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ACCEPTATION

de

Dalou28

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Disclamer : Les personnages et le monde d'Harry Potter appartiennent à JKR.

Warning : Yaoï ! Relations entre hommes donc homophobes s'abstenir !

Note 1 : Ne tiendra pas compte des tomes 6 et 7 et de beaucoup d'autres choses que vous découvrirez au fur et à mesure… Tout est possible, nous sommes dans le monde des fanfictions !

Note 2 : Les noms des personnages sont conservés dans leur version d'origine...

Note 3 : Les RAR aux anonymes sont en bas de pages... sauf pour ceux qui m'ont laissé leurs adresses e-mail...

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Dans les épisodes précédents :

Après de curieux rêves, les parents de Draco lui révèlent qu'il est un Veela. Une potion de son parrain, Severus, fait successivement apparaître deux noms qui les figent tous d'horreur : Fenrir Greyback et Harry Potter… Au cours d'une réunion de Mangemorts, Voldemort découvre le nom du premier compagnon possible et il offre Draco au loup-garou. Crabbe et Goyle Seniors sauvent in extremis le jeune Malfoy… Pendant le voyage dans le Poudlard Express, Draco croise un Harry Potter très changé, sûr de lui… On apprend que celui-ci ne vit plus chez les Dursley mais chez de mystérieux parents adoptifs…

Lorsque Harry apprend la situation, il réagit très mal et rejette Draco mais une discussion avec ses parents lui fait reconsidérer la situation. Il consent finalement avec des conditions inhumaines mais Draco accepte n'ayant pas de meilleure alternative. La cérémonie des liens sorciers se conclut par une "nuit de noces" plus que catastrophiques... Draco arrive à détourner toutes les règles discrètement...

Harry et Ron montent une équipe junior de Quidditch avec les premières années. Pendant ce temps, Hermione découvre ce que sont les petites annonces destinées à Draco et le dénonce à Harry. En faisant son mea culpa lors d'un travail imposé par Snape, elle se lie avec le Serpentard. Celui-ci adopte un petit chaton ébouriffé qu'il nomme Potty...

Draco sauve la jeune équipe de Quidditch et fait un massage bienfaiteur à Harry... Pour cela, Harry accepte la proposition de Hermione de lui accorder le droit de voir ses parents à la sortie au Prés-au-lard... Une attaque de Mangemorts provoque l'occasion pour Fenrir de faire sa déclaration à Draco...

Draco se fait kidnapper par Pettigrew pendant sa régression et se retrouve entre les mains de Voldemort. Fenrir le sauve au péril de sa vie... Le retour permet aux deux compagnons de se rapprocher...

À l'occasion du match de Quidditch des juniors, Evan prend contact avec l'Ordre du Phœnix pendant que Fenrir se retrouve seul avec Draco et lui explique qu'il le voit dorénavant comme son louveteau...

Fenrir, sous la forme d'une jeune femme, se fait agresser par Fudge mais il est sauvé à temps par Remus qui l'emmène dans le bureau de Dumbledore où Evan négocie leur protection... Remus emmène les deux ex-Mangemorts à Square Grimmaud et se rend compte de la supercherie ce qui provoque sa colère... calmée par Sirius et Severus...

Fenrir et Draco reçoivent un message leur donnant rendez-vous dans les cachots... Mais c'est un piège de Pettigrow...

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Chapitre 24 : Stupéfaction

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Voici le chapitre avec sa deuxième partie donc ce qui ont déjà lu la première, vous pouvez directement aller à la double ligne de HPDM.

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Dans la maison des Black à Square Grimmaud...

Potion tue-loup ou non, les nuits de pleine lune n'étaient pas la panacée pour un loup-garou ! Sirius avait donc accompagné Remus dans la pièce qui lui était réservée, pour sa sécurité et surtout pour celles des autres...

Laissant seul son ami à regret, il alla s'occuper de son "invité" lycan...

Dans le couloir, il croisa Rosier les bras ballants. Il avait l'air perdu... Jamais il n'aurait pensé voir une telle expression sur le visage d'un cruel Mangemort. Faux ! Cet été, il s'était juré de ne plus s'étonner de quoique ce soit depuis qu'il avait vu sa détestable et sadique cousine sangloter comme une enfant !

« Rosier ! »

L'homme sursauta et reprit, en un instant, un visage froid. Sirius étonné se demanda si le Mangemort ne jouait pas un rôle...

« Black...

- Pourrais-tu dire à Greyback que je lui ai préparé une pièce particulière pour cette nuit ?

- Une pièce particulière ? Pourq... Oh non ! Il vient de partir ! S'exclama affolé le Mangemort perdant de nouveau son masque d'indifférence.

- Il est sorti ? Demanda Sirius sentant la colère poindre.

- Oui mais c'est pour aller aider le jeune Malfoy...

- Était-il en danger ?

- Fenrir sait se défendre ! Annonça Evan outré.

- Pas Greyback ! Draco !

- Je... Je n'en sais rien... » Répondit Rosier les joues légèrement colorées.

S'il n'était pas si inquiet qu'un loup-garou proche de la transformation puisse se "balader" à Poudlard, Sirius aurait creusé la question du curieux comportement de ce Mangemort...

« On peut peut-être retrouver le message dans sa chambre... » Suggéra Rosier.

Sirius se précipita dans la chambre qu'il avait attribuée à Greyback suivi du Mangemort. Le parchemin était là sur le lit. Il l'attrapa et le lut :

"Fenrir,

j'ai besoin de te parler en urgence. Tu m'as dit que je pouvais te faire confiance et que tu serais là en toutes circonstances...

J'ai besoin de toi ! Je n'ai confiance qu'en toi alors je t'en prie aide-moi... L'endroit précis est indiqué au dos du parchemin...

Ton louveteau, Draco Malfoy."

Sirius tiqua sur la signature mais surtout sur l'écriture.

« J'ai eu le jeune Malfoy en cours et je peux t'assurer que cette écriture saccadée n'est pas la sienne ! Je ne comprends pourquoi il signe "Ton louveteau". Jamais un Malfoy n'utiliserait un tel surnom !

- Euuh si... Depuis le kidnapping, Fenrir voit plus Malfoy comme un petit de sa meute...

- Je ne comprends pas. Un compagnon est très possessif envers son Veela et j'ai jamais entendu parler de ce genre de changements de... de statut...

- Je sais mais c'est comme cela depuis que le sale rat a failli agresser le jeune homme et...

- Peter ! S'exclama Sirius horrifié. C'est l'écriture de Peter ! Merlin, c'est un piège ! Ils sont tous les deux en danger ! »

Rosier face à lui se décomposa.

Les deux hommes partirent en courant de la chambre. Sirius se précipita dans son bureau où se trouvait une cheminée très particulière reliée à une seule autre... dans les cachots à Poudlard ! Il allait prononcer le mot de passe pour débloquer son accès quand la cheminée s'activa pour laisser passer Severus Snape.

« Severus ! Tu tombes bien ! Le stupide loup-garou va tomber dans un piège !

- Lupin ?

- Greyback ! Rétorqua Sirius foudroyant son amour.

- Comment a-t-il pu sortir de la maison ?

- Ils ne sont pas prisonniers, Severus. Ce sont eux qui n'ont pas intérêt à sortir ! Et regarde ! C'est l'écriture de ce sale rat ! »

Sirius tendit le faux message à son amour qui le lut en fronçant les sourcils :

« Mon filleul est en danger et nous sommes là à discuter tranquillement ! Vous venez avec moi ! Nous allons à Poudlard ! » Siffla-t-il plus inquiet que furieux.

