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ACCEPTATION
de
Dalou28
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Disclamer : Les personnages et le monde d'Harry Potter appartiennent à JKR.
Warning : Yaoï ! Relations entre hommes donc homophobes s'abstenir !
Note 1 : Ne tiendra pas compte des tomes 6 et 7 et de beaucoup d'autres choses que vous découvrirez au fur et à mesure… Tout est possible, nous sommes dans le monde des fanfictions !
Note 2 : Les noms des personnages sont conservés dans leur version d'origine...
Note 3 : Les RAR aux anonymes sont en bas de pages... sauf pour ceux qui m'ont laissé leurs adresses e-mail...
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Dans les épisodes précédents :
Après de curieux rêves, les parents de Draco lui révèlent qu'il est un Veela. Une potion de son parrain, Severus, fait successivement apparaître deux noms qui les figent tous d'horreur : Fenrir Greyback et Harry Potter… Au cours d'une réunion de Mangemorts, Voldemort découvre le nom du premier compagnon possible et il offre Draco au loup-garou. Crabbe et Goyle Seniors sauvent in extrémis le jeune Malfoy… Pendant le voyage dans le Poudlard Express, Draco croise un Harry Potter très changé, sûr de lui… On apprend que celui-ci ne vit plus chez les Dursley mais chez de mystérieux parents adoptifs…
Lorsque Harry apprend la situation, il réagit très mal et rejette Draco mais une discussion avec ses parents lui fait reconsidérer la situation. Il consent finalement avec des conditions inhumaines mais Draco accepte n'ayant pas de meilleure alternative. La cérémonie des liens sorciers se conclut par une "nuit de noces" plus que catastrophiques... Draco arrive à détourner toutes les règles discrètement...
Harry et Ron montent une équipe junior de Quidditch avec les premières années. Pendant ce temps, Hermione découvre ce que sont les petites annonces destinées à Draco et le dénonce à Harry. En faisant son mea culpa lors d'un travail imposé par Snape, elle se lie avec le Serpentard. Celui-ci adopte un petit chaton ébouriffé qu'il nomme Potty...
Draco sauve la jeune équipe de Quidditch et fait un massage bienfaiteur à Harry... Pour cela, Harry accepte la proposition de Hermione de lui accorder le droit de voir ses parents à la sortie au Prés-au-lard... Une attaque de Mangemorts provoque l'occasion pour Fenrir de faire sa déclaration à Draco...
Draco se fait kidnapper par Pettigrew pendant sa régression et se retrouve entre les mains de Voldemort. Fenrir le sauve au péril de sa vie... Le retour permet aux deux compagnons de se rapprocher...
À l'occasion du match de Quidditch des juniors, Evan prend contact avec l'Ordre du Phœnix pendant que Fenrir se retrouve seul avec Draco et lui explique qu'il le voit dorénavant comme son louveteau...
Fenrir se fait agresser par Fudge mais il est sauvé à temps par Remus. Mais il retombe avec Draco, dans un piège de Pettigrew qui tombe à l'eau car le loup en lui reconnait le louveteau...
Après maintes questions, Draco entrevoit l'horrible vérité et passe le bracelet de Veela à son soi-disant compagnon qui le reconnait comme un Veela...
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Il est onze heure quarante cinq mais nous sommes toujours mercredi ! lol
Voici le chapitre avec un cadeau pour Ishtar et Pauline !
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Chapitre 26 : Révélation
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Sur le terrain de Quidditch où peu de personnes avaient remarqué le drame qui se jouait...
La seule chose que Draco entendait était son sang qui battait fort contre ses tempes. Ce n'était pas vrai ! Ce n'était pas possible ! Cela ne pouvait être cela ! Le directeur n'avait pu leur mentir à tous sur un sujet aussi énorme ! Et s'il était le seul à ne pas savoir ? Non ! Non ! NON !! C'était un cauchemar ! Il fallait qu'il en est le cœur net ! Il devait aller mettre le bracelet destiné au compagnon !
Tenant toujours Harry par le poignet, il partit au courant sans rien ajouter, laissant leur entourage stupéfait...
Fenrir était lui aussi livide. Il avait compris l'ampleur du problème. Comment avait-on pu mettre son louveteau dans une telle situation ? Les personnes du côté de la lumière ne faisaient pas ce genre de manipulations, de mensonges, de sacrifices, n'est-ce pas ? Et lui ? Lui dans tout cela qu'était-il réellement ? Son loup l'avait-il préservé d'une déception ? Il devait savoir. Il devait rattraper Draco et Harry... mais il fut stoppé dans son élan par un des nains de l'équipe de Quidditch.
« Monsieur ? »
Le loup-garou baissa les yeux sur un petit bonhomme qui, le torse bombé, s'avançait vers lui sans crainte et même fièrement. Si la situation n'avait pas été aussi terrible, il aurait ri. Pour le dissuader de toute tentative d'approche, Fenrir découvrit ses dents qui gardaient continuellement un aspect pointu et luisant comme des crocs à la pleine lune. Loin d'être impressionné, le garçon eut un sourire narquois et l'aborda comme s'il n'était qu'un camarade de classe.
« Bonjour, Fenrir. Je voudrais te parler. Je me permets de t'appeler par ton prénom et de te tutoyer du fait de nos prochaines relations.
- Tu as raison. Je ne fais pas de manière avec ma bouffe ! Rétorqua Fenrir moqueur.
- On ne mange pas sa famille, mon futur beau-papa ! » Lança Andrew sans se démonter.
Le loup-garou souleva lentement un sourcil, dévisagea le garçon et comprit la situation. Le fils Rosier ! Quel était son prénom déjà ? Ah oui, Andrew !
« Je crois que tu fais fausse route, Andrew. Pas que je ne trouve pas ton père terriblement séduisant mais il est hétéro et je pense qu'à ton âge, on peut comprendre cela. Franchement si un jour, il s'intéresse à moi, je veux bien t'emmener toi et tous tes amis dans une fête foraine, et même une fête foraine moldue, et faire tout ce que tu voudras ! Mais là, je suis désolé, il faut que je te laisse. Je n'ai pas le temps, mon petit. J'ai une affaire urgente à traiter. »
Andrew regarda silencieusement le loup-garou s'en aller d'un pas vif vers le château. Cela lui disait bien de découvrir une fête foraine moldue...
Il fut tiré de ses intéressantes pensées par une main sur son épaule. Son père l'avait enfin rattrapé et le regardait avec inquiétude.
« J'espère qu'il n'a pas été trop désagréable... Tu sais c'est quelqu'un de difficilement abordable et...
- Père, ça va... Par contre, je ne veux pas te vexer mais vous êtes aussi bêtes l'un que l'autre ! »
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Dans les appartements de Severus Snape...
Depuis qu'il avait discuté avec son filleul, le Maître des potions ne cessait de penser à tout ce qui leur était arrivé. Les évènements s'étaient enchainés si vite qu'il ne s'était pas vraiment rendu compte qu'il aurait pu arrêter à tout moment... Mais non, Albus Dumbledore veillait au grain !
Il s'en souvenait comme si c'était hier...
Le directeur avait prononcé les mots fatidiques qui le condamnaient à se retrouver, le reste de sa vie, lié à son pire ennemi, Sirius Black. Celui-ci le regard noir, la mine sombre se tenait face à lui ses mains dans les siennes et il répétait d'une voix morne leurs vœux de compagnons. Severus se demandait comment il en était arrivé là ! Une seule petite action, une petite bonne action l'avait mené à cette humiliation ! Il avait eu pitié de Bellatrix et il se retrouvait à se marier avec un sale clébard à peine domestiqué, à adopter un adolescent suicidaire, à faire partie de la famille d'une folle et d'un sac à puces sauvage qui avait comme point commun d'être sanguinaire une fois par mois... au moins ! Et évidemment, Albus comptait sur lui pour que tout ce petit monde vive en harmonie ! "Mais bien sûr, directeur sans problèmes !" Cela lui apprendrait à sauver qui que ce soit !
Et le voilà, enfermé par les bons soins de son mentor qu'il admirait tant dans une chambre douillette de Square Grimmaud et croyez-le, il n'y en avait pas beaucoup ! Albus leur avait confisqué leurs baguettes et avait mis un charme sur la porte. Black et lui ne sortiraient que lorsque le lien serait consommé ! Comment pouvait-on jouer avec la vie des gens ainsi ? Même s'il avait raison, personne n'a le droit de forcer quelqu'un à faire ce genre de choses ! Dumbledore aurait-il un côté sombre inconnu de tous ?
« Que fais-tu, Snape ? »
Sirius observait Severus vaporiser le lit avec une potion.
