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ACCEPTATION

de

Dalou28

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Disclamer : Les personnages et le monde d'Harry Potter appartiennent à JKR.

Warning : Yaoï ! Relations entre hommes donc homophobes s'abstenir !

Note 1 : Ne tiendra pas compte des tomes 6 et 7 et de beaucoup d'autres choses que vous découvrirez au fur et à mesure… Tout est possible, nous sommes dans le monde des fanfictions !

Note 2 : Les noms des personnages sont conservés dans leur version d'origine...

Note 3 : Les RAR aux anonymes sont en bas de pages... sauf pour ceux qui m'ont laissé leurs adresses e-mail...

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Dans les épisodes précédents :

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Après de curieux rêves, les parents de Draco lui révèlent qu'il est un Veela. Une potion de son parrain, Severus, fait successivement apparaître deux noms qui les figent tous d'horreur : Fenrir Greyback et Harry Potter… Au cours d'une réunion de Mangemorts, Voldemort découvre le nom du premier compagnon possible et il offre Draco au loup-garou. Crabbe et Goyle Seniors sauvent in extrémis le jeune Malfoy… Pendant le voyage dans le Poudlard Express, Draco croise un Harry Potter très changé, sûr de lui… On apprend que celui-ci ne vit plus chez les Dursley mais chez de mystérieux parents adoptifs…

Lorsque Harry apprend la situation, il réagit très mal et rejette Draco mais une discussion avec ses parents lui fait reconsidérer la situation. Il consent finalement avec des conditions inhumaines mais Draco accepte n'ayant pas de meilleure alternative. La cérémonie des liens sorciers se conclut par une "nuit de noces" plus que catastrophiques... Draco arrive à détourner toutes les règles discrètement...

Harry et Ron montent une équipe junior de Quidditch avec les premières années. Pendant ce temps, Hermione découvre ce que sont les petites annonces destinées à Draco et le dénonce à Harry. En faisant son mea culpa lors d'un travail imposé par Snape, elle se lie avec le Serpentard. Celui-ci adopte un petit chaton ébouriffé qu'il nomme Potty...

Draco sauve la jeune équipe de Quidditch et fait un massage bienfaiteur à Harry... Pour cela, Harry accepte la proposition de Hermione de lui accorder le droit de voir ses parents à la sortie au Prés-au-lard... Une attaque de Mangemorts provoque l'occasion pour Fenrir de faire sa déclaration à Draco...

Draco se fait kidnapper par Pettigrew pendant sa régression et se retrouve entre les mains de Voldemort. Fenrir le sauve au péril de sa vie... Le retour permet aux deux compagnons de se rapprocher...

À l'occasion du match de Quidditch des juniors, Evan prend contact avec l'Ordre du Phœnix pendant que Fenrir se retrouve seul avec Draco et lui explique qu'il le voit dorénavant comme son louveteau...

Fenrir se fait agresser par Fudge mais il est sauvé à temps par Remus. Mais il retombe avec Draco, dans un piège de Pettigrew qui tombe à l'eau car le loup en lui reconnait le louveteau...

Après maintes questions, Draco entrevoit l'horrible vérité et passe le bracelet de Veela à son soi-disant compagnon qui le reconnait comme un Veela. Albus Dumbledore explique à toute la vérité : Harry est un Veela et Draco son compagnon...

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Voici la première partie ! Vous aurez la seconde en fin de semaine... Le jugement de Fudge me pose quelque soucis. Ce type est une plaie pour tout le monde ! lol

ATTENTION je republie pour la deuxième partie ! Les fans du couple Fenrir/Evan seront satisfaits, je l'espère ! ;)

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Chapitre 27 : Acceptation

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Première partie :

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Dans la chambre du Veela...

Fenrir venait de sortir. Draco avait passé un moment à essayer de lui faire comprendre que sa tante n'était plus du côté du Lord. C'était pour lui si inconcevable. Quand Harry était intervenu, le loup-garou avait l'impression que l'on parlait d'une autre personne. Il n'avait pas arrêté de demander si c'était bien de Bellatrix Lestrange né Black dont il s'agissait. Toujours septique, l'homme prit congé pour mieux réfléchir à la nouvelle situation. Il avait pris longuement le blond dans ses bras, trop longuement au goût du brun. Puis il en avait fait de même avec celui-ci qui, un peu raide au départ, avait finalement accepté l'accolade de l'homme...

Seul avec désormais son Veela, Draco ne savait par où commençait. Ce fut Harry qui, en courageux Gryffondor, brisa le silence pesant qui s'installait.

« Tout va changer entre nous ? Demanda-t-il calmement avec un ton où perçait tout de même l'inquiétude.

- Qu'entends-tu par tout ?

- Nos rôles sont maintenant inversés c'est toi qui as toutes les cartes en main.

- Tu as mal compris la relation Veela-Compagnon, Harry. Il faut vraiment que tu lises les livres que t'a donnés Severus. Un Veela comble tous les désirs de son compagnon mais cela ne fait pas de lui son esclave ni son serviteur ni quoique ce soit de ce genre. Regarde mes parents. As-tu réellement l'impression que mon père est asservi par ma mère ?

- Non... pas vraiment... »

Harry n'y avait jamais pensé, pourtant il connaissait le lien des Malfoy depuis la première réunion qui avait révélé la fausse vraie condition de Draco. Monsieur Malfoy était quelqu'un de dominateur, un chef né, un aristocrate prétentieux dans toute sa splendeur... Alors ?

« Mon père ne peut aller à l'encontre des désirs de ma mère mais jamais, au grand jamais, elle ne lui demanderait quelque chose qui irait à l'encontre de sa personnalité, de ses idéaux... Il faut voir cela comme une symbiose parfaite entre deux êtres. Un lien fait d'un amour sans commune mesure avec une confiance absolue dans l'autre...

- Tu as dû être déçu quand tu as lu mon nom...

- Tu ne peux savoir à quel point j'ai été désespéré et terrorisé... Mais j'ai accepté sans rien dire et surtout sans essayer de savoir pourquoi cela ne marchait pas... J'ai mis cela sur le compte de notre passé, de nos personnalités différentes, des conditions mises en place... Mais Dumbledore a raison : j'ai accepté bêtement, suivant stupidement les traditions sans réfléchir...

- Et ?

- Et les traditions ne sont bonnes que quand on les comprend... Pour moi, rien n'a changé : nous sommes toujours un couple Veela-compagnon et nous devons trouvé notre harmonie pour pouvoir vivre heureux tous les deux ensemble. »

Harry était impressionné. Après la colère du blond à la révélation de leur réelle condition, jamais il n'aurait pensé qu'il ferait preuve de tant de calme, de tant de maturité, de tant de lucidité...

« Tu n'es donc pas fâché contre moi ?

- Je n'ai jamais été fâché contre toi, Harry. Je savais que tu n'avais pas été mis au courant. Tu es incapable de tenir ce rôle dans une telle mascarade et de toute façon, tu aurais été contre le principe même... Non, tu es une victime comme moi... comme nous tous d'ailleurs. Je suis furieux après Dumbledore qui nous a tous mené en bateau ! Et pour notre bien soi-disant ! Oui, les résultats sont probants mais j'ai tout de même l'impression d'avoir été lésé dans ma liberté de choix. Je ne dis pas que la situation actuelle ne me convient pas ni que j'aurais préféré regretter des mauvais choix en échange de cette liberté mais tout de même... Jusqu'où pourrait aller les manipulations de cet homme et où s'arrêtent le coup de pouce et le choix imposé ?

- Je vois ce que tu veux dire... Mais n'est-ce pas ce qui fait toute la différence entre lui et Voldemort... Oui, Voldemort, Draco. Ce n'est pas un simple mot qui doit te faire peur. Dumbledore l'appelle même Tom et rien ne lui est arrivé.

- Tu lui fais entièrement confiance à ce vieux toqué, n'est-ce pas ?

- Oui, je suis l'homme de Dumbledore... Il peut faire des erreurs. C'est un être humain mais toutes ses intentions sont bonnes !

- L'enfer est pavé de bonnes intentions...

- Dumbledore est une exception !

- Encore heureux ! Mais il mériterait tout de même un petit retour de bâton pour lui prouver qu'on ne joue pas impunément avec la vie d'autrui !

- Si tu veux une petite vengeance sans grande conséquence. J'en ai peut-être une... »

Harry exposa son idée à Draco.

« Pas mal du tout même si j'aurais voulu quelque chose de plus cuisant...

- Ce n'est qu'un pied-de-nez pas vraiment une vengeance. Pour quelque chose de plus sérieux, il faudra demander à père. Je crois qu'il est un peu remonté contre son mentor !

- Tu aurais fait un bon Serpentard, Harry !

- C'était le premier choix du Choixpeau ! Déclara le Gryffondor en riant, ne voulant plus de secret entre eux.

- Comment ? Mais que s'était-il passé ?

- On m'a dit que le meurtrier de mes parents venait de cette maison et un certain blond qui l'avait horripilé en insultant mon premier ami y avait été placé... Alors j'ai supplié le Choixpeau de me mettre ailleurs et il a cédé.

- Je ne savais pas que c'était possible... Déclara le Serpentard puis il ajouta doucement : Tu m'as détesté dès le premier jour, n'est-ce pas ?

- Tu ne m'as pas vraiment montré ton meilleur côté...

- Tu sais, nous ne sommes pas différents des autres élèves à Serpentard mais par contre, tout le monde cache ce qu'il pense derrière un masque pour ne pas être mis de côté...

- Comme les Mangemorts...

- Pardon ? S'exclama Draco.

- Oui, comme les Mangemorts ! J'ai l'impression que tous les disciples de Voldemort ne restent que par peur de se faire rejeter de tous et du coup d'être en danger de mort... Mais dès que l'un d'entre eux en a l'occasion, il trahit son Maître...

- Je n'avais pas vu cela ainsi mais je peux te dire que les buts de cette organisation était bien différents au début. J'ai discuté avec mon père et il est très déçu de la tournure des événements. Il prônait la suprématie des sorciers et se retrouver esclave d'un sang-mêlé plus royaliste que le roi n'était pas du tout dans ses projets d'avenir au moment de son allégeance...

- Si tous les Mangemorts pensaient ainsi nous aurions une solution toute trouvée à la fin de la guerre...

- Comment savoir ? Soupira le blond.

- On verra plus tard. Pour l'instant, allons nous reposer. Nous aurons les idées plus claires.