Severus fit volte face faisant tournoyer ses robes longues provocant une bouffée de désir chez son compagnon. Celui-ci se ressaisit bien vite : ce n'était pas le moment de penser à la bagatelle !

Les trois hommes s'engouffrèrent l'un après l'autre dans la cheminée...

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Dans les couloirs de Poudlard...

Harry était sorti de la bibliothèque en courant après qu'Hermione lui ait annoncé que Draco avait rendez-vous avec Greyback. Il savait ! Il savait qu'il ne fallait pas faire confiance à ce monstre !

En premier lieu, il se rendit dans sa chambre... Rien !

Peut-être était-il sorti ?

Il fonça dehors sans aucune destination précise...

La forêt interdite ? Non ! Il ressentait moins le poids qui étreignait sa poitrine quand il s'en approchait.

Le terrain de Quidditch ? Rien là non plus !

Mais où ce sale type pouvait-il lui avoir donné rendez-vous ? Cela faisait combien de temps qu'il cherchait ? Une éternité ! Draco était peut-être blessé ! Ou kidnappé ! Ou il savait quoi encore !

Il leva les yeux sur le château. Son coeur se serra. Draco... Où peux-tu être ? Comment vais-je te retrouver sans aucun indice ? Draco... Je compte sur toi pour trouver une ruse pour te sortir de... de quoi d'ailleurs ? Je n'ai que ce mauvais pressentiment et cette douleur dans la poitrine ! Mais tu es un Serpentard, je dois avoir confiance : tu peux manipuler ce monstre !

Harry retint soudain sa respiration. Serpentard ! Les cachots ! Parfait endroit pour un rendez-vous discret ! Le Survivant se mit à courir vers le château. Il aurait dû y penser plutôt ! Maintenant la nuit était tombée. Un coup d'œil vers le ciel et il vit avec horreur la lune ronde. Le lien était simple à faire même pour un Gryffondor ! Il redoubla d'efforts dans sa course. Pourvu que Draco ne soit plus avec Greyback !

Il dévala les marches quatre à quatre conduisant dans les entrailles de Poudlard. Il s'arrêta dans un couloir, fermant les yeux pour essayer de sentir le Veela et il réussit : cela devait être un des avantages du lien entre deux compagnons... Il reprit sa course vers la direction d'où semblait venir l'énergie de son Veela.

Dans sa course, il ne put voir venir vers lui une maigre silhouette et il percuta l'homme de plein fouet.

« Monsieur Potter... Toujours à traîner la nuit dans les couloirs... »

Oh non ! Rusard ! Ce n'était pas le moment ! il ne devait pas perdre de temps ! Chaque seconde pouvait être fatidique !

« Désolé, Monsieur mais vous me donnerez la punition que vous voulez demain ! Là, j'ai une urgence ! »

Harry allait fausser compagnie au Cracmol quand celui-ci s'exclama :

« J'allais vous chercher pour vous parler. Le jeune sieur Malfoy est peut-être en danger. »

Le jeune homme fit demi-tour et revint en courant.

« Vous savez où il est ?

- Non, mais j'ai trouvé ceci... »

Le vieil homme lui tendit deux baguettes qu'il reconnut immédiatement : celle de Draco et celle de Greyback !

« Où les avez-vous trouvées ? S'il vous plaît... » Supplia Harry terrifié.

Le concierge hésita puis se décida à tout dire. Il ne voulait pas que ce petit couple qu'il trouvait somme toute bien assorti ait des ennuis, surtout le gentil petit prétentieux...

« Dans le couloir au bout de celui-ci... Miss Teigne chassait un énorme rat quand j'ai entendu du bruit. Quand je suis arrivé, ma chatte semblait un peu désorientée. J'ai pensé à un sale coup des élèves mais quand j'ai vu les baguettes, j'ai su que c'était plus grave... J'étais sur le chemin pour prévenir le Directeur, le professeur Snape et... vous-même... »

Harry n'écoutait déjà plus. Il avait saisi les deux baguettes et partait en courant dans la direction indiquée. Rusard lui emboita le pas, Miss teigne sur les talons...

Arrivé à l'endroit indiqué, le Gryffondor ralentit... Quel couloir sombre ! Comment Draco avait-il pu pensé avoir un rendez-vous en toute sécurité dans un lieu pareil ? Ceci dit c'était un Serpentard. L'ambiance devait lui être familière...

Soudain, il entendit des rires. Des rires ? Il tourna pour croiser le regard interrogateur du vieil homme. Miss Teigne commença à feuler. Le concierge la prit dans ses bras pour la calmer. Le silence revint... coupé par quelques gloussements étouffés...

Harry arriva devant une porte. Encore ces rires... Derrière cette porte, il en était sûr. Elle possèdait un judas et c'était un Gryffondor : il eut le courage et la curiosité de faire glisser la trappe doucement. Il jeta un coup d'œil circulaire dans la pièce encore plus sombre que le couloir où elle se trouvait. Elle n'était éclairée que par une unique fenêtre magique qui montrait la lune cachée par quelques nuages...

Il sentit Rusard se glisser près de lui et observer par la trappe lui aussi, sa tête contre la sienne.

Quand ses yeux s'adaptèrent à la pénombre, Harry remarqua deux silhouettes proches l'une de l'autre. La crainte ne fut pas le premier sentiment à étreindre son coeur mais la jalousie ! Il secoua sa tête. Que lui arrivait-il ? Si cela se trouvait, Greyback était penché sur son compagnon à lui déchirer la gorge et à se repaître de sa chair !

Les quelques nuages daignèrent se laisser porter par la brise et la lune libérée put éclairer une scène pour le moins surprenante...

Draco Malfoy, héritier d'une des plus prestigieuses familles sorcières, prince incontesté des Serpentards... Eh bien... Draco se laissait lécher le visage assis entre les pattes du loup-garou comme tout bon louveteau qui laissait un adulte lui faire sa toilette ! Sauf que son amour était si chatouilleux qu'il laissait de temps en temps échapper un petit rire !

Soudain, la créature arrêta la toilette, se tourna vers eux et grogna sauvagement. Harry ne put réprimer un frisson de crainte quand il croisa les yeux jaunes emplis de haine. Il sentit l'homme à ses côtés trembler... Pourtant, le loup-garou ne se jeta pas sur la porte. Il se contentait de les menacer de ses grognements. On le dérangeait dans ses activités... Le Gryffondor reporta son attention sur le jeune blond. Celui-ci semblait le supplier du regard. D'un signe du menton, il lui signifiait de partir...

Que faire ? S'il entrait dans la salle, c'était la bataille assurée. Et qui savait comment cela pouvait finir ? Mais d'un autre côté, il ne pouvait laisser Draco avec un loup-garou une nuit de pleine lune. Et s'il lui venait l'idée de le mordre et d'en faire un membre de sa meute ? Ces créatures étaient censées ne pouvoir supporter les humains... Il acceptait peut-être Draco grâce à son côté Veela... Peut-être... Mais cela ne lui disait toujours pas quoi faire !

« Je crois que nous devrions les laisser... Suggéra le vieux conciergea avec une voix si basse que Harry faillit ne pas entendre.

- Je ne peux pas le laisser là... Siffla le jeune brun.

- Faites-lui confiance. Il vous a demandé de partir... »

Des brides de conversation lui revinrent en mémoire :

"Est-ce que tu peux accorder ta confiance à Fenrir ?"

"J'ai dit oui, d'accord. Je lui accorde ma confiance mais au premier soupçon, je le remets sur ma liste noire..."

« Allez, venez, Monsieur Potter. je suis sûr que tout se passera bien... »

Harry se laissa trainer par le concierge hors de ce couloir. Il ne voulait pas laisser Draco là mais une force inconnue le forçait à plier aux exigences de son Veela...