« Je mets de l'anti-puces. Déjà que je dois te supporter alors autant ne pas avoir à vivre avec tes pensionnaires !
- Espèce de sale... "censuré"... de "censuré"... ! Tu n'es qu'un... "censuré"... ! Comment oses-tu ?
- Simple précaution... Mais j'ai aussi pris des aphrodisiaques pour nous motiver. Je ne pense pas y arriver juste en posant les yeux sur toi ! » Ajouta le Maître des Potions d'un ton venimeux.
Les poings serrés, Sirius le fusillait du regard. Il respira profondément. Il fallait en finir pour le bien de Harry... et vite !
« Dépêche-toi de te déshabiller, Snape. Qu'on en finisse ! Je te prends vite fait et on n'en parle plus !
- Comment ça "JE te prends", Black ? Qui te dit que je serai le passif ? J'ai déjà beaucoup à endurer pour en plus te laisser me prendre !
- Tout simplement parce que JE suis le mâle dominant donc JE serais l'actif !
- Toujours aussi prétentieux, Black ! Je te rappelle que nous sommes là pour ton filleul donc c'est toi qui dois te plier...
- Jamais je ne te laisserai abuser de moi !
- Alors nous sommes dans une impasse. Je brise notre accord et tu expliqueras à ton filleul pourquoi il doit retourner vivre chez les Dursley !
- Je te préviens, Snivelus ! Si je dois te prendre par la force, je le ferai ! Mais jamais Harry ne retournera là-bas surtout dans l'état où il se trouve ! Il a besoin de soins, de repos et d'attention !
- Alors c'est toi qui dois faire le passif ! » Ricana Severus à avoir son ennemi de toujours à sa merci.
Blême, Sirius ne savait que dire... Le silence devenait de plus en plus pesant et le sourire de Severus s'étirait devant la future et inévitable capitulation de sa némésis. Soudain, une voix bien connue et joyeuse se fit attendre, provenant d'on ne sait où...
« Mes chers enfants, j'ai oublié de vous préciser un point important. Comme je ne voulais pas arriver à un moment "opportun", je communique par un sort de "voix off". Le lien doit être consommé la première fois dans un ordre précis. Sirius, tu vas adopter Harry en tant que père donc Severus, tu feras office de mère. De ce fait, le premier rapport doit se faire avec toi Sirius en dominant. Oui, je sais. Vous n'aimez ni l'un ni l'autre les règles imposées mais je vous assure que vous n'êtes pas les plus... peinés par la situation... si j'en crois le teint verdâtre de Harry à mes côtés à la pensée de voir son professeur de potions promu au rang de mère ! »
Sirius eut un sourire triomphant. Quelle aubaine ! Snape avait soudain, en bonne mère, pris la même couleur de peau que son fils adoptif.
« Jamais ! Vous entendez, Albus ! Jamais ! Je change d'avis et romps le lien !
- Allons voyons, mon enfant, vous ne pouvez faire cela à Harry...
- Et comment je vais le faire ! Que tous se débrouillent sans moi ! Je veux garder un minimum de fierté !
- Tss ! Tss ! Tss ! Severus, tu ne peux pas car je te demande d'obéir au nom du serment que tu m'as fait ! »
Le vieux roublard ! Comment osait-il se servir de la promesse qu'il lui avait faite il y a quinze ans ! En remerciement de l'avoir sorti d'Azkaban, il lui avait juré de faire tout ce qu'il désirait ! Mais quelle erreur stupide pour un Serpentard ! Et quelle fourberie pour un Gryffondor !
« Bien, qui ne dit mot consent ! Donc je vous laisse à votre... accord. »
Puis se fut le silence... Gêné, pesant, terrifiant... Le sale clébard frétillait littéralement de la queue ! Severus n'arrivait plus à agir, il n'arrivait plus à réfléchir, il n'arrivait plus à respirer. Le monde s'écroulait...
Mais toute la haine, toute la rancœur que Severus ressentait laissa place à une terreur profonde. Il n'avait pas mérité cela...
Sirius, de son côté, se léchait les babines. Il allait jubiler de cette situation lorsqu'il se figea... Son ennemi avait perdu son masque d'impassibilité. Son regard s'était troublé. Ses lèvres s'étaient mis à trembler. Il avait mis ses bras autour de son torse dans un geste protection dérisoire... ou de pudeur ? Le changement si brusque de comportement de son ennemi de toujours le fit hésiter. Était-ce une ruse ? Dans ce cas, il était le meilleur acteur qu'il n'ait jamais vu.
Toute la haine, toute la rancœur que Sirius ressentait laissa place à un profond malaise. Il ne savait que faire de cela...
Il avança d'un pas. Severus recula de deux. Que faire ?
« Snape... Essaya le Gryffondor.
- Non... Non... Ne t'approche pas... Souffla le Serpentard.
- Severus... » Tenta Sirius.
Le prénom eut le mérite de tirer l'homme de sa torpeur.
« Écoute... On va vivre un moment côte à côte. Pour le bien de Harry, notre fils maintenant, je te propose une trêve... »
Le Maître des Potions retrouva un brin de raison.
« Nous pourrions trouver un terrain d'entente... Proposa Sirius.
- Pourquoi une telle faveur, Black ?
- Pour au moins ne pas être malheureux ?
- Pourquoi te croirais-je ?
- Parce que je suis un imbécile de Gryffondor ? » Ajouta Sirius avec son rire qui tenait plus de l'aboiement.
Severus l'observa. Il se détendit un peu, assez pour pouvoir sortir de son état de terreur et réfléchir à une solution...
Sirius de son côté cherchait un moyen d'entamer une approche. Peut-être un peu de flatterie ?
« Tu sais, Sna... Severus. J'ai toujours désiré vérifier quelque chose... »
Faire un effort ! Faire un effort ! Un dernier effort pour au moins éviter les continuelles insultes. Il n'y croyait pas mais il ne lui restait que l'espoir...
« Que voulais-tu savoir, Black ? »
Celui-ci s'approcha doucement et posa une main sur la robe du Maître des Potion. Severus se crispa mais ne recula pas.
« Il paraît que un homme au grand nez a un grand... Est-ce vrai ? »
L'homme en noir rougit et ne nia pas. Sirius défit un à un les interminables boutons des robes de son nouveau compagnon, faisant monter la tension entre les deux hommes. Il s'agenouilla avec grâce et libéra l'objet de sa curiosité.
« Oh Merlin, Severus ! Je trouve enfin une grande qualité chez un Serpentard ! »
L'homme ne put répondre. Le souffle de son ennemi de toujours sur son sexe était si excitant. Sa respiration s'accéléra quand Sirius le prit un bouche. Il ferma les yeux profitant de la sensation. Cela faisait longtemps... Si longtemps... Les va et vient se faisaient tantôt lents tantôt vifs, jouant avec ses nerfs. Il rouvrit les yeux et baissa son regard. La vision de rêve lui coupa le souffle : sa némésis soumise à ses pieds à genoux, lui procurant un plaisir intense par une habile fellation... Il passa une main dans les longs cheveux soyeux pour accentuer le rythme de la caresse. Merlin, le monde pouvait s'écrouler, il s'en fichait !
Sirius joignit ses doigts à la partie. Une main jouait avec ses testicules. L'autre main glissa un doigt sur son périnée jusqu'à son entrée intime. Le pantalon gênait. Le Gryffondor s'interrompit faisant grogner le Serpentard.
« Viens ! Laissons tout derrière nous ! Je sais ce n'est pas normal ! On va peut-être le regretter ! Mais une bonne baise ne peut nous faire de mal ! »
Severus croisa un regard qu'il n'avait jamais vu chez son ennemi : des yeux de chiot battu ! Son cœur s'accéléra. Il venait comprendre toutes les groupies qui craquaient pour ce débile ! Débile mais séduisant ! Et quand Sirius lui tendit la main, il l'accepta sans rien dire, se laissant trainer jusqu'au grand lit derrière eux...
N'ayant pas sa baguette, le Gryffondor enleva patiemment les innombrables couches que portaient le Serpentard, sans le lâcher du regard. Provocation d'ennemis ou provocation de futurs amants ?
Sirius se pencha. Tenterait-il un baiser ? Voir ce visage tant détesté se rapprocher le fit frissonner mais frissonner pourquoi ? Severus passa sa langue sur ses lèvres dans un geste inconscient mais si sensuel. Sirius combla les quelques centimètres qui le séparaient de lui et entra en contact avec ses deux lignes minces. Non, elles n'étaient pas rêches ! Non, elles n'étaient pas froides ! Elles étaient douces et chaudes. Il les lécha. Ce fut le signal. Sans plus tenir compte de leur identité, du lieu où ils se trouvaient, de la raison de leur acte, les deux hommes se jetèrent l'un sur l'autre, s'embrassant avec passion, se caressant pour découvrir leurs corps qui jusque là n'étaient entrés en contact que pour les coups.