- Et le dîner ?

- Dobby se fera un plaisir de nous apporter un petit encas... »

Harry lui tendit la main que Draco saisit sans hésitation. Il l'entraina jusqu'au lit où ils s'allongèrent pour profiter d'un moment de calme bien mérité...

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Le lendemain, à l'heure du petit-déjeuner...

Draco passa les portes en conquérant, suivi d'un Harry à l'air humble. Il se dirigea vers la table des Serpentards et s'installa à sa place, sans un regard pour son Veela qui s'assit à ses côtés.

Tout le monde fut surpris, Dumbledore le premier qui observa la scène un peu inquiet. La situation lui avait-elle échappé ? Son inquiétude redoubla lorsqu'il vit son petit protégé servir le petit-déjeuner à son compagnon pendant que celui-ci discutait avec ses amis l'air plus hautain que jamais. Harry mangea peu et la tête baissée, il semblait porter toute la misère du monde. Quelque chose avait déraillé dans son plan !

Severus haussa un sourcil puis cacha un sourire en coin. Son fils était encore plus Serpentard que son filleul et ce n'est pas lui qui irait vendre la mèche. Mais comment calmer le Gryffondor qui bouillonnait déjà à ses côtés ? Dumbledore venait d'annoncer le retour de professeur Labuis et sa collaboration avec le professeur Star...

« On ne peut faire confiance à un Malfoy ! Je te l'avais dit, Severus ! Ton filleul va lui faire payer toutes les cachoteries que "on" lui a faites ! »

Le Maître des Potions allait tenter de rassurer discrètement son compagnon quand il croisa un regard en contradiction totale avec ses paroles. Il avait lui aussi compris ! Les Gryffondors n'étaient pas aussi bêtes qu'il n'y paraissait et surtout beaucoup plus machiavéliques que leur réputation ne l'annonçait ! Il entra dans le jeu...

« Voyons, Kris... Ce n'est qu'un juste retour des choses...

- Harry va être très malheureux !

- Mais il sera vivant et en sécurité. N'est-ce pas là l'essentiel ? »

Son amour grommela le nez dans sa tasse de café. Severus jeta un coup d'œil discret au directeur : il était blême voir même légèrement verdâtre ! Bien joué les garçons !

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La torture avait duré toute la matinée. Harry semblait malheureux comme les pierres et Draco était redevenu le Prince des Serpentards... Ils expliqueraient la situation à leurs amis plus tard, pour l'instant priorité à la vengeance.

Albus Dumbledore semblait observer la situation à chaque seconde, craignant pour son Survivant. Il semblait désespérément inquiet au grand plaisir des personnes qu'il avait manipulées. Severus espérait que l'homme si perspicace ne s'apercevrait pas trop tôt de la supercherie...

Mais ce fut sans compter l'intervention de la personne la plus improbable qui soit. De toute façon, les deux jeunes commençaient à s'habituer à ce monde sans dessus dessous où personne n'était ce qu'il semblait être...

Au déjeuner, à la surprise générale, Neville Londubat alla s'installer face à Harry au beau milieu des Serpentards, en déclarant.

« Je ne vais pas me priver de la présence de mon ami parce qu'il n'est pas assis à la table de sa maison ! »

Puis il entama son repas.

Harry et Draco essayaient désespérément de cacher leur hilarité devant cette inattendue anicroche dans leur plan. Les Gryffondors étaient admiratifs devant tant de courage et revoyaient leur jugement sur le jeune homme : il avait réellement sa place chez les Rouge et Or ! Quant aux Serpentards, ils étaient plus vexés qu'autre chose de ne pas avoir eu cette idée quand Draco se trouvait à la table de leurs ennemis...

Devant le silence des professeurs, ce geste déclencha plusieurs changements de place chez les autres élèves. Tout le monde alla s'installait au grès de leurs affinités...

Severus était surpris. Sirius était ravis. Mais tous deux étaient mécontents du sourire extatique du Directeur devant ce mélange des maisons. Pour la vengeance, ce serait pour une autre fois...

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Dans le bureau de Dumbledore, le lendemain soir...

Draco entendait à peine les paroles que récitait le Directeur. Il les avait déjà écoutées attentivement lors de la première cérémonie... Un simulacre de cérémonie ! Rien à avoir avec le moment intense qu'il vivait à présent... Toute son attention était sur le brun rayonnant de bonheur qui lui tenait les mains avec ferveur. Il était magnifique dans ses robes vert profond entièrement brodées d'argent qui mettaient ses yeux émeraude en valeur. Draco portaient des robes identiques mais de couleur anthracite et noir. Il faisait un couple magnifique...

Les deux jeunes hommes avaient exigé de tout préparer eux-mêmes. Ils y étaient arrivés en quelques heures grâce aux catalogues que Lucius avaient fournis à son fils en début d'année pour contourner les règles de Harry. Allongés sur le ventre, ils avaient passé un agréable moment à choisir les couleurs, les formes, les accessoires. Ils avaient beaucoup ri, ils s'étaient souvent embrassé, ils avaient peu réfléchi à l'avenir... même si celui-ci se profilait bien plus lumineux qu'ils ne l'auraient pensé quand la monstrueuse nouvelle était tombée. Ils repartaient sur des bases saines sans mensonge, sans cachoterie d'aucune sorte...

Les voilà, maintenant, à cette cérémonie, se dévorant du regard. On était loin du glacial et méfiant Gryffondor face au l'impassible et désespéré Serpentard. Ils prononcèrent leurs vœux avec l'hésitation mais la passion de deux amoureux. Ils ne s'étaient pas encore déclarés mais leurs actes et leurs regards en disaient plus que les mots...

Dumbledore conclut la cérémonie et indiqua aux deux jeunes hommes de s'embrasser... Ce fut Draco qui amorça le geste. Il posa ses lèvres délicatement sur celles de Harry. Tous deux retrouvèrent la même sensation que sous le saule pleureur... La même magie du moment... Le passage d'une aile de papillon... Harry, les yeux fermés, sentit une main chaude, maintenant familière, venir caresser sa joue...

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Dans le bureau de Dumbledore dans un coin de la salle...

Evan ne put s'empêcher de laisser tomber son masque de froideur pour poser un regard attendri sur les deux jeunes hommes qui s'embrassaient comme si le reste du monde n'existait pas. Tant de tendresse, tant de passion, tant d'amour, dans un simple baiser le laisser rêveur...

Que n'aurait-il pas donner pour être à leur place avec l'homme de sa vie ? Mais il devait faire face à la triste réalité... Il ne réaliserait jamais son rêve : Fenrir était un être inaccessible pour le pauvre imbécile qu'il était. L'homme était puissant, intelligent, charismatique... Il était un mélange de deux créatures fabuleuses. De plus, son loup réclamait le compagnon qui lui était prédestiné et quand il le trouverait, il ferait la paix avec son côté Veela. Il prendrait son apparence normale et il serait, en plus de tout cela, séduisant... Et lui pauvre larve sans attrait, incapable ne serait-ce que d'attirer un instant son regard, comment pourrait-il rivaliser avec l'Élu ? Comment pourrait-il concurrencer un être, sûrement magnifique, destiné à être aimé par Fenrir Greyback ? Comment évincer un être, sûrement parfait, qui aurait été choisi par le destin pour rendre heureux un être aussi rare ?

Evan était fatigué d'avoir couru si longtemps après des chimères. Il était tant de faire une croix sur cet amour impossible...

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Fenrir regardait son louveteau. Il ne ressentait aucun regret, aucune jalousie. Il avait pris la bonne décision. Il était heureux pour le jeune blond. Tout était rentré dans l'ordre et le baiser que Draco donnait à son compagnon Veela était emprunt de tout l'amour qu'il lui portait et le laissait rêveur...

Que n'aurait-il pas donner pour être à leur place avec l'homme de sa vie ? Mais il devait faire face à la triste réalité... Il soupira. Son loup réclamait son compagnon mais où le trouver ? Et Surtout comment le convaincre de passer le monstre en lui pour découvrir l'être assoiffé d'amour qu'il était ? Il n'avait aucun indice... Quoique... Dans ses rêves, il voyait un homme brun... C'était bien maigre.

Détournant son regard de la scène tendre, il le posa sur son ami près de lui. Il sursauta puis se figea : cette nuque balayait de cheveux bruns... Plusieurs scènes lui traversèrent l'esprit pêle-mêle : les paroles de Dumbledore, la curieuse réaction d'Andrew Rosier et surtout surtout l'incompréhensible réaction d'Evan : son admiration, son sacrifice, sa continuelle présence à ses côtés, ses regards gênés... Tout se mélangeait. Fenrir fronça les sourcils. Et si ? Tout devint tout d'un coup clair... Comment avait-il pu être aussi bête, aussi aveugle !

Déglutissant sa salive, il repensa à la froideur de l'homme pendant leur discussion la veille avant d'aller se coucher. Il lui avait exposer en long en large et en travers ses plans pour trouver le compagnon de ses rêves et il lui avait demandé toute son aide pour l'aider à le conquérir. Quelle hérésie ! Evan avait dû se sentir trahi. Merlin, cela avait dû être difficile pour lui ! D'abord, Draco puis ça ! Il comprenait mieux le cauchemar d'Evan la nuit même ! Pourrait-il encore rattraper une telle bêtise, un tel aveuglement ? Son loup lui hurlait que oui.

Avec lenteur, il tendit sa main et saisit délicatement celle d'Evan, attirant ainsi son attention... D'abord surpris, l'homme afficha un air si triste bien vite remplacé par un masque froid... Une telle froideur que le loup-garou en libéra brusquement sa main.

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Evan fut surpris de sentir une main sur la sienne. Pourquoi Fenrir lui faisait-il cela ? Pourquoi avait-il si mal pour un geste si anodin ? C'était déjà si difficile... Il tenta de cacher son désespoir et chercha l'homme du regard. Il se figea : Fenrir avait les traits détendus, reposés, lui donnant un visage moins agressif... Les changements auraient-ils commencé ? Il posa sur lui un regard doux quelque peu hésitant. Aurait-il compris ses désirs ? Dommage... Il aurait tant voulu en profiter, se jeter dans ses bras et vivre la nuit d'amour passionné qu'il avait toujours imaginée... Mais il refusait de n'être qu'une passade. Il ne supporterait pas d'être évincé lorsque l'Élu sera là ! Jamais ! Il avait déjà tout perdu ! Il garderait au moins un peu d'amour propre, le peu qu'il restait...

