dizaine de couloirs qui eux-mêmes regorgent d'autant de passages, de croisements et de portes.

Si je me trompe, c'est fini pour moi.

X


x

Naoé aurait déjà dû me rattraper…

J'en suis tout à fais conscient.

J'ai mal!

Un vent frais me caresse le visage lorsque j'atteins finalement une des sorties.

L'aube commence à étendre son voile de clarté.

Il n'y a aucune aire d'atterrissage, seulement l'orée de la forêt.

Je ris d'un rire sans joie.

Je me suis évidemment trompé au dernier croisement.

La lame me fait vraiment souffrir…

A l'aide de mes mains poisseuses, je l'attrape et l'arrache d'un coup sec.

Le sang gicle hors de la blessure, cela coule beaucoup plus vite.

Je m'agrippe au garde-fou pour descendre les marches mais je glisse et roule en bas.

Je suis têtu.

Je parviens à me relever au bout d'un temps qui me semble durer une heure et j'avance encore.

Je dois mettre le plus de distance entre Naoé et moi.

J'emprunte un petit sentier parmi les arbres.

La rosée du petit matin humidifie mes pieds.

X

J'ai froid.

Tout mon corps tremble.

X

Je ne comprends pas comment mes jambes arrivent encore à me porter, l'adrénaline certainement.

Je crois que je pleure.

Je m'attends à le voir apparaître d'une seconde à l'autre.

Si je lui dis que suis enceint de son bébé, de m'accorder quelques jours… le fera-t-il?

Je ris encore…

J'oubliais… je suis muet!

Les deux sens que j'ai perdu sont, l'ouïe et la parole!

J'arrive dans un pré où il y a un arbre grand et noueux.

Ses branches s'élancent vers le ciel avec une liberté que je lui envie.

Je le dépasse mais soudain, une fatigue écrasante s'abat sur moi.

X

Même respirer est devenu difficile.

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Je m'assieds alors, appuyant mon dos contre la surface dure.

Juste une minute et je me lève.

Je n'ai même plus mal!

C'est certainement bon signe!

Le ciel est doré.

C'est si beau.

Naoé, j'aurais aimé admirer ce ciel avec toi…

Une toute dernière fois…

Je me demande si notre bébé aura tes yeux…

J'aurais tant voulu que tu…

X


A suivre avec le dernier chapitre de cette première partie.