Severus entendit l'homme gémir à moins que ce ne soit lui... Il ne savait plus mais peu lui importait ! Quelques secondes et l'horreur était devenu passion. Ne pas penser ! En profiter ! Il n'avait pas fait l'amour depuis si longtemps...
Sirius arrêta son baiser pour s'attaquer à la mâchoire... le cou... l'épaule gauche... le torse... un téton ! Il s'acharna sur le bourgeon brun tirant une symphonie de gémissements de son ennemi. Quoi de plus normal que de torturer l'homme que vous détestez le plus au monde, non ? Donc continuons de tourmenter l'infâme ennemi : laisser trainer sa langue le long de son ventre pour lui donner la chair de poule, souffler sur les trainées humides pour le faire frissonner de plus belle, mordiller la peau douce pour le faire vibrer... Oui, il allait le faire terriblement souffrir !
Severus avait les doigts crispés sur le drap. Il savait que cet homme voulait le tuer... Mais jamais il n'aurait pensé qu'il essaierait de le tuer de plaisir... Le Gryffondor prit son sexe dans sa bouche et lui infligea un supplice des plus sadiques : des va et vient si ardents qui réussirent à le vaincre... Severus gémit longuement pendant ses soubresauts de plaisir... Sirius avait gagné une bataille mais il voulait gagner la guerre ! Il continua donc à torturer sa victime profitant de son inattention de post-jouissance. Un doigt s'aventura pour titiller son entrée interdite puis le pénétra. Severus se crispa et retint son souffle. Sirius comprit enfin... enfin peut-être... Le Maître des Potions était un pur actif et se soumettre pour un homme tel que lui était un acte difficile, une défaite humiliante... Ce n'était que pure supposition et lui qui n'avait jamais été fin sur les sentiments des gens, il n'était pas si sûr de ses déductions.
« Je peux, Severus ? Demanda-t-il d'une voix douce et sensuelle.
- Black... On dit "Puis-je ?" Réussit à critiquer Severus entre deux hoquets de plaisir.
- Je croyais que tu étais prof de potions et non de langue ? Se moqua Sirius.
- J'avais cru comprendre que c'était toi l'expert avec la langue... Alors autant que cela soit au sens propre comme au figuré...
- Toujours à essayer d'avoir le dernier mot ? Je vais accéder à ta demande ! »
L'homme plongea entre ses jambes qu'il écarta pour pouvoir prodiguer une caresse totalement inconnue jusqu'à présent au Maître des Potions : un pétale de rose ! Merlin que c'était bon ! Sa tête ne cessait d'aller de droite à gauche et il ne restait du drap à portée de ses mains que des lambeaux...
Sirius stoppa sa douce torture pour passer aux choses sérieuses. Il se positionna et appuya doucement son sexe contre l'entrée humide mais si serrée. Doucement, tout doucement, il entra dans cette antre chaude. Il aurait peut-être dû le préparer plus longtemps... mais c'était absolument délicieux...
Severus s'arqua sous la soufrance. Il lâcha les restes de drap pour venir agripper violemment le dos de son amant. C'était douloureux. Mais l'homme s'immobilisa lui laissant le temps de s'habituer à l'intrusion. Lentement, le Serpentard se détendit. Laissant ses ongles glisser sur la peau moite du Gryffondor, il retrouva le drap déchiré et froissé. Sirius le rejoignit et allongé, il commença un doux va et vient. Il chercha les lèvres minces déjà si familières qui le retrouvèrent avec enthousiasme.
Sirius accéléra le rythme mais, même si la position était tendre, il voulait plus. Leurs relations avaient toujours été orageuses, tumultueuses, explosives... Ils leur fallait des positions audacieuses, emportées, passionnées à l'image de leurs relations ! Le Gryffondor avait besoin d'action ! Le Serpentard avait besoin d'imagination ! Sirius se releva et retourna son amant qui l'aida à changer de position. Severus attrapa un pilier du lit à baldaquin. Sirius saisit une jambe de son amant dont il cala le pied derrière son dos. Puis une main sur sa hanche et l'autre sur son épaule, il reprit son mouvement millénaire avec une fougue, une rage qui finit par avoir raison de l'impassibilité du Maître des Potions. Celui-ci laissa échapper des cris de plaisir qui mirent le feu aux reins de Sirius qui n'en avait pas besoin pour augmenter encore le rythme de sa danse érotique. Leurs souffles erratiques se mêlaient aux gémissements et aux cris... jusqu'à la victoire tant attendue du Maraudeur : son prénom hurlé de plaisir par son ennemi de toujours !
« Siriuuuuus !! »
Ils jouirent...
Les corps s'effondrèrent l'un sur l'autre. Les souffles se calmèrent. Sirius enlaça son compagnon désormais officiel et l'installa au centre du lit. Il caressa son corps alangui, lui murmurant des mots doux à l'oreille. Jamais il n'aurait cru le trouver glorieusement sensuel...
Severus se laissa aller. Il n'avait jamais ressenti cela dans les bras d'un amant ou d'une maîtresse. Mais il n'avait jamais exploré ce domaine non plus... Il n'était pas déçu et une chose était sûre : si tout allait mal dans sa vie, cette partie-là de leur vie au moins serait loin d'être désagréable...
« J'ai gagné... Et sans tes aphrodisiaques ! Ne put s'empêcher de se vanter le Gryffondor en lui mordillant doucement l'oreille.
- Je te l'accorde, Black...
- Non, Sirius... S'il te plaît... Au moins dans l'intimité...
- Sirius... Sirius... Souffla l'homme dans son oreille, redonnant vie à son membre qu'il pensait inactif pour un bon moment.
- Severus... j'ai envie... Gémit-il.
- Qu'attends-tu alors ? Où est le courage des Gryffondors ?
- Je reconnais bien là la ruse des Serpentards... Mais j'aimerai tester leur soi-disant habileté... » Déclarant Sirius avec un ton plein de sous-entendus.
Plongeant son regard dans celui qui l'avait fait sien, Severus vérifia qu'il avait bien compris le message. La lueur de désir dans les yeux de l'homme le lui confirma. Le Maître des Potions sourit et commença à lui prouver qu'il n'avait rien à lui envier...
Severus rouvrit les yeux, le sourire aux lèvres à ce souvenir...
Merlin, il gardait un souvenir impérissable de cette nuit de noces... Ils s'étaient découverts des amants passionnés. Ils vibraient à l'unisson à chaque jouissance quelque soit le rôle de chacun, ils s'unissaient dans un lien parfait... Qui aurait cru cela possible ! Mais si leurs corps se reconnaissaient, si leurs cœurs se comprenaient, leurs esprits avaient encore du chemin à faire...
Les deux hommes s'étaient beaucoup disputés pendant l'été pour des choses essentielles, pour des décisions capitales mais aussi pour des détails dérisoires... qu'ils réglaient avec plaisir sur l'oreiller...
Severus se serait bien laissé aller à un autre souvenir mais la porte s'ouvrit avec fracas...
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En allant vers les appartements du Maître des Potions rêveurs...
Draco courait suivi de Harry... Avec celui-ci, il était allé dans sa chambre et avait passé à son poignée le bracelet du compagnon. Comme il l'avait craint, il le reconnut immédiatement. Arrivé devant les appartements de son parrain, il sortit sa baguette, ouvrit à toutes volées la porte et attaqua :
« Pourquoi ? Pourquoi m'avoir mené en bateau ainsi ? Qu'ai-je fait pour mériter cela ?
- Draco ? Mais que t'arrive-t-il ? Demanda calmement Severus furieux d'être ainsi dérangé.
- J'ai tout découvert ! Tout ! »
Qu'avait encore fait Harry ? Soupira le père adoptif...
« Assieds-toi et raconte-moi...
- Non ! Je veux aller voir l'autre taré qui a fait de ma vie un enfer !
- Tu n'exagères pas un peu, Draco ? Qu'est-ce que c'est que cette scène mélodramatique ?
- Non ! J'ai énormément souffert depuis le début de cette année et pour rien !
- Mais qu'est-ce...
- Dumbledore nous a menti... Intervint enfin Harry d'une voix monocorde.
- Ce ne serait pas la première fois... Ajouta sarcastiquement le directeur des Serpentards.
- Donc tu étais au courant ! Fusa la réponse du blond.