« Evan...

- Non, Fenrir, s'il te plaît... » Sa voix se brisa.

La cérémonie était terminée. Les deux compagnons s'étaient éclipsés pour consommer leur lien. Il ne restait que les familles pour célébrer cette union enfin heureuse...

Evan baissa les yeux. Il se leva, se dirigea vers la cheminée comme un automate. Il prit et jeta de la poudre de cheminette, prononça avec difficulté "Square Grimmaud" et disparut. Personne n'avait réellement pris conscience du drame qui s'était déroulé. Personne ? Et si...

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Remus qui surveillait constamment l'objet de ses plus profonds cauchemars fut perturbé par une scène aussi incroyable. Qu'y avait-il réellement entre ses deux-là ? Il avait eu l'impression que Rosier voulait accroché cette horreur à son tableau de chasse et que l'horreur en question le snobait avec une belle indifférence. Mais là, une toute autre vision des choses se fit dans son esprit. Essayant de faire abstraction de l'identité des deux protagonistes, il fit appel à toute la perspicacité qui faisait l'admiration de ses proches.

Rosier venait de planter Greyback qui apparemment avait tenté une approche. Attirer l'attention d'un Mangemort était difficile. Le masque continuel qu'ils portaient n'aider pas à ajuster des stratégies et il en savait quelque chose : Bella le lui avait prouvé ! Donc deux Mangemorts... La communication devait être quasi-impossible.

Remus réfléchissait en observant un Greyback toujours figé, les yeux dans le vague... Oui, cela ne pouvait être que cela ! Rosier avait couru après lui sans arrivé à attirer son attention. Normal, il savait bien que les loups-garous étaient toujours incrédules face à une quelconque attention à leur égard... et il savait de quoi il parlait... Puis lui revinrent en mémoire les réactions de Rosier à Square Grimmaud : son attention envers "Ericka", son comportement agressif à la découverte de l'identité de la soi-disant femme, les petits soins qu'il prodiguait chaque jour à l'homme discrètement, ses regards admiratifs,... Il était amoureux ! Amoureux de Greyback ! Mais alors pourquoi ce départ précipité alors qu'il avait enfin l'attention de l'homme ? Pourquoi... Il était vrai que Greyback avait un comportement plus que bizarre depuis les révélations de Dumbledore : il était en chasse pour trouver et convaincre le pauvre erre qui serait son compagnon. Il l'avait sous son nez et il ne l'avait même pas remarqué ! Il était sûr que Greyback venait de se rendre compte de la situation... mais trop tard ! À force de demander à Rosier de l'aider dans ses recherches, de lui faire la liste de ce qu'il ferait pour convaincre l'homme qu'il lui était destiné de l'accepter, Greyback avait réussi à décourager son amoureux. Personne n'aimait être la cinquième roue du carosse ! Ce qui explique pourquoi le loup-garou venait de se faire jeter comme un mal propre !

Remus aurait dû se réjouir du malheur de l'homme. Il aurait pu même en rire. Un tel quiproquo ne se produisait tous les jours. Mais il ne resentait que de la pitié, voir de la peine... Cela ne le regardait pas. C'était leur problème. Qu'ils se débrouille ! Il détourna son regard de l'homme tétanisé pour le porter sur le reste de l'assemblé : Bella accrochée à son bras sirotait un simple jus de fruit, Sirius tenait Severus par la main, ils discutaient tous deux avec les Malfoy, Dumbledore... Dumbledore le regardait derrière ses lunettes avec un regard pétillant et un sourire hilare. Il sursauta. Il fallait se méfier de cet homme. On ne savait jamais ce qu'il mijotait... Il reprit son observation : l'ambiance était presque festive. Narcissa s'approcha d'eux.

« Remus... »

Remus ? Le monde avait bien changé !

« Je voulais, en tant que future tante, te féliciter la première de l'heureux événement que tu attends avec ma sœur. »

Le "Remus" rougit... Les deux femmes rirent discrètement à la gêne de l'homme.

« Merci, Narcissa... Je... Nous n'avons pas encore annoncé la bonne nouvelle. Tu dois te douter de la raison...

- Bientôt, je l'espère, nous pourrons vivre tranquillement comme bon nous semble. »

Remus ne se souvenait pas d'une telle douceur chez cette femme. Avait-elle toujours été ainsi ou... Ou quoi Moony ? Il posa son regard sur sa compagnon. Les personnes étaient bien complexes que "gentilles" et "méchantes". Chacun était un mélange des deux et parfois... souvent l'un l'emportait sur l'autre au grès des décisions prises... ou imposées. Son regard refit le tour des personnes présentes. Qui l'aurait cru ? Sirius et Severus, Bella et lui-même, Narcissa et Lucius, Draco et Harry, Fenrir et... Il s'entendit déclarer sans en avoir réellement conscience :

« Courir à la poursuite de pauvres enfants innocents pour les mordre, c'est facile mais par contre, aller retrouver l'amour de sa vie pour se faire pardonner, ça devient difficile ! Il faut avoir beaucoup de courage ! »

L'intervention fit sortir Fenrir de sa torpeur. Piqué au vif, il se précipita vers la cheminée pour rattraper l'homme qui devait sûrement se morfondre dans sa chambre. Il devait disiper le malentendu !

Remus baissa les yeux sur sa compagne qui le regardait avec admiration. Il n'en revenait pas d'avoir aidé son pire ennemi dans sa vie amoureuse. Oui, le monde avait changé ! Puis il entendit un rire discret venir du bureau. Il se tourna pour voir un directeur confortablement installé dans son fauteuil, semblant très satisfait de la situation. Non ! Ce n'était pas possible ! Le vieil homme n'avait pu prévoir une tirade que lui-même n'avait jamais pensé dire ! Albus Dumbledore lui fit un clin d'œil de connivence et porta son attention sur sa panière à bonbons...

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Dans la chambre du Veela et du compagnon...

À peine arrivés, les deux jeunes compagnons se jetèrent l'un sur l'autre.

« Draco... Appela Harry un peu inquiet.

- Ne t'inquiète pas, Harry. Je vais être extrêmement doux et attentif. Et sans me vanter car ce n'est pas mon genre, je vais te montrer ce que plaisir veut dire. »

Cette phrase arracha un rire au jeune brun. Draco était... Draco !

« Tu pourras tester tout ce que je vais t'apprendre sur moi après... et je serai une victime particulièrement consentante...

- Tu ne comptes vraiment pas être le compagnon dominant ?

- Non, Harry, je te l'ai déjà dit. Tu dois avoir confiance en moi. Je suis ton compagnon, celui qui va te protéger au péril de sa vie, celui qui te rendra heureux et tu es le Veela, celui qui assouvira tous mes désirs, celui qui aimera quoique je fasse... Ce sont là les traditions mais...

- Mais ?

- Mais je ne veux pas suivre bêtement les traditions. Je me suis fait avoir une fois et cela ne se reproduira pas ! Finalement, je me fous des traditions ! Harry, je t'aime quoique tu sois ! Je l'ai su sous le saule pleureur ! Et ce que je veux savoir est tout simplement si tu partages mes sentiments...

- Je ne sais pas... Je me sens bien en ta présence. J'aime nos baisers, j'aime te toucher mais... Comment puis-je faire la différence entre les désirs du Veela et les miens ?

- Te sens-tu tiraillé par des impressions contradictoires ?

- Non, je suis un peu déboussolé par tout ce que nous venons d'apprendre mais je ne suis pas le seul... Fenrir n'a toujours pas encaissé. Laisse-moi un peu de temps j'ai besoin d'assimiler toutes les nouvelles informations... Je ne suis pas habitué aux traditions sorcières comme toi.

- Alors prends ton temps... Nous parlerons des us et coutumes sorcières un autre jour mais nous en avons une à accomplir cette nuit !

- Avec plaisir...

- Tu devras être très concentré car je vérifierai si tu les as bien apprises dès demain matin au réveil ! » Plaisanta le blond.

Harry sourit. Un amour sans commune mesure... Confiance absolue... Il s'avança vers son compagnon laissant glisser ses robes longues à terre. Il vit le blond déglutir. Il ne portait rien dessous, pas même des sous-vêtements...

« Est-ce que j'ai l'air d'un Veela qui a envie d'assouvir le moindre désir de son compagnon ? »

Draco ne lui répondit pas. Il attira le corps svelte contre lui et prit les lèvres de son Veela avec avidité. Harry entrouvrit la bouche laissant cette langue envahissante explorer de son terrain favori. Pendant que les langues dansaient leur ballet, les mains n'étaient pas en reste. Celles de Draco glissaient sur la peau douce peau du brun pendant que celles de Harry s'acharnaient à essayer de se débarrasser des magnifiques robes du blonds devenues soudain très encombrantes...

Enfin débarrassé de cette barrière de tissu, le brun profita de la peau laiteuse du blond. Celui-ci interrompit le baiser pour passer à un autre jeu buccal : une descente de baisers le long du corps de son amant qu'il le mena droit à son deuxième terrain de jeu favori... Ou le premier ? Cela dépendait de son humeur...

Il souffla sur le gland provoquant une petite secousse du membre et un gémissement de son propriétaire. Il poussa Harry sur le lit et entreprit de lui montrer que l'expression souffler du chaud et du froid n'était pas quelque chose de si désagréable entre deux amants. La chaleur humide et chaude et le souffle sec et froid étaient une merveilleuse alternance que les gémissements du brun ne démentaient pas.

Draco laissa sa langue glisser le long du membre puis du périnée pour aller explorer un endroit encore vierge de toutes caresses. Harry se contracta. Le blond releva la tête et croisa le regard inquiet du brun. Il lui sourit avec douceur mais assurance. Harry se détendit et reposa sa tête sur le lit... Confiance absolue... Draco reprit son activité. Le courage du Gryffondor fut récompensé : la sensation était fabuleuse, un mélange de douceur et de frissons d'anticipation pour ce qui s'annonçait...