Rusard l'emmena jusqu'aux appartements de ses parents. Il savait que ceux-ci ne s'y trouvaient pas mais le jeune homme avait besoin de repos : il semblait complètement... désorienté ? Abattu ? Non, ce n'était pas cela mais il n'était pas dans son assiette ! Une bonne nuit de sommeil et il aurait les idées plus claires pour gérer cette nouvelle situation...

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Dans les appartements du nouveau professeur de DCFM, Ange Bell Tyrex Star...

La femme se réveilla en sursaut, tremblante, des perles de sueur coulaient de son front... Encore ces cauchemars !

Oui, elle faisait encore des cauchemars... Elle avait l'impression d'aller mieux mais tant qu'elle ne serait pas arrivée à ses fins, elle ne pourrait dormir du sommeil du juste ! Elle aurait voulu qu'IL soit là... Mais elle était seule...

Sa vie avait radicalement changé en si peu de temps : la mort de son cher Rodolphus, l'effondrement de tous ses idéaux, sa tentative de suicide, l'aide inattendue de Severus Snape, la découverte de la chaude personnalité du glacial Maître des potions, les aventures incroyables de cet été qui l'avait menée à choisir une autre vie...

La femme conjura une théière et une tasse. Elle se servit le délicat liquide chaud et parfumé et s'installa confortablement dans un fauteuil. Elle ferma les yeux et repensa au jour où...

Souviens-toi l'été dernier...

Elle était chez Severus en... convalescence. Ce terme était moins difficile à prononcer et n'était pas si éloigné de la réalité... L'homme sombre s'était occupé d'elle à merveille, soignant aussi bien ses blessures physiques que morales. Elle l'avait laissé faire. Elle ne voulait plus décider de quoi que ce soit. Assez de combattre toujours ! Assez de prouver constamment qu'elle était meilleure que les autres ! Assez d'essayer de s'imposer dans ce monde d'hommes qui ne lui arrivaient pas à la cheville et qui pourtant obtenaient sans efforts les privilèges qu'elle conquérait de haute lutte ! Rodolphus lui avait tant manqué à ces moments-là. Il trouvait toujours une phrase pour lui montrer sa fierté d'avoir une femme qu'il considérait comme son égal...

Severus arrivait aussi à lui remonter le moral mais ses méthodes étaient bien différentes. Aucun compliment, aucun encouragement ! Seulement des discussions où il lui montrait les failles de sa vie et où il la guidait pour trouver une solution par elle-même. Si Bellatrix avait connu un peu le monde Moldu, elle aurait su donner un nom à ce genre de choses...

Au début de l'été, la brune était presque remise de ses blessures qu'elles soient externes ou internes. Même si certaines ne se refermeraient jamais, elle avait appris à y faire face... Assise comme cette nuit, à prendre le thé, elle réfléchissait moins à son passé dorénavant qu'à son avenir et à ce qu'elle voulait en faire... Quand la sonnette retentit... Depuis qu'elle était là, personne n'était jamais venu chez Severus. Le temps qu'elle réagisse, la personne à la porte s'acharnait sur la pauvre sonnette inusitilée depuis bien logtemps. Elle alla répondre baguette cachée mais prête à servir...

La porte s'ouvrit sur une femme à l'air revêche. La première chose qui frappa Bellatrix fut le visage chevalin de cette femme puis son regard fuyant...

« Bonjour, Madame. Désolée de vous déranger mais est-ce que l'homme aux cheveux gras et au grand nez habite toujours dans cette maison ? »

Quelle délicatesse ! Elle aimait cette femme d'emblée !

« Vous parlez de Severus Snape ?

- Oui, c'est cela ! Même son nom était hideux ! »

Elle détestait définitivement cette femme mais elle devait rester calme. Elle se rappela qu'il n'y avait pas si longtemps que cela, elle avait pensé la même chose en ajoutant quelques termes plus appropriés sur un marché que dans la bouche d'une grande dame... Mais elle avait tout de même envie de voir la déconfiture de cette vipère... et elle savait de quoi elle parlait ! Allez un petit mensonge...

« Oui, je suis sa femme ! »

Sa victime se décomposa à son plus grand bonheur, en la regardant de la tête au pied...

« Euuhh, félicitations... Je suis contente... qu'il soit arrivé à... se caser... tout de même... Bégaya la femme horriblement gênée.

- Et vous êtes ?

- Ah oui ! Pétunia Dursley, la soeur de Lily potter, née Evans... »

La tante de Potter ! Mais que faisait-elle chez un Mangemort ? Était-elle consciente de ce qu'elle faisait ?

« Est-ce que je peux entrer, j'ai des choses très urgentes à dire à votre mari...

- Bien sûr, entrez. Mon mari n'est pas là mais je me ferai une joie de vous écouter... »

Pétunia Dursley pénétra dans la maison. Bellatrix vérifia que personne ne l'avait vue et ferma la porte.

« Du thé, Madame ?

- Non merci ! » Répondit poliment la Moldue mais avec un regard où l'on pouvait lire la crainte et le mépris.

Il y avait encore quelques semaines Bellatrix l'aurait torturée pour lui avoir adressé la parole sur ce ton... et même pour lui avaoir adressé la parole tout court ! Elle inspira profondément et reprit sa tasse de thé pour conserver ce calme provisoire. Il fallait qu'elle sache pourquoi elle était là !

« Que me vaut le plaisir de votre visite ? Demanda-t-elle en insistant sur le mot plaisir.

- C'est mon ingrat de neveu...

- Harry Potter?

- Oui... »

Bellatrix avait le cœur qui battait à tout rompre.

« Qu'a-t-il fait ?

- Il s'est enfermé dans sa chambre, à faire je ne sais quoi et maintenant il n'arrête pas de hurler et de gémir !

- Et ?

- Et quoi ?

- Eh bien, qu'a-t-il ?

- Si je le savais, je ne serais pas là, petite écervelée ! »

Non, non, non, ne pas sortir sa baguette ! Ne pas lui jeter de Crucio ! Zen ! Zen ! Zen ! Il fallait qu'elle sache ce qui se passait ! Peut-être qu'elle pourrait récupérer des informations capitales ? Peut-être pourrait-elle capturer le Survivant lui-même ? Elle pourrait le livrer au Lord avec la fierté d'avoir réussi là où tous avaient échoué !

« Mon mari ne sera pas là avant quelques jours... » Commença la Mangemorte.

Acculée la victime...

La femme face à elle prit un air désemparé. Le Survivant avait dû provoquer une belle catastrophe pour mettre sa tante dans cet état.

« Mais peut-être pourrais-je régler le problème moi-même ? » Proposa Bellatrix.

Donner une issue de secours à la victime...

« Oh, ce serait formidable ! Quand pouvez-vous venir ?

- Je suis à votre disposition le temps de prendre une cape... » annonça-t-elle d'une voix doucereuse.

Savourer la victime prise au piège sans qu'elle ne le sache...

« Je vous remercie. Ce jeune homme est la pire chose qui nous soit arrivée. Il nous apporte que des ennuis depuis son arrivée et sa simple présence à empêcher la croissance normale de mon magnifique fils...

blablablablabla...

Vous rendez-vous compte qu'il a sa poursuite des ignobles créatures hideuses qui a mon avis sont particulièrement stupides pour ne pas réussir à attraper un garçon aussi crétin ! Qui d'ailleurs voudrait récupérer un tel fardeau : il est inutile et feignant...

blablablablabla...

Ces personnes ont un drôle de nom... Vous savez quelque chose qui a avoir avec la nourriture et la mort...

blablablablabla... »

Bellatrix avait les nerfs en pelote et elle était à deux doigts de plaindre le Survivant !