- Non. Je dis simplement que l'individu est un habitué de la chose... mais qu'en général, c'est pour notre bien. Ajouta Severus avec une pointe de nostalgie.
- Tu penses que c'est pour notre bien qu'il a nous a caché que Harry est le Veela et que je suis son compagnon ? Siffla le blond amer.
- QUOI ?! »
Severus avait bondi.
« Tu vois, Draco, j'étais sûr qu'il n'étais pas au courant... Annonça doucement Harry tentant de calmer Draco blanc de rage.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
- Regarde, père ! »
Harry tendit sa main où l'on pouvait voir deux pattes de félin agrippant son poignée comme s'ils l'avaient lacéré surmonté d'une tête de loup aux yeux émeraude qui semblaient les observer. Draco fit de même pour montrer, faisant le tour de son poignée, un serpent à une tête de loup aux yeux gris dirigé vers son épaule...
Comprenant la signification de ce phénomène, des scènes défilèrent dans son esprit... Tout s'éclairait ! Mais pourquoi ? Oui, pourquoi Albus avoir caché cela et surtout pourquoi l'avoir fait ?
« Mais comment...
- C'est ce que nous voudrions savoir...
- Malheureusement, le Directeur n'est pas là, ce soir. Il va falloir attendre demain.
- Je ne veux pas attendre demain pour en avoir le cœur net ! Hurla le blond.
- Calme-toi, Draco. Je comprends ta colère mais il nous faut vérifier la véracité de ces dires !
- J'en suis sûr ! je le sens ! Tout se recoupe !
- Il vaut mieux vérifier... Je vous propose de manger ici, de dormir dans la chambre de Harry et demain matin dès que le Directeur arrivera, on lui demandera des explications...
- On lui demandera des comptes !! » Précisa Draco.
Harry semblait complètement refermé sur lui-même. Il avait eu une discussion houleuse avec le blond qui n'avait pas décoléré depuis sa découverte sur le terrain de Quidditch... et il le comprenait bien. La trahison était énorme. Il frissonna et ses yeux s'embuèrent. Eux qui avaient réussi à trouver de l'amour malgré tous les obstacles... Celui-ci leur serait-il fatal ?
Draco ne pouvait tenir en place. Il faisait les cents pas ne tenant pas compte de rien. Il fallait attendre jusqu'à demain matin. Lui qui avait passer son temps à attendre patiemment que les événements passent ne pouvait plus supporter ne serait-ce qu'une seconde de plus ! Il devait clarifier certains points, au moins avec Harry. Mais lorsqu'il releva les yeux sur le jeune brun, la scène qu'il trouva le glaça. Harry semblait terrifié et Severus lui parlait doucement, les deux mains sur les épaules. Draco réalisa soudain le gouffre de désespoir dans lequel se trouvait son amour. Les rôles étaient inversés : Harry se retrouvait à sa merci et il devait avoir peur d'une quelconque vengeance vu la rage qu'il laissait paraître...
Le jeune blond s'avança. Éloignant son parrain, il prit doucement Harry dans ses bras.
« Ce n'est pas contre toi que je suis fâché. As-tu faim ?
- Non, j'ai l'estomac trop noué... Murmura le brun toujours tendu.
- Alors viens, on va aller se coucher directement. Nous sommes fatigués de tant de bouleversements et je suis sûr qu'une fois au calme, dans les bras l'un de l'autre, nous aurons aucun mal à trouver le sommeil. J'ai besoin d'être dans tes bras et j'ai l'impression que tu as besoin d'être rassuré... »
Harry soupira et se laissa aller contre Draco. Rien ne serait-il brisé entre eux ?
Severus observa son filleul et son fils. Quelque soit la tempête qu'allaient déclencher les explications du Directeur, il avait un espoir que le lien entre ses deux-là survive...
Le Serpentard tourna la tête vers son parrain et d'un signe de tête lui signifia que leur décision était prise et qu'il valait mieux les laisser seuls. Puis il prit la main du Gryffondor et l'emmena dans la chambre qui lui était réservée dans ces appartements. Il fut silencieux mais très doux et il ne leur fallut pas longtemps pour se retrouver tous deux sagement au lit. Quelques baisers, quelques caresses et les deux compagnons s'endormirent, blottis l'un contre l'autre...
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Dans le salon de Severus...
« Entrez. »
Le Maître des Potions fut surpris de voir Greyback entrer.
« Que fais-tu à Poudlard ? Ton marché ? Demanda Severus sarcastique.
- Ne sois pas aussi toi-même, Snape. Répliqua le loup-garou. On a plus urgent à faire. Les petits ont besoin d'aide et je ne les retrouve plus.
- Je le sais. Je viens de parler avec eux. Ils dorment...
- À 19 heures ?
- Ils ont besoin de repos...
- Ils ont surtout besoin de réponses !
- Le Directeur ne sera pas disponible avant demain matin.
- Et toi, tu ne sais rien ?
- Non. Ils ont beau être mon fils et mon filleul, Dumbledore n'a apparemment pas jugé bon de me mettre au courant de ce... "petit détail" !
- Vexé, Snape ?
- Non, furieux de n'être constamment qu'un pion !
- Des confidences... Dois-je me sentir flatté ou dois-je avoir peur pour ma vie ?
- Tu penses que c'est le moment de plaisanter Greyback !
- Je ne plaisantais pas... »
Severus l'observa. Il ne pouvait reculer. Il avait promis à son filleul.
« Je veux bien t'accorder un quelconque crédit... Cela ne fera qu'un loup-garou de plus dans l'équipe. Mais il va falloir jouer serré demain matin. Tu ne connais pas Dumbledore. Il est loin d'être le grand-père gentil mais puissant qu'il laisse paraître. Il peut être extrêmement fourbe... Même s'il paraît que c'est pour le bien de tous !
- Voyons, Snape... Tu ne vas pas me dire que toi, prince de la verbe acide, de la manipulation verbale, tu as peur de parler à ce papy ? »
Severus plissa les yeux. Comment faire comprendre une chose aussi incroyable que cela ?
« Dis-moi, Greyback. Tu as bien accepté la mission que t'a donnée le Directeur ?
- Oui... Répondit prudemment le loup-garou.
- Donc tu as accepté sans te rebeller d'aller porter plainte contre Fudge pour tentative de viol déguiser en Ericka Frynberg...
- ...
- Puis évidemment , tu as accepté de témoigner en public, au risque de te faire coincer si on découvrait ta vraie identité.
- ...
- Tout cela bien évidemment en contre-partie de... de quoi déjà ? Un peu de confiance et de considération ?
- ...
- Ah oui effectivement, on a vraiment rien à craindre du vieux papy !
- Je crois que j'ai besoin de m'assoir...
- Et peut-être d'un verre de Firewhisky ?
- Oui... Oui, volontiers... »
Severus lui tendit un verre et observait le loup-garou se demandait comment il avait pu se laisser manipuler de la sorte... Et surtout pourquoi il n'arrivait pas à en vouloir au vieux toqué...
« Je demanderai à Sirius et Remus de venir nous rejoindre... Déclara le Maître des Potions. Nous ne seront pas trop de six. Nous pourrons peut-être faire front et ne pas nous laisser emberlificoter ! »
Greyback hochait la tête machinalement. Peut-être que l'homme était récupérable... Mais cela sous-entendrait que Albus avait encore raison. Severus soupira...
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Dans le manoir Riddle à Little Hangleton...
La nuit était loin d'être aussi calme et lugubre qu'à l'accoutumée. Des lumières et des cris provenaient de l'ancienne salle de bal. Malheureusement, ce n'était pas une fête qui y était donnée...
Voldemort était furieux. Les lumières provenaient des sorts qu'il lançait à ses Mangemorts pour passer sa rage et les cris n'étaient que les hurlements de douleur des malheureux qui subissaient son accès de démence.
Tous les Mangemorts présents attendaient à genoux la fin de ce calvaire. La colère grondait dans leur âme noire et cruelle mais aucun n'aurait affiché un tel sentiment de peur de se retrouver mort ou pire torturer en attendant une fin fatale mais salvatrice.
« Où est Peter ? » Hurlait régulièrement le Lord.
N'obtenant aucune réponse, sa fureur augmentait. Mais la seule chose qui préoccupait les disciples du Seigneur des Ténèbres était de savoir si quelqu'un allait mourir pour apaiser le fou et surtout qui...