Draco mêla ses doigts à la caresse humide. Doucement, il força l'entrée pendant que sa langue continuait l'exploration de chaque repli rosé. Harry ne ressentit rien au départ puis le doigt s'avança et bougea. C'était agréable mais sans plus. Un deuxième doigt vint... prêter main forte au premier. Un peu plus douloureux mais un peu plus agréable une fois détendu... Puis une sensation plus intense le fit sursauter. Draco massait un endroit qui arracha un cri au timide Gryffondor. Celui-ci n'arrivait pas à analyser ce qui lui arrivait. Tout ce qui importait était de continuer à ressentir cette étrange et agréable sensation. Le blond accéda à cette demande silencieuse et vint ajouter un troisième doigt. Le brun grimaça au départ puis rejeta la tête en arrière poussant de petits cris de plaisir qui mirent le feu aux reins du blond. Celui-ci continua son intime caresse. Harry devait être bien préparé pour ne pas ressentir une trop grande gêne... Mais contre toute attente, le Gryffondor impatient interrompit son mouvement et le saisit par les épaules pour l'attirer à lui.

« Plus ! Draco ! Je veux plus !

- Cela m'a l'air vital... Se moqua gentiment le Serpentard. Et un compagnon doit veiller à sauver son Veela en toute circonstance ! »

Harry lui sourit et vint frotter son bassin contre celui de Draco.

« Le compagnon a l'air d'avoir un grand désir à assouvir et le Veela se doit de les combler ! Ouiiiiii ! »

La plaisanterie était tombée à point nommé. Le blond avait profité de l'inattention du brun pour commencer sa lente pénétration. Le plus difficile était fait. Ils restèrent l'un contre l'autre, Draco couvrant Harry de baisers pour détourner son attention de la douleur et de la laisser s'ajuster à son membre. Le brun ondula contre lui, lui donnant le signal. Il commença alors un geste vieux comme le monde... Des va et vient au plus profond de son amant... Accroché à ses épaules, Harry fit descendre ses mains sur le dos du blond qui laisseraient sûrement des marques rouges le lendemain.

Draco lui saisit une jambe et la posa sur son épaule, lui permettant une plus profonde pénétration. Cela n'eut pas l'air de gêné Harry qui montra sa satisfaction dans un long soupir heureux. Rassuré, le blond reprit ses va et vient avec encore plus d'entrain.

À chaque contact intime, Draco embrassait Harry qui lui murmurait des paroles tendres. Il laissa redescendre la jambe de son amant pour toucher plus de peau, pour plus de contacts, pour tenter de se fondre en lui... jusqu'à la jouissance qui leur arracha un long cri...

Essoufflé, Draco releva sa tête du cou où il s'était blotti. Il voulait voir le regard de son amant. Il voulait s'assurer qu'il était comblé mais il n'eut pas le temps de dire quoique soit, Harry le réduisit au silence par un baiser et un :

« Je t'aime, Draco... »

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Deuxième partie :

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Dans une chambre d'invité dans la maison des Black...

Evan tournait en rond dans sa chambre, se morfondant...

Non ! Non ! Non, il ne serait pas une passade, un amusement en attendant que l'Élu daigne se présenter ! Celui-ci l'évincerait dans l'indifférence la plus totale et irait filer le parfait amour avec son loup-garou sous l'œil attendri de tous ! Jamais ! Jamais ! Jamais ! Mais... il ne pouvait pas à l'encontre de l'instinct de son amour ! Il ne ferait rien pour les empêcher de s'unir même si la simple idée lui donnait des envies de meurtres ! Il écumait de jalousie ! Mais c'était Fenrir... Fenrir qui avait tant souffert, tant était rejeté, tant était détesté...

L'homme poussa un soupir à fendre l'âme. Le loup-garou méritait de connaître le bonheur et tant pis si ce n'était pas avec lui ! Lui, il essayerait de survivre et avec l'aide de son fils, il tenterait de refermer cette blessure qui ne guérirait sans doute jamais… Il n'arrivait pas à se résigner. Il s'effondra sur le lit la tête dans ses mains…

Quelques coups légers à la porte le firent sursauter. Il sauta sur ses deux pieds mais ne répondit pas… Pourtant, la porte s'ouvrit doucement et Fenrir se glissa dans l'entre-bâillement. Evan se figea…

Le loup-garou ne savait par où commencer : s'excuser platement ? Expliquer son aveuglement ? Lui exposer ses sentiments ? Le laisser déverser sa colère ? Ce fut la gorge serrée qu'il s'approcha de l'homme qu'il avait blessé par son manque de sagacité. Il croisa son regard… Jamais il n'avait vu tant de souffrance dans les yeux d'une personne et Merlin savait qu'il en avait souffrir ! Comment pouvait-on torturer à ce point, jusqu'à la folie, sans s'en rendre compte ? Aucune explication ne semblait assez valable, assez solide pour apaiser une telle douleur…

Fenrir reprit son approche doucement, silencieusement,… Lorsqu'il ne fut qu'à quelques centimètres de l'homme meurtri qui n'avait pas bougé, il se laissa glisser un genou à terre. Il saisit avec précaution les mains d'Evan et y enfouit son visage. Après quelques secondes, il retrouva un peu de courage et releva la tête pour plonger son regard plein de regrets dans les yeux hagards de l'homme qui se fermèrent aussitôt. Il souffla un simple :

« Pardon... »

Evan ne bougea pas. Ne rien espérer pour ne pas être déçu !

Fenrir se releva et prit le visage de l'homme en coupe entre ses deux mains. Il parsema les traits défaits de baisers légers répétant en une douce litanie "Pardon".

Evan ne bougeait toujours pas. Il n'osait y croire et lorsque les larmes coulèrent de ses yeux clos, le loup-garou prit chaque perle de chagrin et la but comme pour effacer son erreur. Au premier sanglot, Fenrir n'y tint plus. Il prit l'homme dans ses bras et le serra comme si sa vie en dépendait. Les sanglots redoublèrent puis s'apaisèrent pour enfin se tairent. Fenrir caressait avec une grande délicatesse le dos et les cheveux de l'homme...

Était-ce encore un rêve ? Si c'était la réalité, avait-il vraiment vu le regard chargé de regrets et d'amour dans les yeux de son fantasme de toujours ? Que faire ?

Un dernier passage sur ses reins eut raison de ses sombres pensées. Carpe diem ! Il fallait qu'il profite de cet instant ! Tant pis si demain il était seul ! Tant pis, s'il se réveillait dans son lit pantelant et frustré !

Il releva sa tête qu'il avait posée sur la puissante épaule et dans un geste hésitant, il laissa ses lèvres glisser le long du cou, remonta jusqu'à la mâchoire et trouva les lèvres brûlantes. Celles-ci tremblaient d'excitation. Deux mains remontèrent sensuellement le dos d'Evan et vinrent se nicher au creux de sa nuque, les doigts enfouis dans sa chevelure brune... Une langue soyeuse passa la barrière de ses dents pour venir taquiner la sienne provoquant l'embrasement de son ventre et de ses reins...

Une main tira sur ses cheveux, lui renversa la tête en arrière et la langue qui avait abandonné sa bouche vint dessiner des arabesques humides sur son cou sensible. Evan haletait sous la douce torture incapable de penser à autre chose qu'aux sensations merveilleuses que lui faisait découvrir le loup-garou. C'était merveilleux... C'était délicieux... et cela ne faisait que commencer...

Fenrir s'écarta un instant pour saisir sa baguette et lancer un "Collaporta" et un "Silencio"... Il reprit la bouche tremblante de l'homme dans un profond baiser et le serra de nouveau contre lui. Evan pouvait sentir l'énorme érection du loup-garou. Des scènes de son cauchemar lui revinrent en mémoire, refroidissant quelque peu ses ardeurs. Devait-il prévenir son amour qu'il n'avait eu que des femmes dans sa vie ? Qu'il était vierge de toute expérience avec un homme... à part dans ses rêves...

Sentant son futur amant se tendre soudain, Fenrir arrêta son baiser. Apprivoiser l'homme... L'amener à lui faire confiance... Être prévenant... Être très doux pour cette première nuit...

Le loup-garou fit glisser doucement les lourdes robes noires déjà ouvertes. Le bruit de tissu froissé sur le sol augmenta son désir. Il défit lentement la chemise qui subit le même sort, laissant apparaître une peau pâle. L'homme s'empressa de la couvrir de baisers tendres. Une de ses mains s'aventura dans le pantalon d'Evan et dégagea son sexe pour le masser lentement, tirant des gémissement étouffés de son propriétaire. Accélérant le mouvement, Fenrir put lui tirer quelques petits cris de détresse. Il le sentait au bord de la jouissance. Il ralentit et calma la fièvre. Il voulait jouir en même temps que lui... Il le souleva avec une facilité déconcertante dans ses bras et le porta jusqu'au lit. D'un coup de baguette magique, il fit disparaître le reste des vêtements...

À quatre pattes au-dessus de l'homme, Fenrir plongea son regard dans celui de son futur amant, cherchant le moindre refus de sa part... De l'hésitation, un peu de peur mais aucun rejet... Il se pencha pour prendre un téton entre ses lèvres. Il joua avec le petit bout de chair brune déjà érigé d'excitation. Evan perdit son souffle. Il sentit un doigt quémander l'entrée de sa bouche. Il accepta et le suça avec sensualité sous le regard chargé de désir de l'homme qui s'attaquait à son autre téton. Un deuxième doigt puis un troisième vinrent rejoindre le premier. Une fois enduits de salive, ceux-ci descendirent se frayer un chemin jusqu'à son intimité. L'un d'eux entreprit de caresser l'anneau de chair doucement, provoquant des frissons le long de la colonne vertébrale d'Evan puis il y plongea sans hésitation...

« Fenrir... » Laissa-t-il échapper dans un souffle.

L'homme s'était tendu. Fenrir arrêta tout mouvement pour le laisser se détendre puis il reprit ses doux va et vient, allant toujours plus profondément jusqu'à...

« Fenrir !!! Fenrir !!! Fenrir !!! » Laissa échapper l'homme dans un cri en se cabrant.

Loin de l'arrêter, celui-ci n'eut plus d'hésitations, il le plaqua sur le lit et reprit fermement ses mouvements de plus en plus rapides, de plus en plus puissants. Les petits cris d'Evan étaient étouffés par le baiser fougueux qu'il lui donnait. Quand le premier doigt fut rejoint par un deuxième qui s'enfonça en lui sans attendre, Evan se crispa. Il sentit alors une autre main venir flatter son sexe ce qui lui fit oublier toute souffrance même lorsque le troisième s'immisça en lui. Il avait perdu toute notion de temps et de lieu... Seuls comptaient la main qui le caressait et les doigts qui effleuraient un point de plaisir intense en lui...