« Madame Dursley, je n'ai que faire de votre vie ! Ou nous y allons ou vous sortez d'ici !

- Vous pourriez être plus polie ! Rétorqua Pétunia vexée.

- Et vous avez trouvé poli de dire que mon mari était laid ?

- Mais ce n'est pas la même chose ! Pour votre mari, c'est vrai ! »

Revenir à ses anciens objectifs quoi que dise Severus ! L'extermination de ce genre de débiles est un acte d'utilité publique !

« Nous y allons oui ou non !

- Bien, bien allons-y... Grommela la femme. Ce n'est pas étonnant que Harry soit ainsi. Votre race ne devrait pas exister. L'inquisition avait raison ! Un bon bûcher et tout était réglé ! »

Bellatrix sauta sur ses pieds, baguette dégainée, écumant de rage... Comment cette misérable créature osait-elle ?

Pétunia hurla. Le souffle court, la Mangemorte se reprit.

« Encore une réflexion et Potter ou non, vous me supplierez de vous achevez ! »

Terrorisée la Moldue serra son sac contre elle.

« Allez, montrez-moi où se trouve Potter ! »

Arrivée chez les Dursley, Bellatrix put entrer chez eux sans souci malgré les barrières en place puisque la femme l'y avait invitée. Elle fut accueillie par un gros homme au visage rougeaud... Et elle avait osé critiquer Severus : il aurait pu être confondu avec Apollon à côté de ce Moldu !

Le couple la guida jusqu'à une porte derrière laquelle on pouvait entendre distinctement des gémissements entrecoupés de cris...

« Depuis combien de temps est-il ainsi ?

- Depuis trois jours... Il nous empêche de dormir ! Déclara la femme sur un ton exaspéré.

- Trois jours et c'est maintenant que vous faites quelque chose ?

- On a essayé plusieurs solutions : des somnifères dans sa mourriture mais il ne mange pas ! Des boules quies mais mon mari ne supporte pas ces choses ! »

Bellatrix observait le couple face à elle et finit par dire :

« Mais avec une famille comme la vôtre, Potter n'a pas besoin d'ennemis !

- Je vous interdis de nous insulter sous moi toit ! Vociféra le mari.

- Je fais ce que je veux, Moldus ! Je suis une sorcière et si vous ne descendez pas immédiatement au rez-de-chaussée de cette cage à poules, je vous le prouverai ! »

Sans demander leur reste, les Dursleys terrifiés dévalèrent les escaliers pour se réfugier dans leur salon où leur fils indifférent au reste du monde jouait au jeu vidéo...

La Mangemorte jubilait. Enfin un peu d'action ! Elle posa son regard sur la porte et exulta. Elle avait Harry Potter à sa merci !

Elle entrouvrit la porte avec prudence et la scène qu'elle découvrit la figea d'horreur, elle la Mangemorte aguerrie qui pensait avoir tout vu !

Harry Potter lacéré de toutes parts baignait dans son sang, ses vomissures et ses excréments au milieu d'un halo jaune qui aurait senti à plein nez la magie noire si l'odeur de la pièce n'était pas aussi suffoquante. Mais comment l'odeur ne s'était-elle pas répandue dans le couloir ? Une main sur son nez, elle remarqua que la porte était extrêmement bien calfeutrée ! Il y avait plus puant que cette pièce dans cette maison ! Les Dursley !

Renfermant la porte derrière elle, elle fit disparaître tous les déchets d'un coup de baguette. Le halo surbrilla. Elle s'approcha prudemment mettant en place en puissant bouclier pour éviter toute attaque.

Potter était incosncient. Il valait mieux pour lui... Elle essaya plusieurs formules. Rien ne changea... Jetant un coup d'œil circulaire, elle remarqua une urne. Sans la toucher, elle l'étudia. Elle se redressa vivement et recula. Non mais quel abruti ce gamin ! Au moins un point sur lequel la femme n'avait pas exagéré : Potter était bien un crétin pour avoir fait ça ! Mais qu'avait-il l'intention de faire avec une urne funéraire des sorciers de l'Égypte Antique ? À part la rumeur plus que douteuse qui disait qu'elle faisait revenir une personne qui vous était chère d'entre les morts, cet objet n'apportait que mort et destruction ! Voulait-il faire revenir ses parents ?

Un gémissement l'interrompit. Le Survivant n'allait pas survivre : il allait mourir vidé de son sang... Et elle n'aurait plus de trophée à rapporter à son Lord ! Bellatrix retrouva toute son efficacité de Mangemorte et mit à profit tout ce que la famille Black savait des sorts de Magie Noire pour détruire l'urne. Aussitôt, le halo jaune disparut. Il ne restait à terre qu'un jeune homme atrocement blessé...

La femme fit léviter le corps meutri et le déposa sur l'humble paillasse qui lui servait de lit. C'était le grand luxe pour le Golden Boy, pensa ironiquement Bellatrix.

Elle n'avait aucune potion et aucun onguent pour désinfecter les plaies avant de les refermer. Elle hésita quelques instants avant de se décider à retrousser ses manches et à faire ça à la Moldue ! Non mais quelle horreur !

La tâche paraissait sans fin. Elle avait commencé par le visage et le torse puis les bras, les jambes et enfin le dos qui était la zone la plus atteinte.

Potter ne réagissait pas, à quelques gémissements près... Bellatrix prit sa baguette et referma les plaies propres une à une. C'était fastidieux mais nécessaire pour ne pas perdre son précieux butin... qui gémit de nouveau...

Elle prépara un linge humide qu'elle plaça sur son front. Elle n'avait rien pour lutter contre la fièvre et la prolifération des bactéries qui devaient se multiplier allégrement dans son corps... Elle observa le visage du jeune homme et fronça les sourcils. Avait-il toujours eu l'air aussi jeune, aussi vulnérable, aussi... attendrissant... Elle secoua sa tête pour chasser cette pensée stupide sur bébé Potter !

Elle regarda autour d'elle. Quelle chambre hideuse ! Un lit, une armoire,... des barreaux à la fenêtre ? Elle reporta son attention sur la porte calfeutrée et... possédant une trappe... De mauvais souvenirs lui vinrent en tête... Elle fut parcourue d'un frisson et ses yeux se voilèrent d'une ombre de folie... Azkaban... La ressemblance était frappante : Potter était prisonnier avec des créatures toujours là pour l'empêcher d'avoir la moindre pensée positive ! Elle frissonna de nouveau, prit la main du blessé et la serra fortement...

Bellatrix resta là, prostrée au pied du lit d'Harry Potter... où Severus la trouva après l'avoir cherchée des heures fou d'inquiétude...

La suite des événements s'enchaina si vite qu'elle ne comprit pas ce qui avait pu tant la faire changer. Il y avait tout cela et puis il y avait LUI... Elle sourit... Elle expira longuement revenant au monde présent. Elle réchauffa son thé et en but une gorgée. Elle aurait tant voulu l'avoir à ses côtés pour qu'il la réchauffe à la chaleur de son amour, de sa passion,... Elle n'oublierait jamais Rodolphus qu'elle avait sincèrement aimé, qu'elle avait suivi jusque dans les ténèbres, et dont elle avait comblé les goûts les plus scabreux... mais LUI, elle l'aimait avec passion, avec ton son cœur qu'elle avait mis en veille si longtemps, avec toute son âme qu'elle essayait de racheter... Elle aimait sa douceur, son calme, son intelligence, son humour fin, sa passion amoureuse qui les enflammait dans leurs ébats... Elle l'aimait tout simplement...

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Dans les cachots de Poudlard, près des appartements de notre Maître des Potions adoré...