« Crucio ! Stinging Hex amplificatum ! Crucio ! Wand Arrows ! »
Le Lord de son côté faisait les cents pas en lançant quelques sorts à ses crétins rampants. Que faisait son espion ? Pourquoi ne venait-il pas faire son rapport quotidien ? Il avait besoin de ce renseignement pour mettre en place son plan infaillible ! Le rat avait-il accompli sa mission ? Avait-il échoué lamentablement ? Se cachait-il de sa colère ? Dans le pire des cas, il lui restait la folle qui lui avait donné son âme. Il enverrait les Malfoy vérifier leur traitre de fils et ces deux larves décolorées transmettraient le message à Bellatrix. Elle était facilement sacrifiable puisqu'il lui resterait toujours Severus comme espion bien mieux placé... De plus, la femme réussirait cette mission quoique cela puisse lui coûter. Elle était si servile pour gagner un peu de pouvoir qu'il pouvait tout lui demander, lui prendre n'importe quoi même son mari, sa famille ! Elle restait fidèle comme un chien. Sa vie lui appartenait ! D'ailleurs, il avait le pouvoir absolu sur la vie de tous ses Mangemorts et bientôt sur la vie de tous les sorciers, de toutes les créatures vivantes en ce monde !
« Avada Kedavra ! »
MacNair... Le Ministère avait perdu son bourreau. Walden n'avait pas de famille, il ne fréquentait que les réunions de Mangemorts. Personne n'allait le pleurer...
Chacun se demandait ce que les autre pensaient, si eux aussi ne supportaient plus cette folie si éloignée de leur espoir de gloire et de suprématie, si eux aussi se disaient qu'il valait mieux se taire plutôt que de se retrouver comme Greyback et Rosier, rejetés de tous et en sursis, et surtout, surtout, si eux aussi se taisaient par crainte d'être le prochain sur la liste des sacrifiés stupidement...
Baisser la tête comme des moins que rien, à genoux devant un fou, comme des lâches... Eux l'élite du monde sorcier étaient abandonné du reste du monde pour une erreur de parcours, pour leur choix stupides, pour leur orgueil mal placé...
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Le lendemain, dans le bureau d'Albus Dumbledore...
Albus écoutait attentivement le récit de l'horrible nuit à Hangleton. Les deux Malfoy ne laissaient rien paraître mais le vieil homme sentait leur détresse. Difficile d'admettre qu'un mauvais choix pouvait emmener très loin sur la route des regrets mais que cela ne donnait pas forcément le droit un billet de retour... Allait-il leur offrir cette possibilité ? Ils avaient fait tout ce qu'on leur avait demandé pour sauver leur fils mais n'avaient jamais rien demandé pour eux. Assumaient-ils leur erreur ou étaient-ils trop orgueilleux pour faire une requête qu'ils pensaient rejetée d'avance ? Les Malfoy avaient été nombreux à choisir le côté sombre au cours de l'histoire du monde sorcier. Était-ce le moment de changer cela ? Lucius et Narcissa ne le feraient pas le premier pas vers la lumière de leur plein grès. Il leur faudrait sûrement un coup de pouce...
« Bien, mes enfants... » Commença-t-il d'une voix douce.
Le Directeur fit une pause pour les laisser sursauter à ce début bienveillant.
« Je comprends votre problème... » Ajouta-t-il en posant sur eux un regard compatissant.
Narcissa et Lucius se redressèrent pour affirmer leur assurance... celle qu'ils avaient perdue mais que pour rien au monde, ils ne l'auraient avoué surtout à ce vieil illuminé.
« Il faudra penser à passer définitivement dans le camp de votre fils... »
Jouer sur leur sentiment filial...
« Quoique vous puissiez penser de la puissance de votre Lord, Harry finira par le vaincre et les Malfoy sont toujours du côté des vainqueurs... »
Flatter leur orgueil meurtri...
« ...car ce jeune homme possède une arme que Voldemort n'aura jamais : l'amour ! »
Retourner au rôle de vieux taré pas très crédible pour leur donner un sentiment de supériorité...
« Vous serez les beaux-parents du plus célèbre, du plus puissant des sorciers de notre monde... Alors ? »
Silence tentateur... Mais ne pas laisser de possibilité de réponse...
« Bien ! Nous avons une réunion de l'Ordre du Phœnix dans peu de temps. Je vous confirmerai la date et l'heure dès qu'elles seront fixées. »
Donner une confiance soi-disant sans borne et risquée que les destinataires mettraient un point d'honneur à prouver qu'elle avait été bien placée...
Les yeux d'Albus Dumbledore brillèrent de malice en voyant les visages soulagés des deux Malfoy. Que s'était simple ! Presqu'autant qu'avec Severus... puis Bellatrix, Fenrir, Evan,...
Il proposa un bonbon au citron d'un air débonnaire, refusé avec mépris par les deux aristocrates. Lui se servit largement pour fêter sa victoire...
Passons à la bataille suivante. Ils arrivaient... Quelques coups à la porte...
« Entrez, mes enfants... Je vous attendais... »
Severus suivi de Harry, Draco, Sirius, Remus, Fenrir, Evan... Une vraie délégation ! Mais plus on est de fous et plus on rit ! Albus observa tous les protagonistes s'installer. Draco se précipita pour saluer ses parents... Deux alliés de plus ! Il s'assit près d'eux avec Harry. Severus prit place près du Survivant avec Remus et Sirius. Puis à l'autre bout s'installèrent Fenrir et Evan qui jetaient des coups d'œil haineux et inquiets aux Malfoy. Ils devaient se demander ce qu'ils faisaient là.
Il y avait trop de tension entre tout ce petit monde pour qu'ils puissent tous s'accorder et s'allier contre lui, Albus Dumbledore... Il allait bien s'amuser !
Quelques coups à la porte. Tiens, il ne manquait plus qu'elle pour que la fête commence...
Bellatrix entra sous l'apparence du professeur de DCFM et alla s'installer près de Remus qui lui avait conjuré un siège et le lui proposait galamment...
Fenrir de son côté était figé : il avait reconnu cette odeur. Il cherchait. Qui ? Qui lui rappelait cette odeur ? Le visage de la femme lui était inconnu mais il soupçonnait un charme ou du polynectar... Mais les odeurs, elles, ne mentaient pas. Il avait bien réussi, lui, à se faire passer pour une frêle jeune femme ! Mais son odeur avait dû être à l'origine de la chute de sa couverture par Lupin... Il inspira profondément. Tout être nouveau n'était pas forcément un Mangemort déguisé en femme... Mangemort... Femme... L'odeur familière... Bellatrix !
« Je le savais ! Éloignez-vous d'elle ! Elle est dangereuse » Hurla-t-il en dégainant sa baguette et se mettant devant Draco et Harry dans un geste chevaleresque.
L'effet fut immédiat : il n'y avait que des combattants dans la pièce. Toutes les baguettes étaient tirées et tous se regardaient en chien de faïence. La tension était palpable. Le silence pesant... Seul un suçottement de bonbons se faisait entendre. Albus était aux anges. Quel spectacle amusant !
« Cette garce a réussi à s'infiltrer dans votre équipe ! Continua Fenrir.
- Je t'interdis de l'insulter, espèce de monstre ! Répliqua Remus.
- Jeune imbécile ! As-tu la moindre idée de la personne que tu défends ?!
- Je défends ma compagne ! La femme que j'aime le plus au monde ! » Déclara fièrement l'interpelé.
Il allait tomber de haut le jeune loup. Fenrir ricana et siffla avec un ton sadique :
« Ton amour n'est autre que Bellatrix Lestrange ! »
Et il attendit l'explosion... Mais seul vint un cri du côté des Malfoy.
« Je le sais. Nous le savons tous ! »
C'était le vieux loup qui tombait de haut. Mais où était-il ? Dans son lit ? À faire un cauchemar ? Dans une autre dimension ?
« Fenrir... Intervint gentiment Draco qui comprenait le désarrois de l'alpha. Je t'expliquerai cela. Ne t'inquiète pas. Nous allons d'abord régler le plus urgent et après nous parlerons tous deux en privé... »
L'homme alla s'affaler sur son siège avec l'aide d'Evan qui lui rangea sa baguette. Les autres personnes présentes retrouvèrent un semblant de calme et rangèrent aussi leurs baguettes...
Albus pouffait intérieurement.
« Mes enfants essayons-nous et discutons de l'affaire qui vous amène... »
Tout le monde obtempéra. Et hop, on reprend les rennes de la situation.
« Albus, vous nous avez menti ! »
Severus attaquait de front. Il fallait que le vieil homme admette ses tords, qu'il leur présente ses excuses les plus plates et qu'il subisse leur terrible vengeance ! Ils étaient dix contre un ! Ils pouvaient y arriver !
« Sur quel sujet mon garçon ?
- Il est vrai que nous avons le choix ! » Répliqua le Maître des Potions qui voulait garder la situation en main.
Mais Draco intervint n'y tenant plus.
