Une explosion ressurgit sur le mur de la prison d'Azkabane laissant la voie libre à tous ses pensionnaires. Rires, cris de folie, tous les mangemorts étaient dehors. Sirius s'échappa lui aussi mais avant de laisser derrière lui ce sombre épisode, il ne put s'empêcher de regarder cette femme qu'il pensait connaitre. Ce n'était plus une gardienne, c'était la femme telle que la décrivait les journaux de l'époque. Belle, fière, sûre d'elle … Elle lui fit un signe de tête et il comprit qu'elle lui offrait sa vengeance. Il n'espérait plus qu'elle ait la sienne.
Mais le sort en avait décidé autrement. Elle ne put contenir bien longtemps les détraqueurs enfin suffisamment pour qu'il ne reste plus qu'elle et eux sur l'île. Alors qu'ils fondaient sur elle, elle se mit à rire aux éclats, un rire fou et démoniaque. « Pour toi mon amour » furent ses derniers mots avant d'accueillir avec joie la mort.
Quelques secondes plus tard, il était là devant son corps sans vie. Elle l'avait appelé, ce qu'il n'espérait plus c'était produit. Il l'embrassa une dernière fois et la remercia.
Eux seuls le savait, cette nuit elle avait quitté sa chambre. Elle avait lu son journal, elle avait le nom, elle avait le lieu. Dans les profondeurs de la nuit, elles les avaient traqués. Ces moldus qu'ils haïssaient tous deux. Ceux qui ternissaient le nom de celui qu'elle aimait. Il lui ressemblait mais il n'avait pas son talent, il n'avait pas son charisme, un moldu hautain, qui n'avait pas hésité à la salir de ses caresses, un porc ! En conséquence, elle l'avait étranglé comme un porc. Il ne méritait même pas de mourir par la magie. Pour sa femme, elle l'avait simplement étranglée. Elle ne supportait plus d'entendre sa voix nasillarde crier. Voilà, plus rien ne pourrait faire de tort à son amant. Rien ? Non, évidemment. Il restait encore une chose. Elle …
L'amour était dangereux. Elle avait tué pour lui. Il tuerait surement pour elle. Mais si on lui faisait du mal ? Si elle était menacée ? Que ferait-il ? Elle était un danger, une faiblesse là où il ne pouvait en avoir. Rien ne pouvait le détourner de son but, pas même elle. Les mains encore pleines de sang, elle saisit sa baguette la pointa sur sa tempe et se donna la mort.
Ce n'est pas la vengeance qui l'avait amenée ici mais bien l'amour, l'amour fou qu'elle avait pour ce monstre et qui avait fait d'elle une créature immonde dans cette vie comme dans l'autre.