Severus était profondément inquiet : Draco et Greyback étaient tombés dans un piège tendu par Pettigrew ! Fait confirmé par Narcissa et Lucius qui venaient d'arriver discrètement à Poudlard pour empêcher la mort de leur fils. Ils avaient été prévenus par une jeune recrue à leur solde que le rat avait essayée de séduire en lui narrant ses futurs exploits. Coincés par le Lord, les deux parents inquiets n'avaient pu prévenir leur fils et venir l'aider qu'à la fin d'une interminable réunion !

Les trois adultes auxquels s'étaient joints quelques membres de l'Ordre avaient cherché toute la nuit les deux victimes du piège... sans succès... Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Harry était lui-aussi introuvable ! Sûrement à la recherche de son compagnon, d'après les informations que le Maître des Potions avaient réussi à collecter auprès de ses amis... Combien de fois faudra-t-il que l'on dise à ce gamin de ne pas partir seul à l'aventure ?

Severus était excédé de ne pouvoir trouver le moindre indice, la moindre indication... Laissant le reste de la troupe continuer les recherches, il se décida à retourner à ses appartements pour demander si quelque chose de nouveau s'était passé à Square Grimmaud où Sirius et Rosier avaient été renvoyés pour surveiller le retour, peu probable mais possible, du loup-garou...

Lorsqu'il poussa la porte de chez, il sut immédiate que quelqu'un s'y trouvait. Il leva sa baguette qu'il avait à la main depuis le début des recherches et s'avança dans le salon. Qu'elle ne fut sa surprise de découvrir son fils sur le canapé se réveillant le regard encore ensommeillé ! Non, pas ensommeillé ! Il avait un air perdu, désemparé, comme anesthésié,...

« Harry ! Mais que fais-tu, là ? On te cherche partout ainsi que Draco ! Ne put s'empêcher de crier l'homme en s'avançant vers son fils.

- Père, je crois avoir fait une bêtise... Gémit le jeune homme en se levant pour s'effondrer dans les bras de son père.

- Quel genre de bêtise ? Demanda doucement Severus ne voulant penser au pire.

- J'ai laissé Draco avec Greyback... Murmura Harry en relevant sa tête pour plonger son regard désespéré dans celui horrifié de son père.

- Qu'avez-vous fait, Potter ?! » Hurla une voix derrière eux.

Ils se retournèrent pour tomber sur un Lucius fou de colère à côté d'une Narcissa terrifiée les deux mains portées à sa bouche pour s'empêcher de hurler. Severus se reprit.

« Que faites-vous, là ? Vous deviez continuer les recherches avec les autres !

- Je me doutais que tu allais trouver quelque chose de plus judicieux à faire alors nous t'avons suivi ! Et pour découvrir quoi ! Que l'imbécile que tu as adopté à laisser mon fils entre les pattes d'un loup-garou sanguinaire ! Dans le meilleur des cas, il l'a mordu ! Dans le pire... Dans le pire... »

La voix de l'homme s'étrangla. Jamais Harry n'avait vu le plus fier des Mangemorts avec un air aussi désespéré. Sa culpabilité augmenta... Merlin mais qu'avait-il fait ?

« Quel genre de compagnon êtes-vous pour laisser votre Veela dans unz situation aussi dangereuse ? Si mon fils... meurt, reprit le blond, je vous en tiendrais pour personnellement responsable !

- Pourquoi as-tu fais cela, Harry ? » Demanda Severus.

- Oui, Monsieur Potter ! Dites-nous pourquoi vous avez laissé mon fils avec Greyback ? Vous savez le loup-garou qui aime par dessus tout contaminer les gens de sa lycantropie ! »

Il ne put répondre. Sa gorge était si serrée : son père était déçu de son comportement. Il avait mis en danger une personne, une personne qu'il aimait, que lui-même aimait... Mais pourquoi avait-il pris cette décision ?

Une douce voix les interrompit. Narcissa avait repris son calme :

« Harry, moi, je suis sûre que tu as agi dans l'intérêt de mon fils. Je te fais entièrement confiance. »

Le jeune brun la regarda avec reconnaissance mais cela n'empêcha pas sa culpabilité d'être encore plus présente. La confiance de cette femme lui faisait peur. Et s'il s'était trompé ?

« Harry, peux-tu nous emmener là où tu l'as laissé pour la dernière fois ? Demanda la mère, les yeux pleins d'espoir.

- Bien sûr... Suivez-moi. »

Les trois adultes suivirent le jeune homme. Ils furent rejoints au fur et à mesure qu'ils s'enfonçaient dans les parties très peu fréquentées des cachots par les membres du reste du groupe : Molly et Arthur Weasley et leurs fils jumeaux, Maugrey, Shakelbolt, Tonks.

Harry avança jusqu'à cette porte maudite d'où ne sortait plus aucun son. De toutes façons, son sang battait si fort contre ses tempes qu'il n'aurait pu entendre le moindre bruit. Sans un mot, il fit un signe à son père. Celui-ci s'approcha aussi prudemment, entrouvrit la porte et s'y glissa. Il fut bien vite suivi par le reste de la troupe, soudée dans ce terrible moment... Harry hésita un instant puis les suivit...

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Dans le bureau directorial...

Albus reprit un bonbon confortablement assis dans son fauteuil le regard plongé dans son curieux objet d'espionnage... Argus était venu lui raconter l'incroyable scène entre le jeune Malfoy et Fenrir Greyback. Il avait interdit au concierge d'en parler à quiconque...

Une petite nuit de frayeur était bien peu de chose en comparaison du bénéfice qu'il allait en tirer. Il se concentra de nouveau sur la scène. La preuve : jamais il n'aurait cru possible de voir les Weasley et les Malfoy faire équipe pour une cause commune.

Personne n'étant en danger, il pouvait bien s'amuser un peu de leur mésaventure... Allez, reprenons un petit bonbon au citron...

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Dans la cellule où se trouvait Draco et Fenrir...

Tous était figés devant la scène qui se déroulait devant eux...

La lune s'étant couchée, Fenrir Greyback avait repris sa forme humaine et dormait paisiblement sur les genoux de Draco Malfoy qui lui caressait doucement les cheveux. La cape du jeune blond le recouvrait...

Éveillé par l'arrivée de tous ces gens dans la pièce, le loup-garou ouvrit un œil. Que de monde ! Il se redressa vivement et se releva faisant glisser la cape au sol. Il se retrouva debout, face à d'une dizaine de personne... nu ! Qui na jamais fait ce genre de cauchemar ? Eh bien sachez-le : la réalité est pire !

Draco encore assis par terre posa un regard étonné sur le corps du loup-garou : les cicatrices et les poils ne gâchaient en rien ce corps musclé. Le dos était large, les fesses étaient bien rebondies et les cuisses étaient épaisses comme celles d'un lutteur grec... La peau était entièrement cuivrée. Le jeune blond se demanda si on pouvait bronzer à la lueur de la pleine lune : aucune marque de maillot n'était visible ! Ou alors Fenrir était un coquin qui cachait bien son jeu ! Cet homme dégageait une grâce animale quasi hypnotique...Draco se reprit. Si quelqu'un s'apercevait qu'il reluquait le loup-garou, il était bon pour des moqueries jusqu'à la fin de l'année, voir jusqu'à la fin de sa vie, si évidemment on le laissait sortir de sa chambre à Saint Mangouste !

Le Serpentard releva la tête pour vérifier discrètement qu'aucune des personnes présentes n'avait remarqué ce petit égarement. Il fut estomaché de voir tous les regards braqués sur le loup-garou avec des lueurs qu'il n'aurait jamais crues voir... sauf Harry, près de la porte, qui avait les ongles plantés dans le mur en pierre. Aïe, très mauvais signe !

Ce fut Molly qui brisa le silence.