« Vous m'avez fait croire que j'étais le Veela et que Harry était mon compagnon ! Hurla le blond furieux.
- Ce n'est absolument pas vrai, jeune homme. »
Silence de doute... Narcissa interrogeait Lucius du regard. Celui-ci ne put que hausser les épaules. Il ne comprenait pas plus qu'elle cette attaque.
« Tes parents sont venus d'eux-même me demander de te lier à Harry Potter. Et j'ai accepté puisqu'il me proposait un marché intéressant, marché que toi-même a accepté...
- Mais vous n'avez pas précisé que c'était lui le Veela !
- Personne n'a soulevé la question... »
Severus était estomaqué par tant de mauvaise foi et il n'était pas le seul.
« Mon fils ne serait pas un Veela ? Demanda Lucius.
- Non, père, je n'en suis pas un mais Harry oui !
- Mais les rêves, mes gènes, la potion de Severus ? »
Cette simple phrase déclencha un brouhaha général où tous donnaient son point de vue.
« Silence, mes enfants. Silence ! » Réclama Dumbledore.
À l'attaque ! Imposer son autorité...
« Je vais tout vous expliquer ! »
Allécher les victimes...
« J'ai découvert que Harry était un Veela pendant la réunion de début juillet. En discutant avec lui, j'ai diagnostiqué tous les symptômes qu'il aurait pu lui-même reconnaître s'il avait vraiment lu les livres qu'on lui avait conseillé... »
Harry rougit et baissa la tête.
« Je n'ai pas voulu le préoccuper avec cela. Je voulais qu'il passe de bonnes vacances. »
Chez les Dursley ? Harry releva la tête et le fusilla du regard. Aïe, erreur ! À rattraper...
« Le temps de découvrir son compagnon et de trouver une solution pour que cela ne le lèse pas dans ses études et dans son combat contre Voldemort. »
Frisson d'horreur général à son nom honni... sauf Harry qui le regardait avec un air de "surtout dans mon combat contre Voldemort"...
« Mais il y a eu cet épisode avec l'urne funéraire... »
Regards interrogatifs de certains...
« Harry a fait de la magie noire dans sa chambre pour faire revenir son parrain en utilisant une urne funéraire égyptienne... »
Regards scandalisés...
« C'est Bellatrix qui l'a sauvé puisqu'elle se trouvait là, seule, chez Severus, quand Madame Dursley est venue demandé des secours...»
Regards incrédules, jaloux, contrits, moqueurs...
« Et c'est là que Severus a eu la bonne idée de ramener le Survivant chez lui pour le soigner... »
Tous les regards se tournèrent vers le Maître des Potions qui resta de marbre. Albus ne l'aurait pas ainsi !
« Et Bellatrix et Remus l'ont rejoint pour l'aider... Ils ont accédé au désir de Harry et ont ramené Sirius de derrière le voile... »
Laisser les personnes réfléchir aux risques pris, à l'incroyable bonne nouvelle... ou mauvaise pour certains...
« Quand j'ai trouvé tout ce petit monde ensemble, j'ai proposé mon aide... »
Severus s'étouffait avec sa propre salive. Non mais quel culot !
« Je leur ai demandé de continuer dans leur lancée et de fournir un meilleur environnement à ce jeune homme déjà tant meurtri par la vie...»
Quelques violons, cela ne faisait pas de mal...
« Sirius adopte Harry et , pour lui fournir un foyer stable, il épouse Severus qui l'a toujours attiré comme un papillon est attiré vers la lumière. N'ayant plus de parrains, Remus semblait tout désigné pour ce rôle et Bellatrix, qui l'avait sauvé, ferait amande honorable en acceptant de partager la tâche avec lui... et pas que cela d'ailleurs ! »
Et on regarde l'effet de cette bombe. Sirius était à deux doigts de la crise d'apoplexie, Remus et Bellatrix étaient pivoine et Severus... Severus le regardait dangereusement...
« Ai-je eu tord, mon garçon ? Auriez-vous préféré laisser Harry chez les Dursley, sans véritable foyer, sans soin... sans amour ? Auriez-vous préféré ne jamais avoir été lié à l'homme qui se trouve près de vous ? »
Oh, le... le... le... Il n'y avait aucun mot sorcier ou moldu qu'il lui paraissait assez fort pour décrire ce que Severus pensait de son mentor ! Il ne pouvait nier sans blesser Harry et Sirius !
« Bien sûr que non ! Vous aviez juste besoin que l'on vous ouvre les yeux tous les deux... Pour vous voir tel que vous êtes : deux êtres passionnés qui se sont haïs car ils ne pouvaient s'aimer dans deux maisons différentes puis dans deux camps différents... »
Que répondre à cela ?
« Puis vous avez réussi à vous accorder. Vous avez formé une famille soudée et deux autres personnes ont su se consoler et trouver en l'autre l'être cher qu'il pensait ne jamais ou ne plus jamais trouvé... »
Que répondre à cela ?
« En un mois et demi, nous sommes passé de cinq personnes meurtries, seules et désespérées à deux couples d'amoureux formant une famille aimante pour un adolescent qui a retrouvé le sourire et même l'espoir... »
Que répondre à cela ?
« Harry est arrivé à la rentrée heureux et sûr de lui... »
C'était vrai et tout le monde s'était aperçu de cela.
Albus joignit le bout de ses doigts : Sirius, Bellatrix, Remus et surtout Severus combattants out...
« Puis il y a eu Draco... Monsieur et Madame Malfoy, vous êtes venus me demander de lier votre fils à Harry, sans faire les vérifications de base... Vous étiez tellement persuadé que votre fils suivrait vos pas que vous n'avez pas pris la peine de vérifier qu'il était bien un Veela ! Vous avez brûlé l'étape la plus importante alors ne vous en prenez qu'à vous-même. Moi, je suis le camp adverse. Ce n'est pas à moi de vous donner ce genre de conseils au contraire je suis là pour en profiter ! »
Lucius serra les dents. Comment avait-il pu faire une erreur pareille lui qui était si méticuleux ?
« J'ai fait ma propre enquête et quand j'ai découvert que votre fils était en fait le compagnon d'Harry, j'ai profité d'une telle aubaine... Au lieu de voir mon protégé dominé et peut-être même emporté par le camp ennemi sans que personne ne puisse intervenir, j'ai décidé de profiter de votre confusion pour mettre en place la situation inverse.
- C'était extrêmement risqué, Albus ! Coupa Severus.
- Non, le risque était calculé. Je savais que Harry ne ferait pas de mal même à son pire ennemi même s'il s'est montré maladroit et quelque peu injuste parfois... Et je savais que votre fils que vous avez éduqué à obéir aux lois sorcières accepterait sans se rebeller une telle décision ! »
L'aristocrate blond crut qu'un gouffre s'était ouvert sous ses pieds. Il ne restait dans la réalité que par la main de sa femme qui serrait la sienne.
Narcissa et Lucius, combattants out...
« Quant à toi, Draco, si tu n'avais pas passé ton temps à essayer de te dérober de tes obligations, tu aurais vu que Harry n'allait pas bien quand tu lui en voulais, qu'il souffrait de maux de tête, qu'il faisait des rêves, qu'il était excessivement jaloux, que son comportement était plus qu'anormal et pas seulement à cause de ses lacunes dans la connaissance du monde sorcier ! Tu aurais pu avec ton expérience, ton éducation et ton intelligence recoller les morceaux bien avant la scène d'hier ! Tu as accepté comme on te l'a appris en pliant aux décisions familiales sans réfléchir, sans aller de l'avant, sans avoir ta propre opinion... Tes petites rébellions n'étaient que de petits coups d'adolescent et non l'affirmation d'un vrai caractère. »
Draco baissa la tête d'humiliation.
« Quand tu as vu Harry tombé de son balai après que tu l'ai rejeté, tu aurais pu à ce moment-là, tout découvrir ! »
Harry saisit la main du jeune homme pour le réconforter ce qui eut pour effet d'accentuer sa culpabilité.
Draco, combattant out...
« Et comment vous expliquez la potion de révélation ? Demanda Harry pour arrêter ce flot d'attaque.
- Severus, tu es le spécialiste et Harry ton mauvais élève en potions. Arriveras-tu à le lui expliquer ? »
Harry fulminait. Severus soupira.
« La potion peut aussi réagir avec une autre personne que les Veelas mais l'effet n'est pas le même. Pour un Veela, il donne le compagnon mais pour quelqu'un d'autre, il révèle juste des fantasmes... »
Harry sursauta.
« Je faisais partie de tes fantasmes ? » S'étonna le Gryffondor le cœur battant.