Les doigts se retirèrent et la main guida le membre turgescent du loup-garou vers la délicate entrée... Fenrir prit appui sur un coude pour mieux voir l'expression de son amant. Il ne voulait pas lui faire de mal... Plus jamais... Lorsque l'extrémité de son sexe effleura son intimité, il sentit de nouveau une tension. Il se pencha pour embrasser délicatement les lèvres d'Evan qui s'étaient crispées puis se pencha et murmura à son oreille :

« Détends-toi... Je serai très doux. J'irai très lentement pour te laisser le temps de t'adapter... Si tu le désires, tu peux te mettre sur le ventre. La position atténuera la douleur...

- Non ! Je... Je veux te voir... » Répondit l'homme... hésitant mais passionné !

Fenrir sourit et déposa encore quelques baisers légers sur les lèvres pincées d'appréhension... Puis il commença une pénétration lente, contrôlée, attentive. Il y avait de la douleur bien sûr mais l'excitation de ce moment si attendu était telle qu'Evan agrippa fermement le dos de Fenrir pour accélérer l'intrusion. L'anneau céda et, dans un puissant râle, le loup-garou se retrouva profondément enfoncé dans son désormais compagnon.

Les deux hommes hors d'haleine prirent un instant pour se dévorer des yeux puis n'y tenant, Evan annonça qu'il était prêt d'un mouvement du bassin. De nouveau, Fenrir le couvrit de baisers et lui murmura des paroles tendres avant de se retirer pour replonger lui. Evan se mordit la lèvre pour s'empêcher de hurler son plaisir mais lorsque Fenrir commença ses délicats coups de reins, l'homme perdit tout contrôle et chaque mouvement lui faisait exprimer bruyamment son plaisir au grand bonheur du loup-garou qui accéléra la cadence.

« Fenrir ! Oui ! Fenrir ! Plus fort !!! » Supplia le brun.

Il n'y avait qu'à demander... Le loup-garou prit appui de ses deux mains sur les épaules d'Evan pour pouvoir accéder au désir de son amant... Disparu l'impassible Mangemort ! Disparu l'ami timide ! L'homme qui hurlait sous son joug irradiait de passion. Il protestait quand il ralentissait, il se tortillait pour avoir plus de frottements, il l'enserra plus fort de ses deux bras, ses doigts pétrissaient la chair couverte de poils pour l'approcher encore plus de lui. Il leva ses jambes qu'il croisa dans le dos de Fenrir. Celui-ci ayant moins d'ampleur pour ses mouvements se rabattit sur des à-coups secs qui, au vue des petits cris qu'il entendait, étaient du goût de son amant... Il changea d'angles plusieurs fois jusqu'à ce qu'Evan se fige dans un grand cri silencieux. Là ! Fenrir recommença encore et encore à martyriser l'organe si sensible faisant perdre totalement pied à l'homme...

Evan nageait dans la félicité. Tout n'était plus que plaisir. Les baisers et le souffle de Fenrir contre son visage... Son sexe constamment excité par la friction des deux corps... Ce corps écrasé contre le sien qui tentait de se fondre en lui à chaque fois qu'il plongeait dans son intimité... comme s'il ne voulait plus faire qu'un !

Soudain, Fenrir se figea et plongea son regard redevenu jaune dans le sien. Le cœur d'Evan manqua plus d'un battement et un froid intense s'empara de lui. Encore un cauchemar ? Non ! Non ! Il ferma les yeux, attendant le réveil brutal et la solitude qui le laisserait prostré pendant des heures...

Mais rien ne vint... Des lèvres entrèrent en contact avec les siennes et murmurèrent contre elles :

« Evan ? »

Celui-ci ouvrit pour découvrir le regard inquiet du loup-garou. Il ne put empêcher les larmes de couler.

« Evan, qu'y a-t-il ?

- Pourquoi t'étais-tu arrêté ? Vas-tu disparaître et me laisser seul avec mes rêves et mes cauchemars ? »

Fenrir prit conscience de la situation. Le cauchemar ! Et cela n'avait pas dû être le seul...

« Non, Evan... Le rassura-t-il entre deux baisers. Je voulais juste te dire que... »

Il hésita. Ses yeux brillèrent d'un éclat singulier et Evan sut à ce moment-là que le loup était présent au plus proche de l'être humain qu'il le pouvait hors d'une pleine lune... et il le reconnaissait !

« Tu es mien maintenant et pour toujours ! » Tonna le loup d'une voix si rauque qu'elle fit frissonner l'homme sous lui.

Evan ne le lâcha pas du regard. Il exultait de bonheur. Il ressera son étreinte et avec assurance, il répondit :

« Oui, je suis tien maintenant et pour toujours ! »

Le loup reflua au fond de l'esprit de Fenrir, rassuré d'avoir été accepté par son compagnon. Le cœur d'Evan battait la chamade. Il n'y croyait pas. Il était LE compagnon ! Il était l'Élu ! La réalité avait dépassé ses rêves !

Fenrir secoua sa tête comme pour sortir d'une pensée profonde. Il croisa le regard d'Evan... Regard débordant d'amour, d'adoration,... Il semblait en extase. Comprenant, il sourit. L'union était désormais établie totalement. Il reprit ses mouvements de passion, toujours enserré par les bras et les jambes de son amant, Il sortait et s'enfonçait en lui mais avec une nouvelle impression : celle d'être chez lui...

Cris et halètements se mêlèrent dans un concerto d'une intense sensualité. Fenrir glissa une main entre leurs deux corps pour aller caresser le sexe d'Evan au rythme du mouvement de ses hanches. Celui-ci lui planta ses dents dans son épaule et ses ongles lacérèrent le dos qu'il agrippait, seul lien avec la réalité... La jouissance était proche... et lorsque Fenrir sentit les muscles se contracter convulsivement sur son sexe et son ventre inondé d'une douce chaleur humide, il se crispa jouissant au plus profond de son compagnon...

« Evaaaaaan ! »

Tout en sachant que cela n'était que le fruit de ses désirs, Evan eut l'impression de sentir un liquide brûlant se répandre dans ses entrailles... ou ne serait-ce que la sensation chaude de son prénom dans la bouche de son amour ? Il relâcha son étreinte et il se sentit basculer. Fenrir avait rouler sur le dos le gardant dans ses bras, au-dessus de lui. Tous deux reprenaient leur souffle dans le calme de cette post-jouissance. Le loup-garou lui caressait doucement le dos. Non pas avec ses ongles qui tenaient plus de griffes mais avec la pulpe de ses doigts... L'homme semblait receler des trésor de tendresse et de douceur qu'Evan n'aurait jamais imaginés... Il sourit contre le torse de l'homme : il avait toute la vie pour le découvrir...

Fenrir sentit son sexe s'échapper de son amant, le faisant gémir. Lui avait-il fait mal ? Il n'avait pas ménagé ses efforts mais il lui avait semblé que Evan les lui avait réclamés. Tout en continuant ses caresses, il demanda :

« As-tu mal ?

- Non... pas vraiment. Mais je pense que c'est quand j'essaierai de m'assoir que je serai fixé. » Répondit Evan essayant un trait d'humour pour rassurer le loup-garou... et lui-même ! Il sentit deux mains puissantes le saisir et l'allonger sur le ventre.

« Fenrir ?

- Shhhuuut, tu es mon compagnon et je dois veiller à ton bien être. »

Sur ces paroles énigmatiques, Evan se laissa faire. Il le sentit s'agenouiller derrière lui… Ses mains écartèrent ses fesses et il sentit un souffle chaud d'abord puis une langue douce commença à lécher gentiment son ouverture endolorie. Il sursauta. La langue humide l'effleurait doucement et un souffle frais venait rafraichir la peau inflammée. Il ne put retenir un soupir...

"C'est mon compagnon et il prend soin de moi..."

Quelle douce médication... Ses paupières se refermèrent doucement et il se laissa aller. Les "soins" prirent fin et les mains qui maintenaient ses fesses devinrent plus actives, malaxant ses muscles, remontant le long de son dos, massant de leurs pouces sa nuque...

"C'est mon compagnon et il prend soin de moi..."

Evan somnolait... Il eut encore conscience d'un corps qui vint le couvrir de sa douce chaleur et de quelques mots... mais peut-être était-il déjà en train de rêver ?

« Je t'aime, Evan... »

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Dans le bureau de Dumbledore...

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Albus reprit un bonbon au citron. Aaaah, la fougue de la jeunesse !

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Dans la salle de réunions au QG de l'Ordre du Phœnix... Alias la cuisine de la maison des Black à Square Grimmaud !

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Albus pouffait dans son coin. Tous jetaient des regards noirs à Harry et Draco. Soit ! Ils étaient nombreux pour cette réunion mais delà à s'assoir les uns sur les autres ! Draco caressait son chaton, confortablement installé sur les genoux de son Veela.

Les Weasley, Hermione, Maugrey Fol'oeil et Remus observaient Harry, inquiets de le voir si admiratif devant le Serpentard...

Les Malfoy et Bellatrix observaient froidement, outré que Draco se laisse aller à une telle niaiserie et devant tout le monde...

Severus fusillait du regard un Sirius frétillant pour l'empêcher de faire de même !

Le blond croisa le regard réprobateur de son père. Que n'aurait-il pas donné pour avoir le courage de lui tirer la langue de la façon la plus puérile qui soit ! Il regarda sa mère qui lui fit un clin d'œil complice... Il faudrait prévoir une discussion seul à seule pour qu'elle lui donne son point de vue personnel sur la condition de Compagnon. Son attention se reporta sur son parrain. Son visage n'exprimait aucune émotion mais il crut déceler une lueur moqueuse dans son regard.

« Mais qu'attendons-nous à la fin ? Explosa Alastor avec impatience.

- Deux nouveaux membres manquent, mon ami... Répondit calmement Albus.

- Qui ? Tout le monde est là et même ceux qui ne devraient pas ! Coupa le vieil Auror en jetant un regard mauvais à Bellatrix, faisant grogner Remus.

- Alastor... Le réprimanda le vieux directeur. »

Un léger coup retentit à la porte. Fenrir et Evan tentèrent de se glisser discrètement dans la pièce. Peine perdue !

« Eux ! Non mais Albus, il va y avoir plus de Mangemorts que de gens bien de cette pièce !

- Alastor ! Intervint cette fois Molly. Severus est quelqu'un de bien !