« Eh bien, Greyback, j'aurai jamais pensé qu'un jour, je vous aurez trouvé à croquer ! Hummm, si j'avais su que courir nu les soirs de pleine lune donnait d'aussi belles fesses, j'aurai peut-être préféré que ce soit mon mari que vous mordiez et non mon fils ! »

Tout le monde put vérifier que lorsque l'on rougit, ce n'était pas que le visage qui prenait une couleur pivoine. Fenrir ne savez plus où se mettrait. Cette femme avait un sens de l'humour qui lui échappait. Il croisa le regard de son mari attendant une réflexion de sa part comme toute personne dans la pièce. Mais celui-ci ne fit qu'ajouter :

« Vous comprenez maintenant pourquoi nous avons sept enfants ! »

Pour une fois, ce furent les deux jumeaux qui furent très gênés du comportement de leurs parents !

Encore plus éberlué, le loup-garou trouva que ces deux-là étaient bien assortis : aussi bizarre l'un que l'autre... Pas étonnant qu'ils apprécient les Moldus !

Draco se releva retenant l'envie irrésistible qu'il avait d'éclater de rire. Il était un adepte de ce genre d'humour plutôt déplacé. Il tendit sa cape qu'il avait récupérée au sol à un Fenrir qui s'empressa de s'enrouler dedans. Il ne put avoir une autre pensée qu'il fut étouffé et couverts de baisers.

« Oh mon pauvre petit ! Est-ce que ça va ? Il ne t'a rien fait ? J'espère sinon je te jure qu'il le regrettera, lui et ses belles fesses !

- Madame Waesley, pourrais-je avoir accès à mon fils ? Siffla une voix douce mais froide derrière la rouquine.

- Oui, bien sûr, Madame Malfoy ! Désolée, c'est un pur réflexe maternel impossible à réprimer. Mais tenez, le petit ange va bien !

- C'est vous qui le dites ! Son teint violet d'étouffement et de gêne me disent le contraire ! Vous avez sept enfants dont deux présents ! Allez donc étouffer l'un d'entre eux ! »

Vexée, Molly prit mari et enfants sous les bras et sortit de la pièce pour retourner dans le bureau de leur chef faire un rapport positif sur leurs recherches...

Narcissa prit enfin son fils dans ses bras et Lucius posa une main sur son épaule soulagé de récuppérer son fils sans une seule égratinure, tout du moins en apparence. Il demanderait un avis médical dès qu'il sortirait de cette lugubre pièce. Son regard se posa sur Potter qui était toujours près de la porte la tête baissée un poing serré et une main sur un mur qui portait de longues griffures. Greyback ? Non, Potter avait les doigts en sang...

« Ce n'est qu'un miraculeux hasard qui a sauvé, mon fils, Monsieur Potter. Vous pouvez toujours vous sentir coupable pour avoir pris une décision aussi stupide ! »

Lucius prit un discret coup de coude dans les côtes.

« Votre façon de vivre met mon fils en danger continuel ! »

Lucius prit un autre discret coup de coude dans les côtes.

« Monsieur Malfoy-Mangemort, si vous n'aviez pas de si mauvaises fréquentations, votre fils ne serait pas en danger ! Coupa le Survivant d'une voix que personne ne lui connaissait : froide et coléreuse.

- La seule chose qui le met en danger continuellement c'est vous ! »

Lucius prit encore un coup de coude dans les côtes, beaucoup moins discret cette fois-ci.

« Je ne perdrais pas mon temps à discuter avec un danger public ! J'emmène Draco pour vérifier qu'il n'a véritablement rien ! Et ce, pendant que j'ai encore une ou deux côtes intactes ! » Ajouta l'homme en fusillant sa femme du regard et il sortit en soutenant son fils.

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Quelques instants plus tard, dans la chambre du Veela...

Lucius installa son fils sur son lit et Narcissa s'assit sur une chaise près de lui.

« Père ! Mère ! Je vous assure que je vais bien ! Ce n'est pas la peine de me traiter comme si j'étais blessé !

- Draco, tu as passé la nuit fermé dans une pièce sombre avec un loup-garou... Lui dit doucement sa mère en lui prenant la main.

- Est-ce qu'il t'a... Continua son père, l'observant inquiet.

- Quoi ? Mordu ? Blessé ? Violé ?

- Ne sois pas insolent, mon fils ! Nous sommes juste inquiet pour toi !

- Désolé, père mais... vous ne pensez pas que Fenrir mérite un peu de votre confiance avec ce qu'il a fait pour moi ? »

Les deux adultes baissèrent les yeux. Que répondre a une telle évidence ?

« Peut-être lui en voulez-vous parce qu'il a trahi la cause que vous servez ?

- C'est le cadet de mes soucis ! S'exclama Malfoy sénior. Je ne... »

Lucius s'interrompit brusquement. En avait-il trop dit ? Non, c'était son fils. Il pouvait lui faire confiance.

« Draco... Cela fait bien longtemps que les buts du Lord ne sont plus les nôtres...

- Mais... Alors pourquoi restes-tu à ses côtés ?

- Ce n'est pas aussi simple de quitter le Seigneur des Ténèbres. La manière la plus efficace est de mourir...

- Je comprends ta réticence, père. » Se moqua Draco pour cacher son étonnement.

Jamais ses parents n'avait montré la moindre faille dans leur fidélité au Lord. Que s'était-il passé ? Sa nouvelle condition de Veela du Survivant aurait-elle eu un rôle dans ce changement ?

Lucius se doutait de l'origine des sombres pensées de son fils.

« Draco, ce n'est pas ton lien avec Potter qui nous a fait changé d'avis mais la dérive du Lord qui n'a plus toute sa tête depuis son retour. Le moindre faux-pas, la moindre mauvaise humeur et il fait une crise qui finit dans le sang ! Souviens-toi de ton oncle Rodolphus... »

Le silence s'installa.

« Draco, tu ne veux vraiment pas que j'appelle un médicomage ou ne serait-ce que l'infimière du château pour vérifier ton état de santé ?

- Non, mère... Je t'assure que je vais bien. Je vais même très bien. J'ai gagné une personne de confiance cette nuit. Fenrir m'a offert la sienne et le loup en lui me l'a confirmée. Je serai toujours, quelque soit le moment du mois en sécurité avec lui. Toujours ! » Déclara le jeune blond avec ferveur.

Ses deux parents se regardèrent. Narcissa hocha la tête. Elle était la compagne et son Veela pliait à sa décision.

« Alors nous allons te laisser, mon fils.

- Père, ne pouvez-vous pas rester encore quelques instants ?

- Non, nous avons déjà pris un risque inconsidéré à venir t'aider... Nous avions hésité à envoyer seulement un message à Severus mais ta mère voulait que nous nous déplacions nous-même en cas de problème grave... Si quelqu'un de malintentionné s'aperçoit de notre absence, nous aurons du mal à nous justifier auprès du Maître... »

Narcissa ne put s'empêcher de frémir de peur, inquiètant Draco. Lucius se leva pour enserrer les épaules de sa femme, utilisant son aura Veela pour la rassurer.

« Nous allons te laisser, maintenant. Sois prudent, mon fils. »

Draco resta quelque peu désemparé après le départ brusque de ses parents. Pourtant, il ne resta pas seul très longtemps. Quelqu'un frappa à sa porte. Il prit sa baguette et l'ouvrit. Une personne qu'il n'attendait pas franchit le pas de sa porte.

« Madame Bell ? » S'étonna le jeune blond, en l'appelant par la première partie de son nom comme elle l'avait demandé.

Pourquoi son professeur de DCFM lui rendait-il visite ?

« Draco, tu vas bien ? J'ai entendu parler de ta mésaventure...