Le Serpentard baissa les yeux.
« Et moi ? » S'éleva une voix avec hésitation.
Tous se tournèrent vers cette voix : Greyback... Puis revinrent à Draco...
« Euuhh, enfin non !
- Alors pourquoi ? » Demanda Harry avec une pointe de jalousie.
Draco ne put répondre. Severus, un sourire en coin, intervint.
« Sûrement parce que dans sa tête, il a fait un compromis entre un loup-garou qui lui plaisait et une personne qui serait "politiquement correct" pour ses idées... »
Remus eut un hoquet de surprise et un regard noir de son filleul jaloux.
« Draco ? Demanda sa mère.
- Oui, mère. C'était juste une passade... »
Puis il se tut.
« Oui mais avez-vous vérifié que j'étais bien un Veela ? Je ne ressemble en rien à une telle créature ! Rattaqua le Survivant ne voulant pas se laisser faire.
- Bien sûr... C'est un gène récessif qui peut rester muet plusieurs générations selon les compagnons ou compagnes choisies. Il provient des Vélanes qui sont normalement des femmes très belles descendantes des Vily, des fées slovaques qui peuvent prendre la forme d'oiseaux. Elles sont extrêmement jalouses avec une humeur aussi variable que le temps. Elles ont souvent le teint clair et des cheveux bruns ou roux et bouclés qui tombent à leurs pieds. Ce gène se révéle rarement chez les hommes... (1)
- Albus, on ne vous demande pas un cours sur les créatures magiques ! Coupa le professeur de potions.
- Oh mais Severus, ceci est très important pour la suite des événements et pour vous expliquer mes décisions... Ces créatures se transforment en véritables harpies quand elles sont furieuses. Tu dois t'en souvenir, Harry. Tu les as vues avec Ron lors du Tournois mondial de Quidditch.
- Oui, elles étaient si belles et tout d'un coup...
- Exact...
- Je peux avoir cette apparence ? Demanda-t-il soudain affolé.
- Non, jamais chez les hommes... Le rassura le Directeur en souriant. Mais j'ai vu que tu subissais quelques changements en cas de colère comme les yeux rouges et les dents un peu plus pointues... Tu sais comme Fenrir... »
Toit le monde sursauta. Pourquoi cette comparaison ?
« Oui, j'ai bien dit comme Fenrir... À quel âge as-tu été mordu ? Demanda Dumbledore en se tournant vers le loup-garou.
- À six ans... Répondit le concerné toujours autant sur ses gardes.
- Donc bien avant l'adolescence donc bien avant d'avoir les premiers symptômes d'un Veela... »
Albus se cala confortablement dans son fauteuil profitant du spectacle après avoir lâcher une telle information.
« Cette horreur, un Veela ? Cracha Remus en premier pendant que les autres restaient stupéfaits.
- Oui, Remus. Mais le loup-garou a pris le pas sur le Veela. Et contrairement à ce que tout le monde croit, les dents pointus, les ongles dures, le regard jaune perçant et mauvais ne viennent pas de ton côté loup-garou que tu garderais même en dehors de la pleine lune mais de la rage continuelle qu'il y a en toi qui fait ressortir tes attributs de harpies...
- Ce n'est pas possible ! S'insurgea le loup-garou qui avait été si fier de cette apparence... enfin presque...
- Es-tu sûr ? Dis-moi quand tu es en colère ou surexcité par le combat, n'aurais-tu pas remarqué que tu avais plus de poils, les ongles plus pointus, une odeur et une haleine plus fortes ? »
Draco sursauta. Oui, quand Fenrir l'avait agressé la première fois, il avait une odeur infecte. Il n'avait plus jamais senti cette puanteur quand il se blottissait contre lui même la fois où il était transformé en loup-garou !
« Quand tu feras la paix avec toi-même, Fenrir, tu retrouveras ton apparence normale... et je suis sûr que le compagnon que tu cherches t'aidera dans cette voix... Mais ne le cherche pas trop loin. Le bonheur est parfois là où on s'y attend pas. Regarde les couples présents... »
Fenrir était profondément plongé dans ses pensées. Toute sa vie n'avait été qu'un mensonge ? Il ne savait plus qui il était... Alors trouver un improbable compagnon...
Fenrir, combattant out...
« Pourquoi y a-t-il un lien entre Draco et Fenrir ? Demanda Harry.
- Là, je n'ai pas de réponses sûres mais je pense que Draco était un compagnon probable pour Fenrir mais que le loup ayant dominé le côté Veela a eu gain de cause pour le choix du compagnon mais en faisant une concession, faire de Draco quelqu'un de proche... Et un être proche pour un loup, quand ce n'est pas un compagnon, c'est un petit de la meute... »
Pourquoi tout paraissait logique quand c'était Albus qui racontait cette histoire somme toute impossible à croire ?
« Mais puisque maintenant tout le monde est au courant, nous allons œuvrer pour le bonheur de ces deux petits... Nous allons donc refaire correctement la cérémonie dans le bon sens et une fois l'union consommée correctement, le lien pourra se mettre en place... »
Harry releva la tête : "consommer correctement" ? Cette expression ne lui plut pas du tout. Draco lui serra la main. Leurs regards se croisèrent. Le blond avait un regard doux et rassurant...
Harry, combattant out...
Le silence régnait... Trop d'informations à digérer d'un coup...
Albus Dumbledore en profita pour continuer.
« Bien comme nous sommes tous dans le même camp, nous allons nous unir pour la victoire de la Lumière contre les Ténèbres. Donc je vous apprends que nous allons pouvoir mettre hors-jeu le Premier Ministre...
- C'est un Mangemort... Lâcha Lucius d'une voix monocorde.
- Je m'en doutais un peu. Il avait toujours quelque chose pour nous empêcher de progresser dans notre combat... Mais grâce à Fenrir qui va porter plainte contre lui pour tentative de viol, il ne pourra plus nous mettre des bâtons dans les roues. »
Quelques ricanements se firent entendre. Tous avaient entendu parler de la mésaventure du loup-garou. Soudain, Draco hurla.
« Oh non ! J'ai oublié une chose importante ! J'ai vu le sale rat s'en allait en courant pour s'engouffrer dans la forêt interdite et il a vu le bracelet se transformer en tatouage ! Il a sûrement compris la nature du problème et il va le révéler au Lord ! C'est une catastrophe ! »
Toutes étincelles avaient disparu du regard du directeur. Quelle malchance ! Tout allait si bien jusqu'à présent. Harry était encore plus en danger maintenant. Il suffisait d'atteindre son compagnon pour l'affaiblir totalement, voir mettre fin à ses jours...
Quelques coups à la porte... Le concierge entra.
« Puis-je entrer, Directeur ?
- Bien sûr, Argus...
- Désolé de vous déranger en pleine réunion mais j'ai quelque chose de très important... »
Il souleva de ses deux mains un chaton furieux dont les dents et les crocs étaient plantés dans une proie deux fois plus grosse que lui.
« Je l'ai trouvé devant la chambre de Monsieur Malfoy en train d'essayer d'entrer avec son butin.
- Et vous nous dérangez pour ça ! Siffla Bellatrix.
- Directeur regardez bien la proie...
- Ce n'est qu'un rat... Un RAT ! Finti par hurler la femme qui venait de comprendre.
- A-t-il un doigt en moins à une patte ?
- Oui, Monsieur le Directeur. »
Draco se leva, alla vers le vieux concierge et tendit ses mains vers le chaton têtu.
« Viens, Potty. Lâche cette sale bête. Viens mon petit Sauveur... Tu n'a jamais autant mérité ton nom que maintenant... »
L'animal obéit et sauta dans les bras de son maître se lovant contre lui attendant des caresses. Draco lui gratta la tête et le ventre faisant ronronner le chaton. Puis il remarqua quelques blessures. Il s'était battu contre l'Animagus mais heureusement, il avait eu le dernier mot... non sans quelques éraflures dont une au niveau du front ! Draco éclata de rire.
« Tu mérites vraiment ton nom maintenant, mon petit Potty ! »
Tous regardaient la scène avec un sourire. Ce n'était pas difficile à comprendre...
« Qu'est-ce que je fais du cadavre de rat, Monsieur le Directeur ? Demanda Argus qui contenait avec difficulté son rire.
- Posez-le par terre, merci. Bien c'est pour le moins miraculeux. Ce chaton nous a enlevé une sacrée épine du pied. Mais avec un nom pareil, on ne pouvait que s'attendre à un petit héros qui a pris un trop grand risque mais qui s'en sort tout de même ! »
Harry rougit. Pourquoi avait-il l'impression que le directeur ne parlait pas du chaton ?