- Merci pour les autres... Murmura Draco à Harry qui gloussa s'attirant de nouveau des regards noirs.

- Alors si on ne peut se débarrasser de ses faux membres, peut-on au moins expulser le sac à puces ! » Reprit le vieil Auror décidément de mauvais poils !

Potty feula en direction de l'homme comme s'il avait compris l'injure.

« Oooh, Alastor ! Sirius est chez lui. Il fait ce qu'il veut ! » Intervint Severus d'une voix venimeuse.

Tous durent étouffer leur soudaine envie de rire pour ne pas s'attirer les foudres du propriétaire des lieux qui ne répondit rien mais bouda dans son coin. Ron trouva pour la première fois son professeur de potion très drôle. Il pouvait entrevoir l'homme qu'il pouvait être... Celui que Harry leur décrivait...

Severus jubilait. Il avait détendue quelque peu l'atmosphère... Et surtout, Sirius n'irait pas s'assoir sur les genoux cagneux du digne Maître des Potions qu'il était !

« Je parlais du chat ! Rétorqua le vieil Auror, seul à ne pas avoir compris la boutade.

- Potty a plus sa place ici que quiconque ! S'exclama Draco. Lui au moins, il a attrapé un espion de Voldemort ! »

Alastor vexé grogna et se tut.

« Ce chaton n'est pas dérangeant bien au contraire... Donc après avoir servi le thé, passons à l'ordre du jour... Ah avant... Evan...

- Oui ? Répondit le concerné sur ses gardes.

- Avez-vous bien dormi ? »

Evan prit une teinte rouge brique sous le regard malicieux du vieux directeur. Que savait-il ?

« B.. Bien... Pourquoi ?

- Il m'a semblé que vous auriez une bonne nouvelle à nous annoncer ? »

Mais comment ce vieux toqué pouvait-il savoir ?

Fenrir vola à son secours.

« Oui, Dumbledore ! Et vous tous ! Je vous annonce que j'ai trouvé mon compagnon en la personne d'Evan Rosier ! Aucune réflexion ! Je dirai simplement que nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir ! Et... ma condition m'aveugle souvent sur les sentiments des autres...

- Félicitations, mes enfants ! Voilà qui est une bonne chose pour le camp de la lumière. Des sorciers unis sont des sorciers plus puissants. Seule l'amour vaincra ! »

Severus leva les yeux au ciel ! Il fallait qu'il la recase celle-là ! Après quelques regards amusés ou méprisants, la réunion reprit. Pendant qu'Albus exposait les nouvelles donnes, Fenrir croisa le regard de Remus...

Hochement de tête imperceptible de remerciements...

Acceptation silencieuse...

On ne pouvait leur en demander plus pour l'instant. Albus souriait pendant son discours, lui donnant un air encore plus excentrique... mais tout se passait comme il le voulait !

À l'énoncé de la liste d'Horcruxes trouvait par Fenrir, un silence pesant s'abattit... Ayant pris un peu d'assurance, ce fut Evan qui le brisa.

« Donc le Seigneur des Ténèbres aurait sept Horcruxes qui le rendent quasi-invicible... Résuma Evan d'une voix blanche.

- Pas tout à fait... Il faut détruire les Horcruxes et là, il sera vulnérable... N'oublie tout de même pas que, même sans cela, Voldemort est un puissant sorcier... »

Qui pourrait l'oublier ?

Albus reprit.

« La bonne nouvelle est que deux sont déjà détruits et que j'en possède un qu'il faudra détruire...

- Lesquels ? Demanda Arthur.

- Le journal intime que Luicus a gentiment glissé dans le chaudron de Ginny Weasley a été détruit par Harry. »

Tout le monde put se délecter d'un Lucius Malfoy pivoine... surtout sa femme.

« Et ?

- Et Harry lui-même...

- Ô Merlin non !

- Pas d'affolement, mes enfants ! J'ai dit qu'il avait été détruit.

- Mais comment ? L'objet qui renferme un morceau d'âme ne peut survivre à la destruction de celui-ci ! Annonça Hermione sur d'elle.

- Je suis d'accord. Mais souvenez-vous : Harry est bel et bien mort... pendant quelques minutes ! » Déclara le vieil homme en se tournant vers les deux jeunes gens.

On put encore assister au phénomène rarissime d'un Malfoy mâle couleur écrevisse.

« Cet incident pendant la course poursuite sur vos balais aurait pu être un drame mais... Il semblerait que notre jeune Sauveur a encore eu la chance de son côté. j'aimerai bien voir la tête de ce cher Tom s'il apprenait que c'est son horcruxe qui a été sacrifié pour sauver Harry ! »

Albus riait sous cape sous les regards atterrés des personnes présentes. Comment pouvait-il rire d'une situation aussi dramatique ,

« Vous nous avez donné ceux qui ont été détruits. Il en reste donc cinq? Pouvez-vous nous révéler la liste de ces objets maléfiques ? Peut-être les avons nous déjà vus au manoir Riddle... Proposa Narcissa.

- Peut-être, effectivement... Il y a donc la bague d'Elvis Gaunt qui est en ma possession, le médaillon de Serpentard, la coupe de Poufsouffle, le diadème de Serdaigle, Nagini, le serpent de Voldemort. »

Ce nom faisait toujours frissonner même si tous commençaient à s'y habituer.

« Je possède la coupe de Poufsouffle dans mon coffre à Gringott. C'est le Lord qui me l'a confiée... Annonça avec excitation Bellatrix.

- Nous possédons le diadème de Serdaigle... Intervint Lucius. Draco l'a réccupéré dans la Salle sur Demande sur mon ordre. C'était une mission donnée par le Lord pour prouver sa fidélité...

- C'est réussi... Ricana Severus.

- Il ne nous en reste qu'un puisque Nagini est toujours avec son maître... Déclara le chef de l'Ordre satisfait de la tournure des événements.

- Je crois savoir où est le médaillon. » Dit une petite voix.

Tous se tournèrent vers Evan.

« Il est chez Dolorès Ombrage...

- Comment allons-nous pouvoir le récupérer chez cette mégère ? Soupira Arthur.

- Facile, elle en pince énormément pour moi. Je peux aller chez elle quand bon me semble. »

Grognements... Flatté de la jalousie du loup-garou, Evan ajouta avec un sourire.

« Et je peux m'en débarrasser tout aussi facilement. Cette femme a une peur bleue des créatures magiques... »

Gloussements de quelques élèves dans la salle...

Si personne n'avait été là, Albus serait monté sur la table pour danser un flamenco mais même pour lui, cela aurait semblé complètement fou.

« Excellent, mes enfants ! Excellent ! J'étais sûr que les liens que nous avons formés nous aideraient dans cette ultime bataille ! »

Même Alastor dut se résigner à penser qu'ils avaient bien de la chance d'avoir ces sales traitres de leurs côtés...

« Je vous propose donc de les apporter ici, ce soir pour s'en débarrasser. Seul Harry pourra le faire sans craindre que le morceau d'âme n'essaie de le détruire... Prêt, mon garçon ?

- Euuhh, oui... mais vous êtes sûr ?

- Oh oui ! »

Le directeur laissa le jeune homme à son scepticisme et se tourna vers Fenrir.

« Et toi, es-tu prêt pour le jugement de Fudge, demain ?

- Oui !

- Nous serons tous présents au cas où cela tournerait mal... Sauf vous Narcissa et Lucius, vous irez voir ce qui se passe à Little Angleton. Severus ? La potion était-elle prête ?

- Oui mais...

- Parfait ! Mes enfants, nous sommes sur le chemin de la victoire et le combat final est proche ! Harry, grâce à l'amour, tu vaincras cette créature qui n'a plus rien d'humain pas même le nom ! »

Harry se tortilla sous Draco.

« Comment vais-je pouvoir vaincre quelqu'un d'aussi puissant ? Je n'ai que l'amour en plus ? Je fais quoi ? Je m'avance vers lui et je lui déclare que je l'aime et qu'il fera un très gentil papy ? Je n'ai pas la puissance pour le tuer ! Et... et... je vais le tuer... tuer quelqu'un ! »

Il allait tué quelqu'un. Quand ce n'était q'une prophétie, cela le préoccupait juste mais là... Il n'était pas sûr de vouloir faire une chose aussi abjecte que d'ôter la vie...

« Chaque chose en son temps. Ne t'inquiète pas et fais-moi confiance. Chaque chose en son temps... » Le rassura le directeur.

Harry se détendit. Il avait une totale confiance en ce vieil homme, constata Severus avec... avec... avec quoi ? Lui aussi avait confiance en cet homme ! Donc avec consternation !

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Dans la salle de réunions au QG de l'Ordre du Phœnix... Le soir même...

La maison incartable, irrepérable... et surtout insonorisée ! Quelle aurait été la tête des Moldus... ou des sorciers, de voir des personnes que tout séparait faire couler à flots la bière-au-beurre et le firewhisky en hurlant leur joie ?

Les Horcruxes étaient détruits !

Un vent de folie, de liberté soufla sur les membres de cette réunion. Mais rien ! Absolument rien, ne devait sortir de cette maison ou être évoqué dans l'avenir ! Certains avaient tout de même une réputation à tenir !

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Au Manoir Riddle à Little Angleton...

Voldemort aussi exultait. Il avait enfin l'occasion ! La fin du Survivant était proche...

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Le lendemain, au Ministère dans le Magenmagot, grand cour de justice magique...

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Amélia Bones, une des rares femmes au pouvoir dans le monde sorcier, présidait la séance. À sa droite se tenait Scrimgeour, chef des Aurors et à sa gauche Dolorès Ombrage, déléguée à l'application des lois sorcières. Elle avait déclaré la séance ouverte et s'en était suivi une longue plainte de Dumbledore expliquant les faits retenus contre Cornélius Fudge.

« Comment plaidez-vous Monsieur le Ministre ? Demanda Madame Bones.

- Non, coupable, Madame. » Répondit-il d'une voix mielleuse.

L'homme sournois jubilait. Il avait tellement de cartes en main qu'il allait enfin pouvoir rabattre le caquet de ce vieil imbécile qui lui volait constamment la gloire !

« Bien ! Passons aux témoins. Albus ?

- Je citerai Remus Lupin, Argus Rusard, Severus Snape, Evan Rosier, Ckris Labuis et bien sûr Ericka Frynberg elle-même...

- Je m'oppose, Madame.

- Pourquoi donc ?

- Les témoins ne sont pas aptes à être entendus dans ce tribunal.