- Oui... Euh... Oui... »

En quoi cela regardait cette femme ? Soit, il était dans sa classe mais sa conscience professionnelle la poussait-elle à aller vérifier par elle-même l'état de santé de ses élèves ?

« Draco, c'est moi, Bella ! »

Bella ? Draco fronça les sourcils. Que racontait cette femme ? Était-elle folle ?

La femme murmura une formule et son apparence changea... Non, ce n'était pas possible ! Tous les profs de DCFM étaient-il des cinglés de l'anagramme ? Ange Bell Tyrex Star était sa tante Bellatryx Lestrange !

« Que fais-tu là tante Bella ? Tu sais ce que tu risques si on te découvre ! Mais vous êtes tous cinglés dans la famille... sauf maman peut-être... »

La femme sourit. Son neveu plaisantait dans un moment difficile donc il allait bien.

« Je vois que tu vas bien donc l'information que j'ai reçue est juste. Greyback ne t'a rien fait... »

Draco allait répondre quand la porte s'ouvrit sur son compagnon. Il paniqua. La haine de Harry pour sa tante était de notoriété publique. Il s'interposa, affolé...

« Harry, je t'en prie. Reste calme ! Je t'assure qu'elle ne me veut pas de mal, que... »

Le jeune blond n'eut pas le temps de finir que Harry s'exclama.

« Tata Bella ? Tu risques de faire sauter ta couverture en venant ici ! »

Tata Bella ? Draco faillit en perdre sa mâchoire. Il devait se trouver dans une autre dimension !

« Tata Bella ? Réussit-il à bégayer.

- Euhh... Draco, c'est une des choses dont je ne pouvais te parler. Ta tante est passée du côté de la lumière pendant l'été et elle est devenue ma marraine... »

Oui, maintenant, il en était sûr. Il était dans un monde parallèle !

« Mais... »

Le jeune Veela allait demander des explications quand une réalité le frappa : personne ne lui faisait confiance ! Ni son compagnon ! Ni son parrain ! Ni sa tante ! Pas même ses parents qui n'avaient pas jugé bon lui signaler leur changement de coeur envers le Seigneur des Ténèbres ! Personne !

« Et tu comptais me le dire quand ? Demanda le blond furibond.

- Eh bien...

- Le plus tard possible, si le hasard ne s'en était pas mêlé ! Sortez ! Sortez tous les deux ! Cracha méchemment le jeune homme.

- Draco... Tenta sa tante.

- Je veux rester seul ! »

Draco alla s'allonger la tête dans l'oreiller. Il avait l'impression que le monde s'écroulait de nouveau pour lui...

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À Square Grimmaud...

Fenrir épuisé avait suivi Severus dans la cheminée... Arrivé dans ce qui semblait être un bureau, il vacilla. Une main vint stabiliser son équilibre. Il releva la tête pour croiser le regard inquiet d'Evan. Cet homme était un véritable ami. S'il n'avait pas un compagnon à chercher, il s'intéresserait bien à lui d'un peu plus près...

Il allait remercier l'homme quand il fut violemment plaqué au sol par une tornade hurlante.

« Qu'as-tu fait à mon filleul ? Espèce de monstre ! Saleté de bête sanguinaire ! » Hurlait Remus assis sur le torse de l'homme qui avait fait de sa vie un enfer.

Il frappait, frappait, frappait Greyback qui, retrouvant ses rêflexes, commença à répliquer. Sirius, Severus et Evan n'osaient intervenir. Deux loups-garous qui se battaient, c'était impressionnant ! Mais deux alphas qui tentaient de s'entretuer, c'était terrifiant !

« Dégage, Lupin ! Tu ne sais pas de quoi tu parles !

- Oh que si ! Je sais de quoi tu es capable ! Souviens-toi quand j'avais cinq ans ! »

Lupin était fou de rage. En temps normal, Fenrir aurait eu l'avantage : il avait plus de puissance, plus d'expérience, moins de scrupules... Mais là après avoir vu sa vie basculer, après s'être à peine remis des blessures que lui avaient infligées le Lord, après avoir subi des situations qu'il ne pensait jamais vivre, il ne put maîtriser l'homme en colère... Son côté Serpentard lui dicta d'utiliser la ruse pour avoir le dernier mot.

« Lupin, je n'ai rien fait au louveteau !

- Ne l'appelle pas ainsi ! Il n'y a que moi qui peux me le permettre de l'appeler comme ça ! »

Son poing gauche réussit à passer la barrière de ses bras et Fenrir le reçut en pleine mâchoire. Les coups se mirent à pleuvoir puis tout cessa. L'homme se releva difficilement. Evan se précipita pour l'aider. Il put voir son agresseur qui se débattait entre Black et Snape qui essayait de le retenir de retourner se battre avec lui.

« Moony, calme-toi ! je t'en prie !

- Il a agressé le compagnon de mon louveteau ! S'exclama l'homme en arrêtant enfin de se débattre.

- Il est aussi mon louveteau puisque je considére Draco comme le mien ! Tu sais comment cela se passe ! Par alliance, Potter devient un membre de ma meute ! Se défendit Fenrir.

- Jamais ! Jamais ! Tu m'entends ! Moi vivant, jamais mon filleul ne sera considéré comme un membre de ta meute !

- On peut arranger ça en réglant ce détail maintenant ! »

Les deux hommes se dégagèrent et se jetèrent l'un sur l'autre. Le combat fut d'une rare violence jusqu'à ce que...

« Stupefix ! »

Albus Dumbledore venait de figer les deux combattants.

« Albus ! Hurlèrent en choeur Severus et Sirius soulagés.

- Mes enfants, veuillez emmener ses deux garnements dans leurs chambres... Le temps qu'ils se calment...

- Vous êtes arrivé à temps sans vous presser, déclara Severus d'un ton suspicieux.

- Oui, mon ami. J'ai toujours eu le don de jouer les zorros ! » Gloussa le vieil.

Les trois hommes le regardèrent sans comprendre. Il était vraiment cinglé ! Puissant, intelligent, mais cinglé !

« Je vous laisse !

- Vous êtiez venu pour quelle raison, Albus ? Insista Severus.

- Simple visite de courtoisie pour voir où on en était... Maintenant que je sais, je peux repartir tranquillement. Ces deux-là vont se calmer et demain matin vous pourrez commencer à les raisonner... Surtout Remus qui doit comprendre que certaines choses sont incontournables pour la victoire... »

Sur ces paroles énigmatiques, le directeur s'en alla aussi tranquilement qu'il était arrivé...

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Dans la chambre du Veela...

Draco faisait les cents pas. Il s'était relevé dès le départ de Harry et Bellatryx. Il voulait parler à quelqu'un, demander un conseil mais il ne faisait plus confiance à personne ! Et ses parents qui étaient retournés à Little Angleton ! Sur quelles épaules pouvait-il épancher le chagrin immense qui étreignait son coeur ? Il arrêta son trajet sans fin. Mais oui, qu'il était bête ! Il prit sa cape et s'éclipsa discrètement vers le bureau du directeur...

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Dans la chambre de Fenrir Greyback...

Evan déposa le corps lourd de son amour. Heureusement qu'il avait lancé à Ligardium Leviosa sinon il aurait du mal à le déplacer jusqu'à sa chambre.

« Finite Incantatem ! »

Le loup-garou sauta sur ses pieds.

« Tu aurais dû enlever ce sort dès que le vieux toqué était parti ! J'aurais fini ce que j'avais commencé c'est-à-dire régler son compte à ce crétin !

- Et nous enlever la seule porte de sortie qui nous reste ? »

L'homme se calma. Il avait raison. Il n'était plus en position pour faire ce qu'il voulait. Avait-il fait le bon choix finalement ?