« Sirius voici ta preuve pour prouver ton innocence et pouvoir être réhabiliter ! »
Les deux Maraudeurs fixaient sans y croire leur ancien camarade qui les avaient trahis. Tout était fini ? Comme ça, tout simplement ?
Albus reprit.
« Je pense qu'il nous faut rapidement convoqué l'Ordre. Notre camp avance et il nous faut une mise au point sur beaucoup de choses et nous préparer à la bataille finale qui est peut-être plus proche qu'on ne le pense... »
Personne ne releva ces paroles mystérieuses.
« Je vous souhaite une bonne journée et pour ma part je vais de ce pas au Ministère, j'ai beaucoup de bonnes, très bonnes choses à régler. » Ajouta-t-il avec un clin d'œil pour Sirius.
Albus Dumbledore était très satisfait de cette réunion. Il avait de nouvelles cartes en mains et il avait réussi à contrer toutes les personnes présentes. Toutes ? Non ! Il restait un timide Mangemort sagement assis près de Fenrir...
« Avant de partir, Evan, dis-moi tu étais bien à Poufsouffle pendant tes études à Poudlard ?
- Oui... Confirma le Mangemort en rougissant.
- Alors sers-toi de ton sens du contact, du dialogue, de la camaraderie pour arriver à tes fins... sinon viens me voir, j'ai quelques petites idées...
- De quoi parle-t-il ? Demanda Fenrir à Evan cramoisi.
- Je ne sais pas. Ce type n'est pas très net. On ne comprend jamais ses paroles ! Se défendit le brun.
- Oh mais Fenrir si tu avais du flair, tu saurais de quoi je parle... »
Laissant ce vieux toqué et ses paroles incompréhensibles, mais pas pour tous, tout le monde sortit.
En bas des escaliers, ils se regardèrent. Quelque chose manquait ! Et là tous prirent conscience : Ils s'étaient encore faits rouler ! Ils étaient là pour coincer le vieil homme ! Non seulement il n'avait pas admis ses tords, il ne leur avait présenté ses excuses les plus plates et il n'avait pas subis leur terrible vengeance mais en plus ils étaient tous ressortis satisfaits de leur sort... Il fallait vraiment qu'un jour quelqu'un coince ce toqué citronné !
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HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM
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À Square Grimmaud, le soir même...
Evan était allongé sur son lit. Il repensait aux paroles du directeur...
"Sers-toi de ton sens du contact, du dialogue, de la camaraderie pour arriver à tes fins."
Le vieil homme ne s'était pas trompé pour des couples improbables, pourquoi se tromperait-il pour lui ?
Il ferma les yeux...
On frappa à sa porte.
« Entrez ! »
Fenrir entra.
« Je te dérange ?
- Non... Fit l'homme en se redressant et s'asseyant sur le bord du lit.
- J'ai parlé à Draco. C'est une histoire incroyable...
- Oui... »
"Sers-toi de ton sens du contact, du dialogue, de la camaraderie pour arriver à tes fins."
Et lui qui se servait de monosyllabes !
Allez !
« Fenrir, je voulais te parler depuis longtemps...
- Oui. Répondit le loup-garou en s'asseyant près d'Evan. Je t'écoute...
- Je t'ai dit que j'admirai tes qualités de leader...
- Merci...
- Mais j'admire bien plus que cela...
- Ah...
- J'admire tout en toi. Ta puissance, ta souplesse... »
Oh la, attention à l'imagination sinon il n'irait pas jusqu'au bout. Eh bien, tant pis !
« Tes capacités de loup-garou me plaisent ! Ta voix rauque et sensuelle me plaît ! Tes yeux au regard coléreux me font frissonner ! Ta bouche agressive me donne des idées peu racontables ! Tes mains me font imaginer des choses qui... qui...
- Je crois que j'ai compris le message ! Je te plais, Evan ?
- Oui ! Oh, oui !
- Je te croyais hétéro !
- Je suis tout ce que tu voudras si tu me prends là, tout de suite, maintenant !
- Je ne peux refuser une telle... requête ! » Ajouta Fenrir en se pourléchant les lèvres faisant frissonner Evan d'anticipation.
Le loup-garou le poussa sur le lit et se jeta sur lui. Il ne prit pas le temps de le déshabiller. Il lui arracha ses vêtements et fit de même avec les siens. Quel corps musclé, puissant ! Evan tendit la main pour toucher cette peau poilue. C'était doux... Mais Fenrir saisit la main audacieuse et la porta à ses lèvres. Il en suça chaque doigt avec avidité. Evan n'en pouvait plus. À ce rythme, il allait jouir avant même la fin des préliminaires... Il croisa le regard de son futur amant... Si préliminaires, il y avait !
Fenrir le souleva et le porta jusqu'à la commode derrière eux. Il le pencha, ventre plaqué contre le meuble et lui caressa le dos, les fesses,... qu'il écarta... Un souffle chaud et Evan gémit de plaisir... Peu de temps... Le loup-garou se releva et le pénétra d'un seul coup. Oui, c'était douloureux mais son amour était enfin en lui ! Quelques secondes de patience et Fenrir le prit sauvagement comme il l'avait toujours rêvé, tirant de lui des cris de plaisir...
Le loup-garou s'arrêta, le retourna et mit les jambes d'Evan autour de ses hanches. Celui-ci croisa ses pieds pour tenir l'équilibre. Fenrir se tourna vers l'armoire et le prit tout aussi sauvagement contre cette surface dure, léchant les perles de sueur sur ses épaules, son cou avec délectation. Ils jouirent tous deux en même temps...
Evan pensait reprendre son souffle tranquillement mais le loup-garou, créature apparemment très endurante, le porta jusqu'au lit pour reprendre son activité et le clouer au matelas. Il lui laboura le dos de ses ongles pendant que l'homme le prenait avec une passion à la hauteur de ce qu'il attendait d'un homme tel que lui.
Fenrir le pilonna plusieurs minutes, attendant que son amant retrouve aussi de la vigueur, chose qui ne se fit pas attendre vu l'excitation qu'il l'avait submergé à se faire prendre si violemment par son sauvage compagnon... Son corps s'arqua de plaisir. Fenrir se redressa le tenant toujours par les hanches, il rejeta sa tête en arrière et hurla à la mort...
Son visage se transforma. Des poils le couvrirent, sa bouche s'allongea en gueule, les ongles se firent plus dures sur la peau de l'homme, ses membres s'allongèrent. Quelques secondes et Evan vit avec horreur Fenrir sous sa forme de loup-garou... Toujours en lui, toujours en pleine action, la créature se pencha dangeuresement vers lui, la gueule ouverte, les crocs lisant... et lui déchira la gorge ! Il aurait voulu hurler ! Il se débattit ! Non ! Non !
« Nooooooon !
- Evan ? »
Quelqu'un le secouait par l'épaule. Il ouvrit les yeux. Face à lui Fenrir, l'homme, le regardait inquiet. Il était toujours dans son lit, en pyjamas, au milieu de ses draps défaits...
« Tu as fait un cauchemar... Un simple cauchemar... »
Evan tira les draps sur lui.
« ça va ? Tu veux quelque chose ? Demanda Fenrir toujours inquiet.
- Non, merci, je vais me rendormir... Murmura difficilement l'homme bouleversé.
- Bien, si tu as besoin de quoique se soit, je suis à côté... »
Fenrir se dirigea vers la porte et avant de sortir, il se retourna pour jeter un dernier coup d'œil à la forme recroquevillée sur son lit... Dommage qu'il ait peur de lui, il lui aurait bien fait un petit brin de causette et plus si affinités... Il ferma la porte déçu, se disant que quelque part quelqu'un l'attendait et que cette personne n'aurait jamais peur de lui... Sans crainte, elle viendrait se blottir dans ses bras...
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Fin du Chapitre 26
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(1) Informations sur les Veelas tirées de la formidable et précieuse encyclopédie sur Harry Potter.
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RAR :
Merci à : Mel, ..., Anonyme, Douce, Hypnos, Lunebleue, Yanlua, Idole, El, Makie, Babou, Tsuyu-chan, Anabanana, Vert Emeraude, Lily2507, Sev91, Lyrie, Lassary, Gwladys Evans, Une lectrice... Je suis contente de vous avoir surprise ! J'attendais cela depuis le premier chapitre !! lol
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Note : Alors que pensez-vous de Dumbledore ? lol
Pardon Pauline mais je n'ai pu m'empêcher pour la fin du Fenrir/Evan... J'espère que tu as apprécié ce clin d'oeil sadique mais remarque le lemon était là ! ;)
Merci à tous les lecteurs ! À mercredi... ! ;)
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