- Veuillez préciser...

- Monsieur Lupin est un loup-garou. Je refuse qu'une créature de la sorte me juge... »

Toussotement bien connu d'approbation... Grognements de l'intéressé qui n'arrangea pas les choses...

« Monsieur Rusard est un Cracmol à la solde de Dumbledore. Il ferait n'importe quoi pour le remercier de lui avoir donner du travail dans le monde sorcier. »

Murmures dans l'assemblée... Bougonnements du vieux concierge...

« Monsieur Snape, soi-disant espion pour l'Ordre est toujours en vie donc qui nous dit qu'il n'est pas un agent double ? »

Hochement approbateur du chef des Aurors... Regard glacial du Maître des Potions...

« Monsieur Rosier est un Mangemort ! Qu'il nous montre son bras et vous serez tous fixés ! »

Insultes de quelques membres... Tremblements du brun...

« Monsieur Labuis alias Sirius Black ! C'est un criminel dangereux, évadé d'Azkaban, ressuscité par magie noire dont l'utilisation est célèbre dans sa famille ! »

Exclamation de surprise et de peur... Regards de bête prise au piège de l'animagus...

« Et le plus beau pour la fin ! »

Sourire sadique de l'homme au chapeau rond. Il fit signe à la journaliste au fond de la salle qui écrivait frénétiquement tous les événements. Elle l'avait enfin son scoop qui la propulserait vers la gloire !

« Ericka Frynberg alias Fenrir Greyback sous polynectar ! Monstre sanguinaire qui terrorise la population par ses attaques sur de jeunes enfants ! »

Toutes les baguettes furent dégainées...

Blêmes les membres se sentaient piégés. Comment ce misérable avait pu savoir tout cela ? Leur plan tombait à l'eau et ils se retrouvaient dans une situation bien délicate. Ils tournèrent leurs regards vers Albus.

Le vieil homme semblait serein. Il se plaça au centre de la pièce.

« Du calme ! Du calme ! Baissez vos baguettes ! Personne n'est en danger... J'ai des explications, Amélia.

- Vous avez plutôt intérêt, Albus.

- Je rappelle à l'assemblée que les loups-garous sont des sorciers à part entière. Je vous prie donc de respecter les droits de Remus Lupin. Argus Rusard est entièrement maître de ses opinions et de ses actes mais vous n'avez que ma parole sur ce fait. Severus Snape, tout comme Evan Rosier sont des espions, membres de l'Ordre du Phoenix. Vous pourrez les interroger sous Veritaserum. Quant à Ckris Labuis, c'est effectivement Sirius Black, mais il ne pouvait venir sous sa réelle identité pour vous apporter la preuve de son innocence. Je l'ai ici ! Nous attendions la fin de ce procès pour entamer la procédure mais puisque nous en sommes là, la voici ! »

Albus jeta le rat aux pieds du greffier... Percy Weasley...

« Mais c'est mon rat ! Qu'a-t-il avoir avec cette histoire ? »

D'un coup de baguette, le rat prit forme humaine, sous les exclamations de surprise des membres de la cour de justice... Le cadavre de Peter Pettigrew que tout le monde croyait mort depuis longtemps !

« C'est lui qui a trahi James et Lily Potter ! C'est lui le coupable de la mort des douze Moldus, le 31 Octobre 1981 !

- Je vous fais confiance, Albus mais nous vérifierons tout cela précisément quand nous aurons clos le sujet de ce matin.

- Mais c'était mon intention de départ, ma chère !

- Et elle ?

- Je vous l'accorde aussi. C'est bien Fenrir Greyback mais il a bien été agressé par Cornélius Fudge quand celui-ci ne connaissait pas son identité... Il travaille aussi pour l'Ordre.

- La belle affaire ! Coupa le Premier Ministre. Dans quelques minutes, il nous annoncera que le Seigneur des Ténèbres lui-même travaille pour l'Ordre pour sa propre perte !

- Cornélius... Je réponds de cet homme. De même, Harry Potter témoignera à sa faveur si les membres du conseil le désirent.

- Vous n'allez pas croire un petit menteur qui fait tout pour se faire valoir ! Qui a ressuscité son parrain avec de la magie noire ! C'est un futur Mage Noir, c'est pourquoi il veut tant se débarrasser de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ! Il veut sa place ! Regardez-le ! Il est entouré de Mangemorts et de criminels ! De plus, en tant que Veela, il est sous l'influence de son compagnon, Draco Malfoy ! Vous connaissez tous la soif de pouvoir de cette noble famille ! »

Fudge ricana à la pâleur de ses victimes. Lui aussi pouvait tout contrôler et avoir une longueur d'avance sur tous... Il ferait mieux que Dumbledore et il allait se débarrasser de tous ! Le Maître serait content de lui et il lui accorderait la place de Premier Ministre à vie !

Silence dans l'assemblée... Les rôles s'étaient inversés. Fudge accusait et Dumbledore devait se défendre ! Tous attendaient la contre-attaque de ce dernier...

« Mais qu'est-ce que cette ineptie, Cornélius ? Demanda Albus.

- J'ai préparé une boule de détection pour Veela. Rouge, c'est une Veela, vert, c'est un compagnon et bleu autre chose !

- Et ?

- Je vais vous prouver mes dires ! Monsieur Potter veuillez vous soumettre à ce test !

- Qui nous dit que ce n'est pas un piège du Seigneur des Ténèbres ? S'exclama violemment Alastor.

- Arrêtez votre paranoïa, Maugrey ! Vous parlez à Monsieur le Premier Ministre du Monde sorcier ! » Coupa le chef des Aurors.

Confiant le homme replet s'avança et tendit la sphère au Survivant. Celui-ci, blême, interrogea le vieux directeur du regard qui hocha la tête. Il saisit l'objet. Fudge le regardait sadiquement, un sourire à moitié dessiné sur ses lèvres... Sourire qu'il perdit, lorsque la sphère vira au vert !

« Non ! Ce n'est pas vrai ! »

Il arracha la sphère des mains de Potter et la mit dans celles de Malfoy qui se trouvait près de lui. Elle vira au rouge. Ce n'était pas possible ! Il était sûr de son information ! Sûr ! Quelle était ce subterfuge ? Dumbledore ! Il posa un regard chargé de haine sur la source de tous ses problèmes.

Les deux compagnons cachaient leur surprise avec un immense soulagement. Ils ne comprenaient pas le phénomène mais il était salvateur. Ils tournèrent leurs regards vers le vieux directeur.

Albus souriait aimablement.

« Tout le monde peut se tromper, Cornélius...

- Vous ! Vous ! Vous... »

L'homme était au bord de l'apoplexie. Albus ricana intérieurement : c'était lui le meilleur ! Et cette potion de changements d'auras qu'il avait fait faire à Severus était une petite merveille. Inconnue même d'un Maître tel que Severus, la potion resterait insoupçonnable ! Qu'il faisait bon tout prévoir et être le plus grand manipulateur de tous les temps !

« Voyons, mon ami. Soyez raisonnable et acceptez la justice millénaire des sorciers. Vous savez que vous n'aurez pas gain de cause alors soumettez-vous. »

Et en plus, il prenait cet air condescendant que Fudge détestait plus que tout au monde !

« Amelia ? Que décidez-vous ?

- Je ne peux prendre une aussi grave décision, seule. J'ai besoin de consulter les membres du conseil. Nous revenons dans quelques minutes. »

La femme se leva et fut suivie par tout le Magenmagot... Tous revinrent seulement quelques minutes plus tard...

« Bien. Nous avons décidé de procéder au jugement. Vos explications seront entièrement vérifiées à la fin de ce procès... »

Sourire de satisfaction d'Albus...

« Mais par contre, nous réfutons tout témoignage puisque les vérifications n'ont pas encore été faites... »

Sourire de satisfaction de Fudge...

« Monsieur le Premier Ministre, après l'énoncé des faits et en ne tenant pas compte des événements qui ont perturbé ce tribunal, veuillez donner votre version des faits.

- Mesdames, Messieurs, oui, j'ai un peu malmené cette soi-disant femme... Mais sachez que je l'ai fait pour le bien de tous ! J'ai reconnu Monsieur Rosier en tant que Mangemort et je pensais soutirer des informations en interrogeant sa catin !

- Vous avez tenté d'abuser de moi ! Hurla Fenrir à bout de patience.

- Pour moi, vous n'étiez qu'une fille de joie à la solde d'un monstre mais je vous assure que si j'avais su que c'était vous le plus monstrueux des deux, je n'aurais pas payé de ma personne pour obtenir des informations ! »

Il fallut l'intervention d'Evan et de Remus pour empêcher Ericka/Fenrir de se jeter sur l'immonde individu.

« Ce n'était donc pas une tentative de viol, Monsieur le Premier Ministre ? Demanda Amelia Bones.

- Bien sûr que non ! C'était une intimidation pour faire peur à une petite garce qui avait dû en voir d'autres et une fois déstabilisée, elle aurait répondu à mes questions. Je suis un gentilhomme, Madame. Jamais, je n'aurais de telles manières avec une vraie demoiselle... »

Rita Skiter au fond de la salle suspendit sa plume à papotte. Elle était écœurée par le culot de cet homme pervers au possible. Mais elle reprit son travail. Elle avait un article à écrire !

« Autre chose à ajouter ? Albus ? »

Le directeur se sentait pour une fois coincé. Il n'avait pas prévu cette tournure des événements. Il regarda les membres de l'Ordre. Tous étaient blêmes. Ils sentaient qu'il n'arriverait pas à faire tomber le Premier Ministre. Si seulement, il pouvait prouver qu'il était un Mangemort mais il ne pouvait porter une accusation directe...

« Bien dans ce cas, je ne peux rien retenir contre Cornélius Fudge. L'agression n'est qu'un malheureux concours de circonstances. »

Fudge était triomphant mais l'on sentait un silence pesant dans la salle. Amélia Bones reprit.

« Vous êtes déclaré non cou...

- Arrêtez ! »

Tout le monde se tourna vers le fond de la salle, vers la personne qui osait interrompre de nouveau ce procès. Rita Skiter, les poings serrés, la mâchoire tremblante, s'était levée. Au diable son article !

« Arrêtez ! Ce n'est pas qu'un simple concours de circonstances et Monsieur le Premier Ministre est loin d'être le gentilhomme qu'il prétend être ! Il... Il m'a violée !