Il alla s'assoir sur le lit et il sentit Evan s'agenouiller devant lui.

« Je sais... Je sais... Mais la route sera longue avant que nous soyons considérés comme du bon côté... Si tu le veux toujours...

- Et si je ne le veux plus ? Aboya Le loup-garou.

- Alors, je te suivrai... Ailleurs... »

Une telle fidélité étonna Fenrir ce qui lui permit de se calmer.

« Merci... Pas seulement pour... Enfin... Merci pour tout ce que tu fais pour moi. »

Evan avait le cœur qui battait si fort. Son amour venait de lui prendre ses deux mains en signe de profonde reconnaissance. Et s'il en profitait... Le moment était parfait. Il était à ses genoux, la tête relévée, le regard plongé dans le sien...

« Fenrir, je voulais te dire... »

ET la porte s'ouvrit à toute volée pour laisser passer un éclair blond qui se jeta dans les bras de ce qui avait failli être enfin l'homme de sa vie...

« Fenrir !

- Draco ? Mais comment es-tu arrivé jusqu'ici, mon louveteau ?

- J'ai demandé à Dumbledore de m'aider et il a accédé à ma demande, m'indiquant même où se trouvait ta chambre ! »

Fenrir ne dit plus rien. Il était tellement ravi que le jeune homme se soit jeté dans ses bras en toute confiance... Même après l'avoir vu sous sa forme de loup-garou ! Cela remua quelque chose dans sa poitrine. Son coeur s'était-il remis à servir à autre chose qu'à propulser son sang ? Il resserra son étreinte comme s'il avait peur de perdre cette douce sensation...

« Bien, je vous laisse car apparemment je suis de trop ! Grinça Evan entre ses dents sur un ton acide.

- Evan, s'il te plait... Nous finirons notre conversation plus tard. Je sais que je t'en demande beaucoup mais s'il te plaît...

- Oui... Oui... » Murmura l'homme ayant vu sa colère fondre comme neige au soleil au ton suplliant de son amour. Des images peu saines mêlant des supplications et un loup-garou sur certains meubles avaient tué en lui toute rébellion ! Et il sortit discrètement...

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Dans la chambre de Fenrir Greyback mais quelques instants plus tard...

Draco lui avait tout raconté... Surpris n'était vraiment pas assez fort pour décrire ce que Fenrir ressentait...

« Tu es sûr de toi ?

- Oui, je t'assure ! J'ai cru que j'étais passé dans une autre dimension ! Que ma tante mente, ça, c'est de l'ordre du possible mais Harry ne sait pas simuler ! »

Lestranges avait changé de camp ? La folle à lier prête à tout pour prouver au Maître qu'elle le vénérait plus qu'un dieu avait trahi ? Mais ce n'était pas possible ! Pourquoi ?

Il fallait dire que le fait d'avoir tuer son mari sous ses yeux n'avait pas été l'idée la plus lumineuse du Lord. Mais cela avait eu au moins l'efficacité de dissuader quiconque de faire le moindre faux-pas ! Enfin, apparemment pas elle... D'ailleurs, ni lui... ni Evan ! À bien y réfléchir, cela avait eu l'effet inverse !

Pourtant, la femme avait semblé totalement elle-même à la dernière réunion : lueur de folie dans les yeux, rires à percer les tympans d'un sourd habitant quelque part au Pérou et une tendance à vouloir lancer des "Crucio" dès que cela était nécessaire et surtout quand cela ne l'était pas !

« J'ai l'impression que personne ne me fait confiance ! Reprit le jeune homme en soupirant.

- Je ne pense pas, Draco, que tu devrais voir les choses ainsi...

- Et comment devrais-je les voir ? Demanda le blond déçu que l'homme ne soit pas de son côté.

- Je pense que beaucoup de gens t'aiment tant qu'ils veulent te préserver, même de l'inquiétude... »

La gorge du jeune homme se serra. Vu ainsi, il se sentait plutôt choyé que mis à part... Il avait eu raison de venir ici. L'homme l'avait écouté patiemment puis en une phrase, les choses étaient devenues différentes. Il fallait qu'il ait une discussion avec son entourage pour leur faire comprendre que lui aussi voulait sa part de fardeaux pour aider dans cette guerre !

Un problème restait.

« Et pour Harry ?

- Oui ?

- Je crois qu'il était très jaloux quand il t'a vu nu dans mes bras...

- J'avais ta cape !

- Oui mais pas quand tu t'étais relevé. Indiqua le blond en rougissant.

- Tu as fais comme tous ces pervers ? Tu m'as reluqué ?

- Un peu... Enfin en tout bien tout honneur ! Se défendit le jeune homme.

- Draco, cela n'existe pas de reluquer une personne "en tout bien tout honneur" ! Précisa le loup-garour à la fois amusé et flatté.

- Si ! Tout est permis à un ancien futur Veela devenu louveteau ! Tu en connais beaucoup toi ?

- Non... Je te l'accorde... Tu es exceptionnel ! » Ajouta Fenrir en riant.

Puis il se figea. Une idée lui vint. Il se leva, fouilla dans son sac et sortit deux bracelets sous le regard étonné de Draco.

« Tiens voici un cadeau qui pourra t'aider à te réconcilier avec ton compagnon si jaloux !

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Draco en admirant les deux magnifiques bijoux.

- Ce sont des bracelets très rares, réservés à un Veela et son compagnon. Le blanc est pour le Veela et le noir pour son Compagnon. Les runes gravées sur chacun s'activent uniquement quand ces êtres particuliers entrent en contact avec leurs bijoux... À ce moment-là, le bracelet se fond dans le poignet pour laisser un joli tatouage...

- C'est magnifique. Donc le blanc est le mien et le noir... oh... »

Draco s'interrompit comprenant à qui devait être l'autre bracelet.

« Oui, il était pour moi mais c'est sans aucun remord mais plutôt avec une grande joie que je te le donne pour l'offrir à Potter.

- Ils ont dû te coûter une fortune...

- Bien sûr sinon ils ne seraient pas digne de toi ! Un Malfoy aime ce qui est cher ! Se moqua le loup-garou.

- Je peux l'essayer maintenant ? Demanda le jeune homme comme un enfant impatient devant ses cadeaux de Noël.

- Oui, nous pourrons voir quel tatouage va apparaître sur toi... Peut-être une petite fouine blanche ? » Le taquina Fenrir.

Le louveteau lui tira la langue puis lui fit un sourire. Leur complicité était rassurante...

Le blond prit délicatement le magnifique bracelet blanc pour Veela et le passa à son poignet. Celui-ci brilla légèrement puis prit une teinte or mais rien d'autre ne se passa... Le jeune homme releva la tête et Fenrir put lire dans ses yeux une interrogation. Mais il ne sut que dire... Le bracelet ne reconnaissait pas Draco Malfoy en tant que Veela...

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Fin du Chapitre 24

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Remerciments : Merci à ma bêta Ishtar qui est toujours dispo pour moi ! Bisous ! La fin, je l'ai ajouté sans qu'elle y jette un coup d'oeil... Je n'ose imaginer le carnage... lol

Merci à tous pour vos messages mais particulièrement à Azra-Sama et Yumyum2 (alias ! lol) qui m'ont permis de rectifier une petite boulette au dernier chapitre et dans celui-ci ! Merci aussi à Octo qui est une source inattendue d'inspiration pour moi (à son corps défendant ! lol) !

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Note : Je répondrai aux anonymes dans le prochain chapitre car là, j'ai sommeil et oui, cela m'arrive aussi mais seulement quand je suis malade ! lol

Merci à tous les lecteurs ! À très, très bientôt ! ;)

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