- Que racontez-vous ma pauvre ? Vous avez perdu la tête. Vous vous êtes vous-même jetée dans mes bras pour avoir une place dans la Gazette. Et personne ne m'en voudra d'avoir accepté d'aider une fille un peu légère à obtenir une promotion canapé ! Je ne suis qu'un homme après tout... »

Rita était mortifiée. Il l'humiliait devant tous les membres de cette respectable assemblée.

« Non ! Je vous interdis de me...

- Tststs ! Vous avez crié autrement quand vous étiez sur mon bureau et ce n'est pas "non" que vous hurliez... Rétorqua l'homme de sa voix mielleuse, en lui faisant un clin d'œil.

- Je... »

Rita ne savait plus que dire. Trainée dans la boue, elle ne put retenir ses larmes de honte.

« Voyez... Un petit malentendu et des petites garces dans son genre rappliquent pour demander des comptes !

- Je ne pense pas, Cornélius... »

Dolorès Ombrage ? Harry, et il n'était pas le seul, en avait la mâchoire pendante.

« Cela ne vous a pas gêné de m'obliger à vous accorder certaines faveurs quand j'étais jeune... Siffla la femme d'une voix amère.

- Eh bien vous ne l'êtes plus ! Ce n'est pas une ancienne maîtresse frustrée d'avoir mal vieillie qui me portera préjudice ! »

Fudge était agacé et il commençait à s'énerver. Il n'y avait rien contre lui alors qu'elle se taise et qu'on en finisse !

« Vous étiez audacieuse et assoiffée de pouvoir. Et vous avez tout fait pour passer dans mon lit ! Souvenez-vous comment vous vous trémoussiez avec votre décolleté et votre petite jupe sous vos robes longues ! Les femmes pensent accéder au pouvoir qu'en passant sous et sur le bureau ! Qu'y puis-je ? »

Amélia Bones le regarda outrée. Aïe ! C'était une erreur !

« Certaines femmes sans réelles compétences bien évidemment, pas toutes ! »

Dolorès le regarda avec haine. Elle n'était qu'une petite stagiaire et lui était déjà le secrétaire de l'ancien Premier Ministre. Il avait abusé d'elle plusieurs fois et il l'avait faite taire en la menaçant de l'accuser de mœurs légères, chose impardonnable à l'époque... et même de nos jours... À chaque fois, elle s'était enfoncée un peu plus dans la dépression qui l'avait menée à s'empiffrer seule chez elle. Les conséquences sur son corps furent dramatiques mais l'avantage est qu'elle en avait dégoûté l'homme qui la laissa pour s'attaquer à une autre proie... Ce type l'avait détourné des hommes à jamais. Elle était devenue une femme aigrie, amère, à la santé fragile et seule... Trente ans plus tard, l'homme mettait sa menace à exécution. Les mains crispées sur les accoudoirs de son siège, elle avait les mâchoires serrées de rage. Il gagnait encore...

Fudge la toisait avec un regard méprisant. Personne n'osait intervenir dans ses règlements de compte déplacés qui n'avaient apparemment pas leur place en public dans une salle de tribunal !

« Reprenons et cette fois pas d'interruption. Le Magenmagot n'est pas le lieu où on lave son linge sale ! » Clama Fudge triomphant.

À contre-cœur, Amélia Bones dut reprendre la sentence. Elle sentait que le problème était plus profond mais les preuves n'étaient pas assez tangibles...

« Non au contraire lavons notre linge sale ! Coupa Percy Weasley. Vous m'avez muselé assez longtemps comme cela !

- Percy reste à ta place ou...

- Ou quoi ? Vous allez dire à ma famille que je vous sers d'encas entre deux petites secrétaires ! Eh bien, c'est fait ! Vous ne me soumettrez plus jamais à vos petits jeux pervers ! »

Percy chercha ses parents du regard. Oui, il avait honte mais là, il n'en pouvait plus. Mais il ne croisa que le regard plein de tristesse de sa mère qui avait les deux mains sur sa bouche pour ne pas hurler et le regard plein de fierté de son père devant son courage de vrai Gryffondor ! Ils comprenaient maintenant le repli de leur enfant, son visage inexpressif, sa méfiance envers tous... Ils avaient pensé que leur fils avait changé par ambition mais c'était par crainte ! Quelle erreur de lui avoir tourné le dos à un moment si difficile ! Cet homme avait failli leur faire perdre leur enfant !

« Je vais vous arracher les yeux ! Je vais vous arracher les couilles ! Espèce de monstre ! Infâme pervers ! Lâchez-moi ! Laissez-moi le castrer ! »

Molly retenue par Arthur et Severus était folle de rage ! Fudge tremblait comme une feuille. Cette femme lui faisait encore plus peur que l'immonde loup-garou à ses côtés.

« Madame Bones, reprit Percy, je vous donnerai une liste complète des jeunes femmes et hommes qui ont été abusés par cet homme, mais elle ne sera pas exhaustive puisque je suis seulement au Ministère depuis X années !

- Merci, Monsieur Weasley. Je vous remercie pour votre courage. Mais je pense qu'une fois que le scandale aura éclaté, et je compte sur vous Madame Skiter,...

- Bien sûr Madame ! S'empressa de répondre la journaliste qui ne se tenait plus de joie : une vengeance et un article choc !

- Merci. Donc une fois que le scandale aura éclaté, les victimes viendront d'elles-mêmes témoigner... »

Les membres de Magenmagot regardaient maintenant leur futur-ex-Premier Ministre avec mépris. Mais comment avait pu servir si longtemps sans que personne ne se plaigne ? Il fallait revoir la communication et la confiance au Ministère.

Fudge était en pleine panique. Il était pris au piège. Albus le regardait avec un sourire moqueur. Il fallait qu'il ait le dessus sur cet homme ! Qu'il lui fasse mal ! Qu'il l'humilie en public ! Il avait encore une issue de secours...

« Cornélius Fudge, vous êtes suspendu de vos fonctions en attendant de faire toute la lumière sur cette atroce affaire. Et je vous assure que je suis très déçue et je regrette d'avoir fait partie des personnes qui vous ont nommé à la tête de notre monde... Auror Tonks et Auror Shakelbolt, veuillez mettre Monsieur Fudge aux arrêts ! »

Les deux Aurors s'avancèrent et mirent des liens magiques sur l'homme qui transpirait la peur...

Les membres du Magenmagot commencèrent à quitter les lieux.

...

Dolorès Ombrage soupira : un poids de trente ans venait de s'enlever de ses épaules. Elle allait commencer une nouvelle vie. Elle allait passer la porte quand un petit toussotement l'arrêta. Qui se moquait d'elle ? Elle se retourna furieuse pour tomber sur le concierge de Poudlard. L'homme droit comme un i, bafouilla :

« Madame... Avez-vous besoin d'une escorte après ce moment difficile ? »

Abasourdie, elle observa le vieil homme, la cinquantaine mal conservée... comme elle. Et pourquoi ne pas commencer sa nouvelle vie maintenant ?

« Aimez-vous le thé et les chats ?

- J'adore le thé et mon animal de compagnie est une adorable chatte ! »

Dolorès lui sourit. Rusard lui tendit galamment un bras. Elle s'y accrocha.

« Merci de me proposer votre aide. Les hommes galants sont si rares de nos jours...

- La politesse se perd. Je vous assure. je vis dans une école et je vois bien le déclin des bonnes manières...

- Rien ne vaut un bon règlement suivi à la lettre !

- C'est ce que je n'arrête pas de répéter au directeur mais il est trop gentil, trop laxiste ! Moi, je voudrais... »

Le reste de la conversation se perdit dans le couloir...

...

Rita Skiter les regarda partir. Même ce vilain crapaud rose allait trouver chaussure à son pied. Elle soupira puis se secoua. Ce n'était pas le moment de désespérer, elle avait l'article de l'année... Non, l'article du siècle à écrire !

La journaliste pensait avoir été le seul témoin de la scène mais Remus et Bellatrix avait observé la scène mi-dégoûtés mi-amusés. L'homme se pencha sur sa compagne :

« Dis-moi, Rabastan est toujours célibataire ?

- Oui... »

Bellatrix croisa un regard malicieux. Non ! Si, il pensait bien à cela ! Elle éclata de rire. Après tout pourquoi pas ?

...

Pendant ce temps, Percy s'était avancé vers ses parents et ses frères qui l'accueillirent avec chaleur.

« Oh mon Percy pourquoi ne nous as-tu rien dit ?

- J'avais trop honte la première fois, maman et après tout s'est envenimé. Je ne m'en sortais plus...

- Tout va s'arranger maintenant. » Le rassura son père.

Avec colère, tous regardèrent passer Fudge prisonnier entre les deux Aurors. L'homme d'abord défait sourit sadiquement. Harry Potter venait de prendre en main la sphère révélatrice de Veela entre ses mains. Il cria :

« La victoire est à nous ! »

Et sous les regards horrifiés, Harry Potter disparut...

Sirius sauta sur le petit homme et secouant, il hurla :

« Où l'avez-vous envoyé espèce de traître ?

- Là où tout va se régler ! Le Maître sera content et il viendra me sortir de là ! »

Fudge se mit à rire comme un fou. Severus lui agrippa le bras gauche et le dénuda. Tous hurlèrent d'horreur. La Marque des Ténèbres !

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HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM

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Dans la Salle du Trône au Manoir Riddle...

Harry déboussolé arriva dans une salle lugubre...

« Bonjour, Harry ! C'est gentil de venir te livrer de toi même ! »

Le Survivant se retourna pour se trouver face à Voldemort et une dizaine de Mangemorts qui braquaient leurs baguettes sur lui...

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Fin du Chapitre 27

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RAR : Les réponses à vos questions sont pour la plupart dans la deuxième partie ! lol Je remercie : Nanyss84, Lunebleue, Mel, Anonyme, ..., Hypnos, Mel, Yanlua, Gwladys Evans, Princess Saeko, Ness, Eliz, Lyrie, Hermoni, Li-san, Lafolleorange, Anabana94, Tsuyu-san, Lilou, Lassary, Douce, Paprika Star !

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Note : C'est bientôt la fin ! Alors après ce très long chapitre (quinze mille mots ! Désolée pour ce qui aiment le court...), un petit encouragement ? Juste pour le fun car vous savez tous que Harry va s'en sortir puisque c'est un happy-end ! ;)

Merci à tous les lecteurs ! ;)

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